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Test de Onimusha Warlords : la recette d'un portage paresseux

Saga née sur PlayStation 2, Onimusha refait parler d'un avec un portage bête et méchant du premier opus.

Aux côtés des sagas phares de Capcom (Resident Evil, Monster Hunter, Mega Man, Street Fighter), Onimusha fait figure de petit Poucet. Elle est pourtant née sur PlayStation 2, une console ô combien populaire au début des années 2000. Mais depuis le troisième opus baptisé Onimusha 3: Demon Siege et datant de 2004,  la firme nippone n'a jamais cherché à faire renaître ce dérivé des Resident Evil. Jusqu'en 2019.

En effet, Capcom a décidé qu'il était temps de (re)proposer Onimusha: Warlords, celui par qui tout a commencé, à la faveur d'un bête portage disponible sur PlayStation 4, Xbox One, PC et Nintendo Switch. Comme il ne s'agit pas d'un remake ou, mieux, d'un reboot, certains parleront de simple recyclage. Ils n'auront pas tout à fait tort puisque cet Onimusha: Warlords fait du vieux avec... du vieux.

Bienvenue dans les années 2000

À l'origine prévu sur PlayStation, Onimusha: Warlords date de plus de quinze ans. Et cela se ressent dès les premières minutes. Le game design, très inspiré des premiers Resident Evil, accuse fortement son âge : décors en 2D précalculée associés à des personnages en 3D, caméra fixe et gameplay rigide. À l'époque, on était moins exigeant qu'aujourd'hui et il faut s'armer d'une bonne dose d'indulgence pour apprécier Onimusha: Warlords à sa juste valeur. D'autant que Capcom est pris en flagrant de délit de paresse.

Testé sur Switch, Onimusha: Warlords affiche des graphismes simplement lissés, des textures grossières qui contrastent avec des modèles 3D à peine affinés et un 4/3 étiré pour devenir un mauvais 16/9 (par chance, il y a le choix du format). L'un des leitmotiv de la licence était de modéliser les héros à partir de vrais acteurs, Takeshi Kaneshiro (Chungking ExpressLes Trois Royaumes), en l'occurrence, pour le personnage principal. Pour l'anecdote, Jean Reno apparaît dans Onimusha 3: Demon Siege et nul doute qu'on aura l'occasion de le (re)croiser dans un portage à venir.

Car Capcom n'a pas estimé judicieux de réunir les trois opus dans une seule compilation, ce qui aurait eu bien plus de sens pour rassasier, au choix, la découverte ou la nostalgie. En éclatant la trilogie, c'est la logique commerciale qui prévaut, sachant que la durée de vie est tout sauf le point fort de Onimusha: Warlords (4/5 heures... en prenant son temps).

Ouf, il y a le stick

À bien des égards, Onimusha: Warlords est un Resident Evil déguisé dans un beat them all, comprenez avec des armes à feu remplacées par des sabres (il y a quand même un arc et un fusil, au cas où) et des zombies cédant leur place à des démons. Exit aussi la facette survival-horror pour lorgner davantage vers l'action, mâtinée d'un soupçon de RPG (les âmes aspirées permettent d'améliorer l'arsenal). On retrouve sinon les allers/retours incessants sur une carte étriquée, les énigmes simplistes à résoudre ou encore les objets clés à ramasser. On n'oubliera pas non plus de mentionner les légendaires herbes vertes pour se soigner.

Dans cette version 2019, Onimusha: Warlords gagne quand même un peu de souplesse avec la prise en charge du stick gauche pour se déplacer -- notre pouce l'en remercie. Autrement, le gameplay consiste à affronter une horde de monstres : une touche pour parer, une deuxième pour frapper et une troisième pour lâcher une attaque spéciale qui varie en fonction de l'arme portée. Si un mode facile est accessible d'entrée, le jeu est loin de proposer un défi immense -- exception faite de certains boss. Attention aussi à ne pas prendre un coup hors champ (à cause de la caméra fixe).

Côté univers, Onimusha: Warlords mélange les figures historiques du Japon (exemple : le seigneur Oda Nobunaga) avec des éléments fantastiques en lien avec le folklore du pays asiatique (les Oni). On y suit les péripéties de Samanosuke, un samouraï solitaire qui tient à porter secours à la princesse Yuki avec l'aide de Kaede. On ne va pas vous mentir, le scénario est très, très naïf et peine même à convaincre dans son cheminement. Pour sa défense, on dira que c'était une tout autre époque.