Commentaires : Peut-on sauver la planète sans mettre la démocratie en péril ?

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#1

11 novembre 2019, c’est le printemps à l’université de Sydney. Alors que le sud-est de l’Australie brûle depuis plusieurs semaines, un chercheur danois s’apprête à parler de sécurité climatique devant 500 personnes. C’est un peu par hasard qu’il se retrouve là en semestre sabbatique, et s’il a choisi ce sujet, c’est parce que celui-ci est moins «  nerd  » que ses travaux actuels. Son nom ne vous dira probablement rien, et pourtant, dans son domaine, Ole Wæver est une star.….

Par Vic Castro
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#7

De penser qu’il faut une politique totalitaire pour sauver la planète, c’est manquer singulièrement de vision et donc ne pas être expert du sujet.

C’est la démocratie et le libéralisme qui sauveront le monde, la liberté de dépolluer. Le peuple est foncièrement écolo. S’il pollue c’est parce que le système cherche à préserver l’emploi et l’industrie traditionnels. Si le peuple avait le choix, il ne polluerait plus.

L’exemple type est le carburant, on sait produire du carburant totalement neutre à base de CO2 et de soleil, autrement dit on sait faire rouler les véhicules thermiques à l’énergie solaire. Au lieu de ça on a du pétrole dans les pompes, le peuple n’a pas le choix, il doit mettre du pétrole. Et pour préserver le pétrole il faut le sanctionner pour qu’il en consomme moins. Si on ne cherchait pas à favoriser le pétrole et l’industrie et la géopolitique qu’il y a autour, on pourrait avoir un carburant propre dans les pompes. et comme l’industrie de la production de carburant neutre est parfaitement rentable, si le public avait le choix, il soutiendrais cette option.

On peut aussi penser au nucléaire, la politique décrète que le nucléaire est indispensable et soutient une propagande comme telle. Si nous avions un système beaucoup plus démocratique et libéral, nosu verrions partout des initiatives locales pour générer des centrales thermosolaires ou houlomotrices sur la côte.

Et c’est comme ça pour tout : comme les options imposées par les politiques ne sont pas écologiques, la seule option possible est de réprimer leur consommation. Débarrassons-nous des politiques du vingtième siècle pour avoir le système politique du vingt-et-unième siècle et la question ne se posera plus, nous aurons une société profondément écologique d’opulence, avec une croissance restaurée, plus démocratique, reposant sur la dépollution de l’environnement.

L’anthropie est la richesse du vingt-et-unième siècle, un tel paradigme est inconcevable pour un politique actuel et donc, fatalement, à part la dictature, il n’aura jamais de solution. Le problème est que ceux qui ont des choses à dire ne sont pas entendus par les médias, qui soutiennent les politiques et ceux qui les servent, comme Greta Thunberg, qui est un instrument utilitaire pour permettre d’envisager ce totalitarisme qu’ils préparent.

“Les problèmes du monde ne peuvent être résolus par des sceptiques ou des cyniques dont les horizons se limitent aux réalités évidentes. Nous avons besoin d’hommes capables d’imaginer ce qui n’a jamais existé” J.F. Kennedy

Une mouvance citoyenne naissante nous apportera la solution, à Courant Constructif, nous sommes ceux-là. Nous avons l’intégralité des réponses sociales, sociétales, économiques et écologiques pour une société beaucoup plus libérale et beaucoup plus favorable à l’épanouissement personnel qu’aujourd’hui avec la perspective d’inverser le réchauffement climatique.

http://courantconstructif.com

“La croyance que rien ne change provient soit d’une mauvaise vue, soit d’une mauvaise foi. La première se corrige, la seconde se combat.” John Meynard Keynes

“À certains moments de l’histoire il se trouve des gens suffisamment intrépides pour parier que d’autres les suivront. Si nous parvenons à comprendre cela, nous pourrions bien faire le premier pas. C’est déjà ce qui est arrivé dans l’histoire récente, un nombre incalculable de fois.” André Gide


#8

C’est beau comme un discours de miss france…

En pratique, la réalité, c’est que les gens se disent majoritairement volontaire pour être “écolo / durable”, mais uniquement ça va conduit pas à un impact négatif sur leur qualité de vie à eux…


#9

“sécuritiser”, c’est quoi ce mot ? oO

Tout d’abord il convient de dire qu’actuellement nous ne sommes pas en démocratie.
Nous sommes dans un système représentatif. Une fois élus, les représentants ont tous les pouvoirs, le peuple ne peut plus rien faire.

