Commentaires : Pistage : le Parlement français est bien décidé à s'en mêler « avec la plus grande vigilance »

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#1

Le Premier ministre s’est montré catégorique, lors d’une audition à l’Assemblée nationale : il n’est pas prévu d’effectuer un pistage des déplacements de la population dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, comme le font certains autres pays. « Ce ne serait pas légalement permis », a observé Édouard Philippe, avant d’ajouter que son gouvernement ne travaille sur aucun instrument juridique l’autorisant. Le fait est, néanmoins, que la très grave crise sanitaire provoquée par le Covid-19 altère considérablement le champ politique….

Par Julien Lausson
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#2

Qui dit pistage et vigilance, dit Vigipistage


#3

c’est marrant ça prend 24h pour stopper une liberté individuelle fondamentale de circuler… mais ça se crêpe le chignon pendant 2 mois au sujet d’un putain de téléphone de merde.


#4

SI les gouvernants disent une chose, on peut raisonnablement s’attendre à ce qu’ils fassent le contraire.

Lorsque la manipulation de l’information est devenue un instrument de gouvernance, la parole n’a pas plus de valeur que celle d’une publicité.

« Les masques ne servent à rien ».

« Le nuage s’est arrêté à la frontière ».


#5

Lorsque la manipulation de l’information est devenue un instrument de gouvernance, la parole n’a pas plus de valeur que celle d’une publicité.

Chacun entendra ce qu’il voudra.
De façon plus terre à terre: il fallait être complètement hors sol ou aviné de macronisme pour prendre au pied de la lettre tout ce qu’on a entendu.
Il y a quelques semaines rien ne servait, rien n’était important, rien ne servait.
On a un président, il faut faire avec. Mais on est quand même dirigé par des lâches qui n’ont pas de couilles et n’osent même pas dire face caméra que oui ça a merdé; ça “souderait” un peu plus le pays de descendre de leur piédestal plutôt que de tenir le discours actuel.

Tout le monde connait le proverbe :slight_smile:


#6

Quand les journalistes posent des questions de merde, ils ont des réponses de merde. Surtout que c’est eut qui retranscrivent les réponses dans les articles selon ce qu’il veulent entendre ou qui font des montages dans els interview selon ce qu’ils veulent entendre.

Les masques chirurgicaux ne servent à rien pour la population. Ils ne sont pas plus filtrant, pas plus efficace qu’une simple écharpe. Et 0 60 millions de français, en condition de pénurie dans les hôpitaux avec des services comme la totalité, les personne immunologiquement déprimées, les personnes âgées en epadh, les fournir à la population aurait crée des morts d’autres choses que du coronarovirus.

Personne n’a interdit la vente de foulards ou d’écharpes et personne n’as interdit la port d’écharpes ou de foulards. Par contre les journalistes posaient juste la question sur les masques chirurgicaux.

Après, vous ne voulez pas être tracés, donc ne pas pouvoir avoir des cartes fines de contamination et de zones de contamination possible qui permettraient d’adapter les règles de sécurité à un vrai risque ce qui donne des situation complètement ubuesque avec des personnes qui portent des masques dans des situations ou il n’y a pas de risque. des personnes qui portent des masques en extérieur sans personne à moins de 20 mètres, ca n’est pas une protection pour un risque valable.


#7

On parle de plus en plus de règlement judiciaire.


#8

Tu ne vas pas l’enlever le remettre, l’enlever le remettre, l’enlever le remettre, en fonction de la densité de gens autour de toi.

Constatant l’échec des livraisons alimentaires à domicile (“nous n’avons pas trouvé de créneau de livraison” chez plusieurs enseignes) , j’ai fait ma sortie hebdomadaire. J’ai croisé une quarantaine de personnes à moins de 1 mètre.

