Commentaires : Référendum ADP : comment soutenir le projet de loi visant à interdire la privatisation des aérodromes de Paris

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#26

Il faut juste faire gaffe de bien mettre tous ses prenoms, sinon ils ne vous trouvent pas.


#27

Ils ont toute la légitimité. Ils ont été élus démocratiquement à la majorité. Tu peux être contre leur politique, mais dire qu’ils ne sont pas légitime c’est être antidémocrate.
Et cela ne prouve rien du tout sur la politique générale du gouvernement : ça indique juste qu’un dixième des inscrits demande une étude parlementaire d’un texte.

Quant au reste, j’ai dit qu’il n’y aurait pas de référendum, pas que la privatisation se ferait. Le gouvernement peu très bien renoncer à celle-ci si le nombre de personne soutenant l’étude est important, et c’est sans doute ce qu’il fera dans ce cas. Il n’a aucun intérêt à ce lancer dans un référendum perdu d’avance.

Et oui nous sommes dans une vraie démocratie. Le fait même que tu puisse librement dire que ce n’est pas le cas prouve encore une fois, si c’était nécessaire, que c’est le cas.


#28

… à la majorité d’une minorité. C’est pas parce-que tu fixes une majorité légale que tu es légitime. Demain, le prochain Président de la République et tous les élus peuvent se faire élire à la majorité de 0,5% des électeurs ou même 0,001%. Leur élection sera légale, en revanche leur légitimité sera nulle. C’est exactement ce qu’il s’est passé avec Macron, l’intéressé le confesse lui-même. Du coup, pas étonnant qu’il se bouffe l’un des plus gros mouvement social de l’histoire de France juste 1 an et demi après son élection, et une proposition de référendum unanime qui n’avait jamais pu être activée avant lui.

Voyons, tu sais très bien que la proposition de référendum ne concerne pas seulement la question des aéroports de Paris. Les initiateurs l’ont dit dès le début et les citoyens qui se mobilisent aussi : c’est un référendum sur la présidence Macron (à l’image du référendum De Gaulle pour une histoire bidon de régions en 1969). On peut essayer les dénis de réalité et la méthode Coué, mais être aveugle à ce point sur les enjeux politiques réels ça devient maladif.

OK. C’est ce que je disais aussi.

L’écueil qu’on ressort bêtement à chaque fois.

La démocratie ne se mesure pas à ce qu’on peut dire. Elle se mesure précisément à ce qu’on ne peut pas dire.

Qu’un random pélos comme moi dise sur un forum perdu au fond des Internets que la France n’est pas une démocratie, ça ne gêne absolument pas le pouvoir (et je te rassure c’est exactement le même cas dans les pays autoritaires). En revanche, quand certains commencent à toucher à des cordes un peu trop sensibles, on voit toute l’ampleur de notre démocratie à la française. Et c’est pas les exemples qui manquent.

Quand des journalistes révèlent que l’État sait qu’il livre des armes à un pays qui les retourne contre des civils, alors qu’il clame haut et fort pendant des mois que “c’est juste pour maintenir la paix”, notre démocratie envoie les renseignements foutre des coups de pressions :

Quand un journal enquête sur les barbouzeries du président, on lui envoie les magistrats pour essayer d’inquiéter ses sources, et à d’autres on leur envoie les services pour intimider :

Et quand on voit qu’un président réfléchit sérieusement à remplacer certains hauts fonctionnaires « pas assez loyaux » pour court-circuiter le peu de contre-pouvoirs qui reste dans l’administration, on peut craindre le glissement de notre “démocratie” vers des procédés qu’on ne critique que quand ils ont lieu à des milliers de kilomètres de chez nous ou qui appartiennent à d’autres temps.

Voilà, c’est à ça que ça se mesure, la démocratie. Pas au fait de pouvoir glisser un bulletin à intervalle régulier dans l’urne pour un trio de tête présélectionné par le pouvoir économique et fermer sa gueule entre deux échéances, ni au fait de pouvoir dire « pipi, caca, popo » depuis les tréfonds de l’Internet.

Si tes exigences en matière de démocratie (demos/kratos, je rappelle) sont si peu élevées, grand bien te fasse. En revanche, tu peux pas en vouloir aux autres de demander qu’on respecte un peu plus la définition communément admise de la démocratie (peuple/pouvoir) plutôt que d’appliquer une aristocratie bourgeoise que personne n’a demandé et dont on croyait s’être débarrassé il y a 230 ans.


