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Le Mur, Castral Roc... : une étude s'amuse à étudier le climat de Game of Thrones

Les fans de Game of Thrones le savent depuis la première saison (ou le premier livre) : l'hiver vient (et il est désormais là). Mais comment expliquer les différents phénomènes météorologiques de la saga ? Une étude décalée répond à ces questions.

Comment fonctionnent les saisons dans Game of Thrones, où un été comme un hiver peut durer des années entières ? C'est ce que des chercheurs en géochimie -- notamment -- des universités de Bristol, de Cardiff et de Southampton ont voulu déterminer.

L'étude, présentée comme un travail réalisé par l'érudit Samwell Tarly -- doté de son propre compte Twitter -- s'appuie sur un modèle climatique et cite de nombreuses indications météorologiques directement tirées des livres de George R.R. Martin.

Résultat ? Le climat du Mur qui borde le nord de Westeros serait similaire à celui de la Laponie, en Finlande, quand Castral Roc, bastion des Lannister, serait plus  proche des conditions météorologiques récurrentes à Houston, au Texas.

https://twitter.com/ClimateSamwell/status/935080000201678849

Un moyen de valoriser les modèles climatiques

À partir de ce modèle, l'étude dresse toute une série d'observations pratiques, des points d'hibernation potentiels des Marcheurs blancs pendant l'été à un potentiel réchauffement climatique provoqué par une augmentation des gaz à effet de serre aux causes multiples (flammes de dragons, excès de feu grégeois...).

Aussi décalée soit-elle, l'étude -- disponible également en Dothraki et en Haut valyrien --vise avant tout à valoriser l'intérêt et la pertinence scientifique des modèles climatiques en jouant sur cette utilisation astucieuse de la pop culture.

« Ce travail est assez drôle, mais il comporte aussi une dimension sérieuse. Les modèles climatiques simulent des processus physiques bien réels en vigueur aussi bien dans les climats chauds que froids. [...] Ces nouvelles techniques prometteuses sont utilisées pour reconstruire l'ancien climat des états les plus chauds de la Terre par le passé » explique ainsi Carrie Lear, membre de l'équipe.