« Pourquoi le revenu de base, c'est de la merde (néolibérale) »


#1

« Dans la vie, je suppose qu'il faut des gens qui expliquent que le
père Noël n'existe pas, que l'amour est une construction sociale, et que
nous sommes dans un monde glacé et hostile dirigé par des fous hurlants
et que de toutes façons nous sommes promis au néant et à l'oubli. Et en
attendant on écoute Taylor Swift pour tenter désespérément d'oublier
cette tragédie, ou quelque chose comme ça. Ça c'est un peu mon rôle en
fait. Le mec pas festif. Et tiens là j'en voit qui s'excitent sur la
Finlande qui projette de verser 800 boules par mois comme ça gratos sans
travailler et tout, et que ça y est on comprend enfin
que le salariat n'est pas la solution et que c'est l'utopie et blablabla
et ben sauf que non : le revenu de base, c'est de la grosse merde
néolibérale et CSP va t'expliquer pourquoi. »

http://www.cspinyourface.com/2015/12/pourquoi-le-revenu-de-base-cest-de-la.html


#2

C’est un point essentiel à comprendre. Par contre si c’est « que » ça le problème, ça veut dire que c’est un débat sur le niveau où mettre le curseur (500 € ? 800 € ? 1500 € ?), et pas sur le principe-même.

Un autre aspect fondamental dont il faut discuter, c’est qui paye. Si le revenu universel doit être payé par une économie sur les cotisations diverses ou les contrôles, c’est n’importe quoi. Il n’y aurait pas de révolution. Il me paraîtrait beaucoup plus intelligent et progressiste que ça soit financé par un prélèvement sur les gains de productivité (capital ? chiffre d’affaires ? bénéfice ? …), pour que le financement des prestations sociales ne repose plus uniquement sur le travail, mais aussi sur les machines, les IA, etc., qui permettent de se passer en partie du travail humain. Toute la difficulté étant d’adopter cette mesure à l’échelle nationale, sans s’handicaper dans le négoce international.


#3

Le curseur est variable
Sur le principe, c’est déjà de la connerie de parler de revenu de base, alors qu’ils s’agit idéalement plutôt de besoins de base, que notre société considère comme élémentaire:, et qui devrait être garantis à tous les citoyens

L’accès à un logement, l’eau, l’électricité, l’éducation, la médecine, les transports, les communications, quelques activités de loisirs, … bref tout ce qu’il faut pour vivre en société, indépendant du prix (et j’ai bien dis vivre, pas survivre)

Actuellement, si on devait donner un équivalent en argent pour cela, ça serait déja supérieur au smic brut (et même plusieurs milliers d’euros par mois suivant les zones)

Dans une telle société,on pourrait taxer très très lourdement les différentes activités, pour financer son fonctionnement, vu que le “peu” qui serait non taéx, serait d’office du superflus garantis.

Après, socialement, la vision / rapport avec le travail fait que c’est pas pret d’arriver…

Au lieu de voir la fin du travail comme une libération pour profiter de la vie, on la “criminalise” La personne qui ne travail pas est un parasite social. On existe socialement de part le poste qu’on occupe dans notre société, et ça fait mal pour beaucoup.


#4

Le problème va être de convaincre les propriétaires de machines, IA, etc d'investir en France. Si c'est pour achever les PME et délocaliser les grands groupes en Chine, c'est pas une bonne affaire. Reste le communisme. Ca vous dit ?


#5

... On avait un truc qui fonctionnait dans cet esprit là, naguère... Ah oui ! Le Service Public ! Mais on a tout privatisé, dérégulé... Pour, au final, le soumettre à la concurrence, aux marchés, aux actionnaires : télécommunications, eau, électricité, partiellement les transports, partiellement le médical.


#6

Pour prendre le médical, y'a eu quand même du "lourd" dernièrement avec le coup du :

Si les soins (notamment dentaire et optique) sont trop cher.... c'est à cause des qui souscrivent à des mutuelles pour se faire rembourser.

A la base, la sécu devrait prendre en charge 100% des frais réels d'une prescription médicale, et 0% du "confort" désiré par le patient en plus (ce qu'un médecin ne prescrit pas / superflus), et les tarifs obligatoirement réglementés, sauf pour les "vrais" indépendants (aucun remboursement du tout par la sécu, aucune affiliation)

Les mutuelles privées ne devrait s'occuper que de ce superflus, hors actuellement, de nombreuses personnes se soignent pas à cause du cout...

Dans notre systeme actuel, les services publiques, c'est mal, c'est une vision "comptable" de fonds d'investissement: exactement comme pour certaines grosses boites, un salarié, c'est une variable d'ajustement, une charge, et non un avantage, une force. Pour des personnes qui veulent s'en foutre plein les poches sur le dos des autres un service public, c'est le cauchemar c'est de l'argent qui est redistribué.... Pour la société, d'un point de vue global, c'est au contraire le mieux pour tous si on veut pouvoir garantir l'accès et la qualité d'un service


#7

Et oui. Le programme c’est qui influencé par qui décide qu’un traitement est “médical” ou “de confort”.


