Commentaires : Risque de stigmatisation ou mésusage : le pistage alarme le comité d'éthique du numérique

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#1

Sur le pistage numérique pour lutter contre la propagation du coronavirus, l’heure est à la cacophonie au sein du gouvernement. Alors que cette perspective était écartée le 1er avril par le Premier ministre lors d’une audition devant les membres de l’Assemblée nationale, en évoquant l’absence d’outils juridiques adéquats, le sujet est revenu sur la table le 5 avril, avec une déclaration du ministre de l’Intérieur. Notant que « le tracking fait partie des solutions retenues par un certain nombre de pays….

Par Julien Lausson
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#2

Alors que cette perspective était écartée le 1er avril par le Premier ministre

Ça tombe bien, personne n’y a cru.


#3

Pour se qui est de la discrimination sociale, si des solutions à base d’outils connectés sont mises en place, quid des gens qui n’ont pas, soit par choix, soit par manque de moyens, de smartphone ?

J’en discutais avec mon frère (qui n’a qu’un vieux téléphone portable) et il se demandait ce qui se passerai si tous les gens qui n’avaient pas de smartphone se retrouvaient bloqués pour une activité ou une autre…

Ça mérite d’être pris en compte.


#4

Facebook et consort ne se posent pas tous ces problèmes et sont surement plus intrusif qu’une application médicale.


#5

Je pense que s’il y a de vraies justifications, l’entorse à la vie privée peut être justifiée, mais uniquement si elle est très encadrée (limitée dans le temps, avec un max non renouvelable même si c’est plusieurs mois, histoire que ça puisse pas devenir permanent)
Mais encore faudrait il

  • avoir une étude détaillée des gains attendus pour justifier cette entorse
  • savoir comment gérer le cas des personnes sans smartphone compatible, et si ces exception ne mettraient pas la finalité à défaut
  • être totalement transparent sur ce qui est remonté et l’anonymisation (open source ?)
  • être hyper pointilleux sur la conception et la sécurité du truc, pour 0 risques de détournement

Mais bon, y’a des points pas vraiment compatibles avec l’urgence de la situation, donc a mon avis pour cette épidémie c’est trop tard.
Sans compter que jamais un gouvernement n’a été irréprochable sur tous ces points (loin de là) sur d’autres projets numériques…


#6

toutafé… 3/4 des français ont un smartphone… et ça tombe à 50% pour les plus de 60 ans.

pour des besoins de stat, le simple bornage antenne de tous les mobiles suffit largement.


#7

Tu n’as pas besoin de smartphone pour être tracé. Un simple téléphone classique suffit pour te donner ta position par rapports aux antennes relais et le bluetooth est globalement fait pour chercher à se connecter aux appareils qui sont dans les 10 mètres autour.


#8

Certes. Mais pour toute utilisation d’appli “sur la base du volontariat”, t’es coincé. C’est le même type de réflexion que l’accès des données médicales par les assureurs pour “baisser les assurances”. In fine, des dérives sont possibles.

Bon ben là, imaginons l’entrée à un lieu public (concert, expo, gare…) où il faudrait présenter patte blanche (l’application) pour montrer qu’on n’a pas croisé quelqu’un de contaminé.

On peut se dire “pas idiot, ça éviterait de mettre au même endroit des gens sains et des gens contaminés et éviter un cluster”. sauf que si t’as pas l’appli, ben…