Commentaires : De Goldorak à Your Name : l'essor de l'animation japonaise en France (partie 1)

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#1

Pour son édition 2017, Japan Expo, le festival français dédié à la culture populaire japonaise qui se tient du jeudi 6 au dimanche 9 juillet à Villepinte, célèbre les 100 ans de l’animation nippone. À cette occasion, nous avons souhaité revenir sur l’histoire mouvementée de cette industrie culturelle dans l’Hexagone, de ses débuts télévisés, marqués par différentes polémiques, notamment dans le Club Dorothée, à sa démocratisation aujourd’hui, à l’heure du streaming légal. Dans cette première partie de l’interview, Marie Pruvost-Delaspre, docteur en…. Publié sur http://www.numerama.com/pop-culture/273187-de-goldorak-a-your-name-lessor-de-lanimation-japonaise-en-france-partie-1.html par Antoine Boudet


#2

Excellente interview, je vais la relire plus finement ce soir ou ce week-end, mais plein d'éléments abordés m'interpellent... je crois bien être en plein dans la génération concernée :slight_smile:

À propos du doublage, il n'y a pas eu que de la qualité, et il y a eu au moins 1 exemple de total mépris : "ken le survivant". Les voix, les noms des techniques, ... tout un tas de chose a été volontairement ridiculisé.
Même gamin, je m'étais rendu compte qu'il y avait un truc qui clochait.

Côté censure/TF1, il y a eu aussi quelques loupés.
Je me souviens d'un animé qui a commencé à passer et j'ai appris qu'ils avaient raté une censure, genre dans l'histoire une fille n'avait pas eu de culotte à se mettre le matin et forcément à un moment elle devait grimper sur le dos d'un camarade ou un truc comme ça et "arriva ce qu'il devait arriver, il leva les yeux", et apparemment toutes les images n'avaient pas été bien coupées... (j'ai raté l'épisode, dommage hein :wink: ).
Il a fallu un certain temps pour qu'en France (Europe ? occident ? ) on comprenne que le dessin animé au Japon n'est pas nécessairement a destination des enfants.

Pour rester dans cette thématique, la dernière note de Boulet à l'occasion du festival d'Annecy :slight_smile: .


#3

Les “pires” exemple du genre censure à l’arrache, c’était les dragon ball, nicky larson, ken le survivant.

Même les dragon ball super, qui sortent actuellement (et pas sur TF1), subissent encore cette censure à la truelle.

Typiquement, dans DB et Nicky Larson, c’était des gens qui s’en prenaient plein la gueule (coup de massue, coups de poings, nez qui crache du sang, etc…) sans raison particulière (ça vire presque au running gag, le personnage arrive, il s’en prend une), alors que dans les versions non censuré, c’était du pervers / voyeur / gros sous entendus bien gras.

L’exemple que tu cites me fait penser à un épisodes de Dragon Ball (enfant): vivant dans la montage seul, il découvre pour la première fois une femme (Bulma). La nuit, il décide d’aller dormir avec, comme il faisait avec son grand père. Il s’installe dans l’entre jambe, mais ça lui semble “bizarre / différemment” (il manque quelque chose), alors il retire la culotte pour regarder, et s’installer confortablement pour dormir au final. Le lendemain matin, Bulma se lève, va dehors et s’étire, en chemise de nuit… sans savoir qu’elle n’a plus rien en dessous, et montre tout devant un tortue génial, qui a la nez qui se met à pisser le sang de partout.

Dans nicky larson, il y avait une épisode, où il apprend, en entrant dans la salle de bain durant la douche, que la cliente qu’il draguait depuis le début était en faite un travelo. En France, la scène a été zappé, et tous les discours modifiés par la suite, avec un nicly complétement "différent"sans vraiment de raison sur le fait que c’était une des rares “clientes” qu’il ne draguait plus.


#4

Pour la censure dans le club Dorothée, adressez vous à Ségolène Royal.
C’est elle qui a foutu la merde.


#5

Non, c’était bien après qu’elle a ramené ça sur le tapis.

C’est AB qui s’était “planté”: Ils sont allé au japon en achetant des carton entiers d’animes, sans rien y connaitre, car c’était “pas cher”, y’en avait plein. Alors que nombre d’entre eux étaient pas du tout “tout public” (y compris au japon). Et une fois en france, quand ils ont commencé à les visionner, ils ont joué à la machette pour quand même les diffuser.

Un ken le survvivant était destiné à des 16ans et plus. Nous, on le diffusait à des gamins en primaire… Donc il a fallut couper toute la violence, sang, paroles, etc… et se retrouver avec quelque chose de totalement différent de l’œuvre original.


#6

Si on pouvait aussi cesser de l'appeler "Goldorak", le gros machin cornu.
Son nom, ça a toujours été Grendizer. Là aussi, merci à la télé française...