Commentaires : Trou noir : l'ingénieure Katie Bouman qui a contribué à la photo est victime de cyberharcèlement

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#23

Tout devient hystérique et polémique, le tout relayé et amplifié par des médias et des réseau sociaux qui se délectent de ce genre de connerie, et le sujet de fond est oublié :frowning:


#24

Il ne faut pas confondre publication pour le fun sur Facebook et publication scientifique. Ça me semble assez facile, non ? Dans un cas, il y a marqué “The Astrophysical Journal Letters”. Dans l’autre, “Facebook”.

Dans sa communication de vulgarisation scientifique (TED), Katie Bouman précise bien “No one algorithm or person made this image”. On n’y trouve aucune tentative de mise en avant. Elle explique aussi que les données ont été fournies à 4 équipes différentes et qu’elles ont obtenu des résultats “very similar”.

Dans ce contexte, il n’y a aucun excuse pour les media de la mettre en avant. Elle a fait le même travail que ses collègues et, si un chercheur doit être distingué pour sa contribution exceptionnelle, c’est à la communauté scientifique de le faire.

Ils se sont empressés de trompetter wolala c’est une femme, alors que quantité d’autres femmes [1] [2] [3] [4] [5] [6] ont participé mais n’ont pas posté sur les réseaux sociaux ni ne se sont dévouées pour une conférence grand-public.

Circonstance aggravante, aucun média n’a pris la peine d’expliquer la valeur scientifique de cette image. Les scientifiques ne font pas des images pour les regarder, mais pour en extraire des informations qui feront avancer la théorie. Ça montre bien leur absence d’intérêt pour la science. Si c’est juste pour regarder, vous pensez bien qu’on n’aurait pas mis ces moyens.

Ayant alors triggeré des bas du front pas équipés pour comprendre qu’elle est la victime, ça permet de faire un autre article wolala elle est harcelée. Bien joué, Callaghan. Explique-nous sans rire que les influenceurs ont des résponsabilité.


#25

La femme au volant, la mort au tournant.


#26

ah non !
instituteur => institutrice
auteur => autrice
donc docteur => doctrice !


#27

Super Gégé, reprend toi un canon et parle moins.


#28

mais quel mauvais coucheur ! t’as tes ours ?


#29

Ohh mince, il faudrait peut être prévenir le larousse! https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/docteur/26250

Personnellement, je compte attendre la féminisation par l’académie française avant de reprendre les gens, mais chacun son avis…


#30

Oula on atteint le 5 ème canon, va falloir rentrer dormir Gégé.


#31

J’ai encore lu sur cette histoire et c’est navrant.

Il s’avère que l’algo de Katie Bouman n’a pas été utilisé sur cette image précise. C’est ce que dit Sara Issaoun (that technique was not ultimately used to create this particular image) et c’est ce que dit la page Wikipedia de Katie Bouman (CHIRP itself was not used in acquiring the first image of a black hole in April 2019).

Le décalage entre la communication scientifique et le narratif de la société du spectacle engagé qui ne retient qu’un nom est astronomique (sic). On ne peut pas écrire sur ce projet sans nommer au moins Andrew Chael, Kazu Akiyama, Sara Issaoun, Shoko Koyama, Jose L. Gomez, et Michael Johnson. C’est l’usage en science. Avec Bouman, ça fait trois femmes sur les sept chefs de projets, ça vous suffit pas ?

C’est bien de gloser sur la responsabilité des influenceurs mais il faudrait balayer devant sa porte. Non seulement les scientifiques sont outrés (d’une façon feutrée, ce sont des gens bien élevés) mais le public est pris pour des bulots à qui on peut raconter des contes de fées.

Je ne parle pas particulièrement de Numerama car le même soupe a été servi par toute la buzzosphère. Il faut aller chercher le New York Times pour lire un article plus nuancé. Et ça oblige la pauvre chercheuse qui n’a rien demandé, j’en suis persuadé, à « remettre les pendules à l’heure » et à se retrouver dans la lessiveuse.

J’ai pas de mots pour une telle légèreté.

La buzzosphère se sert de sa puissance de feu pour nous raconter des histoires à dormir debout. Surtout changez rien. On va y croire, si si. Et qu’on n’essaie pas le coup tordu des masculinistes, sinon il va falloir ranger Sara Issaoun dans la catégorie, ça va pas être facile.


#32

Tu fais exprès de très mal comprendre.


#33

Tu traite de morale en parlant des hommes qui se mettent en avant. Et désolé, mais la morale, avant de l’appliquer aux autres, on se l’applique à soit même.

Sinon, c’est de l’hypocrisie.


#34

On attend que tu dises ça aux mecs qui se mettent en avant… sinon c’est de l’hypocrisie.


#35

C’est quoi cette discrimination ? De plus tu ne maîtrises même pas l’impératif et te permet de donner des leçons ? Retourne te coucher la rombière !


#36

*permetS


#37

Enfin le sujet c’est : une femme est mise en valeur pour sa contribution scientifique , des hommes le prennent mal et envoient des centaines de messages de haine pour la démolire, la détruire , détruire sa carrière. Des hommes commentent les faits en expliquant et décortiquant tout ce qui fait que c’est de la faute de la femme. Le sujet là , c’est les hommes. Le fichier problème avec les hommes.


#38

Merci, une vraie garderie ici.


#39

Non mais toi retourne à la cuisine au lieu de nous sortir tes idioties. Faut savoir que c’est une femme de l’équipe qui l’avait d’énoncER.


#40

*dénoncée


#41

On n’a pas fini de rigoler avec la féminisation des noms de métier. Les femmes entre-elles, et même les femmes féministes entre-elles, y compris des intellectuelles, ne sont pas d’accord pour cette féminisation. Alors être d’accord sur les noms féminisés… Alors, docteure, docteuse ou doctrice, c’est comme tu veux. Mais au fait, quelle heure est-elle ?


#42

Merci, j’apprécie tes excuses, il est vrai que c’est plus simple de laisser les gens féminiser comme ils veulent plutôt que de débattre sur cela :slight_smile: