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3 millions de dollars d'héroïne découverts : la drogue se nommait Uber

Vous prendrez-bien un Uber pour rentrer ce soir ?

Ce n'est probablement pas la faute de Travis Kalanick, mais les stups américains ont fait une découverte assez cocasse alors que la crise de gouvernance dans la startup se prolonge.

Très loin des bureaux san franciscains de la société de transports, la DEA -- Drug Enforcement Administration (DEA) -- a récolté plus de trois millions de dollars de drogue possédant le logo Uber.

Un cocktail assommant

Quatre hommes ont été arrêtés à Central Park West alors qu'ils vendaient des petits sachets de poudre albâtre. Les autorités auraient retrouvé dans cette poudreuse de l'héroïne ainsi que de la fentanyl, soit un cocktail d'opioïdes particulièrement puissant et addictif. Néanmoins la vraie surprise pour la DEA n'est pas de pourchasser des dealers dans des parcs, mais de découvrir que la firme Uber vient de rentrer dans la légende : comme de nombreuses marques de la pop culture, les VTC ont leur drogue. En effet, chacun des petits paquets plastifiés était orné d'un logo Uber.

La DEA explique avoir découvert deux grands sacs contenant à peu près trois kilogrammes du cocktail d'opioïdes ainsi que 1 100 dosettes individuelles de la même teneur. Le mélange serait donc reconnaissable par son emprunt de la marque Uber. La DEA compte tester les substances saisies pour découvrir les effets et le potentiel de ce mélange.

Gig economy : le narcotrafic

Ironie particulière de cette affaire : un des suspects arrêtés serait en fait lui-même chauffeur Uber. Richard Rodriguez a été décrit comme partenaire de la startup par la DEA -- la société préfère ne pas commenter. Ce ne serait cependant pas le premier chauffeur Uber à être lié à des trafics de drogues : à Manhattan, des trafiquants profitaient d'Uber pour circuler plus facilement avec des doses de cocaïne.

Notez que pour une fois, il est tout à fait justifié d'écrire : Uber est toxique, il détruit des emplois et s'empare du corps de ses victimes. Il ne s'agirait pas de critiquer le modèle économique parfois troublant de la startup, mais simplement rappeler que la fentanyl est responsable de 46 % des overdoses létales en 2016.