Commentaires : Star Wars VII serait tourné sur pellicule plutôt qu'en numérique

cinéma
disney
industriecinématographique
starwars
lucasfilm
Tags: #<Tag:0x00007f9210b8aa70> #<Tag:0x00007f9210b8a930> #<Tag:0x00007f9210b8a7f0> #<Tag:0x00007f9210b8a6b0> #<Tag:0x00007f9210b8a520>

#1
 Le 30 octobre dernier, Disney a révélé le rachat de LucasFilm pour 4,05 milliards de dollars. Dans la foulée a été annoncée la mise en chantier du septième épisode de Star Wars, dont la sortie en salles est prévue pour 2015, vraisemblablement autour du mois de mai. Depuis, le nom du réalisateur a été dévoilé, une partie de l'équipe technique présentée et certains acteurs évoqués.

Donc, c'est J. J. Abrams qui aura pour lourde tâche de porter à l'écran les prochaines aventures de Luke Skywalker, Han Solo et la princesse Léia. Or, comment sera tourné Star Wars, épisode VII ? La question n'est pas si anodine, car le réalisateur de Mission impossible 3, Super 8 et des deux derniers Star Trek n'a jamais caché son goût pour l'argentique au lieu du numérique.

D'ailleurs, l'hommage n'a manifestement jamais tourné ainsi. "Je n'ai toujours pas tourné le moindre film numériquement. La pellicule est la chose avec laquelle je suis le plus à l'aise. Si la pellicule venait à disparaître - et le numérique force cette tendance - alors la norme pour la qualité la plus élevée et la plus haute disparaît", confiait-il début juin.

"Il y a quelque chose dans les films en argentique qui est infiniment plus puissant que le numérique", déclarait-il en 2011. Ce caractère particulier s'est ainsi retrouvé dans Super 8, avec un grain donnant du cachet à l'image. Or, l'argentique a progressivement disparu dans Star Wars. Si les épisodes de la trilogie originale l'ont nécessairement adopté, époque oblige, la prélogie a glissé vers le numérique.

 Cela a commencé avec l'épisode I : la Menace Fantôme. L'essentiel du film a été tourné en 35 mm. Seules deux scènes ont été tournées en numérique : lorsque Qui-Gon Jinn prélève un échantillon sanguin sur Anakin Skywalker et lorsque Obi-Wan est élevé au rang de chevalier Jedi. Et la tendance s'est accentuée avec les deux autres épisodes.

Avec Star Wars, épisode II : l'Attaque des clones a été utilisée une caméra numérique haute-définition à balayage progressif conçu par Sony et Panasonic, fonctionnant à une cadence de 24 images par seconde. Contrairement à l'épisode I, la majorité des scènes impliquant des acteurs a été tournée avec cette caméra. Le dernier épisode a achevé cette transition.

Le film complet a été tourné avec la caméra haute définition Sony HDC-F950 HD, avec le format vidéo HDCAM SR, un format numérique haute définition en 16/9 natif conçu par Sony en 2003. Selon IMDB, George Lucas n'a plus l'intention de tourner un film sur pellicule. Cependant, le père de Star Wars n'a plus réalisé de films depuis 2005, le dernier en date étant l'épisode III.

On le voit, il y a un décalage entre la trajectoire des trois derniers films Star Wars et les aspirations artistiques de J. J. Abrams. En étant un peu réducteur, toute la question est de savoir quelle vision va l'emporter : une image impeccable, nette mais aseptisée ou bien un une image avec un grain, une cachet mais qui sera peut-être jugée par certains comme imparfaite.

Selon le site Boba Fett Fan Club, c'est la vision de J. J. Abrams qui aurait pris le dessus. Star Wars, épisode VII devrait donc être tourné avec une pellicule au format 35 mm. Il s'agirait de la Kodak Vision3 500T Color Negative Film 5219/7219 pour être tout à fait juste. Il faut donc s'attendre, si cela s'avère exact, à une image un peu différente de ce qui se faisait avec la prélogie.

Reste toutefois la vraie question : J. J. Abrams placera-t-il ses fameux lens flares dans Star Wars, épisode VIII, dont l'utilisation parfois prononcée a été moquée par le public ?

( photo : CC BY-SA Runner1616 )

Lire la suite


#2

“toute la question est de savoir quelle vision va l’emporter”

Facile, c’est la vision Disney qui va l’emporter : pognon, pognon, pognon. Le reste, ils s’en foutent complètement.


#3

Petite erreur : "l'hommage n'a manifestement jamais tourné ainsi" => "l'homme n'a manifestement jamais tourné ainsi".

Sinon, le vrai problème est que le film sera diffusé en 3D mais tourné en 2D (pas de 3D sur pellicule)... donc des effets 3D encore moins jolis que d'habitude (car faits à la post-production...)


#4

Sauf que ça marche pas a tout les coups,surtout chez Disney, John Carter et Lone Ranger sont des bides monumental dans les blockbusters américains et ils sont tout deux produit par Disney


#5

“alors la norme pour la qualité la plus élevée et la plus haute disparaît”

Ressortez vos photos 24*36 et comparer avec des images issues de reflex numériques, il n’y a pas photos ! L’argentique dispose d’un contraste bien plus faible et le nombre de couleur est bien plus réduit.

Il peut toujours tourner en 4k/60i/s et rajouter un filtre pour mettre du grain et de-saturer les couleurs pour faire comme sur une pellicule.


#6

Si cela pouvait annoncer la mort définitive de la 3D dont la télévision se sépare déjà.


