Commentaires : Piratage : attaquée par un producteur, Aurélie Filippetti réplique

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#1


C'est dire l'écho qu'elle a eue. Trois jours après la publication sur le site de Libération d'une tribune au vitriol rédigée par le producteur Jean Labadie, qui s'en est pris avec force à la politique du gouvernement en matière de lutte contre le piratage, accusé en filigrane de laxisme, la ministre de la culture et de la communication, Aurélie Filippetti, a finalement pris la plume pour lui répondre.

Jean Labadie lance les hostilités...

Il faut dire que les critiques du distributeur indépendant n'ont pas fait dans la dentelle. "L'impunité dont jouissent les pirates est totalement liée à l'inertie totale des pouvoirs publics. La gratuité est entrée dans les mœurs", lançait-il, avant d'ajouter qu"aujourd'hui, nous pouvons tous affirmer que la piraterie a pour ainsi dire exécuté le marché vidéo et empêche également le marché de la VOD de démarrer".

Et l'instance en charge de la riposte graduée, alors ? Affaiblie par le PS. "Hadopi première version n'était pas parfait mais menaçait de sanctions ceux qui volaient (car, oui, le piratage est un vol) les ayants droit, auteurs, producteurs ou diffuseurs de films. Votre gouvernement n'a eu de cesse que de détruire cette entité sans avoir jamais, en deux ans, proposé une quelconque riposte contre les contrevenants".

"Hadopi coûte 7 millions d'euros par an. Soit on les économise en supprimant cette institution devenue inutile, soit on les emploie à identifier les sites illégaux pour les sanctionner financièrement ET pénalement" ajoutait-il, avant de suggérer de laisser le CNC absorber la Hadopi plutôt que d'opérer un transfert vers le CSA, dont le président a indiqué ne pas vouloir devenir le gendarme d'Internet.

Évidemment, Aurélie Filippetti ne pouvait pas rester sans réagir. Accusée textuellement d'être schizophrénique ("en consistant d'un côté à vous poser en défenseur de l'exception culturelle, et d'un autre à tout faire pour mettre en pièces le produit même de cette exception") et d'avoir promis la dépénalisation du piratage dans un unique but électoral, la ministre a répondu.

...Aurélie Filippetti riposte

Dans son long courrier, la ministre rappelle son intention de combattre plus fortement la "piraterie commerciale", en particulier en agissant au niveau du portefeuille des pirates. "La lutte contre la contrefaçon doit nous permettre d'appréhender via les circuits de financement (organismes de paiement, régies publicitaires)", afin de les étrangler lorsqu'ils s'adressent à des sites illicites.

Adoptant un ton nettement moins vindicatif, Aurélie Filippetti assure mettre "tout en œuvre, méthodiquement et avec détermination, pour que des solutions rapides puissent être trouvées" afin de soutenir la filière du cinéma. Mais pas question pour autant de revenir à la coupure de l'accès à Internet. La riposte graduée existera encore sans ce dispositif, mais ça ne l'empêche pas d'être "pertinente et opérationnelle".

Sur le terrain de la VOD, la ministre rappelle son souhait de revoir la chronologie des médias. "L'absence d'évolution du dispositif depuis l'accord de 2009 n'est plus tenable", dit-elle, car le dispositif actuel ne prend pas en compte l'évolution des usages à l'ère numérique. La ministre est favorable à des fenêtres d'exploitation resserrées, pour accélérer la mise à disposition légale de films.

"Il est de notre responsabilité collective de parvenir à un accord équilibré, qui tienne compte de la volonté du public à disposer plus rapidement des œuvres : c'est en particulier le sens de ma proposition d'avancer les fenêtres TV de 2 mois, d'allonger la période d'exposition des œuvres en vidéo à la demande et d'avancer de 12 mois la fenêtre Vidéo à la demande par abonnement".

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#2

Sur le terrain de la VOD, la ministre rappelle son souhait de revoir la chronologie des médias. "L'absence d’évolution du dispositif depuis l’accord de 2009 n'est plus tenable", dit-elle, car le dispositif actuel ne prend pas en compte l’évolution des usages à l'ère numérique. La ministre est favorable à des fenêtres d'exploitation resserrées, pour accélérer la mise à disposition légale de films.

C'est toujours le même principe (de l'ancienne économie) de l'entretien d'une rareté artificielle pour pouvoir vendre plusieurs fois la même chose.


#3

Les “propositions” de Filippetti tiennent plus du bricolage que de la recherche d’une solution equilibree. En particulier les ajustements a la chronologie des media. Ca ne satisfera personnel, mais ca donnera l’illusion de l’action.


#4

TL;DR: Le piratage ce n’est pas du vol. Le système actuel ne marche pas. Un bien culturel reste précieux et je pense que c’est possible de trouver une solution saine qui permette de le financer.

« […] [i]car, oui, le piratage est un vol[/i] […] », bah non… Le vol c’est un processus de soustraction (tu as quelque chose, je te le prends, tu ne l’as plus). Le piratage c’est un processus de multiplication (je te prends quelque chose, je l’ai et tu l’as encore). Au pire, c’est un manque à gagner, mais considérer que si je n’avais pas piraté une œuvre je l’aurais achetée est illusoire (dans les faits, ce n’est pas vrai). Le fait que les « mauvais » films (selon l’avis général en tout cas) soient parmi les plus piratés me conforte dans cette idée.

Bref, on peut penser ce qu’on veut du piratage, mais en ce qui me concerne, penser que le piratage c’est du vol est une erreur. Ça me semble montrer qu’il y a un véritable problème dans le système et je ne suis pas sûr qu’on puisse faire quoi que ce soit pour que les gens arrêtent le piratage et reviennent au bon vieux système d’avant. Le fait c’est que les gens piratent et l’offre légale (je parle ici pour moi) ne me convient pas du tout (DRM, offre limitée, format moisi). Peut-être faudrait-il penser à d’autres solutions pour financer la culture, comme par exemple rendre l’offre légale attrayante (je suis prêt à payer pour avoir des MKV 1080p de ma série préférée, sans pubs et sans messages à la con).

L’économie de la rareté qui marche pour les biens physiques apparaît à mes yeux obsolète lorsqu’on parle de biens immatériels… À mon sens, plein de gens qui achètent un truc pas cher ça peut rapporter plus d’argent que pas beaucoup de gens qui achètent un truc plus cher (surtout qu’au final ça permet à l’œuvre en question d’être plus connu). Je suis d’accord que la culture est précieuse et quand je regarde/écoute/lis un truc que je trouve génial je trouve normal (et ça me fait plaisir) que le/la/les auteurs soient rémunérés.


#5

"Hadopi coûte 7 millions d’euros par an. Soit on les économise…"
Oh oui… Oh oui… Oh oui… Il serait temps.
Valls prépare les esprits à «une rentrée difficile»


#6

Bref, on peut penser ce qu’on veut du piratage, mais en ce qui me concerne, penser que le piratagec’est du vol est une erreur.

La définition du vol date d’une époque où il n’y avait que des biens matériels à voler.

On peut tourner les choses comme on veut, mais le piratage, c’est se procurer gratuitement quelque chose qui est normalement payant.
Tout comme le vol.

Que le bien soit matériel ou immatériel, il est le fruit d’un travail d’une personne, d’un groupe de personnes ou d’une entreprise. Eux et eux seuls ont LE DROIT de demander à être rémunéré pour acquérir ce bien ou eux et eux seuls ont LE DROIT de le donner gratuitement.

Ce n’est en tout cas clairement pas au “consommateur” de décider de le prendre gratuitement si les auteurs/producteurs ont décidé de le vendre. Même si c’est dans le cas des biens immatériels, c’est facile et sans risque.


#7

Lorsque on s’endort au volant voila ce qui arrive.

C’est valable pour madame la ministre comme pour monsieur le producteur.

Mais va faloir aller vite car dans quelques temps (le numérique c’est rapide) le seul droit que ils vous restera c’est celui d’être stupide car celuis qui invoque la propriété intellectuelle comme droit ne reçoi que le droit d’être stupide.

Voila le VRAI chantier déboulonner la propriété intellectuelle et le code du même nom pour la remplacer par le droit d’auteur et que disait le chappelier?

C’est le nerf de la guerre ce code est PERIME! Il a été écrit pour un autre temps, une autre société et de nos jours IL EST MORT!

Toutes les loi bricorama ne changeront rien a l’affaire.

Redéfinir le cadre et les regles du jeu de A a Z car le jeu a changé, sinon c’est google, amazone, samsung, microsoft, netflix, apple le congrés des états-unis sous la pression d’un de ses plus gros secteur économique etc. mais aussi foxcon et les petit chinois qui vont se charger de les écrire les regles du jeu et ce serra pas bau a voir! car on va y perdre plus que la création artistique! (le bel accord PIRATE TAFTA en est un triste exemple de PIRATERIE LA VRAI CELLE LA).


#8

C'est vrai que pour ceux qui .... ne produisent rien, ne fabriquent rien, n'imaginent rien, ne créent rien etc.


#9

Be on est même pas encore sorti alors rentrer.

OK pas taper la porte c’est la.


#10

« On peut tourner les choses comme on veut, mais le piratage, c'est se procurer gratuitement quelque chose qui est normalement payant.
Tout comme le vol. »

Absolument pas. Tordre la réalité pour tenter de la faire coller à ses fantasmes & à ses projections est un vilain symptôme...

Voler c’est s’« approprier » ce qui est censé « appartenir » à autrui (si l’on croit à la propriété, qui n’existe que par la croyance qui en est répandue (par les prétendus « possesseurs »).

Et ce qui est nommé abusivement « piratage » ne constitue la plupart du temps que du partage (il y a des dyslexiques dans la salle, OK).

Si le partage ne « lèse » que la cupidité abusive d’une minorité manœuvrière tout en servant la cause publique et la démocratie, alors tant mieux.

K.-G. D.


#11

Je précise, afin d’éclairer le message que je viens de laisser là, que je suis censé ne pas être pauvre grâce aux mirifiques droits que j’aurais facturés. Mais justement, faut être cohérent, j’ai toujours refusé de facturer le moindre prétendu « droit ». À bas tout corporatisme & tout le monde à la même enseigne, c’est le début et la base de la démocratie (vivement la gauche).


#12

La définition du vol date d'une époque où il n'y avait que des biens matériels à voler.

On peut tourner les choses comme on veut, mais le piratage, c'est se procurer gratuitement quelque chose qui est normalement payant. Tout comme le vol.

De deux choses l'une, du point de vue de la définition, on peut effectivement discuter de ce que c’est un vol. Mais mon idée c’est que le vol c’est quelque chose de physique, si je te vole ta voiture, tu ne l’as plus et tu ne peux plus conduire. Si je te vole un DVD, tu ne l’as plus, tu ne peux plus le regarder.

Le piratage c’est intrinsèquement différent (je pirate un film, je l’ai, mais je ne l’ai enlevé à personne). De ça en découle que moralement, voler et pirater sont deux choses différentes. Enfin d’un point de vue strictement juridique, l’article 311-1 du Code pénal pose la définition : « Le vol est la soustraction frauduleuse de la chose d'autrui. »

Que le bien soit matériel ou immatériel, il est le fruit d'un travail d'une personne, d'un groupe de personnes ou d'une entreprise. Eux et eux seuls ont LE DROIT de demander à être rémunéré pour acquérir ce bien ou eux et eux seuls ont LE DROIT de le donner gratuitement.

Ce n'est en tout cas clairement pas au "consommateur" de décider de le prendre gratuitement si les auteurs/producteurs ont décidé de le vendre. Même si c'est dans le cas des biens immatériels, c'est facile et sans risque.

Certes, comme je l’ai dit, je pense qu’une œuvre culturelle est quelque chose de précieux et ça me semble parfaitement normal que l’auteur soit rémunéré.

Toutefois, le problème c’est que les gens piratent, c’est comme ça. Ça peut paraitre fataliste, mais c’est un fait. Et je pense que l’on ne peut plus revenir à l’ancien système. Il faut donc trouver des solutions alternatives qui permettent d’une part de contenter le consommateur et d’autre part de rémunérer l’auteur (au sens large bien sûr). Or à mon sens, l’offre légale n’est pas assez attrayant pour ça alors qu’elle pourrait l’être (cf mon message précédent).


#13

moi je l’aime bien ce producteur.

Il reconnaît que la profession a merdé en s’accrochant au matériel (CD-DVD) :bravo:
et qu’ils sont en train de se prendre une bâche sur l’immatériel (VOD). :bienvu:

et il asticote Filipetti :mdr: :mdr: C’est un bon.


#14

Où as-tu vu que les gens qui téléchargent ne paient pas ? On paye des impôts, non ? Qui touche des subventions ? Qui est défiscalisé ? Ce cher Labadie et ses corrélégionnaires. Notre système de financement/soutien de l'entrepreunariat participe au fonctionnement de l'économie. Tu crois que le pacte de compétitivité sert à quoi ? Nous payons déjà largement ces assistés pour produire 80% de daubes (selon les goûts et les couleurs).


#15

Je profite de ton post pour remettre ça sur cette page... :jap:

LE TAFTA - BIENVENUE AU PARADIS
Documentaire très complet, à voir.


#16

Faut peut être qu’ils arrêtent de se plaindre et cesser de s’accrocher à un modèle économique moisi.
On n’est plus dans les années 80 où les maison de disques et producteur de cinéma se tapaient des croissance à 3 chiffres !
Il faut revenir sur terre.
Et de la tune, il y a de quoi s’en faire avec la culture, il n’y a qu’à voir les board de warez qui se gavent avec la publicité et les fournisseur de DDL qui se gavent aussi avec les abonnement aux service.

S’il acceptaient que le consommateur, moyennant un cout raisonnable puisse télécharger librement et légalement de la musique et des films ils pourraient gagner des millions d’euro par mois et du coup les board de warez et autre marchand de téléchargement fermeraient tout naturellement car sans plus aucun intérêt.

Mais ca ca s’appelle la licence globale et ils n’en veulent pas.

L’économie parallèle du piratage, ils se la sont crée tout seuls comme des grands en fliquant à mort les réseau de P2P gratuit tels qu’émule (ou aucun argent ne circulait). Et en refusant la licence globale.

Maintenant il se le mangent ! Les gens n’arrêteront pas de pirater, hadopi ou pas, chronologie des média revue ou pas !.


#17

Rendez-nous Enter ! ^^


#18

L'offre pirate est qualitativement meilleure que l'offre légale, c'est un fait. Plutôt que jouer les pleureuses, une industrie saine et dynamique chercherait à offrir une meilleure offre que celle proposée par les pirates, à savoir (pour une série) :
[list]
[*]Disponibilité le lendemain de première diffusion
[*]Qualité 1080p sans restriction de lecture
[*]Langue originale et sous-titres en français
[/list]

Si une offre légale arrive à sortir quelque chose de similaire (pour un tarif raisonnable mais je suis convaincu que ça n'est pas le critère fondamental), je suis persuadé que le piratage diminuera.


#19

On paye des impôts, non ? […] Nous payons déjà largement ces assistés pour produire 80% de daubes

On peut donc en conclure que tu ne pirates que les artistes françaises.
Et qu’en plus tu les méprises eux et leur travail.

On se demande donc pourquoi tu les pirates : parce que gratuite ou payante, la merde reste de la merde.


#20

On peut tourner les choses comme on veut, mais le piratage, c’est se procurer gratuitement quelque chose qui est normalement payant.
Tout comme le vol.

Voilà le niveau de raisonnement d’enter. Trouver un point commun et présenter les choses comme si elles étaient équivalentes. Niveau logique, c’est tout simplement fallacieux. À ce train, on pourrait aussi dire que recueillir l’eau de pluie, flotte qui normalement payant par ailleurs, c’est du vol. C’est un troll, mais pas très réussi.

Pour le reste, il lui a été répondu moult fois, plus que le nombre de fois qu’il a été banni. Mais bon, c’est notre troll à nous, on l’aime comme il est.