Commentaires : Signalements de violences faites aux femmes : et si le gouvernement utilisait TikTok ?

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#1

Le nombre de signalements de violences conjugales en France a très largement augmenté pendant les mesures de confinement rendues obligatoires du 17 mars au 11 mai 2020 en France, afin d’endiguer la pandémie de coronavirus. C’est ce que montre un rapport de 85 pages rendu public le 29 juillet, réalisé par la MIPROF (Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains) à la demande de la secrétaire d’État chargée….

Par Marie Turcan
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#2

J’ai une autre suggestion : “Et si les gens qui ont écrit ce rapport fermaient leur gueule?”

Ca me rend fou de voir tant d’énergie et de temps gâchés dans des débilités de ce genre.

Aujourd’hui, les canaux de communication dédiés au violences que vous citez sont gérés par les associations/l’état. Ce n’est pas pour rien. L’idée du siècle ici, c’est d’utiliser des plateformes privées qui se nourrissent du mal-être des jeunes et de leur données privées pour qu’ils se confient encore plus dessus…


#3

Oui le gouvernement devrait aller faire un tour sur TikTok voir un peu ce qui s’y passe.
Après ça il ne sera peut-être plus tenté d’utiliser ce canal.


#4

Beau cataplasme sur jambe de bois, qui évite de traiter la question de fond.


#5

Mieux qu’un rapport de 85 pages, dissimulant bien mal les “probablement” ou autres “certainement”, et que personne ne lira dans son intégralité, voici donc la courbe de l’effroyable explosion des violences intrafamiliales lors du confinement :

Source : https://www.interieur.gouv.fr/content/download/122252/981188/file/ssmsi_tdb_delinquance_crise-sanitaire__13052020.pdf


#6

Merci, intéressant…

Après la question c’est : ces données sont-elles issues des dépôts de plainte?
Parce-qu’en gros, si oui, peut-être qu’il y a eu une augmentation des appels/signalements mais que la police a freiné cette hausse des deux pieds en enregistrant pas les plaintes, non? Disons que c’est une possibilité…
Imagine que les signalements sans blessures graves aient augmenté, je les vois bien justifier leur fainéantise en mode “t’as rien, reviens quand t’auras la gueule cassée”… Mais c’est peut-être une idée reçue, j’aime pas trop la police.

Quelques extraits d’article :

Les forces de l’ordre ont effectué 44 % d’interventions en plus pour différends familiaux par rapport à la même période en 2019. De son côté, la fréquentation de la plateforme sur les violences conjugales arretonslesviolences.gouv.fr a plus que doublé.

Ces demandes portaient, selon l’avocate, sur les violences “de basse intensité, où il n’y a pas de coup porté mais où les femmes subissent du harcèlement et des menaces” , considérant comme à l’habitude que “s’il n’y a pas de nez cassé, ce n’est pas très grave, c’est supportable” .

Au tribunal de grande instance de Pontoise (Val-d’Oise), Eric Corbaux, le procureur de la République, a constaté une diminution d’environ 20% environ des dépôts des plaintes. Cette situation paradoxale peut s’expliquer par le confinement qui a rendu plus difficile le dépôt des plaintes , car dans le même temps, explique-t-il, " nous avons eu 25% d’appels en plus pour des interventions de police secours pour différends familiaux, notamment de voisins qui entendaient des cris et appelaient la police ".

Même constat pour le 3919, le numéro d’appel gratuit et anonyme contre les violences conjugales : " Nous n’avons jamais reçu autant d’appels que pendant le confinement" affirme Françoise Brié, qui gère ce numéro et dirige la fédération Solidarité Femmes qui l’a fondé. " Parmi les appels reçus, 5 200 ont concerné des violences conjugales, c’est deux fois plus que l’an dernier" , relève-t-elle.

Source :

Perso, je ne trouve aucune stat plus récente que 2018 sur le site http://www.solidaritefemmes.org
Meme chose sur le site https://arretonslesviolences.gouv.fr

Donc d’où sortent ces chiffres, sachant que :

  • Aucun journaliste des articles cités ne donne de sources autres qu’orales
  • Les sites/associations d’aide aux victimes concernées ne semblent pas avoir rendu public les chiffres de 2019, donc encore moins ceux 2020.

Le débat est ouvert…


#7

Le lien pointe vers le ministère de l’Intérieur.
Ce serait les personnes qui se sont présentées à la police/gendarmerie pour plaintes, signalements ou constatations transmises à l’autorité judiciaire.


#8

OK, donc on est d’accord que ce sont les plaintes qui ont passé le filtre de la police, qui ont été acceptées par la police quoi?


#9

A priori, je vois mal les refus de plainte être comptabilisé dans ces chiffres, ce serait cynique (mais bon vu l’époque).


#10

Oui. OK on est d’accord. Donc ma supposition reste possible alors.


#11

Vu le graphique / légende, ce sont pas les plaintes, mais les victimes de, donc les faits reconnu par la justice, pas les on dit.


#12

Oui, mais justement. Normalement la police est tenue de prendre les plaintes. Mais dans la réalité, elle fait barrage filtrant, sans doute encore plus pendant le confinement, où les gens sont au bout du fil. Donc il est possible (je dis bien possible) qu’il y ait effectivement eu plus de tentatives de dépôt de plainte, et que la police ait simplement fait la sourde oreille. A la fin, le nombre de victimes reconnues est le même que d’habitude.


#13

La police est tenue de prendre toutes les plaintes des personnes qui le désire vraiment (mais après, au dessus d’eux, c’est pas forcement suivit, par exemple car y’a pas d’infraction caractérisée), mais elle a aussi justement comme rôle d’aider, accompagner, porter conseil (porter plainte sur du vent peut se retourner contre la personne qui porte plainte d’un point de vue légal)

Aussi, elle n’a pas refuser catégoriquement une plainte, mais c’est son rôle de discuter de la pertinence de le faire et des conséquences que ça implique ou va impliquer par la suite (notamment pour des accusions très graves) avant de lancer la procédure officiellement, dans l’intérêt du plaignant.

Si vraiment on tombe sur un policier trop fainéant pour quand même refuser, reste directement le procureur.


#14

Oui je sais bien. Mais en pratique, c’est très courant de se voir juste envoyer chier. Ca m’est déjà personnellement arrivé d’ailleurs.


#15

Moi aussi c’est pour ça que j’ai parlé d’un policier trop fainéant ^^

Pour une affaire “bénigne” en soit, dépôt de plainte à la gendarmerie d’une grande ville en vacance pour une voiture à la vitre brisée / boite à gants vidée:
-> Oulala non monsieur, voici une carte de la ville, aller voir plutôt le commissariat de police, nous on s’occupe pas de ça.
-> Arrivé au commissariat de police: c’est pourquoi ? Houlala monsieur, y’a de l’attente ici, pas avant 3h (il était plus de minuit…), allez plutôt le faire chez vous une fois rentré.
-> Une fois chez moi, à la gendarmerie: y’a uniquement une permanence à l’interphone, en contact avec une autre gendarmerie situé à 20km. Eux ont envoyé immédiatement une personne prendre la plainte (donc faire le déplacement juste pour ça, en découvrant ça je leur dit que je pouvais venir, ils ont dit non, que c’était normal, c’est leur rôle de venir). Et quand je lui ai parlé de “l’historique”, lui a été clair: je suis tombé sur 2 personnes qui voulaient pas s’emmerder c’est leur boulot, je pouvais porter plainte auprès des 2, après c’est à eux de faire suivre, et que si je voulais, je pouvais aussi le signaler / que lui fasse remonter.