Commentaires : Les films de cinéma seraient "de première nécessité", mais il ne faut

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#41

[quote name=‘BenjaminG’ date=‘08/11/2011 - 12:39’ timestamp=‘1320752372’ post=‘1409058’][quote name=‘dannyel’ date=‘08/11/2011 - 11:46’ timestamp=‘1320749161’ post=‘1409026’][quote name=‘BenjaminG’ date=‘08/11/2011 - 11:31’ timestamp=‘1320748265’ post=‘1409016’]> que ceux qui partagent ces biens culturels “de première nécessité”

Il est toujours drôle de se cacher derrière “le partage de biens culturels” quand on veut simplement parler de téléchargement illégal.[/quote]
on ne peut prouvé le téléchargement illégal car quand tu achètes soit sur internet ou un vide grenier rien ne te prouve que
les droits n’ ont pas été payés et dans un vide grenier ou sur internet par exemple que la marchandise n’est pas volée , d ’ ou la loi sur le défaut de sécurisation de ligne que peu de monde sait mettre en place car le logiciel n’existe pas;[/quote]

Que la justice puisse le prouver ou non n’influe en rien sur la phrase : Parler de “partage de biens culturels” quand on veut parler de téléchargement illégal d’oeuvre, je trouve cela un peu hypocrite.[/quote]

Et quand c’est John Stiglitz et Paul Krugman qui expliquent que ce partage gratuit est inévitable ? C’est toujours hypocrite, ou c’est juste une vision un peu plus élevée et transversale que les conceptions propriétaires et cupides de quelques industries qui ont les faveurs du législateur ?


#42

Ils veulent de l’argent, de l’argent, de l’argent …

Tous les moyens, tous les rateliers, tous les motifs sont bons.


#43

[quote name=‘U. Harkogansk-Malatesta’ date=‘08/11/2011 - 12:47’ timestamp=‘1320752876’ post=‘1409065’][quote name=‘BenjaminG’ date=‘08/11/2011 - 12:39’ timestamp=‘1320752372’ post=‘1409058’][quote name=‘dannyel’ date=‘08/11/2011 - 11:46’ timestamp=‘1320749161’ post=‘1409026’][quote name=‘BenjaminG’ date=‘08/11/2011 - 11:31’ timestamp=‘1320748265’ post=‘1409016’]> que ceux qui partagent ces biens culturels “de première nécessité”

Il est toujours drôle de se cacher derrière “le partage de biens culturels” quand on veut simplement parler de téléchargement illégal.[/quote]
on ne peut prouvé le téléchargement illégal car quand tu achètes soit sur internet ou un vide grenier rien ne te prouve que
les droits n’ ont pas été payés et dans un vide grenier ou sur internet par exemple que la marchandise n’est pas volée , d ’ ou la loi sur le défaut de sécurisation de ligne que peu de monde sait mettre en place car le logiciel n’existe pas;[/quote]

Que la justice puisse le prouver ou non n’influe en rien sur la phrase : Parler de “partage de biens culturels” quand on veut parler de téléchargement illégal d’oeuvre, je trouve cela un peu hypocrite.[/quote]

Et quand c’est John Stiglitz et Paul Krugman qui expliquent que ce partage gratuit est inévitable ? C’est toujours hypocrite, ou c’est juste une vision un peu plus élevée et transversale que les conceptions propriétaires et cupides de quelques industries qui ont les faveurs du législateur ?[/quote]

Tu fais un amalgame entre accord de distribution et gratuité de distribution.
Tu peux très bien avoir un produit gratuitement mais soumis à des accords de distribution. Ex: le film du dimanche soir sur TF1.

Je trouve encore dommage que beaucoup ici fasse l’amalgame entre “partage de biens culturels” et son “prix”. Ca me rappelle l’époque des gens qui faisait (et qui font encore) l’amalgame entre opensource == gratuit.