Pourquoi ? Parce qu’Untel a stationné son caddie au milieu de l’allée. Parce qu’un autre stationne depuis 10 minutes devant les rasoirs et que tu as besoin de rasoirs. Parce que le Fenwick passe et ne laisse que 80 cm de chaque côté et que les gens se serrent sur son passage. Parce que quelqu’un vient se glisser entre toi et le rayon, ou derrière toi et le rayon opposé. Parce que Papy, Mamie et leur chariot roulent de front en occupant toute l’allée. Parce qu’on vient virevolter sous ton nez en crachotant dans son téléphone portable. Parce que le gamin te court dans la pattes et la mère court après.

Ce ne sont pas les gens qui sortent leur lapin dans la nature qu’il faudrait verbaliser. Ce sont ceux-là. Ils n’ont absolument rien compris à “distanciation”. Ils te font prendre un risque.

Dans ce cas, le masque est utile. L’idiotie des journalistes, c’est de poser une question dont la réponse est évidente. Mais la culpabilité des dirigeants, c’est de répondre à l’envers. Le premier est à blâmer, le second est à pendre.


#9

Faut il se couvrir la bouche et le nez avec un Tissus.

Faut il porter un masque. (souvent derrière avec une jolie photos d’illustration avec un masque chir ou un FFP2)

Tu as deux façons différentes de poser une question qui n’impliquent pas les mêmes problématiques derrière.
Tu as une question qui fout le système de santé en l’air en mettant en danger un certains nombre de patients en soins qui ne peuvent pas être reportés, comme pour les naissance, la neo natalité, les services de dialyse, les services de grands brûlés, une partie des services anti cancéreux avec les questions de perte de chance liés au report des traitements.

Tu as 40 millions de masques qui sont utilisés par semaines et 60 millions de français qui devraient changer de masque au minimum deux fois par jours car en fonction de l’humidité la filtration diminue et des service de médecines qui aujourd’hui sont en manque de masques.

Poser la question en disant se couvrir le nez et la bouche avec une écharpe, ca n’as pas les mêmes implications derrière.

Enfin, si ta mère et son fils se sentaient en danger en faisant les courses, de même que ton papy et ta mamie, ils les feraient seuls.

Il faut arrêter des vouloir des réponses qui se limitent à un oui ou un non en fermant les questions. Un risque n’est pas seulement un zéro ou un un.


#10

Tu sors une heure une fois par semaine pour faire tes courses. Il te faut donc 1 masque/semaine. Masque qui côute 0.5€ en temps normal (3M Vflex 9105A 27,64 € TTC la boîte de 50).

Mais illustrons plutôt ce que j’entendais par « la manipulation de l’information devenue instrument de gouvernance ». Il s’agit de délivrer une information pour obtenir un effet, peu importe qu’elle soit vraie ou fausse. Ils passent aux aveux.

Le problème de cette stratégie, c’est qu’elle ruine la crédibilité de ceux qui la pratiquent. Tu l’utilises une fois, tu es crâmé.


#11

Ceux qui veulent des masques, ça n’est pas pour sortir une heure par semaine pour faire des courses et encore moins avant le début du confinement où il aurait fallut sortir 3 semaines de masques chaque jour sur cette période.

Enfin, si tu sort une fois par semaine pour faire des courses alimentaires, même un simple torchon de cuisine est suffisant en terme de filtrage et est réutilisable après passage à la machine.

Là ce qui s’organise, c’est 120 millions de masques en déchets par jour à traîter et à produire.

Lorsque la question est mal posée, il ne peut y avoir de bonnes réponses.


#12

Ce qui me fait personnellement le plus peur dans cette gestion de crise politico-médiatico sanitaire c’est plutôt la tendance des politiciens à suivre l’opinion à un moment très particulier de la vie d’un peuple où la valeur de son opinion est presque nulle (tandis que celle des scientifiques, chercheurs, médecins, soignants, etc., elle, est très importante).

https://www.lecanardenchaine.fr/la-une-du-1er-avril-2020/

Voyez plutôt :

Joint par « Le Canard », le président du Haut Conseil de la santé publique, le professeur Franck Chauvin, reconnaît qu’une option aussi tardive de chloroquine n’a aucune utilité médicale. Et il ajoute que « c’est la pression des soignants et des médecins » qui a guidé ce choix, car « il n’était pas possible de les laisser sans rien dans la phase aiguë de la maladie ».