C’est justement le système représentatif qui permet aux multinationales d’imposer leur vision de la société.
Par lobbying et corruption, l’intérêt des citoyens est sans cesse bafoué.

La démocratie est elle en péril ? Non puisque je ne connais pas un pays qui l’applique.
La question serait plutôt, la démocratie peut elle être une solution à la crise climatique ?


#10

Transformer en question de sécurité.


#11

Mais encore ? Je connais sécuriser, c’est à dire rendre quelque chose de plus sûr. Mais là, transformer en question de sécurité je ne comprends pas la distinction.
Par exemple dans la phrase :
“La dure tâche de sécuritiser le climat”.
C’est quoi la différence avec “La dure tâche de sécuriser le climat” ?
Je ne comprends pas d’ailleurs le rapport entre sécurité et climat. Comment un climat peut-il être plus sûr ? Que l’on sécurise les conséquences du climat sur notre mode de vie, d’accord, mais le climat en lui même… Bref c’est un peu de la novlangue pour moi.


#12

Sécuriser c’est rendre sûr.

“Sécuritiser” (le mot a été créé par l’auteur) c’est transformer la question du climat en question sécuritaire, exemple : si je continue à polluer comme une vache, mon voisin va me taper sur la gueule, question militaire.

Des mesures autoritaires pourraient (devraient?) être prises, soit au niveau national soit international, et cela risque de bouleverser les équilibres démocratiques. Ce qui ne se fera pas sans troubles.

Le mot sonne mal en français et risque peu de passer dans le langage courant.


#13

Ok !
Donc si je comprends bien c’est rendre le climat (ou plutôt la politique environnementale liée au climat) un enjeu géopolitique.
Un peu tordu comme mot et pas très explicite je trouve.
Merci.


#14

mais que fait cet article rationnel dans le journal de mickey ?!


#15

“Le peuple est foncièrement écolo. S’il pollue c’est parce que le système cherche à préserver l’emploi et l’industrie traditionnels. Si le peuple avait le choix, il ne polluerait plus.”

Tu es bien optimiste. Le peuple est forcément d’accord pour un monde meilleur mais combien se regardent dans un miroir et son prêts à changer/changer leur mode de vie/renoncer à un certain confort? Par juste pour un sondage, le faire vraiment? Assez peu, il suffit de voir combien le font autour de nous puisque rien ne les en empêche.

Le carburant est un cas à part: tout notre système est basé sur le pétrole. Même avec la volonté de changer, on ne peut pas forcément sans une transformation radicale de notre mode de vie.

Le nucléaire? Il produit l’électricité qui fait tourner nos nouveaux objets écolos (comme les voitures)…

Bref, ton propos est idéaliste et oublie l’égoïsme profondément humain. La majorité des gens sont malhonnêtes, malveillants, jaloux…seule la Loi et l’orgueil les retiennent de faire comme bon leur semble en se moquant des autres.


#16

L’écologie, c’est l’opulence, c’est plus de qualité de vie, pas moins. Justement, il n’y a pas à sacrifier de la qualité de vie, c’est contre cette croyance absurde que nous nous battons.

L’avenir est à l’opulence et le confort de vie.


#17

Alors, tout d’abord, il n’y a pas à renoncer à un quelconque confort pour réaliser la transition écologique. A partir de là, ton propos est déjà vain sur ce point. Il n’y a absolument rien à changer dans la vie des individus, absolument rien. Quel que soient les efforts et les sacrifices auxquels la population pourrait consentir, nous ne pourrions au mieux que réduire 25% nos émissions, alors que nous devons faire 120%. En réalité, l’avenir passe par la croissance et la consommation, même si c’est contre-intuitif. C’est la seule voie possible pour résorber l’anthropie du 20ème siècle.

Nous allons vers l’opulence et la qualité de vie et non pas le renoncement à une qualité de vie. C’est là toute la différence entre notre propos, intelligent, construit, informé, et les croyances populaires qui circulent.