#44

C’est surtout des enfants gâtés qui se croient au centre du monde (comme les maisons de disques et maintenant les éditeurs de livres) et pensent qu’on doit se soumettre à leurs caprices.


#45

[quote name=‘BenjaminG’ date=‘08/11/2011 - 12:55’ timestamp=‘1320753344’ post=‘1409070’]Tu fais un amalgame entre accord de distribution et gratuité de distribution.
Tu peux très bien avoir un produit gratuitement mais soumis à des accords de distribution. Ex: le film du dimanche soir sur TF1.

Je trouve encore dommage que beaucoup ici fasse l’amalgame entre “partage de biens culturels” et son “prix”. Ca me rappelle l’époque des gens qui faisait (et qui font encore) l’amalgame entre opensource == gratuit.[/quote]

C’est toi qui ne comprends pas. Je ne parle pas d’accord de distribution, je parle de détournement du droit d’auteur par l’industrie, et de transformation du droit d’auteur en droit d’éditeur.

Le droit de distribution ne s’explique que s’il y a quelque chose à distribuer. Si le support physique disparaît, il peut y avoir échange direct entre l’artiste et le public. Seule demeure la question du prix.

Je parle donc de la disparition de la justification technico-économique du prix de distribution en raison de la disparition de la rareté économique caractérisée par le support physique. Je parle de maintien forcé d’un modèle économique basé sur le vampirisme des artistes par des intermédiaires techniques et commerciaux qui ont perdu leur raison d’être. Je parle de nouveau paradigme de la diffusion culturelle, fondée sur la propagation gratuite des créations pour alimenter des modes alternatifs de rémunération (concerts, éditions spéciales, etc.). Je parle de ramener le droit d’auteur à ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être : un monopole d’exploitation personnel (réservé au créateur) et provisoire, permettant au public d’en profiter librement le plus vite possible, sous réserve d’assurer la subsistance du créateur.

L’idée c’est que dans la mesure où la rareté matérielle qui justifiait la prolifération d’intermédiaires techniques a disparu, leur rôle a disparu également. Payer un droit d’auteur à l’auteur, tout le monde ne demande que ça. Tant que cette rémunération ne sera pas effective, on va continuer à “partager la culture” sans demander leur avis aux lobbies industriels.

Ce qui est choquant, c’est d’assimiler le téléchargement illicite au vol, ce qui est une hérésie juridique et un non-sens historique.


#46

[quote name='dannyel' date='08/11/2011 - 11:51' timestamp='1320749461' post='1409030']
Ma cassette , ma cassette , on dirait Harpagon dans " l ' avare "
Je veux en prendre mais pas en donner
face je gagnes , pile tu perds
[/quote]

C'est effectivement une excellente description de la politique des maisons de disques et des industries culturelles en général...


#47

[quote name='U. Harkogansk-Malatesta' date='08/11/2011 - 13:03' timestamp='1320753833' post='1409075'][quote name='BenjaminG' date='08/11/2011 - 12:55' timestamp='1320753344' post='1409070'][quote name='U. Harkogansk-Malatesta' date='08/11/2011 - 12:47' timestamp='1320752876' post='1409065'][quote name='BenjaminG' date='08/11/2011 - 12:39' timestamp='1320752372' post='1409058'][quote name='dannyel' date='08/11/2011 - 11:46' timestamp='1320749161' post='1409026'][quote name='BenjaminG' date='08/11/2011 - 11:31' timestamp='1320748265' post='1409016']> que ceux qui partagent ces biens culturels "de première nécessité"

Il est toujours drôle de se cacher derrière "le partage de biens culturels" quand on veut simplement parler de téléchargement illégal.[/quote]
on ne peut prouvé le téléchargement illégal car quand tu achètes soit sur internet ou un vide grenier rien ne te prouve que
les droits n' ont pas été payés et dans un vide grenier ou sur internet par exemple que la marchandise n'est pas volée , d ' ou la loi sur le défaut de sécurisation de ligne que peu de monde sait mettre en place car le logiciel n'existe pas;[/quote]

