Commentaires : L'IGGN a regardé YouTube pour faire son rapport sur Sivens

youtube
gendarmerie
violence
Tags: #<Tag:0x00007f3d31c800f8> #<Tag:0x00007f3d31c87f88> #<Tag:0x00007f3d31c87e48>

#1


L'Inspection Générale de la Gendarmerie Nationale (IGGN) a rendu mercredi son rapport (.pdf) commandé après la mort de Rémi Fraisse sur la conduite des opérations de maintien de l'ordre dans le cadre du projet de barrage de Sivens (Tarn), qui conclut dans son ensemble à l'absence de manquements aux règles. Toutefois les inspecteurs retiennent deux comportements fautifs, qui ont pu être identifiés grâce aux vidéos filmées et publiées par les opposants ZADistes sur deux comptes YouTube, ceux de Louve Testet et de Okom Pom.

"Si d'autres manquements avaient été commis, il est probable que les opposants qui filmaient systématiquement les comportements des gendarmes les auraient médiatisés", note avec sarcasme l'IGGN.

La principale vidéo YouTube à charge est celle publiée le 14 octobre par Okom Pom, qui constitue un montage de plusieurs autres vidéos réalisées par les manifestants.

Selon le propre descriptif de l'IGGN, "sur la vidéo des opposants, on voit un manifestant faisant face à trois gendarmes au cours d'un mouvement de refoulement". "Il est repoussé puis plaqué au sol par un gendarme. Une fois à terre, un autre gendarme lui porte un coup de pied dans le sac à dos. Juste après, un gendarme (gradé) lui assène plusieurs coups de pied et un coup de tonfa dans le sac à dos. Dès qu'il aperçoit la scène, un gendarme revêtu d'un tee-shirt noir se dirige vers  l'auteur des coups pour stopper immédiatement son geste". 

Selon le rapport, le gradé a eu un "geste d'impatience" qui constitue un "dérapage individuel", lequel n'a pas fait l'objet d'un dépôt de plainte. Toutefois une sanction non spécifiée a été retenue contre le gradé (voir à 1:20) :



Ll'IGGN a également exploité cette vidéo pour pour analyser la scène d'une évacuation de caravane par un jet de grenade de désencerclement, qui projette 18 billes de caoutchouc à 15m (scène visible à 3:30). "La vidéo ne montre pas le gendarme jeter la grenade, ni celle-ci tomber dans la  caravane, ni l'occupante la ramasser", constate le rapport qui assure qu'il n'est pas possible de savoir si la grenade a bien été jetée dans la caravane. On laisse à l'appréciation des lecteurs les conclusions suivantes :

"Le lien entre la blessure et le jet d'une grenade DMP dans la caravane n'est pas  établi avec certitude. En effet, les images ne permettent pas d'identifier l'objet dont  l'explosion a provoqué le flash et la blessure".

"Le gendarme dit avoir visé un groupe de manifestants arrivant sur sa gauche (hors  champ sur la vidéo), qui convergeaient vers lui pour s'opposer à l'évacuation, et non  l'intérieur de la caravane. La présence de ces manifestants n'est toutefois pas confirmée".

"Les entretiens menés avec d'autres gendarmes qui étaient sur les lieux mais non  témoins de la scène n'ont pas permis de conforter ou d'infirmer les déclarations de l'auteur  du jet de la grenade."

Critique de l'auto-médiatisation de la ZAD

Par ailleurs, le rapport de l'IGGN critique vertement l'auto-médiatisation de leur mouvement par les ZADistes, et leur volonté de contrôler les images qu'ils diffusaient eux-mêmes sur YouTube. "Les multiples séquences filmées, que les opposants diffusent sur internet, montrent comment leur stratégie de harcèlement s'accompagne d'une politique de communication active", écrivent ainsi les inspecteurs. "Très tôt, les activistes vont empêcher voire interdire aux médias de  travailler sur la zone afin de garder le monopole des images destinées au public. Les  gendarmes constatent à plusieurs reprises des entraves au travail des journalistes (contrôle de ce qui est filmé ou photographié, violences verbales et physiques, restrictions de  circulation, dégradations de matériel professionnel ou de véhicule). Un journaliste de  BFMTV est molesté, des journalistes de France 3 subissent des violences physiques et la dégradation de leur véhicule. Seule une journaliste de M6 ose porter plainte pour la dégradation de sa voiture le 8 octobre".

"Au cours des affrontements les plus violents de fin  août, septembre et fin octobre, les journalistes sont contraints pour leur sécurité de rester au  sein du dispositif des forces de l'ordre et sont très souvent pris à partie verbalement, en  particulier par des activistes cagoulés qui ne veulent pas être filmés. Après le décès de Rémi Fraisse, les médias classiques ne sont en possession que des seules images émanant des opposants au projet de retenue d'eau".

Néanmoins l'IGGN sait aussi utiliser les images au bénéfice des gendarmes, lorsque l'Inspection note que "comme en attestent les vidéos diffusées sur Internet, les forces de l'ordre cherchent à maintenir à distance les manifestants pour éviter les affrontements", et que "leur riposte est graduée selon le niveau des violences qu'elles subissent".

"Les enregistrements  prouvent qu'elles respectent la procédure fixée par la loi", assure l'IGGN.

