Commentaires : Netflix pas alarmé par la chronologie des médias

netflix
svod
chronologiedesmédias
Tags: #<Tag:0x00007f920cca7628> #<Tag:0x00007f920cca70d8> #<Tag:0x00007f920cca6d68>

#1


Netflix n'est pas particulièrement inquiet des règles françaises organisant la chronologie des médias. C'est le message qu'a voulu faire passer le PDG de la plateforme américaine de vidéo à la demande sur abonnement (SVOD) dans les colonnes de Télérama, alors que le lancement du service en France doit avoir lieu dans les prochaines semaines (une conférence de presse doit avoir lieu le 15 septembre).

À nos confrères, Reed Hastings souligne que le catalogue de Netflix est d'abord composé de séries télévisées dont la diffusion n'est pas soumise à la chronologie des médias, contrairement aux longs-métrages. Et que si des films sont effectivement proposés sur la plateforme, ces derniers ont joué un rôle mineur dans le succès du site. En réalité, la clientèle a surtout été attirée par les séries.

Le chef d'entreprise cite d'ailleurs en exemple le cas du Royaume-Uni, pays dans lequel Netflix est présent depuis 2012. "Au Royaume-Uni, Sky Movies, qui est notre plus gros concurrent, a un contrat d'exclusivité avec les six plus grands studios américains, qui bloquent aussi les droits plus de trois ans. Cela ne nous a pas empêché de nous développer rapidement dans ce pays", relève-t-il.

En France, l'arrivée de Netflix préoccupe l'exécutif mais aussi la filière cinématographique.

En dehors des problématiques fiscales (Netflix a basé son siège européen aux Pays-Bas afin de limiter son exposition à l'impôt, ndlr), les autorités françaises songent à utiliser le levier de la chronologie des médias pour faire pression sur Netflix et l'obliger à se soumettre aux règles qui obligent les services de VOD à verser une part de leur chiffre d'affaires au fonds de soutien à la création.

L'ancienne ministre de la culture, Aurélie Filippetti, a ainsi évoqué une révision de la chronologie des médias dans laquelle la fenêtre de diffusion SVOD serait ramenée à 24 mois après la sortie en salles, contre 36 actuellement. Néanmoins, seuls les services de vidéo à la demande qui financent effectivement la création française pourraient en bénéficier.

Cela dit, l'on peut s'interroger sur l'efficacité d'un tel levier puisque celui-ci n'agit que sur un type de contenu considéré comme secondaire par le principal intéressé.

Aux dernières nouvelles, Netflix a l'intention de respecter la chronologie des médias même s'il dirigera ses activités en France depuis un pays étranger. Il faudra donc patienter au minimum trois ans avant que les films actuellement au cinéma soient proposés en SVOD sur Netflix. Sauf si une révision a lieu d'ici là et qu'elle bénéficie à la plateforme américaine.

Tant que ses concurrents directs seront soumis aux mêmes règles concernant la diffusion de films en SVOD, Netflix ne devrait pas souffrir de ce délai de trois ans. Et quand bien même ces derniers seraient avantagés parce qu'ils se montreraient plus conciliants sur le dossier du financement de la création française, Netflix conservera un atout de taille : ses séries télévisées originales...

Lire la suite


#2

cool
avec NETflix, je vais pourvoir revoir CHiPS


#3

Pourquoi s’alarmeraient-ils ? Ce sont les clients que la chronologie des médias embête, pas eu.


#4

Sérieux faudrait arrêter avec la chronologie des médiats et leur demander plutôt comment va impacter les contrats en cours sur les autres chaines (y compris pour des séries Netflix), les contrats de diffusion des anciennes séries et des futurs séries (les séries Marvel chez TF1 par exemple) etc... parce que là ça va les impacter mais ils ne disent rien...


#5

Moi je pose toujours cette question:

Quelle est le vrai modele d’affaire de ce type de service?

J’explique une grande surface a 2 circuits:
1 le plus logique le client paye (paille) son achat, cet achat finance la grande surface.
2 le circuit gris comme les marges arrières, le placement produit, et les autres fraits en tout genres facturés au fournisseur ou comment on fait payer un fournisseur pour avoir le droit de vous fournir sa propre marchandise voir même plus loin, les reportages TV et autres sont légions sur ces questions.

Cet exemple est une caricature mais lorsque on affirme fournir un service pour une somme ridicule par mois alors que cela doit couter une blinde en frait de toute sortes comme dirait l’autre “il y a un truc?”

Et moi je désire connaître “le truc” comme cela je sais ce que je paille le jour ou je désire souscrire a ce type de service.


#6

La chronologie des médias existe partout soit de façon légale soit par le choix des distributeurs cela n'a jamais posé de problèmes pour Netflix.
Effectivement, leur catalogue de films a toujours été moins fort que celui des séries même si l'amélioration est notable depuis quelques années.