Que la justice puisse le prouver ou non n'influe en rien sur la phrase : Parler de "partage de biens culturels" quand on veut parler de téléchargement illégal d'oeuvre, je trouve cela un peu hypocrite.[/quote]

Et quand c'est John Stiglitz et Paul Krugman qui expliquent que ce partage gratuit est inévitable ? C'est toujours hypocrite, ou c'est juste une vision un peu plus élevée et transversale que les conceptions propriétaires et cupides de quelques industries qui ont les faveurs du législateur ?[/quote]

Tu fais un amalgame entre accord de distribution et gratuité de distribution.
Tu peux très bien avoir un produit gratuitement mais soumis à des accords de distribution. Ex: le film du dimanche soir sur TF1.

Je trouve encore dommage que beaucoup ici fasse l'amalgame entre "partage de biens culturels" et son "prix". Ca me rappelle l'époque des gens qui faisait (et qui font encore) l'amalgame entre opensource == gratuit.[/quote]

C'est toi qui ne comprends pas. Je ne parle pas d'accord de distribution, je parle de détournement du droit d'auteur par l'industrie, et de transformation du droit d'auteur en droit d'éditeur. Je parle de disparition de la justification technico-économique du prix de distribution en raison de la disparition de la rareté économique caractérisée par le support physique. Je parle de maintien forcé d'un modèle économique basé sur le vampirisme des artistes par des intermédiaires techniques et commerciaux qui ont perdu leur raison d'être. Je parle de nouveau paradigme de la diffusion culturelle, fondée sur la propagation gratuite des créations pour alimenter des modes alternatifs de rémunération (concerts, éditions spéciales, etc.). Je parle de ramener le droit d'auteur à ce qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être : un monopole d'exploitation personnel (réservé au créateur) et provisoire, permettant au public d'en profiter librement le plus vite possible, sous réserve d'assurer la subsistance du créateur.

L'idée c'est que dans la mesure où la rareté matérielle qui justifiait la prolifération d'intermédiaires techniques a disparu, leur rôle a disparu également. Payer un droit d'auteur à l'auteur, tout le monde ne demande que ça. Tant que cette rémunération ne sera pas effective, on va continuer à "partager la culture" sans demander leur avis aux lobbies industriels.

Ce qui est choquant, c'est d'assimiler le téléchargement illicite au vol, ce qui est une hérésie juridique et un non-sens historique.[/quote]

Et toi, tu as toujours pas compris que "partager la culture" d'un auteur sans lui demander son accord, cela reste illégal (et moralement, c'est pas top non plus). Je ne parle que de cela.

Et tu as raison, le téléchargement illégal n'est un vol, c'est une contrefaçon. mais pour l'hérésie, j'ai un doute.

Je réponds à certaines de tes passages indépendamment :

Je parle de maintien forcé d'un modèle économique basé sur le vampirisme
des artistes par des intermédiaires techniques et commerciaux qui ont perdu leur
raison d'être.

Les intermédiaires techniques et commerciaux qui existent autour des artistes sont là parce qu'ils l'ont voulus. Si un intermédiaire (tech, comm, market, etc...) utilisent une oeuvre soumis aux droits d'auteurs sans avoir les droits de ce ou ces derniers, cela s'appelle de la contrefaçon.

Pour être "intermédiaire technique/commercial et marketing" de certains artistes, je ne leurs met pas le couteau sous la gorge pour signer avec moi. Y'a des accords, des contrats signés et des bordures définies. Tout travail mérite salaire. Si j'arrive à vendre leurs oeuvres sur un territoire donnée, je ne le fais pas de bonté de coeur, même si j'aime l'artiste et ce qu'il fait (voire même quand je co-produis parce que je crois en lui ou eux).

