Word se met à l'écriture inclusive

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#41

Mais je t'avais largement oublié, garçon. Cela dit, ce n'est pas bien difficile. Par contre toi, y a le clavier qui te démange comme un prurit mal soigné : "Moi j'accepte tout, sauf la mauvaise foi pas assumée." Et ensuite tu viens chouiner parce que je réponds à tes provocations ? T'as vraiment honte de rien. Et le gars, ensuite il me balance un "oublie moi" alors que visiblement, il a du mal à exister sans moi...


#42

Pouarf, non mais c'est pathétique... on dirait Merlin qui raconte une blague au Rassemblement du Corbeau -> C'est un mec qui marche sur le pied d'un dragon et le dragon dit : tu manques pas d'toupet !

Vas-y, sors-nous en une autre pour voir, on s'en fout, on est que nous là...

Allez hop, paye tes costumes :


#43

Le point milieu est une hérésie. D'abord, avec son emploi, le mot masculin est inscrit en plénitude, dans son entièreté, en majesté, cependant que la déclinaison féminine (et l'on devrait ici dire: féminime) est réléguée dans un tout petit truc à la fin. Le point (et tiret) milieu est donc sexiste.

De plus dans le cas d'agriculteur-trice, il s'agit clairement d'une mise en facteur "agricul", qui se distribue sur "teur" et sur "trice". Par conséquent, dans un souci d'unité et de cohérence pédagogique avec ce que les mômes apprennent en Maths, il faudrait donc écrire agricul(teurs, trice) ou agricul(teur, trice)s, suivant que dans l'assemblée dont on parle plusieurs agriculteur et une agricultrice, plusieurs agriculteurs et plusieurs agricultrices, etc, le premier des termes à écrire (teur ou trice) dépendant de la prépondérance du nombre d'agriculteur(s) et d'agricultrice(s) dans l'assemblée dont on parle.

Ainsi agricul(teur, trices) serait incorrect (et même lourdement sexiste, valant au scripteur le pilori), et il faudrait écrire agricult(trices, teur). Lorsque l'assemblée contient autant d'agriculteur de d'agricultrice, il faudrait écrire par exemple soit agricul(teur, =, trice)s, soit agricul(trice, =,teur)s, mais ce ne serait bien sûr pas au choix: Afin d'éviter tout sexisme, le fait d'écrire l'une ou l'autre des 2 formes précédentes devrait être le résultat d'un tirage au sort contrôlé par huissier, dont l'identité et l'adresse devrait être mentionnée en indice. Le langage serait ainsi à la fois moins sexiste, et nettement plus précis.

Il pourrait être également nettement plus compact par la généralisation au sein d'une même phrase (voire d'un même texte, voire d'un roman) du principe de mise en facteur. L'anaphore de Hollande gagnerait ainsi en concision. Une initiation à LISP, avant d'apprendre à lire et à écrire le français, serait alors bienvenue, ce qui constituerait pédagogiquement une enrichissante exposition précoce à l'informatique. A un niveau plus avancé, vers le CM1, l'utilisation de caractères jokers pourrait aussi se concevoir, ainsi que l'écriture des diverses factorisations en notation polonaise inversée.

Effet de bord non négligeable, la simple exigence d'une bonne connaissance du français pour tout candidat à l'immigration constituerait une manière douce de n'accepter l'installation en France que des personnes au QI supérieur à 160.

Bien entendu, dans tout cela, Latex aurait vocation à remplacer Word, mais qui s'en plaindrait?


#44

Même pas besoin d'aller jusqu'en Suisse : Frédéric Bazille a peint et titré "Négresse aux pivoines". Le musée Fabre, à Montpellier, l'a renommé "Jeune femme aux pivoines".

On parle de Musées là, pas de "Martine, princesses et chevaliers", t'as vu ?

T'as lu l'article, c'est bien. Moi je creuse, c'est mieux.

Alors tu vois, j'attends avec impatience DES FAITS sur l'état du Rijksmuseum afin de juger si ta respectueuse Martine Gosselink, directrice du département d’histoire du musée et responsable du projet qui date de 2015, est de bonne foi avec son discours mielleux ou simplement une bien-pensante malhonnête qui se fout de l'histoire (et de notre gueule). Car en toute logique, si on la prend au mot, l’objectif était de réécrire la bagatelle de 220 000 panonceaux, rien que ça. Et bien-sûr il n'y a eu aucun dérapage ou abus, cela va de soi, 'spa ?

Probablement que tu vas encore nous expliquer que la pensée unique n'existe pas, que c'est une connerie inventée par de vieux réacs xénophobes, machistes ou je ne sais quoi, qui au mieux s'ignorent, ont raté le coche, voient des 1984 partout et adeptes des théories du complot...

