Commentaires : Pourquoi Apple est poursuivi pour les DRM de Steve Jobs

apple
autoritédelaconcurrence
itunes
drm
ipod
dadvsi
fairplay
baladeurmp3
Tags: #<Tag:0x00007f3d2e2e3a98> #<Tag:0x00007f3d2e2e37c8> #<Tag:0x00007f3d2e2e3480> #<Tag:0x00007f3d2e2e3200> #<Tag:0x00007f3d2e2e2f30> #<Tag:0x00007f3d2e2e2bc0> #<Tag:0x00007f3d2e2e28f0> #<Tag:0x00007f3d2e2e25d0>

#1


Aux Etats-Unis, un procès en class action s'ouvre ce mardi, par lequel des possesseurs d'iPad réclament collectivement jusqu'à 350 millions de dollars de dédommagement, en raison de la politique de DRM imposée par Apple dans les premières années du lecteur de fichiers MP3. Mais il faut remonter dans la préhistoire de l'iPhone pour en comprendre les raisons. 

En effet, les plus jeunes lecteurs ne s'en souviennent pas, et sans doute même le développement du streaming fait que ces questions sont aujourd'hui devenues difficiles à comprendre. Mais il y a une dizaine d'années, lorsqu'Apple a lancé l'iPod et sa plateforme iTunes Music Store, il n'existait véritablement que trois moyens d'ajouter de la musique sur son iPod : ripper ses propres CD sur iTunes pour les importer dans le baladeur MP3, importer des fichiers MP3 téléchargés illégalement, ou acheter la musique morceau par morceau sur l'iTunes Music Store.

Des DRM sinon rien (de légal)

A l'époque, malgré un piratage massif qui faisait que les fichiers MP3 circulaient librement et pouvaient être utilisés sans aucune restriction technique par les internautes, les grandes maisons de disques imposaient encore que les plateformes de vente de musique en ligne vendent leurs fichiers avec des DRM, c'est-à-dire avec des verrous qui interdisaient ou limitaient la copie des fichiers achetés (ce qui faisait que les consommateurs légaux avaient un moins bon service que les pirates). Mais le format MP3 qui était déjà universellement reconnu par tous les appareils ne connaissait pas les DRM, ce qui obligeait les plateformes légales à utiliser un format propriétaire.

Or lorsqu'il a sorti son iPod qui a connu très vite un immense succès à travers le monde, Apple a choisi de ne supporter qu'un seul format de DRM, le siens, appelé FairPlay (un nom bien ironique). Les possesseurs d'un iPod n'avaient donc aucun choix s'ils voulaient acheter légalement de la musique en ligne. Pour accéder aux catalogues des grandes maisons de disques, ils devaient obligatoirement passer par iTunes Music Store. Les plateformes concurrentes étaient donc empêchées de s'adresser aux très nombreux clients potentiels qui utilisaient un iPod pour écouter de la musique.

Une interopérabilité rejetée par Apple

Cette situation de blocage était tout l'enjeu d'un conflit avorté en France, visant à imposer à Apple l'interopérabilité des DRM, au point que la loi DADVSI de 2006 avait même créé une Autorité de régulation des mesures techniques (ARMT), devenue l'Hadopi, pour tenter — en vain — de la faire respecter. Apple a toujours combattu cette disposition française, même jusqu'à très récemment.

Des procédures judiciaires ont même été engagées, en particulier par VirginMega. Aussi en 2004, l'Autorité de la concurrence avait reconnu la position dominante d'Apple avec l'iPod (à l'époque 58 % des baladeurs MP3 vendus dans le monde), mais sans aller jusqu'à condamner un abus de cette position. L'autorité avait notamment appuyé son raisonnement sur le fait que les clients des autres plateformes avaient généralement la possibilité de graver sur CD les fichiers DRMisés qu'ils achetaient, et donc de les importer dans iTunes de cette façon. 

Un problème aujourd'hui dépassé

L'Autorité de la concurrence avait aussi estimé, ce qui fut avéré par la suite grâce à une prise de conscience des maisons de disques, qu'il était possible de vendre des MP3 sans DRM, compatibles avec l'iPod.

Mais si l'affaire resurgit aujourd'hui, c'est que les avocats des plaignants auraient découvert dans des e-mails de Steve Jobs les preuves que le défunt fondateur d'Apple avait explicitement imposé à ses équipes de rendre l'iPod incompatible avec toutes les nouvelles versions successives d'Harmony. La solution alors mise au point par RealNetworks pour assurer l'interopérabilité entre les DRM était systématiquement contrée par les nouveaux firmwares proposés aux possesseurs d'un iPod, ce qui n'a pas lésé que les concurrents d'iTunes, mais aussi les consommateurs qui étaient dépourvus du libre choix de leur plateforme.

Dans un e-mail envoyé à ses équipes en 2003, Steve Jobs s'était ainsi inquiété du lancement annoncé d'un service intitulé MusicMatch : "Nous devons nous assurer que lorsque Music Match lancera sa boutique de téléchargement de musique, ils ne puissent pas utiliser l'iPod. Est-ce que ça sera un problème ?".

