Commentaires : Seriez-vous prêts à payer pour éviter la publicité sur les sites d'actualité ?

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#31

En bref tu ne réponds à aucune de mes questions. Joli HS.


#32

Mec, je pourrai te répondre tout la journée, que ça ne changerai rien. Tu ne comprend pas grand chose et omet le reste. Ça ne laisse pas beaucoup de place a ta réflexion. Ça dois pas être simple je compatit.
PI : J’ai répondu a tes questions dans ma réponse… précédant ta question…


#33

Ce qui est illégal par contre

Le probleme est la: tu es bien naif… y’a forcement une dépendance : la régie de pub devient le donneur d’ordre, c’est lui qui paye le contenu, et non l’usager. Le but devient: faire plaisir à la régie pub. Donc le contenu est forcement impacté

Si y’a régie publicitaire, y’a pas indépendance

La nous somme d’accord.

Que ça soit la pub, un mécène ou même l’état, qui finance, tu es dépendant de lui pour le financement.
Si tu veux une situation où le contenu destiné un public donné est fait en indépendance de tiers… bah il faut que ça soit ce public qui finance. C’est lui qui finance, le contenu qui est lui est destiné (l’autre solution, c’est… service qui n’est pas “professionnel”, mais amateur, dans le sens “noble”, pas péjoratif, qui ne permet pas d’en vivre. Des tas de site amateur, en financement personnel, le proprio qui paye de sa poche les couts, ont une qualité très supérieure à certains sites pros)

Dès que c’est un tiers qui finance un produit, il n’est plus destiné à toi, mais à faire plaisir aux tiers, pour qu’il continue de payer / plus.


#34

Tu vas te faire traiter de mongole dans 3 2 1…


#35

Dit il depuis son ordinateur qui contient des composants toxiques minés par des gamins africains pui assemblés par des gamins chinois.


#36

Non les gars, c’est vous qui etes completement dans le deni.

On peut tres bien ne pas etre dependant de sa regie pub.
Il en existe des centaines, passer de l’une a l’autre est tres simple techniquement.

Peut être que ça impacte un peu les revenus, mais il faut savoir choisir, rester libre et indépendant, quitte a gagner moins, ou se prostiputer.
Si le public en plus sanctionne celui qui se prostipute, c’est win-win.

Vous êtes aussi bien “naifs” de croire que de simple loi (ou pire, la mise en place d’un abo) peuvent réguler ce genre de chose.
Vous connaissez les chiffres de l’evasion fiscale ou pas ?


#37

Le choix de rester libre et indépendant, c’est celui de ne pas passer par la pub (entre autre)

Peu importe ta méthode de financement, tu es dépende d’elle dans un contexte pro.

Donc soit:

  • tu as un financement via des tiers (que ça soit la pub, un mécénat, du sponsoring, des subventions,etc …) et tu es dépendant de ces tiers., tu dois leur faire plaisir (et la c’est plus le contenu qui compte, mais généralement la quantité de gens à qui diffuser la “bonne parole” de celui qui paye)
  • tu as un financement via les usagers (et tu dépends… des usagers, et non plus de tiers, ça permet d’être dans un système de dépendance “clos”, lecteurs / rédacteurs, rien à foutre des tiers, et donc le contenu doit être de qualité et original pour intéresser assez les lecteurs et qu’ils soient prêt à payer)
  • tu t’en fous d’avoir une activité professionnelle, tu le fais comme amateur, tu te finances via une activité tiers, un autre boulot, etc… sans impact sur le contenu car t’es ton argent perso, et celui qui te paye le fait pour une autre tache, en ignorant tout de cette activité annexe

#38

Techniquement, oui, ce n’est qu’une ligne de code à remplacer. Mais…

… concrètement, quand tu es un site web et que tu as quelques salariés (imaginons Numerama), faire varier tes revenus à la baisse rien qu’à cause d’un changement de régie ça peut vouloir dire licenciements. Parce-qu’évidemment en valeur absolue ce ne sont que quelques euros, mais à la fin de l’année c’est un ou plusieurs salaires annuels qui s’évapore(nt). Sans compter la perte de revenus liée aux visiteurs qui vont se barrer ou qui vont passer beaucoup moins de temps sur ton site parce-que les pop-up de Ad6Media sont plus intrusives que les bannières de Google. C’est tout ça, et encore bien d’autres paramètres qu’il faut prendre en compte avant de prendre ou de changer de régie pub ; ce n’est pas “aussi simple que ça.”

