Defund police


#1

La police de Minneapolis s’est retirée du centre-ville. L’initiative fait tâche d’huile à Seattle, Fremont, Boston, Baltimore, Atlanta … Un processus transformatif pour une nouvelle société.

Commentez (ou ne commentez pas) cette actualité brûlante dans la bonne humeur et la courtoisie.


#2

Moins de police dans les quartiers car devant porteger les protestataires a résulté en 18 morts en plus à Chicago.


#3

J’ai lu que ça avait résulté en moins de morts à New-York.


#4

Le moins de mort à York sur la durée est aussi fortement lié à la gentrification de la ville.
Ils ont même réussi à avoir moins de mort que Londre et son épidémie de meurtres aux couteaux.

Sinon quand une équipe de journaliste pourra elle enquêter librement dans les quartiers libres en France où il lui faut négocier le droit de pénétrer sous escorte aujourd’hui.

Moins de police, c’est plus de sociétés de sécurité privée pour ceux qui peuvent se le permettre et plus de personnes qui devront vivre dans la terreur des personnes qui feront la loi sur place.


#5

Plus de police, c’est la fin de l’État, on est d’accord là-dessus ? Le maintien de l’ordre est sa première mission, et la force lui permet de lever l’impôt.

A Seattle, on a déjà vu s’installer une police parallèle et l’impôt révolutionnaire.

Après, on arrive aux villes privées.


#6

Avec le prélèvement à la source, l’impôt viendra toujours sauf pour les activités libérales ou les activités illicites. Certaines activités libérales permettent un contrôle de l’état comme la santé qui passe par des feuille de soins qui définissent une activité taxable. Pour le reste plus que la police, le fisc et les services vétérinaires sont bien plus efficaces en de non paiement des impôts.

C’est très vieux, ca s’appelle la mafia par endroit, les yakusas, les triades et ça existe sous différentes formes avec l’obligation de mettre certains affichages (promotions d’association homosexuelles, .cultuelle, …) sauf à risquer de se faire détruire son commerce à la première manifestation venue.

Après on arrive à l’exemple anglais où on préfère laisser violer des gosses pendant une dizaine d’année en faisant passer les services sociaux pour faire les avortements pour garantir la paix sociale. mais les impôts étaient payés.


#7

S’il n’y a plus de force d’État, il n’y a plus d’impôt. L’employeur ne peut être contraint à le verser. La justice peut le condamner mais il n’y aura personne pour faire appliquer la peine.

Le force publique est la clé de voute d’un État.
Plus de force, plus d’impôt, plus de justice.

Exactement.Lorsque la force publique se retire, une autre prend la place.
Le business de la sécurité a tout intérêt à ce que ça se produise.

Le fait que les mafia, par nature criminelle, fassent régner l’ordre, par nature vertueux, est un faux paradoxe. L’activité économique a besoin d’ordre pour se développer et l’activité économique est indispensable à la subsistance.

Mais une police est toujours criminelle. La force publique est une criminalité institutionnalisée. Ce sont des gens qui ont carte blanche pour taper sur les autres. On lui met des garde-fous pour sauver la morale. Les si décriées milices privées peuvent la remplacer si elles sont assujetties à la même éthique.

On peut alors envisager le désengagement de l’État au profit d’entités politiques autonomes. C’est ce qu’expérimentent les militants de Seattle.

https://www.seattletimes.com/seattle-news/welcome-to-the-capitol-hill-autonomous-zone-where-seattle-protesters-gather-without-police/


#8

Ils se sont fait voler leur réserve de nourriture par les SDF et en même pas Deux jours c’est déjà de la rigolade avec pas de body cam pour faire la police et pas de justice derrière.

https://twitter.com/Jake_Hanrahan/status/1270859482113900549


#9

Ça, c’est anecdotique. Ce qui m’intéresse, c’est d’imaginer ce qui se passe quand tu retires la police nationale.

On peut arguer que les consignes qui leur sont données, leur laxisme sélectif, la peur des accusations de racisme, sont des éléments qui amènent déjà un désengagement. Chez nous, des appels ont été lancés par les syndicats pour cesser contrôles et interpellations. Ça ne sera pas beaucoup suivi, ça ne durera pas longtemps. Mais avec le temps, ce genre de tendance pourrait s’accentuer.

Le “defund police” c’est reporter tout ou partie de son budget sur les actions sociales. Ce n’est pas idiot. (Et ça va sans doute donner des idées à nos militants hexagonaux). L’idée c’est que si tu fais suffisamment de social, tu n’as plus ou peu besoin de police.

Mais cela se traduira vraisemblablement par une montée en puissance de la sécurité privée, avec des tentations de sécession.


#10

Les appels en France sont plutôt de laisser les gauchistes dans leur merde en cas d’appel à la police. Une gréve du zele sans intervention avait été réalisée au Brésil pendant un court lap de temps avant que la population laisse tranquille la police faire sont travail.

Sinon, aux US de toute façon tu n’as pas de police nationale car entre les services du conté et ceux de l’état, ce sont des services locaux avec des personnels qui dépendent des autorités locales.

Les agences nationales sont le FBI, l’ICE ou ATF qui sont liées à des incriminations spécifiques.


#11

Les USA ont un système fédéral. Deux états voisins peuvent avoir des lois différentes. Une chose difficilement concevable pour nous. Et pourtant …

Imaginons des départements autonomes, choisissant eux-mêmes leur propre système politique. Les avantages sautent aux yeux.

– Coexistence pacifique de plusieurs modèles politique. Fin définitive des luttes politiques, chocs et confrontations.

