Commentaires : Où en est le Libre face aux tablettes, smartphones et hybrides ?

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#1

L’ordinateur de demain — et presque d’aujourd’hui — est hydride, entre ordinateur de bureau et tablette tactile. De moins en moins on clique. On touche, on fait bouger, on interagit avec ses doigts collés à l’écran. Et ça demande d’adapter les interfaces graphiques. Microsoft a commencé son virage avec Windows 8 (un peu trop violemment en supprimant carrément le bouton « Démarrer » qu’il a dû remettre), et le poursuit avec un Windows 10 qui peut s’adapter à tous les écrans. Apple rapproche…. Publié sur http://www.numerama.com/tech/150130-le-monde-du-libre-face-a-une-nouvelle-ere-technologique.html par Corentin Durand


#2

Globalement d'accord avec cet article : Linux n'arrivera jamais à s'imposer auprès du grand public tant qu'il sera éclaté entre 2563 distributions avec en plus un syndrome spécifique aux Linuxiens purs et durs : dès qu'une distrib devient populaire, ils l'abandonnent pour se précipiter sur une autre plus confidentielle. Parfois on a l'impression que leur jeu, c'est vouloir à tout prix se donner une attitude de marginal, ça permet de mieux frimer : "tu vois, moi, Ubuntu, c'est devenu trop commercial alors j'ai pris la distrib Blingo, on est déjà 12 dans le monde à l'utiliser"

Le seul Linux ayant réussi jusqu'à présent (auprès du grand public), c'est Android, probablement parce que Google a masqué Linux. Si les autres veulent émerger, ils va 1) falloir qu'ils soient compatible Android 2) qu'ils innovent au niveau interface utilisateur en apportant un réel avantage


#3

Bon, écoutez, il faut bien que quelqu’un assume de passer pour un gros newbie, et moi ça ne me dérange pas, alors je me lance.

Je ne comprends pas trop un élément de cet article, où “libre” est opposé à “android”, alors même qu’il est souligné maintes et maintes fois que Android est basé sur Linux.

Le code source est ouvert, est modifiable, est forkable (et l’a été).
C’est du libre, non ?
Certes, Google est aux commandes, mais avoir un gros chef corporate aux commande n’est pas un obstacle, cf. les grosses distribs commerciales comme Red Hat ?


#4

Un article très complet !
Par contre, je ne pense absolument pas que le PC et son “expérience utilisateur” soit fini.
Il y a énormément de taches pour lesquelles le PC est indispensable car c’est une horreur ergonomique sur tablette, quand ce n’est tout simplement pas impossible.

@bailey
Je vois pas le rapport entre le nombre de distributions GNU/linux et l’adoption de ce système par le grand publique.
Les principaux obstacles aujourd’hui sont pour moi la vente lié Windows /PC et la disponibilité des pilotes et des logiciels propriétaires.


#5

Oui, c’est bien libre !


#6

Une des grandes conclusions du "clash du passage à Plasma" pour KDE, c'est de constater à quel point les critiques de l'époque n'étaient pas fondées.
(c'est d'ailleurs étrange de voir la phrase "Les récalcitrants au changement avaient fini par se décourager d’alimenter un fork" qui semble dire que c'est parce que maintenir un fork est compliqué que ce fork n'a pas tenu, alors que la raison est que ce fork n'avait en réalité aucune raison d'être)
C'est dommage du coup de continuer à considérer ce genre de critiques comme le signe d'un échec de celui qui les reçoit, alors que c'est plutôt l'échec de ceux qui les émettent.


#7

Bien, cet article.
Fouillé et exact.
Effectivement Android n\'est PAS libre.
Et effectivement, aujourd\'hui, l\'OS importe peu pourvu que l\'on ait l\'application.
C\'est d\'ailleurs une honte pour les pros car les applications professionnelles (annuaire, lecteur de courriels, agenda, etc) s\'en trouvent extrêmement pénalisées.
Il manque toutefois un référence importante dans cet article : Jolla et son Sailfish OS ainsi que nokia et ses Maemo/Meego.
Sans parler de Samsung et Tizen.
Et c\'était l\'occasion de détailler le modèle économique des porteurs de projet mobile.
Apple est arrivé au mobile pour promouvoir son iTunes. Résultat, sans iTunes, on ne peut pas faire grand chose avec un iPhone, même pas l\'utiliser comme une clé USB.
Google en est arrivé au mobile pour vanter son moteur et sa publicité ciblée ce qui nécessitait de capter la donnée au plus près de son producteur : le consommateur.
Microsoft en est arrivé au mobile … parce que les autres gros y était déjà. Accessoirement pour étendre son emprise Office.
Microsoft avait l\'opportunité de frapper un grand coup en tant que challenger en unifiant ses OS : un même OS pour tous les terminaux. J\'insistais sur ce point dès 2012. Microsoft a fini par réaliser cette convergence avec W10 et Apple y passera également qu\'il le veuille ou non.
Mais n\'est-il pas déjà trop tard ?