Mais tu sais quoi ? J'm'en branle d'avance en rigolant. Maintenant que j'ai bien joui, il est temps de donner ce qu'ils veulent à ceux qui ont autre chose à foutre que d'intégrer des opinions de chasseurs de bon-points (tu sais, les fameux SJW qui bien-sûr n'existent pas non plus).

Alors c'est parti, j'ai beau être autodidacte, je sais à quoi devrait ressembler l'école, moi. Voilà de la pédagogie sur le sujet, de la vraie, des avis divergents, contradictoires, tous ont la parole et en bonus, l'auteur neutre finit par poser des questions. Parce que les réponses, c'est à vous de les trouver, pas aux autres de vous les écrire sur des putains de panonceaux politiquement corrects, et encore moins sur des forums.

Je suppose que ça devrait te convenir @BigBisous, mais pas que toi j'espère. Quand j'y pense, j'ai défendu la délicieuse mauvaise foi de l'OC, mais en fait, y'a aucune mauvaise foi en l'occurrence. Ce mec me surprendra toujours. Quoiqu'il arrive, je continuerai à conchier ce puritanisme puant qui pollue mon beau pays.

Bon, fini la digression pour moi. C'est quoi le sujet du thread déjà ? Ah ouais, @Jiang a essayé de recentrer avec humour, merci à lui. Mais c'est pas demain que tu me feras coder en Lisp avec Word ou Latex, mon gars.


#45

C'est tellement juste que ça donne envie de pleurer...

« L’idée m’a été suggérée par le directeur du théâtre qui voulait que je trouve un moyen pour ne pas faire mourir Carmen », explique Leo Muscato. « Il estime qu’à notre époque, marquée par le fléau des violences faites aux femmes, il est inconcevable qu’on applaudisse le meurtre de l’une d’elles », ajoute le metteur en scène qui présente, dans la capitale toscane, une version contemporaine de « Carmen ».

Ce n'est pas que de la com'... Nos musées sont plein de femmes à poil dénudées, à notre époque c'est scandaleux, mettons leur des salopettes. Et cachons la Moderne Olympia de Manet, L'origine du monde de Courbet ou encore Picasso...


"Parmi eux, entre autres, La Toilette de Bethsabée, de Cornelis van Haarlem, peinte en 1594. Aujourd’hui, sur le site du Rijksmuseum, la description du tableau indique : « Parce que la servante de Bethsabée est noire, cette peinture subtilement érotique se pare d’une touche d’exotisme. » Le musée confirme au Monde que cette phrase devrait disparaître. "

???

Une peinture réalisée en 1594. Il y a de grandes chances pour qu'à cette époque une femme noire suggère exotisme et hérotisme. C'est le contexte qu'il faut expliquer, pas la description qu'il faut changer.

"À l’école, si la plupart enseignent toujours l’accord au masculin qui l’emporte, plusieurs centaines de profs ont cessé en faveur de l’accord de proximité, typique de la langue de Molière"

Quand bien même ils auraient raison ça mérite sanction. Si un prof veut se mettre à enseigner comme il en a envie, alors qu' s'ouvre une école privée. Dans Education Nationale il y a programme commun. C'est le ciment de l'unité du pays.

Qu'appelle tu "généraliste" ? Les grandes expos sont toujours par thème ou par artiste. Et si c'est par thème, c'est le contexte de création et les intentions qu'il faut expliquer, et si nécessaire apporter des précisions sur les réactions public/presse de l'époque.

Et pourquoi non ?

http://www.quaibranly.fr/fr/editions/les-publications-du-musee/les-catalogues-dexpositions/beaux-arts/dun-regard-lautre/

Toi (moi, nous) tu le lis comme un terme péjoratif, ce qu'il est, s'il est employé pour décrire un noir comme les milieux racistes se sont mis à le faire depuis le 18eme S.

Mais ce n'est pas que ça. Et la aussi c'est super important d'expliquer histoire et contexte.

Si tu écris un roman qui se passe dans les champs de cotons en Louisiane durant l'esclavage, quel vocabulaire emploies-tu ?

Je pense qu'une réforme de type écriture inclusive avec ces chicaneries de points et de tirets peut avoir sa place dans un contexte administratif. En littérature certainement pas.

Comment ça ?

Haha ! xD


#46

C'est une capture de la Fox...
En France, c'est plutôt bites et clitos en gros plans sur Arte à 21h.

Quel est la nouvelle version ? Elle n'explique pas le contexte ?

Dans le privé, le programme est le même que dans le public.
Je vois pas le rapport avec la phrase de mon message que tu cites par contre.


#47

Tu sais parfaitement pourquoi Arte peut se le permettre et pas les autres chaînes du PAF.


#48

Oui, je le sais.
Je sais aussi que pouvoir se le permettre ne veut pas dire devoir le faire.
Transposer tel-quels les tabous de la société nord-américaine dans notre culture latine n'est pas pertinent à mon avis.