#7

Il s'agit principalement d'un équilibre prix/consommation.
Tout le monde paye sur netflix mais tout le monde ne consomme pas de la même façon.
J'imagine qu'il doit y avoir un petit nombre de gros consommateurs qui coutent de l'argent à l'entreprise mais que la grande majorité consomment beaucoup moins.
La différence avec les services de musique plus "passifs" (on peut diffuser de la musique sans l'écouter), Netflix est plus actif car il s'agit de vidéo.
Ce ne sont bien sur que des suppositions.


#8

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chronologie_des_m%C3%A9dias c'est un truc franco-français ce machin.


#9

Comme je le précisais, la chronologie des médias comme concept qu'elle soit une obligation légale ou un accord commercial privé existe de facto partout.
Même aux USA, un film n'est pas disponible dans un service "a la demande" avant sa sortie DVD. Ce serait d'ailleurs une erreur commerciale de faire cela: quand un client est susceptible de payer $5 à $7 pour voir un film nouveau en VOD ou en location, ce serait con de le proposer dans un service comme Netflix.
Il y a bien sur des exceptions, les films "direct-to-DVD" par exemple mais pour la plupart des films de studio sortis au cinéma, c'est la règle.

La bizarrerie de la France est d'imposer des durées minimales d'exploitation par écran alors que le marché devrait pouvoir se réguler naturellement sans intervention de l'état.


#10

Ce qui est le fait que ce soit franco-francais c’est surtout le fait que c’est défini par des loi et réglementation.

Dans d’autres pays je suppose que c’est en fonction des accords entre pro.

Le systeme Français a le tord d’être trop rigide (égalité par l’absurde) alors que il peut tre bien définir des règles de calculs et non imposer le résultat.

Exemple le ca de l’encadrement des loyers

On a voulu définir le résultat prix du loyer au lieu de définir le mode de calcul pour éviter que un cagibi ne coute plus cher que un 100 m2 juste pour une histoire de vue (calcul au piffometre). en imposent une méthode de calcul claire, simple et logique comme l’investissement consenti dans le bien mis en location (lorsque le proprio investi dans le bien que il propose sur le marché de la location comme mise au normes, entretien direvers, propreté, pinture, etc. etc. avec preuve de l’investissement effectif, facture et qui n’est pas trop encien moins de 10 ans par exemple, mais ce n’est que une idée de calcul on est loin du piffometre de la belle vue, beau quartier etc. ou tu vois un cagibi a prix délirant sans aucun effort du proprio).


#11

Exactement.
Ceci dit la chronologie des médias (encadrée légalement ou pas) n’a jamais empêché Netflix de prospérer.


#12

Pas besoin de Netflix, le piratage est amplement suffisant. Au final la qualité et la quantité des contenus disponibles sur les plate-formes illégales sont supérieurs à ceux de Netflix, donc aucun intérêt pour moi.


#13

Netflix peut-il proposer un accès unique à l’ensemble du catalogue en fonction de la localisation IP?


#14

De ce que j’en ai testé le login/password n’est pas localisé à un territoire, c’est le DNS qui détermine la localisation.
Donc avec un bon VPN tu devrais avoir accès au catalogue US qui est probablement le plus fourni.
Je l’ai testé du canada et cela fonctionne, je ne garantis pas que cela fonctionnera en France.


#15

A mon avis ils ne vont pas se prendre la tête de plus ce laxisme du geolock les arrangent car cela attire une certaine clientèle (les plus exigent qui n’hésiteront pas a prendre l'abo plain pot pour en profiter un max).


#16

En fait il n'y a pas d'abo plein pot, le prix est le même pour tous (pour l'instant) et le catalogue est localisé par pays. on n'est pas censé regarder les vidéos du Netflix US par exemple si elles ne sont pas dispos dans le pays ou l'on se trouve car cela veut dire que Netflix n'en a pas négocié les droits pour ce territoire.
Pour être clair j'ai regardé Arrow sur le netflix us via un VPN au canada mais arrow n'est pas disponible sur netflix canada; que je paye plus cher ou non ne changerait rien.
A noter d'ailleurs que j'ai laissé tomber assez vite le VPN, le catalogue canadien étant assez riche en contenus pour ce que je regarde.


#17

Netflix, c'est 90% de marketing, 90% de réputation, le reste.....des vielles séries Us en cascade...


#18

L’avantage de Netflix c’est le strimingue… C’est devenu d’un chiant de télécharger il faut attendre 3 minutes pour un épisode !


#19

Mise par l’absurdité des localisations=geoloock (l’internet pour les nuls a prescrire en boucle chez les pro du divertissement) Je suppose que chez netflix on adapte le catalogue en fonction du public cible histoire de faire mouche et pars que le droit d’être stupide coute cher surtout a la découpe par pays la il ni a pas de frontière comme dirait l’autre. pour faire simple on s’adapte au marché que on vise ce qui rend la course au VPN sans interet pour la majorité des clients de la plate forme.


#20

Exact ... les séries sont le moteur de Netflix.

Les films ? 36, 24, 12 mois ? Sans importance ... on continuera à les télécharger via un VPN et basta !

Il n'est pas encore venu le temps où ils comprendront ... hein, Fleur ?