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Pas de reconfinement : toutes les explications de Jean Castex ce 4 février

Le Premier ministre Jean Castex a globalement répété, ce 4 février 2021, les mesures qu'il avait déjà annoncées vendredi dernier. Avec quelques précisions sur les raisons (économiques et sociales) qui poussent le gouvernement à ne pas reconfiner.

« Un nouveau confinement ne peut s'envisager qu'en tout dernier recours : la situation ne le justifie pas à ce jour », a déclaré Jean Castex, qui s'est exprimé ce jeudi 4 février 2021 au cours d'une conférence de presse très attendue, mais dont les annonces sont restées très sommaires par rapport à l'état actuel de la crise sanitaire.

La situation en France est en effet complexe : si de nombreux indicateurs montrent que nous avons moins de cas positifs et d'hospitalisations que des voisins européens, en même temps, les chiffres restent très inquiétants, et le nombre de morts du Covid augmente chaque jour (456 au 1er février). Il s'approche de celui que l'on a connu au mois de novembre, avant le deuxième confinement (beaucoup plus léger que le premier).

« Nos chiffres sont, certes élevés, mais relativement stables », a pourtant assuré le Premier ministre. « Cela s'explique notamment par les effets de la stratégie décidée ces derniers mois.»

Depuis ces dernières semaines, le président de la République marche sur un fil : bien que le nombre de malades du Covid-19 augmente, Emmanuel Macron a décidé de ne pas annoncer de troisième reconfinement, afin de préserver au maximum l'économie française. Le nombre de décès, lui, augmente.

Seule une petite décision a été prise, le 29 janvier, de fermer les très grandes surfaces non alimentaires (de type Ikea) et de renforcer l'utilisation de tests PCR pour entrer sur le territoire français. Les Françaises et Français sont contraints de respecter un couvre-feu de 18 heures depuis le 16 janvier 2021, soit déjà 3 semaines. Celui-ci n'est pourtant plus considéré comme suffisamment efficace par le ministre de la Santé lui-même.

« Nous avons su nous adapter dès les premiers signes de reprise épidémique en janvier », a tenté de rassurer le Premier ministre ce 4 février, qui assure que le gouvernement « garde sous contrôle » l'épidémie.

Les annonces les plus importantes à retenir

Pourquoi le gouvernement ne décide pas de confiner

« Le confinement, nous en connaissons l'efficacité sur le plan sanitaire. Mais nous en connaissant aussi le coût économique, social, humain et sanitaire parfois. Plus le temps passe, plus les mesures de restrictions se succèdent, et leur impact est difficile à supporter. Nous mesurons tous les risques psychosociaux qui s'accumulent », a jugé Jean Castex.

Il a précisé qu'un confinement obligerait à fermer de trop nombreux commerces.

« Un nouveau confinement ne peut s'envisager qu'en tout dernier recours : la situation ne le justifie pas à ce jour (...) Si nous y étions contraints, nous n'hésiterons pas à prendre nos responsabilités », a-t-il assumé, se disant engagé dans une « course contre la montre » contre le virus. « La France fait partie des pays qui ont réussi à maintenir le plus possible ses écoles ouvertes depuis mars 2020 », s'est-il félicité.

L'objectif est clair : attendre que la campagne de vaccination fasse ses effets. « La route est encore longue », a assuré Jean Castex, qui se félicite toutefois que 1,5 million de vaccins aient été faits en un mois.

La campagne de vaccination en France

Après l'imbroglio autour de la sixième dose du vaccin Pfizer, une nouvelle limite est venue contrer la campagne de vaccination prévue pour la France : une pénurie de vaccinsLes personnes en Ehpad qui souhaitaient être vaccinées devraient toutes avoir reçu leur première dose d'ici la fin de la semaine, a pourtant promis le Premier ministre.

« Nous avons vacciné hier et aujourd'hui plus de 100 000 personnes chaque jour, dont plus de 70 000 en première dose », a-t-il assuré. Il a précisé que 1,7 million de rendez-vous supplémentaires allaient être ouverts pour que les personnes de plus de 75 ans volontaires puisse toutes être vaccinées (500 000 RDV en février et 1,2 million de RDV en mars).

L'objectif est de vacciner toutes les personnes de plus de 65 ans qui le souhaitent d'ici la fin mai 2021.

Le vaccin Astrazeneca devrait commencer à être utilisé en France à partir de ce samedi.

Un rappel des annonces de vendredi dernier sur les frontières et les centres commerciaux

Le Premier ministre a surtout passé du temps à rappeler ce qui avait déjà été annoncé vendredi 29 janvier 2021 :

Le télétravail doit être renforcé

Les entreprises représentent un fort lieu de sociabilisation, où des salariés se côtoient parfois tous les jours. Elisabeth Borne, la ministre du Travail, a bien remarqué que le recours au télétravail « s'érodait » depuis le début de l'année 2021. C'est pourtant elle qui a autorisé, le 4 janvier 2021, les salariés qui le souhaitaient à se rendre au bureau un jour par semaine, sur la base du volontariat.

Jean Castex a donc insisté : « Télétravailler partout où c'est possible est impératif », a-t-il affirmé. Et Elisabeth Borne d'abonder : « Si vous pouvez réaliser toutes vos activités à distance vous devez être en télétravail 5 jours sur 5.»

Les variants

« Moins que jamais, nous ne devons baisser la garder », a insisté le Premier ministre, mentionnant évidemment les nouveaux variants dits britannique ou sud-africain, qui sont « déjà présents sur notre territoire » et « progressent ».

Il existe « moins de données » sur les variants sud-africains et brésiliens, ce que le ministre de la Santé Olivier Véran a jugé inquiétant.

https://www.youtube.com/watch?v=6rQXqvKrbPA

La situation au 4 février 2021

Les tests salivaires pour les enfants

Cela fait plus de 8 mois que l'on parle des tests salivaires, mais ceux-ci ne sont toujours pas validés.

Olivier Véran a toutefois annoncé une massification des tests, « notamment dans les établissements scolaires », dès le retour des vacances d'hiver, grâce à ces tests salivaires. Il ne s'agira pas des tests rapides qui donnent un résultat en quelques minutes (« les études sont défavorables à leur utilisation »), mais de tests PCR classiques lors desquels on remplace le prélèvement naso-pharyngé par un prélèvement salivaire.

Le ministre précise qu'ils ne seront pas disponibles pour toute la population : ils seront accessibles aux enfants en priorité et aux personnes qui ne peuvent pas supporter un prélèvement par écouvillon dans le nez. La procédure de test doit être validée « sous 10 jours » par la Haute Autorité de Santé.

Un reconfinement pour Mayotte

Quelques minutes avant la conférence du gouvernement, le préfet de Mayotte a annoncé un reconfinement pour trois semaines sur tout le département. « On fermera les guichets publics. Les écoles, collèges et lycées seront fermés. Les commerces seront fermés sauf (...) pour la vente à emporter ou les livraisons », a-t-il déclaré.

https://twitter.com/Prefet976/status/1357362125262499847