#29

Toi, tu n’as pas vu le site des douanes pour les professionnels.

Pour moi c’est une sorte de champion du monde de l’absence d’ergonomie, le néolithique de l’internet.

https://pro.douane.gouv.fr

Et quand tu es loggé, la moindre démarche ou information demandée, ils t’ouvrent un popup avec la frame, enfin, la totale ^^;;


#30

En démocratie, si quand bien même seul 10% vote, tu es légitime. L’état de droit l’emporte sur la majorité.

Ils peuvent dire ce qu’il veulent, au final, la seule chose qui compte légalement, c’est ce qui est écrit. Les lois, c’est pas fait pour s’asseoir dessus. Choisir le gouvernement, c’est le rôle des élections.

Est-ce dérangeant ? Oui, très clairement, mais c’est sans commune mesure avec les problématiques de liberté d’expression des dictatures. Il faut avoir le sens de la mesure.

Les hauts fonctionnaires ne sont pas des élus. Heureusement qu’un gouvernement peu les remplacer ! C’est lui qui a la légitimité de définir la politique du pays, pas eux.
C’est d’ailleurs la règle aux états unis ou chaque nouveau gouvernement fait un grand nettoyage dans les haut fonctionnaire à chaque alternance. Et c’est parfaitement démocratique.

Heureux de s’avoir que Cheminade, Poutou et Arthaud ont été présélectionné par le pouvoir économique pour participer à l’élection.
Heureux de savoir que ce sont les médias qui ont décidé de faire gagner Trump, le front national aux européennes, de faire passer Marine Lepen au second tour.
Heureux de savoir que France Inter, Le Monde Diplo et Valeurs (tous dans ton jolie schéma) sont des médias pro Macron qui ont longtemps milités pour sa victoire.


#31

Non, ton élection est valide légalement. Elle n’est pas pour autant légitime quand 90% des électeurs (je n’ose même pas dire de la population) ne te soutiennent pas.

Les lois sont faites pour que ceux qui les écrivent puissent s’asseoir dessus. Bizarrement, à ça tu ne trouves rien d’autres à dire que “Dura lex sed lex”. Mais là encore légalité et légitimité sont deux choses différentes. Notre histoire est jalonnée d’événements qui ont fait cette distinction. Le simple fait, d’ailleurs, qu’une minorité possédante puisse aujourd’hui s’arroger le droit de se tailler des lois sur mesure vient du faite que la classe à laquelle elle appartient a décidé de ne plus obéir aux lois de la monarchie qu’elle considérait comme illégitime (« Une nouvelle distribution de la richesse entraîne une nouvelle distribution du pouvoir. » Antoine Barnave). Mais, comme toute classe qui arrive au pouvoir, il est normal de délégitimer ceux qui voudraient user des mêmes moyens qu’eux auparavant pour atteindre les mêmes objectifs.

Ce sont exactement les mêmes problématiques. Pression sur les journalistes, jugements expéditifs et fermes des opposants, état d’urgence permanent justifiant tous les excès, etc. Même méthodes, seuls les visages changent. Nous, on a la chance de s’être auto-proclamé “Pays des Droits de l’Homme”. Mais ces derniers temps, ça a en a pris un sacré plomb dans l’aile… S’il fallait ça pour que ça fasse déclic, ma foi…

Les hauts-fonctionnaires sont là pour faire fonctionner l’État et en assurer la continuité. Ce ne sont pas des pions qu’on remplace au gré de ses humeurs : ce sont des gens spécialement formés à la machine d’État et parfois ce sont eux qui nous protègent de dérives autoritaires d’apprentis dictateurs. Vouloir les remplacer (et en plus de manière si ostentatoire) en dit long sur les intentions de Jupiter.
Dis-moi, tu aurais le même discours si demain un président d’extrême-droite (ou pire d’estrèm-gôche :scream:) arrivait au pouvoir et ne voulait que des ptits soldats bien dociles pour appliquer des directives totalement liberticides sans garde-fou ?

Ne joue pas les benêts. Est-ce que Cheminade, Poutou et Arthaud ont fait la Une des journaux, des magazines économiques, des JT, de la presse people pendant des mois alors même qu’ils sont en politique depuis plus longtemps que Macron (et qu’ils avaient un programme, contrairement à ce dernier) ?

Heureux d’avoir pu t’aider à t’en rendre compte. Ah, c’était ironique ? Ça ne devrait pas pourtant.

