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EMI exige une police d'assurance pour libérer sa musique

Etrange raisonnement que celui d'EMI. Certes, la maison de disques britannique a abandonné le discours totalement rétrograde que tient encore Warner Music. Mais pour abandonner les DRM qui sont uniquement un frein à l'achat et en rien une incitative, EMI exigerait des plate-formes une avance considérable sur recettes. Selon le Wall Street Journal, EMI aurait demandé de tels paiements anticipés à MTV (pour son service Urge), Napster et RealNetworks, en gage d'assurance face à des pertes éventuelles que pourraient engendrer la disparition de DRM déjà inexistants sur 97 % des chansons stockées sur un iPod... Les plate-formes, bien sûr, ont décliné la proposition. Au nom de quoi faudrait-il qu'elles payent pour permettre à EMI de mieux vendre sa propre musique ? Faudrait-il que les plate-formes payent pour se débarasser de DRM qui, selon Steve Jobs, ont été imposées par les maisons de disques elles-mêmes et uniquement par elles... Etrange, pour ne pas dire plus. Face au refus des vendeurs, EMI leur aurait quand même demandé des contre-propositions. Pendant ce temps les internautes continuent à télécharger en masse des fichiers non protégés, gratuitement.