Commentaires : "Livre neuf" : une appellation à réserver aux livres jamais ouverts ?

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#1


Le problème est suffisamment important pour que la présidente de la commission de la culture au Sénat décide de s'en emparer. Dans une question posée jeudi à la ministre de l'économie numérique Fleur Pellerin, la sénatrice Marie-Christine Blandin alerte le Gouvernement sur les "pratiques commerciales de certains grands sites de vente de livres en ligne", qui utiliseraient l'appellation "livre neuf" de façon "trompeuse".

"Avec des prix variés, elle qualifie des ouvrages n'ayant jamais été mis en circulation et des ouvrages d'occasion en excellent état. Ceci entraîne une confusion dans l'esprit des consommateurs", remarque Mme Blandin. La sénatrice s'inquiète surtout de ce que la vente de livres d'occasion présentés comme "neufs" ne pose problème vis à vis de la loi de 1981 sur le prix unique du livre, qui impose aux libraires de vendre les livres au prix imposé par l'éditeur. 

Elle demande donc au Gouvernement "dans un premier temps d'examiner si cette confusion ne serait pas de nature à fragiliser la loi de 1981 et à créer un désavantage concurrentiel à l'égard des autres libraires et dans un second temps s'il y aurait possibilité de réserver le terme " livre neuf " aux ouvrages n'ayant jamais été utilisés".

Difficile de ne pas donner raison à Mme Blandin. Neuf, c'est neuf. D'occasion, c'est d'occasion.

Mais dans nos vérifications, que ce soit sur Amazon, sur Chapitre.com, sur PriceMinister, ou sur le site FNAC, nous n'avons jamais trouvé de livres d'occasion présentés comme "neuf" par le site en question. Tous utilisent une formule bien connue : "comme neuf".

La seule exception que nous avons trouvée est sur PriceMinister, où le site lui-même parle bien de livre "comme neuf", mais où certains vendeurs affirment dans la description que l'ouvrage qu'ils vendent est "neuf". Est-ce suffisant pour justifier de participer encore à l'inflation législative ? Pas sûr, d'autant que le code de la consommation doit suffire à réprimer l'utilisation du terme "neuf" pour des produits d'occasion.

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#2

Mes e-book sont neufs, allez me prouver le contraire :)


#3

De toute façon, les prix sont assez cher pour uniquement de la location. Pas encore assez attractif selon moi.


#4

Ooops, mauvais commentaire sur le mauvais article.

La différence est donc tellement subtile entre Neuf, et comme neuf ?


#5

c’est vrai :
le type qui revend un modem “neuf télécom”, il revend bien un produit “d’occasion”, oui mais “neuf”, oui mais d’occasion, oui mais neuf …
.
Pour un livre c’est pareil, un type qui ne sait pas lire revend bien un livre “neuf” qui n’a jamais servi, même si il a été ouvert, qu’on y a renversé du café et emballé du poisson avec les pages.
.
Parfois dans un magasin on achète des livres “neufs” (i.e. jamais ouverts) mais qui ont été stockés dans un local humide et sont donc soldés à cause de la moisissure. C’est du “neuf” ou de “l’occasion” ?
.
il n’ y a qu’à supprimer le terme “neuf”.
On vend un produit en excellent état, ou en état moyen, ou en mauvais état.
neuf sert juste à flatter l’égo du futur propriétaire qui aura l’impression de “dépuceler” le livre ( comma les vieux livres où il fallait couper les pages pour les lire).


#6

Donc si ca passe il suffirait a n'importe quel commercant d'ouvrir une fois un livre avant de le mettre en rayon pour pouvoir le vendre au prix qu'il veut comme par exemple moins cher que le fameux "prix unique" impose par l'editeur, c'est ca?
C'est la mort garantie des derniers petits libraires.


#7

Donc si ca passe il suffirait a n’importe quel commercant d’ouvrir une fois un livre avant de le mettre en rayon pour pouvoir le vendre au prix qu’il veut comme par exemple moins cher que le fameux “prix unique” impose par l’editeur, c’est ca?
C’est la mort garantie des derniers petits libraires.