De plus, tu fais dans le wishful thinking avec ton discours sur “il faut savoir rester libre et indépendant, quitte à gagner moins”. Dans un monde idéal, cette question ne se poserait même pas si tes revenus étaient assurés. Mais aujourd’hui, faut bien payer ton loyer (autant celui de ta boite que celui de ton appart perso), ta bouffe, tes sorties, ton matos, tes factures, etc. La liberté et l’indépendance ont un prix exorbitant comparé au fait d’être attaché à des annonceurs, et personne ne peut vivre durablement sans gagner suffisamment pour pouvoir renouveler sa propre force de travail dans les meilleures conditions (genre juste bouffer à tous les repas, avoir un toit sur la tête et se vêtir, la base des bases). Donc clairement, quand tu as ton site, tu y réfléchis à deux fois avant de pourrir la nouvelle Citroën quand tu sais que la marque aux chevrons te rapporte masse de pognon tous les mois grâce aux encarts qu’elle fait tourner sur tes pages. C’est juste du bon sens. Tu ne peux pas être dépendant financièrement et indépendant éditorialement sur le long terme : au bout du 10e article à charge, la marque va disparaître comme par magie du pool d’annonceurs qui acceptent de tourner sur ton site parce-que les marques sont pas connes au point de faire apparaître leurs pubs juste à côté d’articles qui les démontent (là encore, c’est de la simple logique).

Bien-sûr que c’est plus compliqué que ça. C’est un débat qui est même bien plus large que le seul domaine d’Internet, des médias et des annonceurs seulement. Mais il est clair aujourd’hui que le “tout publicité” arrive au bout de son modèle (adblocker, blocker d’adblocker, blocker de blocker d’adblocker…). Un abonnement peut être un palliatif en attendant un modèle plus robuste et peut au moins avoir le mérite de faire le ménage parmi les sites poubelles (parce-qu’honnêtement, je vois pas qui serait prêt à payer un abonnement de 10 balles par mois pour consulter Konbini ou Buzzfeed).

HS. L’évasion fiscale n’empêche pas les médias d’être financés. Elle empêche le Trésor public de toucher sa juste part de la plus-value créée par le travail à l’intérieur des entreprises. BFM est le champion de l’évasion fiscale pourtant ça n’empêche pas la chaîne d’être toujours là 14 ans après sa création.


#39

Quand je parlai d’avasion fiscale, ce n’etait pas un HS mais une analogie.
Les loi anti evasion fiscale existe, mais en pratique, il suffit d’un comptable un peu au courant et creatif, et hop.

Pour les pubs c’est pareil, Obligé de mettre une mention “publipostage”, mon cul, chaque jour je vois la preuve du contraire, et personne ne fera appliquée la loi.
Pour les rares a se faire pincer, une ptite amende et ca repart.
Bref, compter sur les lois plutôt que de croire que l’humanité peut evoluer et enfin casser le cercle vicieux de l’auto-explotation, ca me parait tout aussi naif.

Dans le meme genre, pensez que les gens ne s’abonneront pas a des trucs de merde quand tout les bouquets de chaines sont payant, que Hanouna est probalement l’emission la plus regardé en france (on est loin de thinkerview) que des millions de personne sont pretes a bousillé leur smic pour voir du foot, excuse moi de penser que tu es completement dans l’erreur.


#40

OK je vois ce que tu veux dire.

Je pense que c’est peu probable que ça arrive en France. Après, j’en sais rien. Personnellement, ayant travaillé dans des agences de pub parisiennes, on a jamais joué à ça, tout était réglo et je pense que les concurrents pareil. Mais évidemment il doit bien exister des moutons noirs.

