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My French Film Festival, le festival de cinéma français qui n'a pas peur du streaming

Qui a dit que le cinéma français était toujours frileux dès que nous parlons streaming et numérique ? Pour faire rayonner le cinéma national autour du monde, UniFrance organise un festival entièrement en ligne.

À Rio de Janeiro, Bobo-Dioulasso, Amman, Tokyo, Moscou ou encore Oslo, depuis le 19 janvier et jusqu'au 19 février, on consomme du cinéma français au sein des Instituts Français.

Comme chaque année depuis sept années, My French Film Festival organise son festival international, numérique et éclectique pour rendre grâce au cinéma hexagonal à travers le monde. Organisée par UniFrance, la célébration dure un mois et ambitionne de faire rayonner nos créateurs auprès d'un public large et qui n'a pas forcément accès aux œuvres les plus ambitieuses signées par des Français.

Un festival à domicile

Internationalisation oblige, ce festival a une particularité qui détonne dans l'univers du cinéma français : il est entièrement en streaming. Si les Instituts Français disséminés aux quatre coins du globe organisent des séances, l'essentiel de la consommation du public se fait en ligne. « Les projections publiques sont en réalité une petite part de notre travail », rappelle auprès de Numerama Quentin Deleau, co-manager du Festival, en charge de la distribution numérique.

Loin des polémiques qui traversent le cinéma hexagonal, UniFrance -- chargé de la promotion et de l'exportation du cinéma français dans le monde -- a fait le pari du streaming pour porter les couleurs de nos réalisateurs autour du monde. Pour sa septième édition, le French Film Festival propose en ligne 30 films, dont une moitié de courts-métrages français.

Réunies dans des thématiques très éclectiques comme What the F...rench?!, French and Furious ou encore New Horizons, les œuvres représentent un cinéma qui s'étend sur de nombreux mouvements et genres : polar, néoréalisme, drame et bien sûr comédie. « Pour réunir le Brésil et la Russie dans une même programmation, chaque année, nous dépoussiérons l'image du cinéma français et proposons du film de genre, de la comédie et nous mettons en avant notre diversité », résume M. Deleau.

Pour réussir cette diffusion internationale, le numérique est donc au cœur des pratiques. Cela grâce à des accords avec des global players comme iTunes, partenaire du festival, ou encore Amazon, mais également une multitude -- plus de 50 -- partenariats avec des plateformes localisées.

« Pour se démarquer, nous voulons multiplier les points d'accès auprès de notre public, indique le responsable de la diffusion, nous nous adoptons aux marchés : dans certains endroits du monde, nous proposons des longs-métrages sur un modèle freemium, ailleurs en SVoD etc. ». Le format préféré du festival est un bouquet unique réunissant toutes les œuvres, il est proposé à 7,99 € en moyenne et fait office de hub de streaming durant le mois du festival avec tous les films sélectionnés.

« Faire arriver le cinéma français dans tous les salons »

En France, le festival existe également, mais avec les contraintes locales : les courts-métrages sont tous disponibles en streaming gratuit sur le site de l'événement et les longs-métrages sont quant à eux réunis dans une sélection iTunes. « En France, nous ne gérons pas les droits d'exploitation des œuvres qui sont passées en salles », avertit Quentin Deleau. Dans le reste du monde, tous les films sont à 1,99 € par unité.

« Notre objectif, c'est de faire arriver le cinéma français dans tous les salons du monde, dès lors, nous sommes obligés de multiplier les sources, les points d'accès et nous adapter à des marchés où on trouve peu de salles ou peu de distributeurs » nous précise-t-on du côté de l'organisation.

En France, on peut également être un festivalier à la maison, mais tout l'intérêt de cette décentralisation s'adresse d'abord aux étrangers. « Chez UniFrance, c'est notre métier de faire voyager le cinéma français dans des salles. Mais dans certains marchés, nous sommes pragmatiques, pour faire prospérer ce cinéma, il faut que nous soyons présents en ligne. »

Cette année, l'immersion frenchy du festival s'étendra par ailleurs à des formats toujours plus numériques : les organisateurs ont introduit une catégorie New Horizons à cette fin. On trouve dans cette sélection un film en réalité virtuelle, le très beau Planet ∞, disponible en ligne, ou encore une bande défilée, croisement de la bédé et de l'animation, titrée Phallaina.

Du côté des longs-métrages en sélection, que le public pourra récompenser d'un prix grâce à un vote en ligne, on trouve sous l'étiquette What the F...rench!? La Loi de la Jungle d'Antonin Peretjatko, Rock n Roll de Guillaume Canet et le magnifique Willy 1er des jumeaux Boukherma. Pour Hit the Road!, les jurys ont nominé le très beau Ava de Léa Mysius et Crash Test Aglaé d'Eric Gravel.

Quant aux Teen Stories, c'est les Noces de Stephan Streker et Swagger d'Olivier Babinet qui concourent pour les prix. Enfin, pour le cinéma de genre, il y a la sélection French & Furious qui balaye du fantastique, avec le thriller Dans la forêt de Gilles Marchand et Les Derniers Parisiens, le drame survolté des rappeurs de La Rumeur. Et enfin, parce que la France reste l'empire de la romance : une sélection Love-à-la-française avec Victoria de Justine Triet que nous ne présentons plus.

Tous ces longs-métrages sont disponibles sur iTunes en France, et tous les courts-métrages sont eux disponibles gratuitement sur le hub MyFrenchFilmFestival.com.