Lire la suite


#2

Il est bien où il est celui-là...


#3

Comme quoi, quand on parle de prison et de politique anti-concurrentielle déloyale… C’est comme si un DRM obligeait les Peugoet (par ex) à ne rouler qu’avec une marque de carburant… le tollé que ça ferait !


#4

Ton comparatif est scabreux , tu peux y mettre aussi bien du wave que du mp3 dans ton ipod , tout comme ta peugeot , tu peux y mettre du sans plomb 95 ou 98 , mais pas de diesel.
Les seuls lésés sont les distributeurs pas les consommateurs donc cette poursuite risque d'être caduc.


#5

Merci t'as fait avancer le debat, 'bécile...


#6

euh, tu as bien lu ?


#7

"Ton comparatif est scabreux" ?
Sauf si une nouvelle définition pour le mot "scabreux" est apparue dans la nuit, je ne vois pas en quoi son commentaire le serait . Si tu ne connais pas la définition des mots cela peut expliquer que tu ne comprennes pas les phrases qu'ils constituent pour finir en textes.
Sinon c'est typiquement cela son exemple, en acceptant uniquement leur propres DRM , ils obligent le client à n'acheter que dans leur boutique empêchant alors toute concurrence. Tu remplaces Apple par fnac par exemple, tu achètes un balladeur fnac et tu ne peux acheter que des morceaux vendus par la fnac. Tu n'as pas le choix du vendeur et pour celui qui veux te vendre sa musique, il est obligé de passer par cet intermédiaire .
Si tu vois là les conditions pour une saine et fraiche concurrence bénéfique aux consommateurs c'est que l'heure de ta tonte a sonné . <img src="/discussions/images/emoji/emoji_one/wink.png?v=3" title=":wink:" class="emoji" alt=":wink:"/>

pour mémoire:

La solution alors mise au point par RealNetworks pour assurer l'interopérabilité entre les DRM était systématiquement contrée par les nouveaux firmwares proposés aux possesseurs d'un iPod, ce qui n'a pas lésé que les concurrents d'iTunes, mais aussi les consommateurs qui étaient dépourvus du libre choix de leur plateforme.
Dans un e-mail envoyé à ses équipes en 2003, Steve Jobs s'était ainsi inquiété du lancement annoncé d'un service intitulé MusicMatch : "Nous devons nous assurer que lorsque Music Match lancera sa boutique de téléchargement de musique, ils ne puissent pas utiliser l'iPod. Est-ce que ça sera un problème ?".


#8

les blousés dans l histoire c’est encore les consommateurs
il serait temps que les entreprises ayant un monopole soit condamner severement car c’est toujours les memes qui payent.
et en prime nous avons nos elus corrompus qui ne facilite pas la tache ainsi que la justice qui est aux ordres


#9

pour certains marchés, on se retrouve également dans cette situation par exemple : Pourquoi ne peut-on pas télécharger un jeu PS4 sur Xbox One ou inversement ?

A priori, cela ne gène personne de ne pas pouvoir le faire ?

Ah au fait, c'est vrai qu'à l'époque on obligeait les peronnes à acheter des iPod !!! A priori chacun avait le choix d'acheter tel ou tel baladeur MP3...


#10

En ce qui concernes la concurrence rien ne les empechaient de vendre du mp3 ou du wave ,ha mais zut il n y a pas de drm sur ces formats , est ce de la faute a apple ? Apple a beaucoup de tare mais enfoncé les portes ouverte c’est ridicule , que dire de microsoft , ces salops qui vendent des films aux format wmv ou encore de nintendo qui fait des jeux game boy incompatible avec la game gear ?
Pour ma part , j’ai rempli mon ipod sans avoir acheté quoi que ce soit sur itunes music store.


#11

la réponse vaut aussi pour horizon, les gens parlent d'un problème de comportement des grandes entreprises sur la privatisation de leur pré carré qui empêche une plus grande liberté d'utilisation.

Dans vos exemples, vous biaisez la réalité car :
- Pour les jeux vidéos :
- le format de jeu de la game boy est propriétaire et libre à Nintendo d'interdire sa lecture gratuitement. Sega peut donc devoir payer s'il veut pouvoir utiliser ce format.
- si Sega avait été prêt à payer alors que Nintendo avait le monopole et refusait, alors ça aurait été un abus de position dominante. Et là encore, les gens qui font des reproches à Apple seront d'accord pour dire que Nintendo fait pareil, le but n'est pas de fustiger Apple mais le comportement des grandes entreprises aux détriments des utilisateurs.
- Pour le wmv :
- Microsoft n'interdit pas l'utilisation d'autres formats que le wmv sur ses OS et n'interdit pas la lecture de son format par d'autres players. Donc rien à voir. Par contre, ils ont payés plusieurs amendes pour abus de position dominante, comme quoi, si eux payent, pourquoi pas d'autres.


#12

Ce sujet a été automatiquement fermé après 60 jours. Aucune réponse n’est permise dorénavant.