La digital detox — ou désintoxication numérique pour les moins anglophones d’entre nous — est une « période durant laquelle une personne s’abstient d’utiliser des appareils électroniques tels que des smartphones, des ordinateurs, et considérée comme une occasion de réduire le stress ou de se concentrer sur les interactions sociales dans le monde physique ».

Cette définition sérieuse, donnée par le non moins sérieux Oxford Dictionnary, pourrait désormais caractériser l’attitude adoptée par Jim Carrey sur le réseau social Facebook.

Le 6 février 2018, l’acteur canado-américain a choisi d’annoncer sur Twitter qu’il s’apprêtait à supprimer sa page sur Facebook. Jim Carrey fait part de son intention de vendre les actions du réseau social qu’il possède.

« Fakebook »

L’acteur considère que « Facebook a profité de l’interférence de la Russie dans nos élections » et que le réseau social « n’en fait toujours pas assez pour arrêter cela ». Jim Carrey poursuit en invitant les autres investisseurs de la plateforme à imiter son geste.

Avant de supprimer sa page sur Facebook, le comédien de 56 ans y a publié une image caricaturant le fondateur du réseau social, Mark Zuckerberg. Le dessin, qui accompagne également son tweet, montre le PDG du site à côté d’un logo Facebook mal orthographié, et d’un pouce dirigé vers le bas.

Une caricature de Mark Zuckerberg

L’acteur fait ici référence aux fausses pages politiques russes, créées pendant la dernière campagne présidentielle américaine. Entre janvier 2015 et août 2017, le réseau social a servi de relais à cette campagne d’influence qui a ciblé des millions d’utilisateurs avec des pages et des publicités à caractère politique. Fin 2017, Facebook a donné à ses internautes la possibilité de savoir s’ils avaient été exposés à ce type de contenus.

Alors que le réseau social a entamé 2018 en modifiant le fonctionnement de son fil d’actualité, Jim Carrey a accompagné son annonce d’un hashtag, #UnFriendFacebook — le mot clé suscite d’ailleurs un certain engouement sur Twitter.