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Des antivax du groupe Facebook V_V qui harcelait des médecins et élus français ont été bannis

Facebook a fait un un peu de ménage sur sa plateforme. Le réseau social a supprimé de nombreux comptes qui diffusaient des fausses informations sur le Covid, donc un mouvement nommé V_V qui agissait en France.

Facebook continue de se débattre avec les antivaccins. Le réseau social s’est engagé depuis 2020 à lutter contre la prolifération de discours complotistes sur le vaccin, mais c’est un travail de longue haleine, comme nous l’apprend un billet de blog publié le 1er décembre 2021.

Dans son tout dernier « rapport de menace » qui fait le point sur toutes les campagnes de harcèlement et de désinformation qui circulent sur ses plateformes, Meta a expliqué avoir banni plusieurs membres d’un mouvement antivax appelé V_V qui agissait en France et en Italie.

Harcèlement massif de professionnels de santé

Selon Meta, les membres de V_V étaient spécialisés dans le « harcèlement massif des professionnels de santé, des journalistes et d’élus » que ce soit en ligne ou hors-ligne. « Ils traitaient souvent les médecins, les journalistes et les médias de 'sympathisants des nazis' en raison de leur promotion du vaccin contre le Covid » détaille l’entreprise. Ces membres appelaient à la lutte contre « la dictature sanitaire » et harcelaient leurs victimes en postant leurs photos de profils ornées d’une croix gammée. Selon l’entreprise Graphika qui a suivi l’explosion de cette communauté, les internautes participant à ces campagnes de harcèlement se décrivaient eux-mêmes comme « des combattants engagés dans une guérilla psychologique » contre les tenants du « nazisme médical ».

L’opération de modération de Facebook était complexe en raison des techniques utilisées par les membres de V_V. Leurs buts étaient de noyer certaines pages ou certains posts Facebook sous les commentaires haineux pour les obliger à les passer en privé ou les supprimer. Les raids étaient coordonnés sur Telegram et mêlaient à la fois des faux et des vrais profils Facebook, rendant la détection de ce harcèlement plus complexe que s’il avait été mené par une simple armée de bots.

Pour essayer de rester en dessous du radar de la modération, les membres de V_V s’échangeaient sur Telegram des vidéos et des tutoriels des meilleures pratiques pour ne pas se faire attraper. Cela passait notamment par de petites modifications de certains termes (en enlevant ou en ajoutant une lettre) pour qu’ils ne soient pas détectés automatiquement. Les membres profitaient aussi de la popularité de certaines pages pour répandre des discours antivaccins, toujours dans les commentaires de certains posts, afin de se faire moins remarquer qu’avec un post dédié.

Meta se doit de faire des efforts de modération

La page française de V_V semble avoir été mise hors ligne ce jeudi 2 décembre 2021. Le réseau social a supprimé certains messages et bannis certains profils en raison « d’appels à la haine, de désinformation, d’agressions et d’actes de harcèlement ». La plateforme précise toute de fois ne pas avoir supprimé « tous les contenus émanant de V_V », mais promet de garder un œil sur l’activité du groupe et ne s’interdit pas de « prendre des mesures » si nécessaire.

D’autres actions ont été menées par Facebook dans le monde, pour lutter contre la désinformation sur le Covid. Le profil d’un certain généticien suisse appelé Wilson Edwards a, par exemple, été supprimé. Le compte, qui prétendait que les États-Unis blâmaient la Chine pour la diffusion du Covid, était en fait une création du gouvernement chinois destiné à entretenir la guerre froide numérique entre les États-Unis et la Chine. Cela n’a pas empêché certains médias chinois de reprendre le discours porté par le faux généticien. Le compte avait été créé 12 heures avant les premiers messages calomnieux.

Ce rapport n’est pas particulièrement flatteur pour Meta. Malgré les efforts faits par la plateforme, de nombreuses tactiques peu complexes permettent encore de diffuser des discours complotistes sur Facebook ou Instagram. La création de nouveaux comptes, ou le changement de certains mots pour échapper aux robots de la modération ne sont pas des tactiques nouvelles. Si Meta veut vraiment se créer une image d’entreprise respectable, elle a besoin d’accentuer ses efforts de modération. Ne parlons même pas des défis présentés par le métaverse sur ce sujet.