Paris s'apprête à voter son plan biodiversité 2018-2024. Pour favoriser la place de la nature en ville, la capitale pourrait planter de nouveaux arbres, aménager des « rues végétales » et construire des immeubles « à biodiversité positive ».

D’ici 2030, Paris ne veut plus de voitures à essence dans ses rues. L’annonce, confirmée à la fin de l’année 2017, témoigne d’une volonté de la capitale de contribuer à limiter la pollution des véhicules diesel, et plus largement d’agir face aux problématiques environnementales.

Dans un autre registre, la ville a également l’intention de s’attarder sur la problématique de la biodiversité. Le 20 mars 2018, Paris s’apprête à voter son nouveau plan biodiversité 2018-2024.

« Intégrer la nature en ville »

Le document en question recense trente actions que la capitale pourrait entreprendre pour « intégrer la nature partout en ville », afin de rendre Paris « accueillante, résiliente et riche en biodiversité ».

À la fin de l’année 2015, la ville avait dressé un portrait de la biodiversité parisienne, dans lequel on apprenait que la capitale abrite 637 espèces de plantes et 1 300 espèces animales différentes. Cependant, ces recensements s’accompagnaient d’un constat en demi-teinte : « si les espèces qui composent la biodiversité spontanée à Paris sont encore nombreuses, leurs populations sont parfois réduites et quelques-unes en déclin », mentionnait le document.

En 2011, Paris avait déjà adopté un plan biodiversité. Il avait néanmoins été jugé « insuffisamment opérationnel », a fait observer Pénélope Komitès, adjointe à la mairie chargée des espaces verts, de la nature en ville, de la biodiversité, de l’agriculture urbaine et des affaires funéraires.

Ce nouveau plan veut aboutir à la végétalisation de cent hectares de toits et murs, ainsi qu’à la plantation de 20 000 arbres (dont 8 000 déjà plantés). Trente hectares d’espaces verts supplémentaires pourraient être ouverts au public (dont 13 sont déjà prêts).

20 000 arbres plantés

En outre, chaque arrondissement devrait aménager sa « rue végétale », laissant la place à des plantations, et dont l’accès aux automobilistes sera interdit ou fortement limité. Dans le douzième arrondissement, une « rue comestible parisienne » pourrait également voir le jour : des fruits et légumes cultivés par les habitants y seront accessibles en libre-service.

Concernant les bâtiments, Paris souhaite construire une vingtaine d’immeubles « à biodiversité positive ». Ils accueilleront par exemple des nids pour les oiseaux et les chauves-souris, tandis que leurs façades et toits seront végétalisés.

Quant au budget nécessaire à ce plan, Pénélope Komités avance que 110 millions d’euros seront investis pour atteindre les trente hectares d’espaces. 18 millions seront consacrés aux arbres et 10 millions à l’agriculture urbaine.

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