C’est très ridicule comme idée.
Et le consommateur lambda est tellement un chieur que c’est pas prêt d’arriver,
encore pire si celui-ci sait lire.

Mais c’est un vrai-faux problème, en général ce sont les particuliers font des raccourcis rapide
"il

je n’ai pas encore croisé société ou fournisseur qui vendait de l’usé (même une seul
brève

A moins que le marché de la
comme un marché au puce, c’est peu probable.


#8

Super sujet... Le pur exemple de non-problème !


#9

Donc dans ce cas-là, les mangas de la FNAC devraient tous être vendus comme livres d'occasion, vu l'attroupement de lecteurs assis par terre devant les rayonnages...


#10

Mes e-book sont neufs, allez me prouver le contraire :)

mouaha bien vu


#11

Ou comment faire une loi qui va juste faire chier sans aucun bénéfice particulier.
On se demande bien avec quel lobby elle est aller parler celle-là


#12

[quote name=‘NoWay’ date=‘21/09/2012 - 10:45’ timestamp=‘1348217147’ post=‘1527421’]Donc si ca passe il suffirait a n’importe quel commercant d’ouvrir une fois un livre avant de le mettre en rayon pour pouvoir le vendre au prix qu’il veut comme par exemple moins cher que le fameux “prix unique” impose par l’editeur, c’est ca?
C’est la mort garantie des derniers petits libraires.[/quote]
La FNAC vend bien déjà ses livres en dessous du prix éditeur non ?


#13

[quote name=‘tass_’ date=‘21/09/2012 - 12:14’ timestamp=‘1348222464’ post=‘1527505’][quote name=‘NoWay’ date=‘21/09/2012 - 10:45’ timestamp=‘1348217147’ post=‘1527421’]Donc si ca passe il suffirait a n’importe quel commercant d’ouvrir une fois un livre avant de le mettre en rayon pour pouvoir le vendre au prix qu’il veut comme par exemple moins cher que le fameux “prix unique” impose par l’editeur, c’est ca?
C’est la mort garantie des derniers petits libraires.[/quote]
La FNAC vend bien déjà ses livres en dessous du prix éditeur non ?[/quote]
La loi permet des réductions maximales de 5% sur le prix éditeur.
Quasiment toutes les librairies le font plus ou moins (parfois il faut présenter sa carte étudiant, parfois c’est automatique : Amazon par exemple, ou chez E. Leclerc il me semble).


#14

Dans tous les cas c'est normal de faire une différence entre "neuf" et "comme neuf".
Pour un livre ou pour autre chose.

D'autant plus que les sites de vente d'occasion mélangent vendeur pro qui vendent du neuf, et vendeurs particuliers qui vendent de l'occasion (parfois en état neuf) et éventuellement du neuf (produit sous blister).


#15

Clair que c'est 'achement plus important et urgent que les questions de neutralité du réseau, puurrissage de la vie des consommateurs avec les DRM, etc.


#16

La Blandin ferait bien de s’attaquer à la DISPONIBILITE des ouvrages.
Les enseignes de vente en ligne n’ont pas 20% du catalogue qu’elles présentent en ligne.
FNAC, AMazon, etc.
L’essentiel est pour ces enseignes de présenter le catalogue le plus vaste possible. Si des ouvrages ne sont pas disponibles ou sont épuisés ils s’affichent tout de même comme disponibles !
C’est illégal non ?

db


#17

[quote name='Keeper Of The Seven Locks' date='21/09/2012 - 11:10' timestamp='1348218619' post='1527436']Donc dans ce cas-là, les mangas de la FNAC devraient tous être vendus comme livres d'occasion, vu l'attroupement de lecteurs assis par terre devant les rayonnages...[/quote]

Sans aller jusqu'au Japon vas au sous-sol de Junku à Opéra, les mangas sont sous plastique et des pages d'aperçu sont accrochées le long des rayons pour éviter de feuilleter. La même chose chez Book off, enseigne Japonaise de produits culturels "d'occasion" installée à Opéra, les livres et mangas que l'on y trouve sont dans un état tellement parfait qu'on jurerait qu'ils sont neufs...

Maintenant les occidentaux c'est une autre affaire...


#18

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