Rencontre avec la gauche classique


#1

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The left is in crisis across the West. It is out of power in most countries and out of touch with its historical working-class base. Class politics has given way to identity politics. And noble causes like anti-racism, anti-sexism and anti-discrimination have congealed into a stifling morass of political correctness and competitive victimhood.

Thankfully, there are some pockets on the left who recognise this predicament. I’m in New York to try to understand the thinking behind the ‘dirtbag left’. The phrase was coined by Amber A’Lee Frost, a writer, commentator and activist, to describe a loose constellation of American leftists who reject the civility, piety and PC that has come to characterise much of the left.

…"


#2

Le réflexe sur les sujets de ce petit garçon:

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EDIT: en faisant ça, le sujet n’apparaît même plus dans la liste des discussions! :smiley: :smiley: :smiley:


#3

Le paragraphe de description me paraît pertinent. Le principe a été clairement énoncé par la gauche française pour les élections de 2012, et ses électeurs historiques ont fui. C’est comme ça qu’on a créé des gauchistes fachistes, comme des homosexuels homophobes et des musulmans islamophobes.

Mais je ne vais pas regarder un speaker me lire des écrans pendant 11 minutes. Cette culture Youtube est contre-productive.


#4

Moi je signale à chaque comme étant du spam. Pour l’instant ça a pas l’air très efficace mais si on est plusieurs à le faire peut-être que… :slightly_smiling_face:


#5

"…

Un ex-militant de la France insoumise analyse comment le mouvement tombe entre les mains de communautaristes.

Il n’y a pas qu’à l’extrême droite que l’on trouve des identitaires : la gauche aussi est contaminée. Une gauche centrée sur l’identité, qui ne s’adresse plus à la nation, qui ne s’occupe plus du bien commun mais parle à des segments de la population, abandonnant une réflexion sur l’union du peuple, sur un grand “nous”. La gauche identitaire ne s’adresse plus à des citoyens égaux, ne cherche pas ce qui nous unit, mais promeut la diversité, adoptant une rhétorique de la différence qui accentue les divisions et le ressentiment.

Comme le soulignait récemment et justement le politologue américain Mark Lilla, c’est une stratégie vouée à l’échec, ici comme aux États-Unis. Or, c’est précisément cette démarche communautariste et clientéliste, déjà adoptée par le PS, le PCF ou l’UMP, qui a été mise en œuvre par La France insoumise (LFI), au détriment d’une lutte menée au nom de l’idéal républicain, égalitaire et universaliste.

Il n’a pas hésité non plus à prendre à partie Zineb El Rhazoui, ex-journaliste à Charlie Hebdo vivant encore sous protection policière, lui recommandant de “prendre un Doliprane” suite à ses propos rappelant la nécessité de soumettre l’islam à la critique. Taha Bouhafs n’hésite pas non plus à traiter de “collabeurs” les Français d’origine maghrébine ayant le tort de critiquer la religion musulmane : ainsi du blogueur Majid Oukacha, connu pour ses positions très critiques vis-à-vis de l’islam. Enfin, il partage régulièrement sur Twitter des publications du compte Al-Kanz , qui revendique un islam rigoriste, contestant la laïcité ou les lois de restriction au port du voile islamique en France. Voilà l’une des personnes choisies par M. Coquerel pour organiser les “États généraux des quartiers populaires” à Epinay, en compagnie de Youcef Brakni.

Il s’est également fait connaître pour sa défense de l’élu d’opposition de Bagnolet, Jimmy Parat, exclu du conseil municipal après avoir comparé l’IVG à un meurtre, en perturbant violemment une réunion de ce même conseil par la suite. Tout ceci n’a pas empêché M. Brakni d’être régulièrement invité, depuis plus d’un an, à des tables rondes de la gauche, au même titre que l’élu de Saint-Denis, Madjid Messaoudène.

…"


#6

Arrête de croire la propagande du PS; il n’était plus de gauche depuis bien avant 2012 (on pouvait avant 2012 citer Jospin, qui est clairement de centre droit).


#7

Ok. Il a été énoncé par un think-tank qui se définit comme “progressiste et indépendant”, dans un rapport intitulé " Gauche : quelle majorité électorale" signé Olivier Ferrand, Romain Prudent, Bruno Jeanbart.

On peut constater qu’il a été appliqué à la lettre.

On peut aussi constater que d’anciens militants de gauche, d’anciens syndicalistes de gauche sont aujourd’hui étiquetés extrême droite parce qu’il n’ont pas suivi la mutation progressiste et sont restés fidèles à leur conception du socialisme.


#8

Et aussi : progressiste != de gauche. Obama est progressiste, mais bien de droite.


#9

Le progressisme n’est pas de droite, ni de centre, ni d’extrême gauche.

Il est bien le rejeton de la gauche.

On y retrouve son ADN, l’analyse de la société en rapports oppresseurs/opprimés. On a juste changé d’opprimés.


#10

Il a existé avant la notion de gauche/droite…


#11

Au crétacé, tu veux dire ?


#12

Le progressisme a existé avant la politique moderne oui.


#13

Et donc, il n’est pas à gauche ?


#14

Non, il y a des progressites de droite, comme Obama.


#15

Tu mélanges libéralisme “sociétal” et libéralisme économique.

La défense des minorités, la politique identitaire sont à la gauche du spectre politique. Par définition. Ce sont des idéologies révolutionnaires.


#16

Pourquoi tu parles de libéralisme ? Hors sujet. Progressisme != libéralisme


#17

Le progressisme est une valeur de gauche.


#18

Toujours pas. Macron est un progressite de droite, Hue un conservateur de gauche.