Pour en revenir aux modèles économiques quels sont les modèles de Mozilla, Jolla et Ubuntu ?
Il y a un marché pour ceux qui ne veulent pas être tributaires d\'un ISO, d\'un Android ou d\'un Windows. Et je suis convaincu que ce marché suffit à bien faire vivre les constructeurs et éditeurs qui se trouvent derrière.

Mais là encore c\'est l\'application qui règne et force est de constater que quel que soit l\'un des 3 cités, c\'est extrêmement laborieux (NDLR : j\'ai eu un Firefox OS et j\'ai actuellement un Jolla).

L\'OS ne pose pas de souci : stabilité et réactivité sont au rdv en général.
Mais pour le reste on est revenu aux version 1 d\'iOS ainsi qu\'aux versions 2 d\'Android dont on a un peu vite oublié que c\'était un véritable calvaire.

Que ce soit sur l\'un ou sur l\'autre de ces OS (FFOS ou Jolla) aucune application professionnelle ne fonctionne correctement.
Jolla sauve la mise grâce à sa VM Dalvik qui permet d\'exécuter des applications Android nativement.
J\'avais beaucoup misé sur FFOS car je suis convaincu que HTML5/JS/CSS représente la CONVERGENCE applicative dont les consommateurs ont besoin.

Et c\'est là que je rejoins votre conclusion.
Je pestais contre FFOS dont la base était de l\'android (tandis que la couche graphique et les applications étaient HTML5/JS/CSS).
Mais, au final, Jolla ne fonctionne QUE parce qu\'il y a cette machine virtuelle android. Sans elle, aucune application pro ne fonctionne correctement : le lecteur de courriel est une horreur, l\'annuaire ne se synchronise pas et je n\'ai jamais rien vu apparaître dans l\'agenda (alors que cela fonctionne très bien sur iOS ou Android). Il n\'y a que le navigateur qui sauve la mise. En revanche, jeux et joujoux fonctionnent correctement et nativement.

Pourquoi Canonical ne ferait-il donc pas pareil en implantant une machine Dalvik tout en continuant à développer son écosystème.
Alors effectivement, sans Android, les OS alternatifs semblent n\'avoir aucun avenir.
Mais leur issue consiste toutefois à intégrer l\'écosystème Android \“intelligemment\”.

db


#8

La vente liée : toujours cet argument usé pour justifier que Linux ne prenne pas auprès du grand public.
Peut-être que les fabriquants installent par défaut Windows sur les ordis qu'ils vendent parce que c'est cela que 99% des clients veulent !
Je te rappelle que 100% des ordinateurs sous Windows sont vendus avec IE et que la première chose que font les gens, c'est d'installer Chrome ou FF... Alors la vente liée, excuse-moi, mais c'est l'argument qui fait passer les gens pour des cons...

Je me rappelle que l'eeePC a été vendu initialement avec Linux installé. 10 jours après, on trouvait dans tous les forums : "comment installer Windows sur un eeePC". 3 mois après, Asus vendait des eeePC avec Windows installé (alors que la machine n'était clairement pas assez puissante pour Windows) et petit à petit, ils ont arrêté de vendre des PC avec Linux préinstallé parce qu'il n'y a pas le marché.

Pour l'instant (et c'est désolant), mais le seul Linux qui marche, c'est Android.

Quant à l'éclatement des distribs, si tu ne vois pas le souci pour le grand public, c'est étrange : quand le grand public achète un produit, il a des besoins de pérennité, de stabilité, de support,... il faut le rassurer : et ça désolé, mais Linux il ne sait pas faire. J'achète un ordi avec Windows : pas de souci, si j'ai un problème, il y a le voisin, il y a le beau-frère et même il y a l'informaticien du boulot.
Si j'achète un PC et que je veux installer une distrib (mettons Ubuntu), où vais je trouver un support en cas de problème ? L'informaticien du boulot, il est sous Red Hat et le voisin il est sous Debian.

Tout à fait d'accord. Deux usages complètement séparés : je ne me vois pas écrire un mémo de 30 pages sur une tablette. Mais maintenant, je ne me vois plus partir en voyage avec un ordi portable.


#9

Pour la plupart des usages, l'informatique est un outil, mais c'est aussi un métier à part entière.

Le probleme de fond, c'est de croire que les utilisateurs "doivent" être des administrateurs systèmes / réseaux / techniciens / etc... pour utiliser leur machine, alors que la plupart s'en foutent royalement.

Exactement comme la quasi totalité des gens conduisent une voiture sans rien comprendre à la mécanique ou l'électronique embarqué, et ne veulent pas le savoir, mais veulent une voiture qui roulent, bah la quasi totalité des gens veulent un ordinateur qui fait son boulot, sans se poser la moindre question sur son fonctionnement Y'a des gens qui trouvent ça interessant, mais voila, la plupart des gens, ça les emmerde

Donc pour se développer au niveau OS grand public, faut admettre que l'utilisateur est un benêt qu'il faut materner: il veut pas avoir à gérer la chose, faut le faire à sa place, de façon transparente, même si techniquement, c'est pas forcement génial. Déja, faut avouer que ça colle pas trop avec pas mal de distributions niveau "conception" de la chose

Ensuite, le nombre de distribution GNU/Linux contribue à rendre un systeme à la base libre, ouvert, ... mais avec une base commune qui devrait etre comptable aussi opacte qu'un Mac Os pour l'utilisateur lambda: T'as le droit à ton dépôt de ta version de ta distribution en clickodrome, qui n'aura pas les mêmes logiciels, pas les mêmes versions, .... que tous les autres. Pour simplement installer ce que tu veux, et non ce qui est bien voulu par ta distribution, ça tourne au calvaire pour un simple utilisateur.

Tu peux aussi ajouter toute ce qui est mise à jour / changement de logiciels / fork, etc... en fonction des versions, ça peut "choquer" pas mal un utilisateur

Le nombre de distribution rend le support et les habitues "hasardeuses" (finalement, personne n'a la même chose que toi, et toi, tu retrouves nul part les mêmes repères entre la maison, le boulot, chez des amis, un cyber, ...)

Le mieux est typiquement l'ennemi du bien dans le cas d'un OS grand public. A vouloir trop faire, y'a aucune solution grand public libre qui tiennent vraiment la route, alors que techniquement, y'a largement de quoi faire.


#10

Et oui, GNU/Linux c’est pour travailler, c’est une extension pour les cerveau puissants. C’est pas pour lire le journal ou jouer à défoncer la photo de son patron sur un jeu en javascript. Bien sûr tout ceci est possible sur GNU/Linux (ou FreeBSD, haiku, illumos…) et c’est prouvé mille fois. Mais la réalité est là : il y a deux catégories d’utilisateurs et de visions de l’informatique.

D’un côté Windows/Mac/Android c’est de côté disney land, ça fait de la lumière, les fenêtres font ssswwwisssh quand on les minimise, ça envoie des messages flatteurs à son utilisé (c’est le nom d’un utilisateur chez Windows/Mac/Android) mais pas moyen de faire marcher ce **** de réseau surtout quand on en a besoin (encore vécu hier avec une clé 4g qui à fonctionné tout de suite sur ma debian).

De l’autre côté GNU/Linux et les distribution Libres, on est là du côté bibliothèque avec des millions de livres tous plus passionnants et emplis de connaissances. Tout ce qu’il faut pour que l’humanité progresse.

Parce que vous connaissez des gens qui travaillent avec une tablette ou un miniordinateur de poche pas puissant sans clavier ? Moi non, par contre je connais un tas de feignasses qui se la raconte avec des machintosh et qui mettent 1 mois à faire ce que je fait en 1 heure avec mon GNU/Linux équipé de son ultra puissant Emacs 24.