L’opinion veut de la chloroquine ? Essayons de passer pour des gens qui gèrent bien l’urgence : chloroquine pour tout le monde ! (même si on ne sait rien de ses capacités réelles sur le covid-19…) Un peu de méthode Coué, on croisent les doigts, et s’il y a un quelconque effet, ce sera d’abord sur la côte de popularité.

Plutôt ironique venant d’un gouvernement qui a passé les 3 dernières années à être complètement hermétique à l’opinion publique là où il fallait justement l’écouter…


#13

L’opinion n’a pas réclamé la chloroquine « pour les malades hospitalisés en détresse respiratoire » car l’opinion a lu qu’elle était sans effet à ce stade et « qu’il faudrait l’administrer le plus tôt possible ». L’information circule depuis une semaine.

C’est la non-décision de l’autoriser en stade précoce pour faire chuter la charge virale, avant les atteintes pulmonaires, qui choque l’opinion publique. Les propos du Pr. Raoult ont été clairs : Si on voulait démontrer que ça ne marche pas, on ne s’y prendrait pas autrement.

Je te remémore le double décret.

Vendredi 20 mars au soir. Les deux ministres [ Olivier Véran et Frédérique Vidal ] préparent alors le décret pour permettre les essais d’hydroxychloro-quine, et de ne plus le restreindre qu’aux cas graves. Le soir même, après une nouvelle pression du conseil scientifique imposant une nouvelle marche arrière en faisant pression sur Matignon, le décret est à nouveau révisé par le ministère en faveur d’une autorisation limitée, cadrant l’utilisation de l’hydroxychloroquine dans le respect des indications de son autorisation de mise sur le marché, contre l’avis initial du président de la République.

Dis plutôt que l’exécutif est balllotté entre le camp représenté par le Haut Conseil de la santé et celui de l’Académie de Médecine.

Quand tu as deux institutions respectacles qui sont en désaccord, tu n’as pas besoin de l’opinion publique pour danser la java.


#14

Ce qu’a lu l’opinion (je m’inclus dedans), on s’en tape un peu; ce qui compte c’est la réalité des faits. Pour l’instant, c’est encore un peu flou.
Si on est pas testé, on ne peut pas se voir prescrire quoi que ce soit. Tant qu’on ne pourra pas tester en masse…


#15

On s’en tape même complètement.

J’avoue que j’ignore les détails. Est-ce qu’on traite tous les positifs ou seulement ceux qui présentent des symptômes ? Est-ce qu’on teste les gens sans symptôme ?

Je passe à l’IHU le 20. Si tu veux, je demande.


#16

Vu les files d’attente, j’espère sinon c’est inquiétant pour Marseille.


#17

Pour abonder dans ton sens, voici l’ineptie que je découvre dans la Presse ce matin:

Un médicament qui « séduit » les français. Et ils se sont même fendus d’un sondage. Plus besoin d’essais thérapeutiques, les sondés l’ont déclaré efficace à 59%.

Les medias sont criminels.


#18

J’adore le subtil jeu de ping-pong auquel se livrent les pouvoirs politique et médiatique.

Le premier nous dit qu’il n’est pas prévu de pister. Puis le second nous dit qu’il est du devoir du premier de le faire et que ça tombe bien, « c’est à l’étude ».

Le pouvoir politique pourra alors s’appuyer sur cette opinion publique savamment élaborée pour dire que, finalement, puisque vous nous le demandez avec tant d’insistance, il va pister.

C’est un travail d’orfèvre.