Et tout le reste, t’en fais quoi ? Et Mimi Marchand, jamais entendu parlé ? Xavier Niel, Patrick Drahi, Bernard Arnault non-plus ?

Comment expliquer qu’un candidat, inconnu au bataillon 1 et demi avant les élections, s’offre à lui tout seul sur BFM en l’espace de 4 mois, la retransmission de 426 minutes de ses discours de campagne, quand ses 4 principaux adversaires n’en cumulent que 440 tous réunis ? Le hasard sûrement ¯_(ツ)_/¯


#32

Et tu vas nous expliquer comment il peut influer ?

Ce qui signifie, selon toi, qu’aucun gouvernement ne sera JAMAIS légitime.

On s’en branle du calcul des gens qui n’ont pas voté pour Macron et sa politique (pour l’instant, je dis Macron, mais dans 3 ans ou 10 ans, je dirais exactement la même chose quelque soit le gouvernement) : Macron et sa majorité parlementaire sont ceux qui ont eu le plus de voix. TOUS les autres ont eu moins de voix et il est absolument débile d’additionner les voix de ceux qui pensent que Macron est trop à gauche avec celles qui pensent qu’il est trop à droite.

A moins de considérer que le Pen, Wauquiez et melenchon (ou du moins ce qu’il en reste) sont capables de se mettre d’accord sur une plate-forme commune.

A mourir de rire, la droite contre les privatisations :joy: il faut être particulièrement naïf pour ne pas voir que c’est juste un coup politique d’un parti moribond (les LR) pour tenter de surfer sur la vague des GJ.

Les quois ?

Bref tout ça pour dire que comme d’habitude, les communistes ont du mal à accepter les résultats des urnes, sauf dans le cas où il y a un parti unique.


#33

Tu es vraiment trop naïf ! On ne parle pas du fonctionnaire lambda, mais des hauts fonctionnaires à la tête de la justice, de la police, de la direction des finances,… Ce sont les courroies de transmission entre le gouvernement et l’administration et s’ils ne sont pas d’accord avec les mesures du gouvernement, ils ont un pouvoir de nuisance suffisant pour bloquer leur mise en place ou du moins fortement les perturber.

Donc de tout temps, dans toutes les administrations qu’elles soient nationales ou territoriales, le top management des fonctionnaires est assuré par des fonctionnaires choisis par le politique au pouvoir. Et en cas de majorité, on les change très souvent.

Je sais que ta haine de Macron te focalise sur ses actes, mais il ne fait dans ce domaine ni mieux, ni pire que ses prédécesseurs, ni qu’un président de conseil régional ou qu’un maire.

S’il ne le fait pas, ses mesures ne seraient pas appliquées. Maintenant, concernant l’extrême gauche, trouver des hauts fonctionnaires d’extrême gauche, ça va être costaud ! Et placer des novices qui ne connaissent pas les rouages de l’administration et qui n’ont pas les bons contacts aux commandes, c’est catastrophe assurée


#34

Tu peux être contre leur politique, mais dire qu’ils ne sont pas légitime c’est être antidémocrate.

Il n’est pas anti démocratique de dire qu’il y a un problème lorsqu’un parti possède 100% du pouvoir alors qu’il ne représente que 10% des inscrits.

Quant au reste, j’ai dit qu’il n’y aurait pas de référendum, pas que la privatisation se ferait.

Là, tu essaies de te raccrocher aux branches.

En effet, tu as dit plus haut:

"Traduction -> au plus, le texte sera présenté devant le parlement et il n’y aura pas de référendum.

Désolé de vous décevoir".

Ce qui signifie que pour toi, le fait qu’il n’y ait pas de référendum devrait constituer une déception pour ceux qui demandent un référendum afin d’obtenir l’interdiction de la privatisation d’ADP.

Or, pour ces personnes, le referendum n’est qu’un moyen, pas une fin. La fin, c’est la renonciation à la privatisation d’ADP.

Donc, si cette privatisation est finalement rejettée sans qu’il soit besoin d’organiser un référendum, pour ces personnes, c’est très bien aussi, et il n’a pas lieu pour elles d’être “déçues”.

Le fait que tu considère qu’elles seraient déçues en l’absence d’organisation d’un référendum signifie que pour toi, pas de référendum signifie privatisation d’ADP.

Et oui nous sommes dans une vraie démocratie.