Concernant les ~ 500 distributions qui existent (et pas 2563) :
1 : seul une vingtaines sont des distributions de bureau et sont activent.
2 : les autres sont utilisées pour des applications bien spécifiques (exploration spatial, matériel médicale, serveurs de télécommunication à l’échelle de pays, décryptage de génome, prévisions météorologiques, systèmes embarqués en tout genre…). Sur les 500 plus grosse machines de la planète 450 sont des GNU/Linux, zéro apple, et 50 se sont fait entuber.
3 : c’est en grande partie la diversité des distributions (et la bien plus grande compétences des utilisateurs) qui assure aux distribution Libres une impénétrabilité par les virus (pour windows on découvre des millions de nouveaux virus par ans, pour GNU/Linux certaines années zéro, des fois 1 ou 2).

En résumé GNU/Linux n’est pas pour le grand public c’est un fait. Il est plutôt fait pour un public malin et le gros du public ne l’est pas.


#11

Concernant le “Syndrome Snapchat” :
"Vous devrez alors lui expliquer que Microsoft a si peu de parts de marché que son réseau social favori n’a pas pris la peine de faire une application pour son nouveau téléphone…"
Ce n’est heureusement pas la cause de la plupart des manques d’applications du Windows Store, mais si Snapchat n’est pas présent sur Windows Phone, c’est uniquement parce que son développeur est borné et qu’il déteste Microsoft :

C’est donc un cas particulier, mais oui, en général si une application n’est pas présente sur le Windows Store, c’est à cause de la faible part de marché de cet OS.


#13

J\'ai une analyse totalement inverse : les applications comme voie de croissance c\'est fini.
Alors évidemment, que dirais-je à mon enfant qui vient me voir pour me dire qu\'il ne trouve pas Snapchat sur mon téléphone ? sans doute la même chose que quand il viendra me dire qu\'il ne trouve pas de coca dans mon réfrigérateur ou que je n\'ai pas sorti la box télé de son carton... c\'est une question d\'éducation. Notons qu\'il ne viendra pas me voir pour toutes ces choses, parce qu\'il a compris pourquoi ça n\'avait aucun sens. Les applis (mais on pourrait presque généraliser aux devices sans moyen puissant de saisie comme le clavier) c\'est bon pour les décérébrés... il y en a beaucoup, certes, mais et alors ? on ne va pas en faire une ambition, surtout pas post-industrielle (sauf à écrire des articles pour TF1 dont le modèle économique est basé sur le biais permis par des licences étatiques). Certes Apple avec sa tablette a réussi à mettre fin à la loi de Moore pour l\'informatique grand public, mais ce n\'est que temporaire.
Et Meizu pourra toujours essayer de refourguer son stock de coques dorées, s\'ils n\'y arrivent pas ils pourront dire que c\'est de la faute d\'Ubuntu plutôt que d\'avouer que les éventuels acheteurs n\'avaient juste pas le même mauvais gout que ceux qui achètent des iPhones ou des Samsung que sais-je ?

Donc si jamais Androïd est bien l\'OS du futur, c\'est que Google prépare une meilleure intégration de Google Now et prépare la plupart des applis en cards. Là où Ubuntu n\'est pas vraiment à la hauteur c\'est que trop de développeurs font des applis au lieu de faire des scopes, et parfois même des scopes au lieu des faire des applis (il en restera toujours). Enfin l\'idée de faire des applis web... oui c\'est la bonne idée, parce que le web c\'est bien, l\'appli c\'était bien dans les années 90. Il ne faut pas oublier que l\'appli propriétaire sur smartphone avant l\'appli web c\'est un peu comme la psychanalyse avant la science du cerveau : on fait avec les moyens du bord parce qu\'il y a des gens qui souffrent. Oui il y a toujours des gens qui se font du business avec la pyschanalyse et les applis propriétaires, en faire un business-plan sur le long terme ça s\'appelle une arnaque. C\'est à dire qu\'il y a une différence entre celui qui sort du magasin en ayant oublié de payer son article, et celui qui rentrer dans le magasin avec son \"oubli\" déjà bien préparé. Hey, allez ! même Microsoft met en avant 365 (et vue la maturité de l\'utilisation online, c\'est là que se déroule désormais leur investissement), il a fallu dire au-revoir à Ballmer mais donc c\'est une bonne chose.

Ubuntu est bel et bien immature, mais je dirais que cet article s\'intéresse à un marché qu\'on peut espérer être mort au moment où Ubuntu sera vraiment arrivé à maturité... sinon ça voudra dire qu\'on sera resté bloqué dans les années 2000 (on a déjà 6 ans de retard hein).