Non, je crois pas que la loi pourrait changer quoi que ce soit. D’ailleurs, personne n’aurait idée de faire passer une loi interdisant la pub sur Internet sans un avoir un modèle économique derrière. Ça veut pas dire qu’il faut se résigner à la pub non-plus parce-que ce n’est pas le seul business model existant et viable. Je dis juste que :

  1. L’abonnement pour les sites merdiques, c’est même pas la peine d’y penser : c’est pas viable sur le long terme ;
  2. L’abonnement pour les contenus de qualité ça peut marcher mais il y aura forcément une limite au bout d’un moment. La limite étant le revenu disponible des gens, qui ne vont pas pouvoir dépenser 5€ voire même 1€ pour chaque site de qualité qu’ils veulent visiter régulièrement. Ça risque donc de créer de grandes inégalités pour l’accès du contenu : si t’es riche, t’auras plein de sources d’infos possibles / si t’es pauvre tu n’auras le droit qu’à quelques sites.
  3. Faut élargir la perspective : c’est au niveau national voire internationale qu’il faut réfléchir au financement des contenus sur Internet, sans pour autant confier la responsabilité aux États qui pourraient faire du chantage en coupant ou privilégiant tels ou tels acteurs. Alors oui, la tâche est ardue mais rien n’est impossible. On a des modèles viables dans d’autres secteurs d’activité qu’on a collectivement réussi à faire émerger et dont on pourrait s’inspirer.

Hanouna c’est gratos. La merde, c’est toujours gratos et donc statistiquement le gratuit attire plus de monde que le payant ; c’est même fait pour. Demain, tu mets C8 payant, je pense qu’ils vont perdre une bonne partie de leur audience.
Pour le foot, là on voit que les gens payent parce-que ça les intéresse. Ceux qui payent pour le foot ne payent pas pour le basket ou le patinage artistique. Les clubs et les chaînes de foot vivent grâce aux abonnements (et à la pub d’ailleurs), mais pendant ce temps-là d’autres secteurs sportifs et artistiques pâtissent de cette hégémonie et de cette asymétrie économique. Et c’est grandement dommageable pour la diversité des sources culturelles, et c’est sûrement ce qui se passera aussi avec le “tout abonnement” sur Internet si un jour ça devient le modèle économique dominant…


#41

*tousse"
Beaucoup se disent réglos, et le “vendent” même dans le discours marketing, mais techniquement le sont pas (rien que le coté opposition au démarchage, droit d’accès aux données personnelles, et compagnie, c’est assez folklo)

Par exemple la pub en ligne, y’a un point majeur quasiment jamais respecté sur les site d’actualités (y compris numérama par exemple): elle doit être clairement identifiée comme telle (et la personne pour le compte de laquelle est réalisé indiqué), séparé et différente du contenu (pour ne pas etre qualifié de pratiques commerciales trompeuses notamment)…

Certains se retranchent sur le afit que ce sont pas des pubs, mais de l’infos intéressante qu’on partage, des partenariats, du sponsoring… ce qui est clairement pas dans les clous par rapport à la loi

C’est un comportement très généraliés sur les sites d’infos, y’a déja tout ce qu’il faut au niveau loi,… mais pas vraiment de sanctions


#42

Merci pour la discussion en tout cas, c’était constructif ! Bon weekend


#43

Là je ne parle bien que des contenus sponso, publi-reportages/publi-rédactionnels, et du rôle des agences de pub dans cette pratique. Après, les sites voient midi à leur porte mais ce n’est plus de la responsabilité de l’annonceur ou de l’agence s’ils font de la merde.

  • Les infos intéressantes qu’on partage, c’est dans les clous (si tu n’as pas été rémunéré par la marque que tu cites pour ce faire) ;
  • Les partenariats et le sponsoring c’est tout à fait autorisé. Mais la loi en la matière est plutôt floue. L’article 20 de la Loi pour la confiance dans l’économie numérique indique qu’une pub « doit pouvoir être clairement identifiée comme telle ». C’est tout. Ce qui fait qu’une simple mention “article sponsorisé” suffit, là où certains vont plus loin en changeant la forme de l’article (couleurs, mise en page, avertissements, etc.). Mais clairement c’est de l’excès de zèle parce-que tu n’es pas en infraction si tu ne prends pas toutes ces mesures.