– Diversité de l’offre politique. Tu veux habiter un département anarcho-libertaire? Tu vas t’installer dans un département anarcho-libertaire. Tu préfères un département capitalo-bourgeois? Idem.

– Fin de la démocratie. Pourquoi voter pour changer de régime puisqu’il suffit de déménager ? Les départements se sont dotées de chartes (constitutions) qui empêchent la subversion. Un département capitaliste restera capitaliste, un département collectiviste restera collectiviste.

– Mise en concurrence et sélection des modèles politiques. Tu déménages vers celui qui a les meilleurs résultats. Les autres disparaissent et deviennent des réserves naturelles. Cessons de nous étriper, laissons faire le darwinisme politique.

Les capitalistes sont contents. Les communistes sont contents. Les ZADistes sont contents. Les macronistes, les mélanchonistes, tout le monde sont contents. N’est-ce pas merveilleux ?

Les forces centrifuges qui travaillent pour faire éclater la communauté nationale ne sont pas une menace mais une aubaine. L’union nationale est impossible ? Faisons la diversité nationale.


#12

Ben voyons, c’est tellement simple de trouver un boulot juste en déménageant.

Juste pour info, les américains ne déménagent pas en fonction de la couleur politique de l’état où ils habitent.

Donc, sinon, on supprime tout ce qui est état central : plus d’assemblée nationale, plus de sénat, des pouvoirs législatifs pour les départements. 100 états en France avec 100 systèmes législatifs différents.

Mais d’ailleurs, pourquoi se coincer sur le niveau départemental. Allons plus loin : au niveau de la commune. Chaque commune a le droit de créer ses propres lois. 36.000 entités autonomes en France.

Des réflexions bisounours, j’en avais déjà lu. Mais à ce point-là :joy:


#13

Ca s’appelle dans la vraie vie un ghetto et c’est pas si mignon que cela car tu oublie que les gens se déplacent entre les zines ou ils vivnet et celle où elles travaillent.

En plus ca va être sympa pour financer les services publiques puisqu’il suffit d’habiter à l’extérieur pour ne pas les payer et d’en profiter tout de même. C’est un peut comme mac do ou les autres multinationales qui le font en se domiciliant sur les états plus cool avec la fiscalité.


#14

La situation n’est pas pire qu’aujourd’hui où tu n’as aucune diversité politique. Au moins, tu peux.

L’absence de diversité politique dans un vieil État comme celui de la France, est une tare dont nous devons nous émanciper. La régionalisation n’a pas apporté la diversité suffisante.

La plupart de nos problèmes brûlants trouveraient solution avec la diversité politique.

Les dramatiques violences policières n’existeraient plus si une région décidait de la supprimer ou de la remplacer par des animateurs sociaux. Cette région deviendrait un exemple et, petit à petit, les autres s’en inspireraient.

Nous n’aurions plus à mettre le pays à feu ou à sang comme c’est le cas aujourd’hui.

Des policiers se mettent sur la touche (grève qui ne dit pas son nom) à Nancy, La Rochelle, Dijon, Saint-Brieuc, Lyon, Laval, Nice, Bobigny, Roubaix, Tourcoing et d’autres endroits que j’ignore.

Pourquoi mettre la France en crise alors qu’on pourrait juste arrêter celle de Paris, et examiner le résultat dans un an? Pourquoi Saint-Brieuc devrait supporter les désordres de Bobigny ? Ça n’a plus de sens.


#15

Ça existe déjà en France et ça s’appelle les zones de non droit où aucun journaliste n’est aujourd’hui capable de travailler sans avoir de fixeur et des personnes qui contrôlent ce qui se dit.

Et puis sur des violences domestiques, sur des agressions sexuelles, tu va faire intervenir des éducateurs comme dans le cadre des grooming gangs.


#16

Il y a déjà une diversité politique au niveau local ( regarde les politiques des villes avec un maire d’extrême droite et un maire écolo )

La date de la constitution de le 5eme république ?

Bah oui, plus de police, plus de violence policière… Mais les animateurs sociaux ou une vraie police pédagogique oui, clairement.

Le soucis de la police, c’est qu’ils sont en grands sous effectifs, ils ont des heures supplémentaires de dingue et son forcément à bout. Mais généraliser les violences de certains policiers à l’ensemble de la profession est un non sens.

Bah ça existe déjà… il y a des aides, des dotations et des taxes différentes au niveau des villes, des cantons , des départements et des régions.
Maintenant si tu n’es pas d’accord avec la fraternité ( troisième mot de notre devise nationale) , tu peux déménager dans n’importe quel pays d’Europe.


#17

La fraternité n’est plus. La communauté nationale, la res publica, est en train d’exploser sous les coups de boutoir du communautarisme. Il est trop tard pour corriger le tir. Macron, ce matin, a reconnu le rôle toxique des “universitaires” dans la division du pays. Nous savons de qui il parle. Une rumeur de démission circule. Le pouvoir est faible et cela va en s’accentuant.

La partition redoutée de Hollande se fera. En 2 ou 118 morceaux, les détails sont à régler. Nous sommes une Yougoslavie en puissance, il ne faut pas se voiler la face. C’est dans le sens de l’histoire. Le sens de la diversité politique.


#18

Dans ce domaine nous n’avons pas du tout le même point de vue.

Je n’ai pas trouvé source de la déclaration, ça m’intéresse si tu as un lien

Pour ton dernier point, je ne crois absolument pas a une explosion, mais l’avenir nous le dira.


#19

#20

Merci !
Dommage que ce ne soit qu’une phrase sortie de tout contexte : "les propos ont été tenus dans un cadre privé "

De la à parler de “démission” ,“partition”, et de “Yougoslavie” il a quand même beaucoup plus qu’un fossé