Le nucléaire n’a pas pour rôle de recharger les voitures électriques. Si tout le monde roulait à l’électrique nous pourrions fermer des centrales. La voiture électrique non seulement elle ne consomme pas plus d’électricité qu’une thermique, l’énergie économisée sur la production et distribution du carburant lui suffit pour fonctionner, mais de surcroît elle permet l’optimisation de la consommation d’énergie et donc d’avoir moins de puissance installée pour répondre aux besoins. La voiture électrique est l’un des socles de la transition énergétique qui permettra de nous passer de nucléaire.

Et pour le pétrole, contrairement à ce que crois, il n’a aucune utilité particulière. Il n’y a rien que l’on fasse que l’on pourrait faire sans lui. Nous prônons l’interdiction mondiale de pétrole et de charbon d’ici 2035. Et ça ne changerait absolument rien pour le pékin moyen qui ferait son plein à la pompe comme aujourd’hui. Simplement, son carburant serait neutre.

En fait, ce n’est pas moins qui suit idéaliste, mais toi qui est mal informée et pétrie des croyances populaires.


#18

« Nous sommes dans un système représentatif. Une fois élus, les représentants ont tous les pouvoirs, le peuple ne peut plus rien faire. »

C’est ça la démocratie. Un système où le peuple prend les décisions à la place des représentants, alors qu’il n’en est pas capable, évidemment, ce n’est pas la démocratie, mais l’ochlocratie, le règne de la bêtise.

« C’est justement le système représentatif qui permet aux multinationales d’imposer leur vision de la société.
Par lobbying et corruption, l’intérêt des citoyens est sans cesse bafoué. »

C’est une croyance, c’est quand même bien le peuple qui élit ses représentants et choisit scrupuleusement ceux qui correspondent à cet état de fait pour que rien ne change.

« La démocratie est elle en péril ? Non puisque je ne connais pas un pays qui l’applique. »

Heureusement…on voit en Suisse à quel point la démocratie directe est une aberration avec les référendums.

Le référendum est le moyen pour le démago le plus populiste le plus simpliste d’obtenir par le vote ce qu’il ne pourrait avoir par la raison. Le référendum n’est pas démocratique, il est le moyen de contourner les garde-fous de la démocratie, de s’en affranchir.

« La question serait plutôt, la démocratie peut elle être une solution à la crise climatique ? »

La réponse est clairement oui, c’est ce que nous disons à Courant Constructif. https://www.facebook.com/groups/courantconstructif

…Mais c’est à condition que la démocratie ne passe pas par des décisions populaires que le peuple ne comprend pas. C’est le système qui doit être structurellement démocratique, que l’individu ait des possibilités d’interaction et que ses actes influent directement sur les grandes orientations politiques et économiques par ses choix sans même qu’il en soit conscient.


#19

Juste toute la pétrochimie qui englobe les productions de médicaments qui sont de la chime organique. De plus tu as toute les instrumentations jetables en médecine dont dépendent pas mal les questions de risque de transmission d’infections nosocomiales.

Toute recharge de batterie se fait avec une consommation d’énergie et une production de chaleur. De même le transport du courant au niveau des câbles nécessite des pertes d’énergie la aussi sous forme de chaleur.Sachant que les personnes utilisent leur voiture globalement au même moment, on a un réseau qui se retrouve au minimum 2 fois par jour à devoir s’équilibrer juste sur la production des intermittentes.


#20

C’est de la bonne que tu prends :rofl:
L"écologie, le durable, c’est à l’opposé de la sur consommation et l’opulence…


#21

comme le crime, la religion, les pandémies, le climat… et mesurer laquelle est plus dangereuse ou menaçante qu’une autre.

Je placerai quand même la pandémie en premier car s’il n’y a plus personne…

Pourtant, personne ne prend de mesures urgentes

Personne ne vous oblige à attendre un signe “d’en haut”.
C’est toujours le voisin qui est pas “réglo”, c’est connu.

Mais je suis assez sûr que ça ne sera plus le cas dans cinq ans. Dans cinq ans, on aura vu de la sécuritisation conduisant à des mesures politiques extrêmes.

Aucun problème, rendez-vous dans cinq ans Ole :slight_smile:
Evidemment vous arguerez que le contexte a changé blablabla.

les quelques plus gros pollueurs se réunissent autour d’une table et décident d’une solution entre eux.