#7

Oui mais star wars c’est une série de films cultes donc pas de raison que la nouvelle trilogie ne fonctionne pas si ils reprennent le projet tel que l’avait fait Georges Lucas . A moins que Disney n’ai basculé du coté obscur de la force .


#8

le 60 i/s ou l'impression de regader hélène et les garçons au cinéma ...


#9

Y a manifestement un collectif d’anciens des effets spéciaux qui militent pour le retour des “vrais” objets. Et je pense qu’il y a quelque chose dans les vrais décors et vrais props que l’on ne retrouve pas dans la synthèse.

Mais avec la 3D ça fait certainement gonfler les coûts de construction de décorts vu que les effets de perspective ne sont plus possibles (perception de la profondeur par le spectateur)


#10

L’argentique reste un procédé ou la qualité de l’image est proportionnelle à la taille du grain. faire des pellicules de meilleur qualité est bien plus simple que de produire des capteurs ccd à la résolution plus grande.

Contrairement à l’argentique, au delà du pixel, il n’y a plus rien dans le numérique.


#11

Le rapport signal/bruit du numérique est toujours bien supérieur à celui de l'analogique, que ce soit pour le son ou pour l'image. C'est d'ailleurs ce que recherchent les amateurs : un grain, un défaut, un bruit, inhérent aux technologies analogiques. Globalement le numérique offre une meilleure qualité perceptible, même si certains trouvent ça plus froid.
Et autant on peut facilement recréer ce bruit artificiellement sur une image numérique, autant il est plus difficile de corriger une image analogique pour lui donner la qualité du numérique. Et sachant qu'au final le film sera distribué exclusivement en numérique, autant s'épargner le temps de la conversion.


#12

On peut réaliser de la 3D sur pellicule. Les premières photos en 3D stéréoscopique datent des années 1860 et les premières caméras en 3D stéréoscopique datent des années 1930. Il suffit de deux objectifs avec une parallaxe correspondant à l’écartement des yeux.


#13

En tout cas, en France, le développement des pellicules argentiques pose de plus en plus problème.


#14

Je sais pas si t’es allé voir la version de Titanic en 3D, mais même si je trouve le coup marketing inutile et merdique, la 3D en elle même est bluffante.


#15

Enfait, les formats numériques video (que ce soit 4K, 5K ou jpeg2000) offrent une plage de couleur théoriquement moins importante que l'analogique, je pense que ça va changer à un moment ou à un autre néanmoins. Un format photo existe déjà (HDRI pour High Dynamic Range Image).
J'ai lu, je ne sais plus trop ou, que l'argentique offrait une qualité équivalente à environ 100méga pixel, (à nuancer quand on sais que même au microscope, une photo argentique n'est pas floue)
Puis le numérique est pas si vieux que cela au cinéma, donc les effets de simulations numérique d'effets analogiques sont pas encore tout à fait au point (ou au temps de calcul trop important) mais pareil, ça ne demande qu'un peu de temps.


#16

Tiens, je croyais que Kodak était en faillite.


#17

“En étant un peu réducteur, toute la question est de savoir quelle vision va l’emporter : une image impeccable, nette mais aseptisée ou bien un une image avec un grain, une cachet mais qui sera peut-être jugée par certains comme imparfaite.”

==> Il y a exactement les mêmes débats avec le vinyle.


#18

J J ABRAMS, c'est le mec qui a fait le dernier Star Trek ? Nan je demande car Star Trek, certes les effets spéciaux sont très bon (de même que la photographie en général) mais ce film est une énorme bouse internationale (scenar totalement m#rdique et casting ... oh my god, du teenage movie, captain Kirk un énorme MDR).

Disney + JJ Abrams = j'ai peur.


#19

et les Ewoks alors hein ! Alors que dans les 3 ‘premiers’ le tout numérique déshumanise complètement les personnages, genre Jar Jar Binks, le perso est bien mais c’est du dessin animé quoi)


#20

Enfait, les formats numériques video (que ce soit 4K, 5K ou jpeg2000) offrent une plage de couleur théoriquement moins importante que l’analogique, je pense que ça va changer à un moment ou à un autre néanmoins.

Dans l’absolu la plage de couleur couverte par le numérique est supérieure à la plage de couleur de l’analogique. Là où le numérique pêche, c’est sur la dynamique des couleurs (le contraste) en lumière haute, et encore les appareils pros sont de bien meilleure qualité que les appareils amateurs. Des post-effets permettent d’atténuer grandement la différence entre la dynamique de l’argentique et du numérique.
Les photos (et films désormais) HDR permettent de compenser ces défauts (mais ça ajoute un flou et une dynamique qui donne un aspect légèrement surréaliste à la scène).

J’ai lu, je ne sais plus trop ou, que l’argentique offrait une qualité équivalente à environ 100méga pixel, (à nuancer quand on sais que même au microscope, une photo argentique n’est pas floue)

En effet, sauf qu’une telle définition (100MPixel) n’est pas forcément nécessaire si on ne peut pas l’afficher : ce que je veux dire par là, c’est qu’aujourd’hui la résolution des dispositifs d’affichage est largement supérieure aux capacités de l’oeil. Autrement dit, il faut soit un écran absolument immense pour pouvoir profiter pleinement d’une définition de 100MPixel, soit vouloir s’approcher extrêmement prêt de son écran. Aujourd’hui personne ne discerne les pixels sur un TV 1080p 32" située à 3m de distance. Le 4k servira pour des écrans 4 fois plus grands (donc aura déjà un intérêt très limité pour les particuliers), et autant dire que le 8k ne servira jamais en dehors des salles de cinéma et des écrans géants.