#49

Peut importe, c'est du "pourquoi" de la modification dont on parle. Si indiquer que le personnage central de ce tableau, qui est noir, suggère érotisme et exotisme, c'est choquant, alors tu écris quoi ?

"Le personnage central du tableau à la peau fortement pigmentée est issu des minorités visibles ségréguées et soumises d'anciennes terres coloniales au climat tropical modéré ou les femmes qui sentent le Tahiti douche sont raisonnablement attirantes sexuellement mais jamais sans leur consentement. Notons que le peintre a fait la un choix raciste et misogyne occultant de fait la richesse et la tolérance de nos sociétés cosmopolites modernes. Un albinos non genré eu été plus acceptable."

On peut aussi y voir une peinture pornographique lesbienne...

Stop quoi ! On peut bruler les œuvres orientalistes tant qu'on y est.

Elle est belle cette femme noire, elle porte des bijoux en or, de la mousseline... C'est voir le mal partout qui est nauséabond au bout d'un moment. Les couleurs de peau existent (j’espère ne pas mériter la corde pour dire ça) et il se trouve que ces pigmentations correspondent aussi à une répartition géographique qui fait que les peuples très exposés au soleil ont la peau plus sombre. On devrait surtout être scandalisés de voir des mots se faire confisquer soit par les théories racistes, soit par de la bienpensance qui n'ose même plus appeler un chat un chat.


France, 1992 :


.


Si l'école est en contrat avec l'état.

Et puis peu importe. Les enseignants n'ont pas à faire du militantisme en cour. Et si 130 d'entre eux décident de faire du cathé parce-qu'ils estiment que nanani nanana ? Sur ton lieu de travail tu fais ton taf, c'est tout. Tu enseignes la méthode qui te plait le jour ou ta hiérarchie te dit de le faire. Tiens, et si 130 enseignants décident qu'il faut plutôt enseigner l'écriture en sms parce-que c'est comme ça qu'on fait désormais et que l'avenir est à la simplification ??

C'est une réaction à un extrait du texte que tu as linké, rien de plus.


#50

Par exemple, une expo "la musique dans la peinture" :slight_smile: (je sais, c'est thématique, mais c'est plus généraliste qu'une expo : le corps de la femme dans la peinture du 20e siècle). Ce que je veux dire, c'est que certaines oeuvres artistiques soit ne méritent plus d'être exposées parce qu'elles sont datées et qu'elles ne correspondent plus aux attentes de l'époque actuelle, soit si elles sont exposées, doivent être replacées dans leur contexte et réexpliquées.

Je ne te parle pas de faire une expo sur les expos coloniales des années 30 (donc notre regard sur le regard de l'homme occidental des années 30 sur les "sauvages"), mais de l'idée de refaire une exposition coloniale avec des "indigènes" présentés comme des animaux dans un zoo. Qu'en penses-tu ?

Je pense que tu avais noté que je parlais des nègres et des annamites, donc en reprenant volontairement le vocabulaire colonialiste d'avant guerre.

Si tu parles des noirs, tu dis les noirs, les esclaves, les hommes, les femmes, ... selon la phrase. Si tu rapportes des propos d'un planteur esclavagiste, tu utiliseras son vocabulaire.


#51

Expliquer le contexte est important, mais est-ce vraiment le problème ici ? On a affaire à une phrase qui n'a rien d'insultant (à moins qu'exotique ou érotique soient des insultes) :

Ça confirme surtout (si c'était encore nécessaire) que ce journaliste du Monde est aussi constipé que cette directrice de musée.

Je ne pense pas que ce soit le mot érotique qui leur pose problème, mais le mot exotisme : le fait de faire remarquer qu'une noire est exotique les choque, car ça ne correspond pas à leur idéal qui voudrait qu'il y ait égalité de proportion entre les blancs et les noirs. 50/50. La pensée est louable, mais ces gens confondent égalité et équité. Probablement encore des adeptes des fameux quotas... c'est sûr, on va pas s'emmerder à chauffer les neurones non plus.

Alors oui pour expliquer les contextes, c'est toujours mieux que de brasser du vent. Mais est-ce si différent aujourd'hui ? Quand je sors dans la rue, je vois toujours beaucoup plus de blancs que de noirs. Et quand je croise un noir, je trouve ça exotique. Est-ce que ça me choque ? Certainement pas ! Au contraire, ça me réjouit de vivre dans un pays où ils peuvent vivre comme nous, les blancs.