De plus, les artistes ont tendance a aimer ce genre d'intermédiaire parce que c'est pas leur boulot. Je suis désolé de te choquer, mais ce sont eux même qui nous demande. Ils préfèrent travailler sur ce qu'ils connaissent et qu'ils font bien : la création. Le reste, ca les emmerdes genre la paperasse, les réunions pour négocier des diffusions et des distributions, etc... (et je les comprends). Je préfère qu'un artiste passe 100% (voire 90%) de son temps sur ses projets et non en perte de temps pour tenter de les vendre.

Cela revient sur ce que tu disais "un monopole d'exploitation personnel (réservé au créateur)", l'artiste exploite son image et ses créations déjà actuellement, ce ne sont pas des tiers qui exploitent son image et ses créations à sa place (sauf si c'est lui qui en fait la demande, mais il reste quand même maître des contrats qu'ils signent avec ces fameux tiers)


#48

C’est bizarre quand même, le lobby du cinéma voudrait que la culture soit considérer comme un bien de première nécessité, mais en le vendant au prix d’un produits de luxe.


#49

[quote name='Sacefe' date='08/11/2011 - 13:30' timestamp='1320755458' post='1409088']C'est bizarre quand même, le lobby du cinéma voudrait que la culture soit considérer comme un bien de première nécessité, mais en le vendant au prix d'un produits de luxe.[/quote]

+10

@ BenjaminG : ce que tu appels "téléchargement illégal", j'appelle cela "partage moral" !


#50

Tout dépend de quoi on parle.
Partager le block-buster à peine sorti (voir avant sa sortie) n’est ni moral, ni de la culture.
Partager le même block-buster deux ou trois ans après sa sortie, ça commence à ressembler à du partage de la culture.
Le partager après 10 ans, là c’est clairement de la culture, et je trouve ça moral.


#51

Il se moquent de nous en inversant les rôles : le cinéma n'est pas de "première nécessité" pour le consommateur, alors que le consommateur, lui, est bien un élément de "première nécessité" pour cette industrie.

Maintenant, est-ce que les citoyens ont bien conscience de cela ? Pas sûr !

Le jour où ils en prendront réellement conscience, ils reprendront leur souveraineté...


#52

Désolé de le dire mais Numerama et l’ARP tombent un peu dans le piège de la rhétorique du gouvernement: son fameux plan d’austérité (qui va reposer in fine sur les classes moyennes et les plus pauvres) va quand même peser dans les domaines de la santé, du logement, etc. Là on a l’impression que c’est indolore puisqu’il ne touche pas “aux produits de première nécessité”… alors lire “qui n’exclue pas les biens et services culturels de l’effort collectif de désendettement”, c’est lire une vraie prise de position politique, du reste assez étonnante (ou pas)…


#53

Si hadopi t’attrapes , pourquoi nier que tu l’as téléchargé en se réfugiant derrière " mon wifi a été piraté " ou autres excuses
autant l’avouer et leur dire que sur le site rien ne prouve que les droits n 'ont pas été payés .
A eux de faire la recherche ! non ?


#54

[quote name='WickedFaith' date='08/11/2011 - 13:39' timestamp='1320755943' post='1409095'][quote name='JeSToFuNk' date='08/11/2011 - 13:34' timestamp='1320755691' post='1409091']@ BenjaminG : ce que tu appels "téléchargement illégal", j'appelle cela "partage moral" ![/quote]
Tout dépend de quoi on parle.
Partager le block-buster à peine sorti (voir avant sa sortie) n'est ni moral, ni de la culture.
Partager le même block-buster deux ou trois ans après sa sortie, ça commence à ressembler à du partage de la culture.
Le partager après 10 ans, là c'est clairement de la culture, et je trouve ça moral.[/quote]

Globalement je suis d'accord avec toi. Mais aujourd'hui, pour avoir le droit de partager une chanson par exemple, il faut attendre 100 ans, et si la chanson à été réenregistré, rien qu'au niveau de l'instrumentale (même si cette dernière est 100% identique), alors on est reparti pour 100ans !

