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Le Gouvernement rappelé à l'ordre pour ses communications électroniques

Alors que les révélations sur les écoutes se multiplient, Matignon a communiqué cet été aux ministres une note révélée par L'Express, qui rappelle les règles élémentaires de sécurité pour la transmission d'informations sensibles par voie électronique.

Le journal L'Express a publié mardi une note envoyée le 19 août dernier à l'ensemble des cabinets ministériels, pour leur rappeler les préconisations déjà existantes en matière de sécurité des communications électroniques. Alors que les révélations sur les programmes de surveillance de la NSA ont animé tout l'été, la note envoyée par le bras droit du premier ministre, Christophe Chantepy, ne va pas jusqu'à "interdire les smartphones" comme le titre L'Express, mais en restreint l'usage aux communications non sensibles.

"S'agissant des communications téléphoniques, l'utilisation d'un téléphone fixe plutôt que d'un téléphone mobile doit être privilégiée. L'échange d'informations sensibles par SMS est à proscrire. En conséquence, l'utilisation de smartphones du commerce non agréés doit exclure la communication d'informations sensibles. Toute information sensible même non classifiée doit être échangée par les terminaux équipés de systèmes agréés par l'ANSSI", rappelle le document.

L'Express assure à cet égard que la France a développé son propre système mobile basé sur Android, appelé SecDroid — lequel ne semble ne pas du tout avoir été développé par la France, sauf à ce qu'il s'agisse d'une simple coïncidence de dénomination (mise à jour 19h10: Emmanuel Paquette, co-auteur de l'article, nous précise qu'il s'agit bien d'une coïncidence).

Pour assurer sa sécurité, SecDroid est installé sur des terminaux modifiés, "dont des Samsung" (en attendant des smartphones français produits par Archos ?). "La plupart des collaborateurs de Manuel Valls sont équipés de Samsung cryptés, sur lesquels il est impossible d'installer des applications ou d'activer la géolocalisation pour des raisons de sécurité. Mais, à l'évidence, plusieurs ministres et membres de cabinets préfèrent encore utiliser leurs téléphones ou tablettes grand public", note le journal.

Entre autres préconisations d'usage, le document demande aux ministres et membres de cabinets de :