Ça me fait penser à une expérience dans les années 90, je devais avoir 20 piges. Un soir, un ami (le même qui m'avait donné son K&R, vous vous souvenez ? Non ? Pas grave) m'emmène dans un bar des pentes de la Croix-Rousse dont j'ai oublié le nom. On était des ex-gones blancs, c'était une soirée black avec un petit groupe qui jouait du jazz, je crois. On devait être une cinquantaine dans ce bar. Tous étaient noirs, sauf moi et mon ami. Vraiment, je ne plaisante pas : aucun autre blanc que lui et moi.

C'était marrant comme situation, le total inverse de ce que le quotidien me renvoyait. Je reconnais volontiers m'être senti un peu mal à l'aise au début, mais c'est vite passé. Aucun problème pour rentrer ou commander à boire au barman. Aucun regard de travers, on existait pas plus pas moins qu'aucun d'entre eux. En regardant autour de moi, dans cette ambiance sombre et fumeuse, je ne voyais que des visages souriants... enfin "voir"... disons plutôt que je voyais surtout des yeux et des rangées de dents ;)

Alors puisque tout était normal, qu'y a-t-il à raconter et quel rapport avec le reste ? Ben juste qu'être exotique, c'est peut-être ressentir un malaise pour un temps, mais pour l'insulte, j'ai hâte d'entendre vos explications.

Les noirs, eux, vivent cette situation au quotidien, et ce n'est hélas pas toujours dans un contexte euphorique. Je peux difficilement me mettre à leur place en une soirée détendue. Mais de là à se sentir insulté parce qu'on est exotique, on a largement franchi le stade de la connerie. N'importe qui devrait se réjouir d'être différent. Je l'ai déjà dit par ailleurs et je le répète : la normalité me fait chier. C'est pour ça que quand on me dit que je ne suis pas normal pour me vexer, c'est tout l'inverse qui se produit.

Revenons donc à notre honorable directrice de musée (qui, on l'a bien compris, n'agit que parce qu'une poignée de connards n'ont rien trouvé de mieux à foutre dans un musée que de se plaindre d'être incultes) :

Parce que des insulteurs, au fil des âges, ont décidé d'utiliser certains mots communs pour... insulter, alors forcément, c'est comme ça qu'il faut l'interpréter ? En vérité, à force d'insister, c'est rentré en tant que tel dans la caboche des incultes, décidément trop cons (-> sexe féminin, soit dit en passant, insulte on ne peut plus classique, peut-être parce que le sexe féminin est l'antre del diablo ou quelque chose dans le style, là je spécule, j'ai pas creusé, j'm'en tamponne pas mal à vrai dire).

  • Sauvage : Se dit d'une espèce animale non domestique, vivant en liberté dans la nature.

Jugé insultant parce que tout découle du fait que "animal" serait considéré comme une insulte pour l'homme, qui n'est bien-sûr pas un animal (et certainement pas un singe, quelle idée !) mais une créature à l'image du divin, alors un peu de respect bande de pedzouilles (Pop., péj. Paysan, rustre, homme fruste et peu dégourdi).

Ainsi les insulteurs ont utilisé "sauvage" pour dénigrer d'autres hommes non civilisés (car bien-sûr, être civilisé est un gage de qualité, 'spa). "Espèce de sauvage" ou "Espèce d'animal", même combat.

Parfait, le jour où on pourra enfin communiquer avec des poulpes, ils pourront revendiquer qu'on cesse de les qualifier d'animaux, mais de poulpes. Quoi ? C'est une insulte aussi ? Mmmh... laissez-moi réfléchir... "invertébré" ça vous va ? Non, le capitaine Haddock l'a déjà utilisé pour insulter des gens. Merde, que faire ?! Bon, ça suffit, je propose "zopligouame". Cherchez pas, j'viens de l'inventer. Ça ne veut rien dire, ça n'a absolument aucune racine et c'est totalement vierge de tout historique. Tope là ! Bienvenue parmi les êtres pensants et longue vie aux zopligouames ! Eh, les insulteurs, s'il vous plait, ne souillez pas mon invention en traitant vos ennemis de zopligouames, sinon dans 3 siècles faudra tout recommencer. Merci d'avance.

  • Nain : Qui, à l'état adulte, est d'une taille très inférieure à la moyenne du type auquel il appartient.

Ah oui, les handicapés de tous bords. Handicapé ? Péjoratif. Aveugle ? Péjoratif. Sourd ? Péjoratif. Nain ? Péjoratif. Alors on invente d'autres mots plus alambiqués pour désigner la même chose : mal-voyant, mal-entendant... ça devrait bien tenir quelques décennies avant de considérer à nouveau ça comme péjoratif, auquel cas il faudra trouver autre chose.

Mais pour nain, alors là je câle. Ceci devrait aider : http://www.synonymo.fr/synonyme/nain. Je vous laisse choisir ce qui sonne moins péjoratif que nain, quel dilemne... Je sens qu'on va bien se marrer.

  • Esquimau (du document que j'ai joint celui-là): Crème glacée enrobée de chocolat ou glace à l'eau moulée, fixée sur un bâtonnet.