Une démocratie de plus en plus formelle, cf ce que je disais au début de mon message concernant les 100%/10%. Et ce, alors même qu’inversément, un autre parti qui représente a légèrement plus d’inscrits n’a quasiment aucun représentant au parlement.

On peut combattre les idées du RN, ça n’empêche pas d’observer que notre système dit démocratique présente de sérieux biais et de sérieuses distorsions.


#35

Et tant pis pour tous ceux qui ont joué ce coup politique dans le seul but de surfer sur la vague gilets jaunes. Et tant pis pour tous ceux qui vont signer cette pétition sans rien comprendre du pourquoi ni du comment de la privatisation d’adp.

Cette privatisation appauvrit l’Etat: Il renonce à la la possession de biens fonciers considérables, et à la détention de valeurs mobilières d’une société en croissance qui lui rapporte des dividendes importants, tout cela pour placer le produit de la vente en bons du trésors (émis par qui au fait?) qui lui rapporteront très peu étant donné la faiblesse des taux.

Sans oublier qu’ADP détient un quasi monopole, et qu’il est économiquement totalement absurde de privatiser un monopole, sauf bien sûr s’il s’agit d’un renvoi d’ascenseur pour services rendus, mais on entrerait ici dans l’ordre de la corruption, et je ne peux y croire.

,

Et même si jamais un jour cela arrive à un référendum, passer de 10% de signatures à 50% de votes positifs, c’est une sacrée marche à grimper.

La marche est toutefois 4,5 millions de voix plus haute pour passer de 0% des signatures à 50% des votes positifs.


#36

Qui possède 100% du pouvoir ?
Le Sénat, les régions, les départements, les interco, les communes,… ne sont pas tous sous la coupe d’un parti unique.
Et contrairement à ce que certains en pensent, ils ont du pouvoir.
Par exemple, Macron ne peut pas passer sa réforme constitutionnelle car le sénat est contre.
Et les politiques en matière d’investissements routiers, de politique sociale, d’infrastructure éducative, de maillage du territoire sont des compétences locales.

Quant au 10% des inscrits, je sais que c’est l’argument suprême des opposants à Macron, mais c’est complètement débile de faire un pourcentage par rapport à des gens qui ont pris la décision, en leur âme et conscience de ne pas participer à l’élection. C’est donc leur faire injure de les comptabiliser dans le pourcentage d’une élection à laquelle ils ont décidé de ne pas participer.

Comme je le disais plus haut, beaucoup croient que c’est une campagne de signature contre la privatisation d’ADP. Ce qui est faux : c’est une campagne de recueil de signatures pour que l’assemblée examine un projet de loi organisant ou pas un référendum.

Tu rigoles ou quoi ? Qui n’a quasiment aucun représentant ?
Au premier tour des législatives 2017, tour où les grands partis présentaient un candidat dans quasiment toutes les circonscriptions, LREM fait quasiment le double de voix que la sommes des voix des partis arrivés 2e et 3e
LREM 6,4 millions de voix
LR 3,6 millions de voix
FN 3,0 millions de voix
LFI 2,5 millions de voix

Et au deuxième tour, c’est le jeu des alliances qui joue, car contrairement à ce que tu dis, personne ne gouverne jamais seul (c’est bien le drame du FN car quasiment personne ne veut (ne voulait) s’allier à lui).

Le but du jeu n’est pas que chaque parti soit représenté, mais que le pays soit gouvernable.
On peut le voir dans certains pays qui appliquent la proportionnelle intégrale : les grands partis de gouvernement sont obligés, pour avoir une majorité, d’aller s’allier à des partis extrêmistes ultraminoritaires mais qui apportent les 2 ou 5 voix qui manquent.
Du coup, ce sont ces partis qui sont les maîtres du jeu et qui exercent un chantage sur les partis arrivés en tête.
Et dès que l’un de ces micro partis extrémistes fait un caca nerveux, cela provoque une crise et des élections.

Désolé, mais je n’ai pas envie que la vie politique de la France soit soumise au bon vouloir d’un Dupont-Aignan, d’un Asselineau ou d’un Besancenot ou d’un leader indépendandiste corse.

On peut cependant imaginer un système à la proportionnelle comme pour les municipales où le parti arrivé en tête obtient un bonus qui lui permet de gouverner avec une majorité stable.