#8

Si c'est prescrit par un médecin, c'est du médical.


#10

Hm en fait ce n'est pas mon sujet, je me suis mal exprimé.

Je voulais dire : Qui décide de ceci, et selon quelles règles.

Et pour finir la grosse blague à chaque nouvelle vague de déremboursements: "Ne vous inquiétez pas, les mutuelles paieront !"

Oui bien sûr, il est notoire que les mutuelles impriment des billets de banque, elles n'augmentent jamais les cotisations...


#11

Zut, y’en a encore qui s’en souviennent.


#12

J'ai l'âge d'avoir connu, pas encore celui de l'avoir oublié^^

Je comptais pas publier à nouveau dans ce fil mais, vous vous souvenez lorsque je disais craindre que le revenu de puisse un moyen d'acheter la paix sociale à moindre coût ? Je suis tombé sur un texte qui va en ce sens : "La notion de "Revenu minimal d'existence" trahit l'obscénité même du projet quasi - fasciste de la classe dominante : nous confiner à une existence minimum"


#13

C’est Franck Lepage, l’inventeur des “conférences gesticulées”.

Il est ami avec Bernard Friot, d’ailleurs ils ont une fait une conférence gesticulée en commun (avec d’autres).


#14

Yes! Je n'ai découvert qu'assez récemment.


#15

D'un autre côté, la presque totalité des médicaments ne servent à rien, à part remplir les poches des labos, au frais de la sécu, et donc à nos frais.

La médecine est en panne depuis des décennies, elle ne soigne rien, elle se contente de tenter de supprimer les effets d'un dérèglement, mais ne se pose jamais la question de savoir quelles sont les causes de ces dérèglements.

Tu roules en voiture, un voyant rouge s'allume, tu fais quoi ? Tu vas voir un garagiste, ou bien tu enlèves le fusible qui alimente ce voyant rouge ?

Et bien la médecine, à chaque fois, enlève le fusible.


#16

Je suis assez d'accord avec ça, et je pense que c'est pour ça que les niveaux de remboursement semblent parfois décidés en dépit de toute logique autre que financière.

Disons qu'il y a beaucoup de médocs qui sont des clones d'autres médocs pour des raisons de propriété intellectuelle et de gros sous, mais qu'au final il y a - proportionnellement - peu de molécules efficaces.

C'est d'ailleurs pour cela que Sanofi a fermé sa R&D il me semble, il semblerait que celle-ci ne servait plus à grand chose (c'est ce que j'ai compris, j'espère ne pas dire de conneries).

Je serais plus modéré.

Ils comprennent jusqu'à un certain point, au-delà duquel il sont obligés de se contenter de soigner les symptômes avec plus ou moins de bonheur.

Et puis concrètement on n'a pas affaire à "la médecine" mais à des médecins.

Quand on sort du tout-venant et qu'on a affaire à une pathologie particulière il faut aider la chance pour tomber sur LE médecin qui a l'expérience requise et qui comprend ce problème particulier mieux que les autres, et ça le système du "médecin-traitant" instauré il y a quelques années ne nous y aide pas.

Après il y a les médecines parallèles, mais là chacun doit se faire son expérience pour distinguer les pratiques efficace des arnaques, c'est difficile (et coûteux).


#17

En exemple “magique”:

Personne en ALD / prise en charge à 100%. Examen qui fait partie du parcours de soin… mais classé hors nomenclature.

Donc la sécu rembourse 100% de son tarif de remboursement, soit de 0 €. Les mutuelles se basant sur le tarif sécu, peuvent rembourser à xx%… multiplié par zéro, ça fait toujours zéro remboursement ^^

Au final, pour faire simple, un traitement est pris en charge, mais l’analyse pour le dosage nécessaire non…

Quand tu demandes à la sécu pour quelle raison / met le nez sur l’absurdité de la chose, on te répond gentille-ment que y’a pas besoin de doser: si c’est pas la bonne dose, y’aura soit des effets secondaires de surdosage, ou pas d’effets si pas assez, donc on faut plus les examens avant; on attent que l’état de santé du patient se dégrade pour se dire “à oui, en faite, c’était pas sa le bon dosage. bon bah c’est trop tard”


#18

Sans parler vraiment de médecines parallèles (encore que), je pense que l’on peut faire en sorte d’être en bonne santé, auquel cas, notre corps est en mesure de lutter par lui-même contre les agressions.

Légumes (bio) à foison et jus de fruits et légumes comme base de l’alimentation pour ma part, sur ces 10 dernières années, je ne vois le médecin que pour une prise de sang de contrôle ou établir un certificat pour la salle de sport.


#19

Les gens ont mangé des légumes bio pendant des millénaires, ca les a jamais empêché d’être malade.


#20

Tu m’as scotché là, avec tes arguments imparables.

J’en reste sans voix !


#21

Tant mieux pour toi. En ce qui me concerne, sans la médecine moderne, je serai morte au moins 1/2 douzaine de fois.