Mouarf, c'était le Larousse. Pas de seconde définition, passez votre chemin. Le CNRTL lui, est sacrément culoté, jugez par vous-même :

"(Celui, celle) qui appartient aux populations habitant certaines régions arctiques, en particulier le Groenland, le nord du Canada, les confins de la Sibérie orientale."

Roooh. Scandaleux.

Wikipedia ne s'embarasse pas non plus puisque même en tapant "esquimau" dans son moteur, on tombe direct sur cette page qui désigne bien les peuples autochtones d'Arctique. Il paraît qu'eux-mêmes trouvent ça péjoratif, mais ils sont probablement les seuls (au fait, ça veut dire quelque chose "esquimau" dans leur langue ? Dites-moi hein, parce que sinon je me contenterai de leur expliquer qu'un esquimau dans ma langue, ça évoque quelque chose de délicieux).

Sinon moi, les procès d'intention, je m'en cogne alors je continuerai à les désigner comme des Esquimaux. Et pourquoi pas des penguins ? Après tout, chez moi, le penguin, ça évoque la liberté, c'est loin d'être péjoratif... C'est comme mon beauf Italien, je dis souvent rital et ça ne lui pose aucun problème. Y'en a même un qui a chanté : "je suis rital et je le reste". Voyez, ils en ont rien à secouer les macaronis (insulte !).

Bon, assez ri là-dessus, poursuivons.

  • Maure : Noctuelle gris-brun foncé, à dessins plus clairs, des lieux humides.

Encore le Larousse. Mais cette fois, ils m'apprennent un truc (faut dire que moi avec ma culture Kaamelott, un Maure, j'avais plutôt la définition de Perceval et d'Arthur qui bien-sûr sont complètement racistes, tout le monde sait ça). Un papillon donc ? Eh ben dites donc... encore un animal, y'a vraiment de quoi foutre les berbères en pétard. Bah oui, parce que le CNRTL ne s'emmerde toujours pas :

"Habitant arabo-berbère du nord de l'Afrique." Point.

Voili voilou.

Bref, j'ai aucun problème à appeller des Américains amerloques (insulte !), des Italiens ritals (insulte !), des Russes popovs (insulte !), des Japonais nippons (insulte !), des Allemands teutons (insulte !), des Anglais rosbeefs (insulte !), etc. D'ailleurs, je n'ai pas plus de problème à ce que les Anglais m'appellent frog (insulte !), littéralement grenouille. Pourtant c'est un animal plutôt disgrâcieux, ne devrais-je pas logiquement m'en offusquer ? Allons allons, même François Mitterand (au sujet de Kermitterrand dans le Bébête Show) considérait la grenouille comme un animal plutôt sympathique, si ma mémoire ne me joue pas des tours. C'était peut-être juste de la comm', mais ça reste en substance ce qu'il a dit.

  • Mahométan : Celui, celle qui professe la religion de Mahomet. Synonyme ancien de musulman.

Attention, on touche à la religion. Pourquoi cela est-il considéré comme une insulte ? J'ai d'abord pensé qu'un jour, un type à dit "sale mahométan" à un autre, et hop, la mode était lancée. C'est possible, mais Wikipedia développe :

Notez bien les conditionnels. Ça veut dire "on est pas sûrs", mais voilà, c'est comme ça alors faites pas chier (insulte !).

Toujours est-il que grâce à la toute puissance du padamalgam, en cette période confuse teintée de terrorisme haineux (insulte !), "Musulman" a réussi à échapper à la qualification d'insulte. Ouf ! Il faut dire qu'ils sont nombreux, les bougres (insulte !), ce serait dommage de les vexer.

"Islamiste" par contre, s'est complètement vautré depuis 1970 (d'après le Larousse) par je ne sais quel procédé. Allez, je vais vous prendre pour des cons (insulte !) : à l'origine, ce serait ceux qui pratiquent, je vous le donne en mille, l'islam. Point. Maintenant, on rajoute "radical" après, pour être sûr que c'est bien banni.

  • Nègre : Personne qui travaille de manière anonyme pour un écrivain, un artiste, un scientifique, etc., lequel sera seul reconnu auteur du travail.

Ah, le fameux "N-word", j'ai gardé le meilleur pour la fin. Le tabou suprême de l'Amérique, pays de la liberté d'expression et du Premier Amendement sans virgule-sauf-à-répondre-de. Fallait bien qu'on s'y colle. Même "fuck" passe mieux. Quand Obama a osé le prononcer histoire de calmer les ardeurs des constipés, ça a foutu un de ces bordels... Alors évidemment, l'Amérique est tellement lumineuse.

Ainsi Frédéric Bazille, homme blanc, écrivait à sa mère en 1869 (bien après l'abolition de l'esclave en France soit dit en passant) :

"Tout cela m’encourage fort. Je travaille comme un nègre. J’ai modèle tous les jours."

Ou encore Claude Monet, à sa femme en 1892 :

"Je travaille comme un nègre, aujourd’hui neuf toiles ;"

Comment interpréter tout ça ? J'aime beaucoup le CNRTL, bien plus détaillé et manifestement moins conditionné que Le Larousse : http://www.cnrtl.fr/definition/n%C3%A8gre. Lisez-bien tout, c'est édifiant. Peut-être que certains d’entre vous apprendront que "nègre" ne désigne pas nécessairement un noir (même si sa racine est la couleur "noir") mais tout un tas d'autres choses.

Seulement voilà : le caniche de mauvaise foi quand il aboie, c'est précisément parce qu'il interprète à sa sauce en prenant la définition qui arrange son discours de discorde. Perso, j'ai largement passé l'âge de me faire avoir par ce genre de manipulation et je préfère me foutre de sa gueule. C'est bien tout ce qu'il mérite.


Quoi le sujet ? L'écriture inclusive ? Y'a encore des gens que ça intéresse vraiment ? Pas sûr, et c'est pas moi qui vais m'en plaindre. Même les chevaliers blancs rédacteurs de nunu, si prompts à suivre les migrations de poneys, semblent y avoir renoncé tellement c'est aussi lourd à écrire qu'à lire (cela dit, je ne serais pas surpris que ça hoquette un peu à l'occaz en 2018).

Non, franchement, je pense que ça n'intéresse plus grand monde. Mais bon, c'est le sujet du thread. Alors qu'en dire de plus que ce qui a déjà été dit ? Bah tenez, expérience récente pour moi : j'ai testé "Prison Architect" récemment. Échantillon en VF :

"Vous ne pouvez plus accueillir de prisonniers. Vous ne recevrez aucun·e nouveau/nouvelle prisonnier/ère jusqu'à ce que vous l'ouvriez de nouveau."

Boah c'est dommage, ils ont oublié de l'utiliser dans la première phrase, roooh. En fait, la plupart des descriptions l'ignorent, et il me semble que c'est parce que c'est tellement chiant qu'ils ont préféré ne pas l'employer quand ça parle au pluriel.

J'en connais un sacré rayon sur les jeux vidéo, presque 40 ans de plaisir vidéo ludique, de la pratique à la conception. Mais j'avoue que c'est la première fois que j'y voyais cette horreur (il faut dire que l'écriture inclusive est un concept pas si vieux). Et ça me ferait foutrement chier que cette industrie déjà bien assez polluée épouse cette infâme lubie.


Commentaires : « Continent de plastique » : un bateau tire un piège géant pour nettoyer 68 tonnes de déchets dans l'océan
#52

Sujet délicat. Même en dehors du sujet du racisme, qu'appelle t'on une œuvre datée ? Une œuvre doit-elle correspondre aux attentes du moment ? Etc. L'art dégénéré ne correspondait pas du tout aux attentes du moment.

Ça serait évidemment "légèrement" problématique.

Bien sur. :slight_smile:

Annamite je ne connaissais pas. De ce que j'ai vu sur le net ça désigne des habitants du Vietnam, rien d'autre. Je ne trouve pas ça bien péjoratif. Nettement moins que "Niakoué" (qui est aussi du Vietnamien mais qui est employé pour désigner tout "les bridés".

Bien entendu, mais je trouve que "l'air du temps" est à l'auto-censure même pour ce genre d’œuvres.

D'ailleurs même le mot "noir" (pour désigner qq'un) dérange. Beaucoup de gens n'osent pas trop le dire ne sachant sur quel pied danser... du coup on dit des "black". * facepalm.*

Le problème c'est que ça le soit, considéré comme insultant. Pour ramener les gens sur terre et calmer les esprits, l'instruction (explications/contexte) est fondamentale.

Clairement.

Tu m'as fait penser à une très élégante formule de mon défunt grand-père, lorsque qu'il entrait dans une pièce sans lumière : "On y voit comme dans le cul d'un nègre !" Alala la poésie d'antan. :smile:

Même pas. Les fameux "sauvages" ne sont pas moins civilisés que nous, c'est ça le pire. La vision du "civilisé" que l'on a est celle de l'homme blanc qui est parti foutre le bordel partout qui se pense supérieur parce-qu'il a des avancées technologiques et des Bibles enluminées à faire bouffer aux sauvages. Mais les Masaïs ou les indigènes d'Amazonie, ils s'en foutent de ça.

Combien nous voient comme des barbares ? Ils ont leur art, leurs croyances, leur médecine (parfois assez poussée)... c'est qui les sauvages ? Mets un blanc tout seul dans la forêt Amazonienne il ne lui faut pas plus de 48h pour claquer.