Et pas comme en Espagne où à Madrid on a des alliances improbables du centre, de la droite et de l’extrême droite pour prendre la mairie à la gauche arrivée en tête et à Barcelone, des alliances tout aussi improbables de la gauche radicale, du centre et de Valls (le pire ennemi de la nouvelle mairesse) pour prendre la mairie aux indépendantistes arrivés en tête. Parce que ça, c’est de la politique d’enfoirés : des mecs d’accord sur rien mais qui s’unissent juste pour arriver au pouvoir.
(en particulier les centristes de Ciudadanos qui s’allient à l’'extrême droite d’un côté et à l’extrême gauche de l’autre).


#37

Pareil, bloqué à l’étape 2, sans message d’erreur. J’ai essayé avec toutes façons d’écrire mes noms et prénoms. Au final, ça a fini par marcher, sans autre explication.


#38

Un peu ancien, mais très intéressant, cet article qui explique le détournement du référendum sur les aéroports de Paris.
Ou comment l’opposition a détourné l’esprit d’un article de la Constitution et comment le Conseil Constitutionnel s’en est lavé les mains.

En résumé, l’auteur explique le pourquoi et le comment du référendum d’initiative populaire tel que décrit par l’article 11 de la Constitution :

  1. L’opposition parlementaire veut qu’un projet de loi soit discuté
  2. La majorité parlementaire (ou le gouvernement) s’oppose à cette discussion
  3. L’opposition provoque une campagne de recueil de signatures
  4. Si le nombre de signatures demandé est atteint, l’assemblée et le sénat ont 6 mois pour examiner ce projet de loi.
  5. S’ils ne le font pas en 6 mois, il y a un référendum sur ce texte de loi.

C’est donc un moyen pour forcer la majorité parlementaire a examiner une loi contre sa volonté. Avec d’ailleurs une grosse entourloupe à l’étape 4 : si la majorité parlementaire n’a pas voulu examiner la loi et qu’elle y est forcée, elle votera contre et on n’en parle plus.

Et maintenant, le détournement de procédure qui a été fait sur la privatisation d’ADP ! Ce n’est pas une loi que la majorité ne voulait pas examiner, c’est au contraire un projet de loi qui avait été voté par la majorité et que l’opposition conteste.
Ou plutôt, le 10 avril, la procédure RIP pour empêcher la privatisation a été déposée alors que le vote de la privatisation d’ADP était programmé le 11 avril et qu’elle a été votée.

C’est donc une manoeuvre de l’opposition pour contrer un vote de la majorité de la représentation parlementaire. Et en faisant une lecture littérale de la Constitution, le CC a validé ce détournement de l’esprit de la constitution. Ce qui va d’ailleurs ne pas manquer de poser des problèmes à l’avenir : chaque fois qu’une majorité parlementaire (quelle qu’elle soit) votera une loi sur la politique économique, sociale ou environnementale, l’opposition pourra enclencher une procédure RIP afin d’en retarder la mise en oeuvre d’au moins 9 mois. Même en se foutant de recueillir ou pas les signatures : juste du sabotage.

Parce que là, qu’est-ce qu’il va se passer en supposant que le RIP recueille le nombre de signatures nécessaires : l’assemblée va se saisir de la question de la privatisation d’ADP et… va voter pour la privatisation comme ils l’ont déjà fait !


#39

C’est au contraire tout l’esprit du RIP : avoir l’avis de la population sur une loi votée par des représentants d’une minorité (larem n’a jamais fait plus de 50% à une élection) pour enrichir des amis du pouvoir.


#40

Alors, selon toi, il faut un référendum sur chacune des lois qui a été votée ?

Et si LREM n’a jamais fait plus de 50% (ce qu est faux, car Macron a fait plus de 50% au 2e tour), les autres ont fait encore moins.

Dans un paysage politique où il y a une extrême gauche, une extrême droite, une gauche, une droite et un centre, jamais personne n’aura 50% des voix. Cela veut-il dire que toutes les lois sont scélérates ?

Tu dis que c’est l’esprit du RIP ? Relis bien l’article 11 : l’avis de la population n’arrivera que si le parlement ne veut pas se saisir du texte. Que ce soit sur ce sujet ou un autre, que ce soit un détournement de procédure comme dans ce cas ou que ce soit dans une utilisation normale de cet article 11. Le RIP n’a jamais été conçu pour permettre à la population de s’exprimer, c’est de la poudre aux yeux.


#41

Sur celles qui vendent des biens publics rentables à des amis du pouvoir, oui.