#44

Bah si, c’est une pratique commerciale trompeuse, c’est interdit via le code de la consommation

Au niveau presse la loi interdit “à toute entreprise éditrice ou à l’un de ses collaborateurs de recevoir ou de se faire promettre une somme d’argent, ou tout autre avantage, aux fins de travestir en information de la publicité financière.” et “Tout article de publicité à présentation rédactionnelle doit être précédé de la mention “publicité” ou “communiqué”” (en plus d’indiquer clairement pour qui cette publicité est faite)

Sinon, “simplement” mentionner publiquement une marque constitue une publicité pour la cour de cassation (c’est pour ça que les émissions télé vont flouter des marques sur les habits, voitures, …, ou encore que les radios demandent de pas citer de marques) Y’a pas mal d’année, c’est Philip Morris qui était allé en justice à cause de ça, car dès que c’est considéré comme publicité… bah ça tombe sur les restrictions particulières de la pub sur le tabac / alcool, avec le “mécénat” du Prix scientifique Philip Morris, encore plus récemment, “Mission Winnow” sur les circuits


#45

Non clairement, la seule obligation que tu as c’est juste d’indiquer que ton publi-rédactionnel ou ton article sponso est un publi-rédactionnel ou un article sponso, mais la loi ne dit rien sur la présentation dudit article ou la place qu’il devrait avoir sur un site.

Si tu ne mentionne pas que c’est une publicité, alors là oui c’est une pratique commerciale trompeuse (art. L121-1-1 alinéa 11 du Code de la consommation).

Je dirais qu’ici le mot-clef c’est “publicité financière”. Du coup, c’est peut-être un peu différent.

Je connais pas cet arrêt de la Cour de cassation mais à mon avis ça doit s’appliquer à des cas très spécifiques, parce-que sinon les médias mettent tous la clefs sous la porte demain. Même avec toutes les périphrases du monde, c’est impossible de faire un article traitant d’une actualité impliquant une marque sans la citer. Si cet arrêt s’appliquait vraiment, pas d’affaire de lasagnes de cheval chez Findus, pas de Cash Investigation sur Lidl et Amazon, pas de rapport sur l’avancement de l’IA par Google & co., pas de batterie qui explose chez Samsung, etc.

Rien à voir. C’est une question de concurrence déloyale. On cache les marques des vêtements parce-que ce serait une galère de diffuser dans un même plan à l’écran une nana qui porte du Adidas, un gars qui porte du Nike et un papi qui porte du Reebok. Imagine alors pour les bagnoles le bordel que ce serait. C’est aussi pour ça que lorsque les animateurs mentionnent accidentellement une marque ils se corrigent tout de suite en en citant 2-3 autres pour équilibrer le tout.

On a assigné Philipp Morris en justice parce-que sa marque est apparue à l’écran ? C’est pas normal. Normalement, c’est le diffuseur qui est responsable du cadrage, pas la marque qui n’a rien demandé. Si un cadreur par en vrille et décide de faire un plan de 3 minutes sur un paquet de clope Camel jeté par terre, c’est pas Camel qui va être assigné en justice, c’est la société de prod et la chaîne.

Là c’est différent : pour le tabac/alcool, c’est la loi Evin. Et c’est simple, les marques de ce secteur n’ont droit à rien (ou presque). Donc s’ils ont pris la confiance en voulant s’afficher sur une bâche en pleine rue, normal que ça coince.

Pour ce qui est de Misson Winnow, apparemment ils ont fait un gros fuck en lousdé aux Australiens :smile:


#46

La loi (via le code de la consommation) ne dit pas exactement ce qu’il faut faire, mais ce qu’il faut pas faire: tromper l’usager (ce qui implique de faire passer une publicité pour du contenu rédactionnel sur un site d’information)

Sont réputées trompeuses au sens de l’article L. 121-1 les pratiques commerciales qui ont pour objet […] 11° D’utiliser un contenu rédactionnel dans les médias pour faire la promotion d’un produit ou d’un service alors que le professionnel a financé celle-ci lui-même, sans l’indiquer clairement dans le contenu ou à l’aide d’images ou de sons clairement identifiables par le consommateur ;