Accompagne le d'un indigène du coin et il saura comment trouver de l'eau, de la bouffe, des plantes médicinales, et même de quoi fumer (Je l'ai vu dans un de ces merveilleux reportages nocturne sur la Légion étrangère qui fait un stage de survie...:smile:). Les mecs avec leurs gros sacs, rations de combat, flingues et tout le tintouin ils avaient des cloques et des bobos partout et à côté t'as l'indigène qui se balade pieds nu et trouve à manger ou du poison mortel en 1/4 d'heure.

Bachi-bouzouk
Zouave
Zoulous
Bayadère de carnaval
Tchouck-tchouck-nougat

Parait-il que Hergé était un poil raciste (et alcoolique et misogyne...).

Ça sonne bien. Aucun résultat sur Google. @anon75590001 ©

C'est aussi comme ça que s'appelaient les berbères d'Afrique du nord (tant pi si je mélange) au 1er Siecle.

La Maurétanie existait en tant que royaume tribal du peuple berbère Mauri. Strabon note qu'il s'agit de leur nom natif, au début du ier siècle.


#53

aux attentes des autorités de l'époque.

On ne va pas dire que c'était péjoratif, mais très paternaliste et colonialiste.


#54

et aux attentes du moment.

Aujourd'hui encore l'art moderne reste peu apprécié de beaucoup de monde. Pour Mme Michu un dessin de petits-chiens-à-sa-mémère sera toujours mieux qu'un Picasso.

Je me l'étais acheté en version Alpha. Je suis un spécialiste des cellules d'isolement et un abonné des bagarres dans les douches.

Il est vrai que minauder avec de l'écriture inclusive dans un jeu ou tu peux passer les personnages à la chaise électrique ou faire du business de drogue (si je me souvient bien, je n'y ai pas joué depuis longtemps) ça fait un peu con.


#55

Ca dépend de l'artiste moderne : beaucoup de monde aime Johnny Halliday. :slight_smile:


#56

On peut aussi faire des combinaisons : "on y voit comme à travers une pelle dans le trou du cul d'un nègre avalé par un cachalot à 2h du mat pendant une éclipse du solstice d'hiver". Oui, c'est complètement con mais c'est déjà plus drôle que "on y voit rien".

T'as d'autres symboles pourraves à associer à mon pseudo en dehors du capitalisme ? J'sais pas moi... une croix gammée par exemple, ça devrait le faire !

Arf bon sinon, je mets ça en CC0, hop là. (je le mettrais bien en copyleft, mais c'est juste un mot, passera pas). Laisse-donc un peu de temps à gogol, ça finira bien par sortir.

Il était surtout, à ses débuts, imbibé d'une culture colonialiste que pratiquement tout le monde avait. À noter que "Tintin au Congo" (puisque c'est surtout celui-là qui a déclenché la polémique raciste) a eu beaucoup de succès en Afrique parce que ça faisait marrer les Africains de voir la vision qu'avaient les Européens de leur "petit" univers enfantin.

Les malhonnêtes omettent soigneusement de dire qu'il a fait son mea culpa :

« Toutes les opinions sont libres, y compris celle de prétendre que je suis raciste... Mais enfin, soit ! Il y a eu Tintin au Congo, je le reconnais. C'était en 1930. Je ne connaissais de ce pays que ce que les gens en racontaient à l'époque : « Les nègres sont de grands enfants... Heureusement pour eux que nous sommes là ! etc. » Et je les ai dessinés, ces Africains, d'après ces critères-là, dans le pur esprit paternaliste qui était celui de l'époque, en Belgique. »

Il note aussi par ailleurs qu'il était nourri des préjugés du milieu bourgeois dans lequel il vivait. 1930... une période où la propagande de l'extrême droite avait beaucoup plus d'influence qu'aujourd'hui. Car enfin, entre colonialisme paternaliste et racisme, il y a un fossé qu'Hergé est bien loin d'avoir franchi, même si on peut noter que les méchants introduits par la suite sont teintés d'un antisémitisme latent bien difficile à dissimuler (pas la même chose que racisme chez moi, désolé hein, les mots toujours). Il ajoutera plus tard :

« Cet album est un péché de jeunesse. On sent bien que c'est une fantaisie. J'ai fait ça très légèrement, je dois le dire, en me fiant plutôt à des racontars, à ce que disaient les coloniaux revenus de là-bas, à quelques récits de voyage... Je ne le renie pas mais je le referais très différemment. Pour commencer, j'irais faire un voyage, je me documenterais, j'irais me baigner dans l'atmosphère du Congo. »

Fantaisie, c'est le mot. Et si on remonte dans le temps, quand on lit "Tintin au pays des Soviets", ça va encore nettement plus loin et on atteint des sommets dans le ridicule de situation.