Pour moi, à partir du moment ou un film est passé sur la télévision gratuite, tout le monde devrait y avoir accès. Idem si un film ou une série passe sur une chaine payante dont tu es abonné. On paye une redevance, un abonnement, pour que les chaines achètent à prix d'or des films à nous passer le dimanche soir (et aussi pour payer leurs salariés)

Nous sommes tous d'accord pour dire que le cinéma est culturel, mais le prix d'un blueray (30€) ou d'une place de ciné (10€) est de plus en plus cher. Quand ont voit que des films font des centaines de millions de dollars en quelques jours dans les salles ...

Personnellement, payer, encore payer, et toujours repayer pour que des scientologues donnent des millions à leur secte, église pardons ^^ ça m'emmerde un peu ! (l'exemple vaut ce qu'il vaut, c'est un exemple parmi d'autres).

L'industrie du cinéma de nos jour ce n'est ni plus ni moins qu'une moule restée accrochée à son rocher, rocher datant bientôt de la pré histoire !


#55

Tout dépend de quoi on parle.
Partager le block-buster à peine sorti (voir avant sa sortie) n’est ni moral, ni de la culture.
Partager le même block-buster deux ou trois ans après sa sortie, ça commence à ressembler à du partage de la culture.
Le partager après 10 ans, là c’est clairement de la culture, et je trouve ça moral.[/quote]

Tu évoques quelque chose d’intéressant : le problème se situerait sur un aspect assez présent lors des débats sur les partisans du partage: celui que le partage servirait à la publicité pour l’artiste. Ce que tu exposes ne serait donc plus de la publicité pour le créateur (ou les créateurs), ca serait encore autre chose. mais cela soulève un problème, ce sont les oeuvres, même 10 ans après qui sont encore exploités par les créateurs.

De temps à autres, on entend les gens criaient sur le fait que les droits sont reculés pour Disney et notamment l’exploitant commerciale de “Mickey Mouse”. C’est vrai que des années après la mort de Walt Disney, on se demande à quoi cela sert. Mais on peut aussi rétorquer qu’une société (genre -au pif- chinoise) qui utilise l’image Mickey Mouse pour refourguer des produits de mauvaises qualités et ceci en toute légalité, ca risque d’être pas top du tout. Sauf si on prévoit une dérogation “pour une utilisation non-commerciale” une sorte de “fair-use” plus poussé. Mais va savoir si certains vont pas trouver une faille derrière pour exploiter eux-même le filon (et donc le créateur à ses dépends)


#56

La culture serait donc un besoin primaire ? On aura tout entendu décidément... Faudrait les inscrire à des cours d'économie ils leur manquent les bases là.


#57

Pour moi, à partir du moment ou un film est passé sur la télévision gratuite, tout le monde devrait y avoir accès. [quote name='JeSToFuNk' date='08/11/2011 - 13:50' timestamp='1320756654' post='1409105'][quote name='WickedFaith' date='08/11/2011 - 13:39' timestamp='1320755943' post='1409095'][quote name='JeSToFuNk' date='08/11/2011 - 13:34' timestamp='1320755691' post='1409091']@ BenjaminG : ce que tu appels "téléchargement illégal", j'appelle cela "partage moral" ![/quote]
Tout dépend de quoi on parle.
Partager le block-buster à peine sorti (voir avant sa sortie) n'est ni moral, ni de la culture.
Partager le même block-buster deux ou trois ans après sa sortie, ça commence à ressembler à du partage de la culture.
Le partager après 10 ans, là c'est clairement de la culture, et je trouve ça moral.[/quote]

Globalement je suis d'accord avec toi. Mais aujourd'hui, pour avoir le droit de partager une chanson par exemple, il faut attendre 100 ans, et si la chanson à été réenregistré, rien qu'au niveau de l'instrumentale (même si cette dernière est 100% identique), alors on est reparti pour 100ans !

Pour moi, à partir du moment ou un film est passé sur la télévision gratuite, tout le monde devrait y avoir accès. Idem si un film ou une série passe sur une chaine payante dont tu es abonné. [/quote]

En fait, récemment, j'ai eu ce genre de discussion. Sur le coup, j'avais trouvé l'idée pas déconnant. Il est vrai que la télévision est la dernière étape dans la chronologie des médias.

Et puis, plus tard, je me suis souvenu d'un truc tout simple : les télévisions ne programment que ce qu'elles ont achetés. Beaucoup de films ne passent pas à la télévision (encore heureux). A une époque, les Disney ne passaient même pas à la télévision.

Donc de spécifier que la télévision est l'étape ou tout le monde devrait y avoir accès est - à mon avis - pas une bonne idée. Déjà parce que tu fais tomber les films/séries en direct-to-video dans un no-man's-land de juridique pour "partage à but non lucratif" (droit ou pas droit finalement ?), que la télévision n'est pas une fin en soi et qu'il se peut qu'un film en direct-to-video puisse être diffusé beaucoup plus tard à la télévision (alors que ce n'était pas prévu, genre 10 ou 15 ans plus tard) (ah oui, et quid des films/séries achetées par la tv mais jamais diffusés ?)

Sujet intéressant, idées à débattre et les réflexions et pistes sont loin d'être évidentes.


#58

Eh bien demandons leur avis aux artistes, pas aux maisons de disques et industries de la culture. Demandons-leur comment ils veulent être rémunérés. On va rire.

[quote name=‘BenjaminG’ date=‘08/11/2011 - 13:20’ timestamp=‘1320754834’ post=‘1409082’]
Et tu as raison, le téléchargement illégal n’est un vol, c’est une contrefaçon. mais pour l’hérésie, j’ai un doute.[/quote]

Mentir sur la qualification juridique, comme le fait ce gouvernement dans sa propagande, c’est une hérésie juridique.

[quote name=‘BenjaminG’ date=‘08/11/2011 - 13:20’ timestamp=‘1320754834’ post=‘1409082’]
Je réponds à certaines de tes passages indépendamment :

Je parle de maintien forcé d’un modèle économique basé sur le vampirisme
des artistes par des intermédiaires techniques et commerciaux qui ont perdu leur
raison d’être.

Les intermédiaires techniques et commerciaux qui existent autour des artistes sont là parce qu’ils l’ont voulus. Si un intermédiaire (tech, comm, market, etc…) utilisent une oeuvre soumis aux droits d’auteurs sans avoir les droits de ce ou ces derniers, cela s’appelle de la contrefaçon. [/quote]

Parce qu’ils l’ont voulu ou parce qu’ils n’ont pas eu le choix ?

Tu veux me faire croire que les artistes peuvent négocier les contrats d’adhésion soumis par les maisons de disques ? Ahhahaha.

Comment expliques-tu dans ce cas les netlabels ?

On va pas réexpliquer les choses une nouvelle fois : un modèle économique et industriel construit intégralement sur la rareté du support physique et le coût des techniques d’enregistrement s’effondre purement et simplement quand la rareté matérielle disparaît et que les techniques de production n’impliquent plus de coûts significatifs.

Il ne reste que le droit d’auteur qui doit revenir à l’auteur. Je veux pouvoir payer l’auteur, et non financer une industrie moribonde qui ne lui reverse que 6 à 8% de la marge générée par la distribution de copies physiques de sa création.

[quote name=‘BenjaminG’ date=‘08/11/2011 - 13:20’ timestamp=‘1320754834’ post=‘1409082’]
Pour être “intermédiaire technique/commercial et marketing” de certains artistes, je ne leurs met pas le couteau sous la gorge pour signer avec moi. Y’a des accords, des contrats signés et des bordures définies. Tout travail mérite salaire. Si j’arrive à vendre leurs oeuvres sur un territoire donnée, je ne le fais pas de bonté de coeur, même si j’aime l’artiste et ce qu’il fait (voire même quand je co-produis parce que je crois en lui ou eux).[/quote]

Fantaisiste. Ton travail en tant qu’intermédiaire technique est condamné à plus ou moins court terme. On te met pas le couteau sous la gorge, ça fait plus de 10 ans qu’on te prévient. Tu changes ton modèle économique ou tu disparaîs, parce que les usages ont changé, et que l’évolution technologique ramène le droit d’auteur à sa source : un monopole d’exploitation provisoire au profit du créateur.