La publicité ne doit pas être du contenu rédactionnel, il faut des images / sons, suivant, les cas spécifiques qui permettent de l’identifié (et donc de la différencier du contenu)

Les lois concernant la presse impose d’indiquer explicitement “publicité” ou “communiqué” (en plus donc pour qui c’est fait, via la LCEN, qui rappelle qu’il faut clairement identifié une publicité et la personne pour qui elle est faite)

Dès que ça parle de partenariat, d’articles qui peuvent intéresser les lecteurs pour leur bien venant d’un tiers, etc… ça pue

Non, ils ont été assigné en justice, car ils organisé un prix scientifique, avec mise en avant de leur nom / marque (considéré comme publicité pour le tabac par l’association contre le tabac qui les attaquait, et eux considéraient que non, comme pour les courses de voitures, car ils faisaient une autre activité avec ce prix. La justice leur avait donné raison en appel, puis casser par la cour de cassation, car c’est bien une publicité, d’avoir seulement le nom / marque de présent)

Non, la question de fond, c’était de savoir si c’est une publicité ou pas (et si c’est une publicité, la loi Evin l’encadre bien plus que les publicité sur les autres produits). La loi Evin ne définie pas ce qu’est une publicité. Elle réglemente plus durement celle sur le tabac.

J’ignore pour l’australie, mais en France, le coté " Mission Winnow a été décrit par Philip Morris International (PMI) comme une “initiative” ne portant aucunement sur la promotion des produits liés au tabac" a déja été tranché:


https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?idTexte=JURITEXT000007071388
La cour de cassation a cassé le jugement de la cour d’appel en considérant que “toute utilisation publique d’une marque de cigarettes, quelle qu’en soit la finalité, constitue une publicité en faveur du tabac” (et donc soumis à la loi Evin, en plus des lois “classiques”)


#47

… et tu ne trompes pas l’usager si tu affiches seulement la mention “publicité”, “publi-rédactionnel”, “article sponsorisé” sans mettre en place d’autres dispositifs (visuels par exemple) pour indiquer que c’est un contenu publicitaire.

La loi dit bien « sans l’indiquer clairement dans le contenu OU à l’aide d’images OU de sons clairement identifiables par le consommateur ». Ici on a donc 3 possibilités et pas 3 obligations :

  • faire mention dans le contenu que c’est une publicité ;
  • indiquer que c’est une publicité à l’aide de visuels ;
  • indiquer que c’est une publicité à l’aide de sons ;

La seule obligation légale c’est de faire apparaitre une mention indiquant clairement qu’on a affaire à un contenu publicitaire, après tu choisis ton moyen préféré pour le faire.

Ce n’est pas illégal et au pire si l’article te dit “en partenariat avec Bidule” tu sauras à quoi t’en tenir. Après y a aussi les fan boy hein. Numerama qui fait 4 articles par jour sur Apple et Tesla, je pense pas que la rédac touche quoi que ce soit de leur part, c’est juste que ça leur plaît de jouer les groupies.

Pour le coup, c’est un peu malhonnête de la part de la Cour de la cassation (et totalement malhonnête de la part de Philip Morris :sweat_smile:) : le groupe a spécialement créé une marque différente de leurs clopes et qui a des activités totalement différentes de la vente ou la promotion de clopes, justement parce-qu’au service juridique ça a dû anticiper les lois contre le tabac. Et ils se font quand même allumer. C’est comme si on disait que la marque Tesla faisait la promotion de l’exploration spatiale juste parce-que Elon Musk est le dénominateur commun des deux activités :crazy_face:


#48

Oui et la plupart des sites ne le font pas (ça noie le poisson avec du verbiage, du contenu pour l’expérience utilisateur, de partenaires, etc…)

Rares sont ceux avec un beau encart: attention, ceci est une publicité (et pour telle marque, agence, …ça relève du miracle)

Attention, le fait de toucher de l’argent ou pas n’est pas forcement un critère pour identifié une publicité

Par exemple, dans le code de l’environnement:

(d’où les panneaux “sauvages” qui indiquent simplement l’emplacement de tel ou tel magasin par exemple)

