Une erreur dans le texte ?

C'est le bon endroit pour nous l'indiquer !
Attention, ce formulaire ne doit servir qu'à signaler une erreur. N'hésitez pas à utiliser les commentaires pour donner votre avis, ou la page de contact pour nous contacter. Merci.

Etape 1

Cliquez sur les paragraphes contenant des erreurs !

Lille, Lyon, Saint-Étienne, Grenoble : les nouvelles restrictions annoncées par Olivier Véran

Olivier Véran a pris la parole, comme chaque semaine, pour détailler de nouvelles mesures restrictives concernant certaines régions françaises, alors que l'épidémie de coronavirus continue de s'étendre. Certaines villes passent désormais en zone « d'alerte maximale » à compter de samedi 10 octobre. Bruno Lemaire a également annoncé des mesures économiques pour soutenir les petites entreprises.

C'est désormais un rituel bien huilé qui s'est mis en place : chaque semaine, le ministre de la Santé, Olivier Véran, s'adresse aux Françaises et Français à travers une conférence de presse retransmise en direct sur de nombreuses chaînes d'info.

Ce jeudi 8 octobre 2020, il a annoncé en direct du ministère le passage de plusieurs métropoles en « zone d'alerte maximale », ce qui force mécaniquement des changements. L’allocution arrive le lendemain de l’interview d’Emmanuel Macron sur France 2, lors de laquelle le président avait prévenu qu’il fallait aller vers « plus de restrictions ».

« La situation sanitaire continue hélas de se dégrader en France », a regretté Olivier Véran. « Il y a de plus en plus de personnes chaque jour malades, et qui font des formes graves, avec un impact hospitalier. » Olivier Véran a résumé son annonce ce jeudi en trois mots :

Depuis le mois d'août, les nouvelles ne sont pas réjouissantes : le taux de positivité des tests Covid-19 est en hausse constante — il a atteint 9 % le 4 octobre 2020 sur toute la France, alors qu'il n'était que de 5 % un mois plus tôt, selon les données de Santé Public France. Ce qui inquiète surtout, c'est la capacité des services hospitaliers à accueillir les patients en état grave, et notamment le pourcentage de patients Covid en réanimation. Si celui-ci dépasse le seuil d'alerte fixé de 30 %, les voyants sont au rouge, et des décisions plus strictes doivent être prises.

Le 5 octobre, Paris et sa petite couronne ont été passés en zone « alerte maximale », avec des obligations de fermeture pour les bars et cafés, les piscines et le maintien de la fermeture des salles de sport et gymnases pour le grand public, déjà en vigueur depuis deux semaines. Bordeaux Rennes Rouen et Nice étaient passés en « alerte renforcée ».

Le constat au jeudi 8 octobre 2020

Voici les trois indicateurs dans la France à la date du 8 octobre :

Le ministre a toutefois souligné qu'il y avait une note positive : des améliorations dans la Nièvre et le Morbihan ainsi qu'à Aix-Marseille et Nice. « Il faut être sûrs que dans la durée l'impact sur les hôpitaux se réduit », a-t-il toutefois précisé, notant que ces métropoles ne changeraient pas encore de statut, pour éviter un « effet yo-yo ».

Les villes qui passent en « alerte renforcée » et « alerte maximale »

Des villes vont changer de statut dans la France.

Passent en zone d'alerte renforcée :

Passent en zone d'alerte maximale à compter de samedi 10 octobre :

Sont sous surveillance :

Pour ces deux villes, le ministre se « donne encore quelques jours » mais les deux villes pourraient passer en alerte maximale d'ici lundi matin, comme ce fut le cas pour Paris.

Paris est passé en plan blanc renforcé : la ville sous extrême surveillance

Aurélien Rousseau, le directeur de l'agence régionale de santé (ARS),  a dit qu'il fallait s'attendre à « une marée très forte » de nouveaux malades du Covid-19 dans les hôpitaux et cliniques d'Île-de-France. Il anticipe 50 % des lits de réanimation occupés par des patients Covid d'ici deux semaines. Le plan blanc a été renforcé, ce qui signifie que toutes les mesures peuvent être prises pour prioriser la prise en charge des patients atteints du Covid-19.

Pourquoi les transports en commun sont-ils encore ouverts normalement ?

« Les transports en commun c'est le moyen d'aller au travail, d'emmener ses enfants à l'école, d'étudier. La réduction des risques, ça veut dire, sans réduire les transports, en respectant les gestes barrières, en ayant les mains propres, en faisant attention, on prend les transports en commun », a répondu Olivier Véran selon qui les bars seraient des endroits plus propices aux clusters. Il a toutefois accepté que certaines rames de métro étaient « bondées » actuellement, par exemple à Paris.

« On prend les devants mais on ne paralyse pas la vie économique », a-t-il asséné.

Le fonds de solidarité est renforcé

Bruno Lemaire, qui était aussi présent au cours de l'allocution du 8 octobre, a annoncé l'élargissement du fonds de solidarité du gouvernement. 75 000 entreprises vont pouvoir en bénéficier en plus, dans de nouveaux corps de métiers :

Les entreprises jusqu'à 50 employés pourront en bénéficier — jusqu'ici, il était limité à maximum 20 employés.

Pour bénéficier de ce fonds, il faut avoir perdu 70 % de son chiffre d'affaires ou être touché par une fermeture administrative. Il faut se rendre sur le site impots.gouv.fr ici.

Les entreprises fermées administrativement ou qui font l'objet de restrictions d'horaires sont aussi exonérées de toutes cotisations sociales, jusqu'à la levée des mesures. Cela pourra être rétroactif pour les entreprises nouvellement éligibles à ce fonds.

Les restrictions dans les zones d'alerte maximale

Dans les restaurants :

Les règles dans les zones d'alerte renforcée

Dans ces villes, certaines mesures strictes existent :