Pourtant, notons quand-même :

Mais encore :

Lalali lalala :

Allez hop, festival :

Donc il s'agissait aussi vraiment de dénoncer le communisme de bas étage de l'Union Soviétique. Vous allez me dire que c'était facile. Pas d'inquiétude, il se lâchera aussi sur le rêve américain dans "Tintin en Amérique". Pas d'jaloux. Certes, il y a aussi des clichés, notamment avec les Amérindiens, mais Hergé s'est toujours efforcé de dénoncer des travers bien plus graves que des clichés naïfs.

Il ne ment pas quand il prétend avoir évolué : beaucoup oublient bien facilement qu'Hergé, et surtout à partir de "Le Lotus Bleu", a fait preuve d'une nette assiduité à se documenter avant de pondre ses albums (jusqu'à voyager dans les pays qu'il voulait faire visiter à son héro). On imagine bien que les critiques ont blessé son amour propre, alors il a pris sur lui de rectifier le tir et il n'a pas lésiné. C'est d'ailleurs flagrant dans "Le Lotus Bleu" de voir comment Tintin explique à Tchang les clichés occidentaux de l'époque sur la Chine :

On est à des années lumière de "Tintin au Congo" et pourtant seuls deux albums le séparent de celui-là... le personnage de Tchang n'était autre qu'une métaphore de son amitié avec un étudiant chinois, Zhang Chongren, avec lequel il a été mis en contact par un aumônier de l'université du Louvain, en Belgique, au fait des futures aventures de Tintin dans l'empire du milieu et ne souhaitant pas que ça devienne la fête du slip comme ça l'a été au Congo, on le comprend (l'air de rien, Tchang deviendra un ami de Tintin bien plus proche affectivement parlant que n'importe quel autre personnage récurrent, Haddock compris. Il sera d'ailleurs la raison centrale de sa décision de partir pour le Tibet, malgré les protestations virulentes du loup de mer bien dans ses pantoufles à Moulinsart).

Faute avouée à moitié pardonnée, rectifiée, c'est terminé. Car il ne s'agissait pas non plus de refaire complètement "Tintin au Congo" mais de l'assumer et d'en tirer les leçons pour la suite de son oeuvre. Il a su se débarrasser des mythes occidentaux en prenant beaucoup plus d'altitude qu'on ne lui réclamait.

Du coup, la situation s'est même inversée puisqu'il se faisait alors allumer par la presse européenne plutôt pro-Japon. Un général japonais lui a même dit : « Ce n'est pas pour enfants ce que vous racontez là... C'est tout le problème de l'Est asiatique ! ». Ahah oui, ce n'était plus que pour les enfants et personne ne peut reprocher à l'homme de ne pas avoir grandi pour le meilleur.

Ah tout d'suite, ça rigole moins hein ?

Tu le sais, j'ai une très belle édition spéciale intégrale de l'oeuvre d'Hergé (un truc que ma mère m'avait acheté étant gamin). C'est pas compliqué, j'ai grandi en mangeant devant ces bouquins (et les albums d'Asterix, Gaston et diverses petites choses). Je sais, ça fait pas très familial comme manière de bouffer, mais bon. Je les ai lus au moins une bonne centaine de fois chacun.

De "Totor" (ancêtre de Tintin), "Popol et Virginie" en passant par "Quick et Flupke", jusqu'à "Tintin et l'Alph-Art" (dernier album inachevé, encore à l'état de rough). Ce n'est pas au format des albums classiques, ça ressemble à des gros bouquins encyclopédiques : chaque ré-édition plus que complète, avec introduction de plusieurs pages et explications détaillés du contexte politique, ses motivations, son histoire, ses sources, son style narratif et graphique (la ligne claire, etc.), tout le ramdam quoi.

"L'Île Noire" notamment : un tome avec les 2 versions couleur (celle de 1943 dans les planches de gauche, celle de 1966 dans les planches de droite, pour comparer en détails), et le dernier tome, magistral : quand on l'ouvre, c'est en fait un coffret contenant toutes les éditions noir et blanc en version mini, dont bien entendu la toute première version de "L'Île Noire" en 1937 (ce qui fait donc 3 versions de cet album).

Très honnêtement, je ne les lis plus aussi assidument que quand j'étais môme, ils traînent dans un gros carton (alors qu'ils devraient être sur de belles étagères). Je me les suis refait l'année dernière histoire de me rafraîchir la mémoire, car on dit beaucoup de conneries sur Hergé, même encore aujourd'hui.


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#58

Wouf wouf ? Waf waf !


#59

Pour ceux qui veulent rejoindre Tintin :


#60

J'aime bien quand ton vocabulaire est simple :joy: on ne comprends pas tout ce que tu veux dire, mais ça évite un article de blog sur la vie et l'oeuvre de Tintin.