Ton rôle économique et technique disparaissant, ta rémunération s’analyse désormais comme une dîme indûment perçue sur ce qui doit revenir à l’artiste.

Qu’on fasse jouer la solidarité nationale pour permettre à tes salariés de se reconvertir ou de rejoindre une autre filière, ok, mais pendant un délai transitionnel raisonnable (qu’on a depuis longtemps dépassé par la faute de la propagande et du lobbying des maisons de disque et des industries du contenu, précisément).

[quote name=‘BenjaminG’ date=‘08/11/2011 - 13:20’ timestamp=‘1320754834’ post=‘1409082’]
De plus, les artistes ont tendance a aimer ce genre d’intermédiaire parce que c’est pas leur boulot. Je suis désolé de te choquer, mais ce sont eux même qui nous demande. Ils préfèrent travailler sur ce qu’ils connaissent et qu’ils font bien : la création. Le reste, ca les emmerdes genre la paperasse, les réunions pour négocier des diffusions et des distributions, etc… (et je les comprends). Je préfère qu’un artiste passe 100% (voire 90%) de son temps sur ses projets et non en perte de temps pour tenter de les vendre.[/quote]

Le discours anachronique d’une industrie vieillissante n’a rien de choquant. Je connais suffisamment d’artistes pour savoir que s’ils recourent à des intermédiaires, c’est parce qu’ils n’ont pas le choix. Parce que jusqu’à peu, c’était le seul moyen de propager ses oeuvres et de se faire connaître. Qu’ensuite un artiste veuille s’en remettre à un éditeur, pour faire le travail de promotion, j’en conviens, et les netlabels peuvent le faire aussi bien qu’un éditeur qui se goinfre plus de la moitié de la marge sur la vente d’un CD.

Le jour où les éditeurs se concentreront sur ce qu’ils peuvent réellement apporter aux artistes en contexte dématérialisé, alors leur rôle sera rémunéré parce qu’il y aura réellement une contrepartie. Peut-être que ça veut dire chercher des débouchés commerciaux spécifiques, jouer les tourneurs, etc. Oh, purée, ça va impliquer de se bouger dis donc, et d’arrêter d’attendre les rentes de situation que leur procurent des contrats léonins. Scandale !

[quote name=‘BenjaminG’ date=‘08/11/2011 - 13:20’ timestamp=‘1320754834’ post=‘1409082’]
Cela revient sur ce que tu disais “un monopole d’exploitation personnel (réservé au créateur)”, l’artiste exploite son image et ses créations déjà actuellement, ce ne sont pas des tiers qui exploitent son image et ses créations à sa place (sauf si c’est lui qui en fait la demande, mais il reste quand même maître des contrats qu’ils signent avec ces fameux tiers)[/quote]

Tu rigoles, donc. De facto, ce sont les éditeurs, particulièrement les Majors, qui décident à la place des artistes des modalités de vente de leurs créations, qui hold-upent la majeure partie des droits d’auteurs, et qui abandonnent l’artiste s’il n’est pas rentable dans l’année. ça va, on sait comment ça fonctionne. Les petits labels et maisons indépendantes ne sont pas aussi voraces, mais c’est justement à eux qu’incombe de trouver de nouveaux modèles.

En tous cas, tout sauf la criminalisation du téléchargement qui est le nouveau mode de diffusion de la culture, que ça plaise ou non à ceux qui ont pris l’habitude de faire du fric avec les créations des autres.