J’avoue, sur le fond,c’est très très “stricte” comme vision: la simple évocation du nom devient une publicité, peu importe le contexte. On est très proche de la fraude / optimisation fiscale: Y’a la loi, et l’esprit de la loi. Certains jouent avec les textes de lois pour essayer de passer outre l’esprit de la loi, bah parfois ils gagent, parfois ils perdent. C’est presque un concours de mauvaise foi à celui qui enculera l’autre ^^

C’était y’a 20 ans… mais tu remarqueras que le “naming” de produit totalement différent c’est quand même très développé par rapport à l’époque (la ligue 1 conforama ou Bercy Accor Hotels Arena, … du moins France, c’était déjà plus courant avant dans d’autres pays).
La “Heineken Cup” (rugby), c’est la H Cup en France du coup (pub pour l’alcool tout ça)


#49

Non bien-sûr. Mais t’auras juste plus de mal à prouver que tel site fait de la pub déguisée (ou n’est pas en conformité avec la loi au sujet de la mention “article sponso”) si dans les livres de comptes des deux boîtes y a aucun transfert d’argent de l’une à l’autre avec pour mission de faire la promotion de la marque/du produit/du service. Et s’il n’y a pas rémunération, y a pas obligation d’ajouter la mention.

C’est surtout quand dans le cas de la Mission Winnow y a zéro mention de la marque Philip Morris. Faut vraiment gratter pour s’apercevoir que c’est une branche du groupe PMI. Ça se voit pas au premier coup d’œil sur une bagnole lancée à 300 km/h.

En revanche, oui pour le nom des stades de foot, des compet’, etc. c’est du footage de gueule (note le jeu de mot) intégral. Mais bon, c’est tout à fait autorisé alors pourquoi se gêner hein. Ça montre aussi l’influence grandissante du privé dans les activités culturelles et sportives et donc par opposition l’abandon progressif des pouvoirs publics dans ces domaines. Au revoir les stades Jacques Chaban-Delmas et bonjour les “arènes” Coca-Cola-Dash-Cilit Bang à l’américaine. À quand les avenues Apple et les fontaines publiques Canard WC ?


#50

La mention est obligatoire pour les publicités… mais la définition d’une publicité est assez “variable”

Dans le sens “courant”, on va dire que c’est une communication servant à “faire acheter” un produit / service. C’est très proche de la vision de la commission européenne; “toute forme de communication faite dans le cadre d’une activité commerciale industrielle, artisanale ou libérale dans le but de promouvoir la fourniture de biens ou services, y compris les biens immeubles, les droits et les obligation.” (on note 2 points importants, le cadre de l’activité dans laquelle ça se fait et le but. Et y’a aucune notion de rémunération, ça change pas que ça existe ou pas)

Dans l’audio visuel c’est proche: "constitue une publicité toute forme de message télévisé diffusé contre rémunération ou autre contrepartie en vue soit de promouvoir la fourniture de biens ou services, y compris ceux qui sont présentés sous leur appellation générique, dans le cadre d’une activité commerciale, industrielle, artisanale ou de profession libérale, soit d’assurer la promotion commerciale d’une entreprise publique ou privée (y’a un point important en plus c’est le contre une contrepartie, via rémunération ou autre)

Le code de l’environnement cité plus haut, c’est “constitue une publicité, à l’exclusion des enseignes et pré enseignes, toute inscription, forme ou image destinée à informer le public ou à attirer son attention, les dispositifs dont le principal objet est de recevoir lesdites inscriptions, formes ou images étant assimilés à des publicités” (exit les 2 points importants précédents, le simple fait d’informer le public / attirer son attention, c’est de la pub, on est proche de la vision de la cour de cassation, pour qui en gros, dès qu’on met en avant une marque publiquement, c’est une publicité, et même par effet “rebond” de l’image de la marque, sur ces différents produits, même si dans ce contexte précis, c’est totalement différent on ne parle jamais de ce produit)

A titre personnel, c’est pour ça que je suis un adepte de l’optin: si j’ai rien demandé et qu’on m’envoie des “infos” sur une marque / produit, alors je le prends comme une publicité. Si j’ai demandé des détails sur tel bien / service, on me renseigne, c’est de l’information