Lire la suite


#2

On laisse à l’appréciation des lecteurs les conclusions suivantes

La conclusion sur cette partie du rapport est :

Entre temps, le GGD 81 a recueilli l’information selon laquelle l’occupante de la caravane aurait déposé plainte à Toulouse lundi 3 novembre, soit près d’un mois après l’incident. A ce jour, ce renseignement n’est pas confirmé, aucun service d’enquête ne semble avoir été saisi de ces faits.

ou:

Le sous-officier a commis une faute d’appréciation qui doit être sanctionnée au plan professionnel.

Vous n’avez fait qu’énumérer les faits pas les conclusions ;)


#3

Sérieux cette histoire est gonflante…je n’aime pas particulièrement les Gendarmes Mobiles mais quand on veux aller a la castagne avec eux il faut assumer.
Je les trouve même plutôt modérés avec ce qu’ils se prennent sur la gueule de la part de ces “écolos”.


#4


#5

On a regardé les vidéos et tout va bien.
Nul doute qu’à 1h40 du matin on doit voir tous les détails sur les films.


#6

Si je ne m’abuse, y’a eu des jets de cocktails molotovs contre les CRS… A partir de là, c’est normal qu’ils ripostent avec des armes (censées être) non létales, non ?


#7

Toute cette violence envers le peuple que l'on est sensé protéger et servir ...


#8

Compte les blessés dans le camp du peuple et ceux dans le camp des Robocops. Regarde aussi la différence d'armement,, de technologie, d'entrainement... C'est pas avec 3 pov' cocktails molotovs maison qu'ils vont faire bien mal face à ces gens.
Et niveau chronologique, es-tu si sûr que ce sont eux qui on commencé à jeter les molotovs ?
De plus les gendarmes sont censé protéger la population, pas lui taper dessus. Les militants là-bas sont (pas tous, il y a toujours des extrémistes partout, bien entendu) non violents. Si la police ne les provoque pas, pas de bagarre.


#9

C'est forcément la faute des vilains gendarmes puisqu'ils utilisent la force pour maintenir l'ordre.

Maintenir l'ordre par la force, où va-t-on ? C'est digne des régimes totalitaires.


#10

Curieusement, les gendarmes mobiles et crs font moins les fiers quand il y a des agriculteurs, des docker ou tout autre rassemblement de gens capables de rendre les coups. Mais dès que ce sont des hippies, des étudiants, des jeunes, des profs, des écolo, là, pas de souci.

Quand à ce qu'ils se prennent sur la gueule, faut pas exagérer, ils sont armés, bardés de protections, et visiblement dangereux puisqu'ils ont tué.


#11

voici un petit avant gout pour ces manifestant de ce que pourrait donner l’anarchie tant voulue,
sauf que dans leur utopie tu ne peux pas demander une enquete de IGN ni de faire appel à la justice

en face si t’as des mecs plus armé et organisés que toi t’en prends plein la tronche quand tu les faits chier et tu ne peux pas la ramener

un CRS il en prends plein la tronche pendant des heures et au bout d’un moment arrive l’ordre “vas-y”
j’imagine si j’étais à leur place, heureusement qu’ils ont des formations pour rester zen car il y a 30 ans les assauts étaient autrement plus violents


#12

quand t’es un mage de feu en tissus face à un paladin et que tu te retrouve OOM (out of molotov) c’est ta classe d’armure qui fait la diff au CAC


#13

lol


#14

De ne voir les gendarmes qu en gentils et victimes, c est croire au monde de oui oui !!

On peut seulement constater qu avec la crise dans le monde entier, la répression musclé de tout mouvement contestataire ce généralise.


#15

LA question que je me pose est : que font les gendarmes sur place ? Soit ils doivent faire procéder à l'évacuation de force, et ils n'en sont pas capables de toute évidence, soit ils ne font que surveiller, et ils n'ont pas grand chose à faire armés au contact des ZADistes.
Bref, à part générer de l’affrontement entre forces de l'ordre et ZADistes (donc de la médiatisation et malheureusement des blessés et un mort), quel est l'objectif du maintien de la force publique sur place ?


#16

Ah bon ? Ils souhaitent l’anarchie ? Vraiment ?

Je croyais qu’il s’agissait de personne opposées à un projet visant a créer une réserve d’eau qu’ils estiment surdimensionnée car basée sur une étude non réactualisé, et qu’ils reprochaient un certain nombre d’irrégularité audit projet.

Je croyais aussi qu’ils souhaitaient préserver une zone humide et son biotope.

C’est un peu facile de taxer tout contestataire de méchant anarchiste irresponsable. Ya pas de coté tout blanc ou tout noir, mais de toute évidence, il a été décidé que le débat était clos, et qu’il convenait d’envoyer les gendarme mobile sur ceux qui trouvaient a y redire.


#17

...


#18

Morigan, si tu prenais tes infos là où tout bon français devrait le faire, je veux parler des journaux télévisés, tu saurais de quel côté sont les gentils.

Comme par exemple sur cette vidéo, où de méchants terroristes agressent de pauvres gendarmes, qui heureusement savent rester zen.


#19

Dans une manif, dès que ça commence à dégénérer, qu’il y a des casseurs, que les flics ou les manifestants commencent à se jeter dessus … il vaut mieux partir. Non ?


#20

Sivens : la gendarmerie s’appuie sur la fachosphère

Voilà voilà...