Les nouveaux visages de la censure

philosophie
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#1

Par Riss, le 7 janvier 2020.

Morceaux choisis.

Le développement des réseaux sociaux a permis de diffuser des opinions très diverses, parfois enrichissantes, mais parfois obscures, appelant à boycotter, à dénoncer, à fustiger les points de vue atypiques, non conformistes, ou simplement maladroits. Surveillés en permanence par ces petits gourous malsains, on serait tentés de se laisser gagner par le pessimisme.

Mais en réalité, cette époque n’a jamais été aussi exaltante. Tous ces petits connards (sic) et toutes ces petites connasses (re-sic) qui pérorent à longueur de pétitions débiles, de proclamations sentencieuses, et qui se croient les rois du monde derrière le clavier de leur ­smartphone, nous donnent une formidable occasion de les ­caricaturer, de les ridiculiser, de les combattre.

Car la morale qu’ils croient défendre n’est en réalité qu’un moralisme de plus. Les vieux interdits ont été remplacés par de nouveaux. Les pères la pudeur de jadis ont été chassés par les blogueurs la pudeur d’aujourd’hui. Les flammes de l’enfer d’autrefois ont laissé la place aux tweets délateurs de maintenant.

Heureusement, il reste le plaisir. Le plaisir de dire merde à ces nouveaux gourous de la pensée formatée. Hier, on disait merde à Dieu, à ­l’armée, à l’Église, à l’État. Aujourd’hui, il faut apprendre à dire merde aux associations tyranniques, aux minorités nombrilistes, aux blogueurs et blogueuses qui nous tapent sur les doigts comme des petits maîtres d’école quand au fond de la classe on ne les écoute pas et qu’on prononce des gros mots : « couille molle, enculé, pédé, connasse, poufiasse, salope, trou du cul, pine d’huître, sac à foutre ».

Écrivez ces mots sur votre compte Twitter, et aussitôt 10 000 petits Torquemada vous jetteront au bûcher. Faut-il pour autant se laisser impressionner par cette meute de mâchoires prêtes à vous déchiqueter ? Bien au contraire, amusons-nous à faire hurler ces loups. Puisqu’il suffit de leur tirer la queue pour qu’ils se mettent à couiner.


#2

Et plus ça va, plus Numerama fait partie de cette caste. Quand on voit les suppressions de commentaires en masse sur les articles (le dernier en date, l’article sur Autant en Emporte Le Vent), c’est de pire en pire.


#3

Bienvenue en Russie.


#4

Ou encore l’article sur les cartes Magic “racistes”. Le rédacteur de l’article n’a pas accepté qu’on ne soit pas d’accord avec lui. Surréaliste.


#5

ça sent bientôt l’ouverture d’un forum parallèle pour pouvoir discuter de façon vraiment libre de leurs articles.