Projet de loi anti-chiffrement aux US


#1

Afin (Ô surprise) de “lutter contre le terrorisme”, des sénateurs américains viennent de présenter un nouveau projet de loi anti-chiffrement, le “Lawful Access to Encrypted Data Act” qui obligerait les fabricants d’appareils et de systèmes d’exploitation chiffrés à laisser une porte dérobée afin de laisser aux forces de l’ordre le loisir d’accéder aux informations cryptées qu’ils contiennent.

Pour Lindsey Graham, président de la commission juridique du Sénat US, “this bill will ensure law enforcement can access encrypted material with a warrant based on probable cause and help put an end to the Wild West of crime on the internet”.

La bonne nouvelle est au moins qu’un mandat sera nécessaire (sauf bien sûr dans les cas où il ne le sera pas),et qu’il devra être motivé par l’existence d’un souçon raisonnable (sauf évidemment lorsqu’il ne sera pas nécessaire d’en faire état).


#2

ce sujet traversera toutes les générations sans jamais être résolu j’en ai bien peur…


#3

Si tu vois une solution qui préserve la lutte anti-criminalité et la sécurité des systèmes informatiques, nous pouvons en discuter.


#4

Dans l’affaire Encrochat, il n’y a pas eu besoin de backdoor mais la collaboration d’un opérateur et des compétences techniques.

Le passé a montré que des outils des agences fédérales ont échappé à leur contrôle. Pourquoi en serait-il auttrement ?

Le coté positif de la chose, c’est que si c’est officiel avec une loi derrière, ça donne un argument en béton armé aux EU pour refuser des contrats maintenant. Actuellement, tout le monde le suppose (backdoor) mais rien n’est gravé par écrit publiquement pour établir une preuve juridique.


#5

Le patrioct act devrait déjà entrainer un refus de contrats de toutes entreprises avec des liens avec les états unis en théorie…


#6

Le Patriot Act est présenté comme une loi antiterroriste. Il est délicat de s’appuyer dessus commercialement.

De toute façon, je retire ce que j’ai dit sur le coté positif. Ce n’est pas explicitement mentionné dans le texte qu’une backdoor serait mise en place. De la même manière que pour d’autres lois, c’est l’argument de la pédopornographie qui a servi de support à cette proposition.