Commentaires : Spider-Man : Homecoming, un teen movie qui réjouit la génération Snapchat (et nous avec)

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#1

ContexteLe Spider-Man de Raimi est le premier film de super-héros dont je me souviens. Et si, par la suite, j’ai rattrapé la folie Batman de Schumacher, en louant à intervalles trop réguliers les VHS de la collection, le propret Peter Parker de Raimi est ma première expérience énamourée avec un sauveur de monde en spandex. Spider-Man, 2002 Du héros et des époques Aujourd’hui pourtant, je ne tire aucun plaisir à retrouver la réalisation clinquante et vertigineuse de ce gros morceau des années 2000. Au…. Publié sur http://www.numerama.com/pop-culture/272453-spider-man-homecoming-un-teen-movie-qui-rejouit-la-generation-snapchat-et-nous-avec.html par Corentin Durand


#2

Le Parker de Maguire est un looser fini et non un « premier de la classe ». C’est pour cette raison qu’ils ont préféré les web shooter organiques aux mécaniques que Cameron comme Raimi jugeaient irréalisable par un type de son âge. Quand bien même il eut été surdoué.

Première action de Parker/Spidey ? Il tue celui qu’il croit être l’assassin de son oncle. Même si c’est un accident, il ne se prive pas de lui briser les os avant la chute fatale du bandit. Parker/Maguire est un personnage plutôt secret et sombre qui semble rater tout ce qu’il entreprend. Le statut de Spidey est une malédiction pour la vie privée de Parker. On n’a vraiment pas du voir les mêmes métrages.

Tobey Maguire était moqué pour son physique banal et correspond tout à fait au Peter Parker du Golden Age. On est très loin de l’archétype de l’adulescent parfait d’une série comme Friends.

Le Manhattan fictif de Raimi c’est justement plus que des immeubles. Dans le fond comme dans la forme il est traité comme un personnage à part entière.

[quote=“numerama, post:1, topic:47335”]
Il fallait aussi rapprocher le comics du grand écran alors que les films n’ont jamais offert au cool kid des BD une vraie adaptation ciné.[/quote]

C’est faux. Si l’on prend en compte les références de Raimi pour son Spidey, à savoir le Golden Age, alors son adaptation du personnage est une réussite. Certes ce dernier a pris des libertés avec des éléments tels que les web shooters (hérités de la préproduction de Cameron) ou le choix de Mary Jane comme « love interest » mais le tout est cohérent avec les origines de Parker dont je vous invite à feuilleter quelques pages avant de lâcher pareille conclusion.

Et puis pour le “cool kid” tout dépend de la période et de l’arc concerné. Dans le cas de Raimi la référence est claire :

le reste ici : http://imgur.com/gallery/EfeyK

Raimi n’était pas non plus un réalisateur de blockbuster. C’était même tout le contraire et avec son pedigree de réalisateur de genre horrifique décalé, il était en fin de liste pour le projet de Sony.

Y’a quoi comme enjeux dans Rogue One exactement ? Non parce qu’il faut vraiment en vouloir pour s’embarquer avec les coquilles vides qui servent de personnages dans ce “film”. C’est un peu un comble de vouloir des personnages mieux développés pour ensuite évoquer Rogue One… out of Ten.


#3

Et si, par la suite, j’ai rattrapé la folie Batman de Schumacher

Aaaah, mais ceux de Burton sont juste meilleurs en tout points...

D'ailleurs, il y a un problème de chronologie non ? Les Batman de Schumacher c'est le milieu des années 90, alors que le Spiderman de Raimi c'est 2002.


#4

Je suis né dans les 1990, donc j'ai rattrapé (comme écrit) et non suivi la série Schumacher alors que j'ai suivi Raimi en salles.


#5

Visiblement les souvenirs de ses deux Spidey (le troisième n'a jamais existé grrr) sont un brin altérés :stuck_out_tongue:


#6

Ça correspond tout à fait au Peter Parker du comics original (j’ai lu les 10-15 premières années du commic, Lee, Dikto, Roscema, Kane…)
Même si Peter Parker est à la fois loser et premier de la classe dans le comics, un “polar” dans en VF, “nerd” en VO je suppose.

En tout cas bien plus fidèle que le reboot.


#7

Les Batman de Burton sont l'illustration parfaite de ce que l'on peut accomplir en trahissant le matériel d'origine au lieu d'adapter bêtement. Il nous a donné à voir un Batman baroque mémorable, surtout les vilains/freaks en fait. C'est grâce à lui que Batman Animated Series de Bruce Timm & Paul Dini a vu le jour et avec elle le personnage de Harley Quinn.

Et puis cette mise en scène plus parlante que n'importe quel monologue Nolanien :


#8

On est d’accords, Raimi a magnifiquement transposé à l’écran l’araignée des origines. Raimi était plutôt Golden Age avec un soupçon de Silver.

Pour ce qui concerne la fidélité ça se complique. La représentation de Peter et même les origines de Spidey changent en fonction des périodes, des auteurs et des arcs. La fidélité est dépendante du matériel dont le réalisateur se sera inspiré.

En ça l’affirmation de @corentind tombe à côté :


#9

Cette critique donne tout sauf envie de regarder ce truc.