J’ai égaré ma flûte enchantée, dommage.

qui consiste à interférer avec le système du climat terrestre pour le refroidir artificiellement.

Il perd toute crédibilité.

On a un mélange de “défense du climat” couplé à des enjeux économiques essentiellement.
La photo de la Grèce colle bien puisque la traduction de “securization”, c’est aussi titrisation et la crise de 2008.

Mettre la société entière sous tension permanente, c’est à peu près ce qu’il propose (un peu comme quelqu’un). Personne ne s’étonnera dans ce cas que des troubles apparaissent et il dira: je vous l’avais dit ^^

Son discours c’est aussi: les personnes sont des veaux, elles ne peuvent pas appréhender 2 “menaces” en même temps donc on décide pour elle de façon autoritaire. Si des troubles apparaissent, notre théorie se confirmera.


#22

Contrairement à ce que vous affirmez, non, nous ne sommes pas en démocratie. Cette dernière est le gouvernement du peuple, pour le peuple, par le peuple. Il n’est nullement question de représentants. Ce concept a été introduit après la révolution car les “élites” avaient une horreur du peuple et se sentaient au dessus de lui.
L’ochlocratie n’a absolument rien à voir, c’est juste du mépris envers la démocratie. En démocratie on parle de citoyens, réfléchis, responsables, pas d’une masse grouillante et débile.
Le règne de la bêtise c’est exactement ce que nous avons actuellement, où nos élus ne maîtrisent pas leurs sujets et sont clairement moins compétents que les gens qu’ils sont censés diriger. Quand on voit leurs parcours et leurs carrières on comprend que ce n’est pas l’intelligence qui les motive, juste l’argent et le pouvoir.

Et dans une démocratie, le référendum n’est pas le seul outil que l’on puisse mettre en place. Nous sommes en 2020, il est possible d’inventer de nouvelles mécaniques qui puisse faire porter la voix du plus grand nombre de manière intelligente.


#23

La monnaie, point aveugle de la crise climatique.


#24

La monnaie, point aveugle de la crise climatique.


#25

Alors, tout d’abord, il n’y a pas à renoncer à un quelconque confort pour réaliser la transition écologique. A partir de là, ton propos est déjà vain sur ce point.

Explique-nous donc comment on peut changer les choses sans changer le système actuel, basé sur la consommation? Tu me demandes de m’informer, alors quelques exemples concrets de ton grand savoir me serait utile.
Ne serait-ce que le jetable et l’obsolescence programmée, qui font que notre système économique actuelle a besoin de ce gâchis monstre. Donc si tu penses savoir mieux que les autres, démontre-le.

Le nucléaire n’a pas pour rôle de recharger les voitures électriques. Si tout le monde roulait à l’électrique nous pourrions fermer des centrales. La voiture électrique non seulement elle ne consomme pas plus d’électricité qu’une thermique, l’énergie économisée sur la production et distribution du carburant lui suffit pour fonctionner, mais de surcroît elle permet l’optimisation de la consommation d’énergie et donc d’avoir moins de puissance installée pour répondre aux besoins. La voiture électrique est l’un des socles de la transition énergétique qui permettra de nous passer de nucléaire.

Encore une fois, tu es dans l’incantatoire et sans démontrer ton propos. Tu veux supprimer le nucléaire? Ok, explique-moi comment produire l’énergie de notre quotidien, sans la remplacer par des énergies fossiles. Tout le monde est d’accord avec le renouvelable mais personne ne veut d’éolienne dans son paysage…

Et pour le pétrole, contrairement à ce que crois, il n’a aucune utilité particulière.

Là, nous sommes d’accord: il n’est pas utile en soi. En revanche, notre économie, notre industrie et 99% du parc automobile tournent avec aujourd’hui. Donc le remplacer est techniquement possible mais très complexe en pratique.

Bref, tu me dis idéaliste mais tu me sembles bien en dehors de la réalité que moi. Et pourtant, j’aspire à ce changement écologique, quitte à renoncer à une part de mon confort s’il le faut, mais je ne vais pas nier les problèmes que ça pose pour autant.

D’ailleurs, si c’est aussi évident que ce que tu énonces, si c’est un deal gagnant pour tout le monde, pourquoi tant de pays traînent-ils des pieds? Etonnant…