Même au deuxième tour, seuls 43,63% des inscrits sur les listes électorales (donc même pas tous les citoyens français majeurs, certains ne sont pas inscrits) ont voté larem. Et je me contrefous des autres partis.

Ca veut dire que les lois ne sont pas votées par des représentants du peuple, mais par des représentants d’une minorité de celui ci.

Tu as mal compris : je ne parlais pas de l’esprit du RIP tel que mis en place dans la 5ème république mais du RIP en tant qu’idée, un référendum initié par le peuple.


#42

Pourquoi celles-là et pas les autres ?

Donc il faut prendre en compte les gens qui ne veulent pas donner leur opinion ou qui s’en branlent ?
Pourquoi les compter dans les opposants et pas dans les partisans ? Ou tout simplement dans ce qu’ils sont : des gens qui n’en ont rien à foutre.

Sinon, 2e tour des présidentielles :
Macron : 20,7 milllions de voix
Abstentions : 12 millions
Le Pen : 10,6 millions
Mal inscrits sur les listes électorales : 6,5 millions
Bulletins blancs : 3 millions
Non inscrits sur les listes électorales : 3 millions
Bulletins Nuls : 1 million

Tu prends ça comme tu veux, mais c’est Macron qui arrive en tête.

S’il n’y avait pas les autres partis, ton raisonnement tomberait à l’eau. C’est justement parce qu’il y a les autres partis que tu montes cette construction intellectuelle sur les 50%.

Donc il faut abolir toutes les lois votées depuis… pfff plusieurs siècles, non ?

Tu t’es mal exprimé.

Quelque chose qui n’existe pas, bien entendu.
Même en Suisse, la patrie du référendum, c’est exceptionnel qu’un référendum soit initié par “le peuple”. Ce sont les lobbies, les syndicats ou les partis politiques qui initient les référendums car eux seuls ont la logistique nécessaire pour pondre des textes de lois et aller recueillir les signatures nécessaires.
Et dans la majorité des cas, les référendums sont repoussés car entre “putain, j’ai une super bonne idée de référendum et avoir la majorité des votants avec soit”, c’est une sacrée différence. D’ailleurs, en Suisse, les référendums qui passent sont ceux qui sont tellement consensuels qu’ils seraient passés par une voie parlementaire classique.

Sinon, question : est-ce que tu appliqueras au référendum les mêmes critères de légitimité que ceux que tu appliques à l’élection présidentielle comme le calcul en prenant en compte les abstentions, les blancs et les non-inscrits ?
Parce que si on prend le référendum sur la constitution européenne, ça donne (par rapport aux inscrits et sans tenir compte des non inscrits)

  • Pour : 31%
  • Contre : 37%
    Donc on fait quoi puisqu’il n’y a aucune majorité ni pour, ni contre ?

#43

Je n’ai pas parlé des autres.

Mais ils ne représente toujours pas la majorité du peuple, encore moins “le peuple”.

Il fallait bien sûr comprendre que je me fous du résultat des autres partis à cette élection, je ne leur donne pas plus de représentativité.

On propose une autre solution ? Une solution qui ne contente personne n’est forcément pas une bonne solution.


#44

C’est quoi donc les critères qui permettent de déterminer qu’une loi est légitime ou pas ?
Le fait que @tass_ soit pour ou contre ?

Non, il représente la majorité du peuple qui a donné son avis.
Ce qui est largement suffisant.

La solution contente la majorité de ceux qui ont voulu donner leur avis.
Ce que tu proposes, c’est de donner le pouvoir à l’ultra-minorité.
Imaginons :

  • candidat 1 : 1000 voix
  • candidat 2 : 999 voix
  • abstentions : 2 voix
    Personne n’a 50%.
    Le vote serait annulé parce que 2 abrutis sont partis à la pêche et n’ont pas vu l’heure passer ?
    Le fait que 1999 personnes ont donné leur avis compte moins que le fait que 2 personnes ne l’ont pas donné ?

#45

qu’elles soient voulues par le peuple, si on est dans une démocratie. Et non pas “la minorité du peuple qui s’est fait le plus entendre”.

Pour toi peut être, mais on a déjà vu que tu préférais la république à la démocratie, point sur lequel on n’est pas d’accord.
Le peuple qui ne donne pas son avis fait tout autant partie du peuple que celui qui le donne.

Ce qui n’est pas la définition de démocratie.

Le vote sera annulé parce que 1000 contre 999 à 2 voix près c’est la même chose, il n’y a donc eu ni oui ni non.