#59

[quote name='JeSToFuNk' date='08/11/2011 - 13:50' timestamp='1320756654' post='1409105']Globalement je suis d'accord avec toi. Mais aujourd'hui, pour avoir le droit de partager une chanson par exemple, il faut attendre 100 ans, et si la chanson à été réenregistré, rien qu'au niveau de l'instrumentale (même si cette dernière est 100% identique), alors on est reparti pour 100ans ![/quote]
Non. La chanson originale est dans le domaine public au bout de la même durée, que des réenregistrements aient eu lieu ou non. Ce sont seulement les réenregistrements qui sont protégés.

Pour moi, à partir du moment ou un film est passé sur la télévision gratuite, tout le monde devrait y avoir accès.

C'est en effet la règle que j'essaye d'appliquer quand je télécharge: pas de films juste sortis (sauf si je suis allé le voir au ciné) et en général, attendre qu'ils soient sortis à la télé.

[quote name='BenjaminG' date='08/11/2011 - 13:57' timestamp='1320757030' post='1409111']Tu évoques quelque chose d'intéressant : le problème se situerait sur un aspect assez présent lors des débats sur les partisans du partage: celui que le partage servirait à la publicité pour l'artiste.[/quote]
Le coup de la publicité, je ne l'ai jamais approuvé: on ne peut pas forcer quelqu'un à faire de la pub s'il ne le souhaite pas.

mais cela soulève un problème, ce sont les oeuvres, même 10 ans après qui sont encore exploités par les créateurs.

Pas forcément: on constate que le téléchargement n'empèche pas l'achat (en particulier pour le cinéma où l'expérience n'a rien à voir)
Une grande partie des achats de CD/DVD se fait en tant que cadeau, ou pour servir une collection. Et ça, le téléchargement (légal ou non) n'y change rien.

Sauf si on prévoit une dérogation "pour une utilisation non-commerciale" une sorte de "fair-use" plus poussé. Mais va savoir si certains vont pas trouver une faille derrière pour exploiter eux-même le filon.

Je serais effectivement pour ce genre de dérogation, après un certains temps, pour permettre à l'exploitation commerciale de rester rentable.


#60

[quote name=‘BenjaminG’ date=‘08/11/2011 - 14:06’ timestamp=‘1320757608’ post=‘1409114’]Donc de spécifier que la télévision est l’étape ou tout le monde devrait y avoir accès est - à mon avis - pas une bonne idée. Déjà parce que tu fais tomber les films/séries en direct-to-video dans un no-man’s-land de juridique pour “partage à but non lucratif” (droit ou pas droit finalement ?), que la télévision n’est pas une fin en soi et qu’il se peut qu’un film en direct-to-video puisse être diffusé beaucoup plus tard à la télévision (alors que ce n’était pas prévu, genre 10 ou 15 ans plus tard) (ah oui, et quid des films/séries achetées par la tv mais jamais diffusés ?)

Sujet intéressant, idées à débattre et les réflexions et pistes sont loin d’être évidentes.[/quote]

S’agissant de l’audiovisuel, les spécificités des oeuvres et le nombre de créateurs qu’implique une création audiovisuelle implique de raisonner un peu différemment, et de trouver des clefs de répartition plus complexes que pour la musique.

Mais en général, l’intégralité des créateurs et techniciens est payée même avant que le film ne sorte dans les salles. ça veut dire qu’ensuite, on est dans le R.O.I., pas dans le droit d’auteur. Et comme les salles de cinéma n’ont jamais été aussi pleines, je pleure pas non plus sur la santé des sociétés de production.

Je pirate beaucoup moins la vidéo que l’audio, parce que le schéma économique est plus complexe, et que la question de la rémunération est un peu plus délicate, mais ça ne change pas grand chose au constat selon lequel ici comme ailleurs, le droit d’auteur est instrumentalisé par une industrie qui en fait une rente de situation. C’est à ça qu’il faut remédier, avant de prétendre qu’une gamine de 15 ans ou un mouflet de 8 ans seraient de dangereux délinquants qui menacent “la création artistique” depuis leur ordinateur domestique.