Commentaires : ParcourSup : les universités ne sont pas obligées de divulguer leurs algorithmes de sélection des élèves

université
etudiants
Justice
Etude
algorithme
parcoursup
Tags: #<Tag:0x00007f920bcb1098> #<Tag:0x00007f920bcb0f30> #<Tag:0x00007f920bcb0d00> #<Tag:0x00007f920bcb0b70> #<Tag:0x00007f920bcb09b8> #<Tag:0x00007f920bcb0828>

#1

Ce n’est donc pas la plus grande transparence qui caractérisera ParcourSup. Dans un arrêt du 12 juin, le Conseil d’État annonce que les « algorithmes locaux », c’est-à-dire ceux que les universités emploient pour sélectionner les étudiants, ne sont pas obligatoirement communicables au public. Ce faisant, la plus haute juridiction de l’ordre administratif français renverse un précédent jugement qui soutenait le contraire. Plus exactement, ces informations ne sont pas transmissibles à un syndicat étudiant, en l’occurrence l’UNEF, qui avait sollicité l’université des….

Par Julien Lausson
Revenir à l’article


#2

Elle est belle la transparence de l’état ! Et en plus cette absence de transparence décide de ton avenir !


#3

ils permettent aux établissements de procéder à leurs sélections

Dites ça aux CPGE BTS Grandes écoles and co… c’est plutôt eux qui sélectionnent à mort histoire de continuer à entretenir le schéma social (vaste débat). Mais c’est plus simple de taper sur les universités (qui ne sont pas exemptes de défautS mais filez le même budget aux universités qu’aux prépas bts etc. on verra le changement).

en fonction de critères qui leur sont propres : les fameux algorithmes locaux

Je préfère un “algorithme” local à un “algorithme” décidé par un loulou à 600km de l’établissement et qui ne connait pas forcément le niveau académique des lycéens du secteur.
Le fameux “algorithme” est quand même fait par des enseignants-chercheurs, les mêmes qui les auront en face après.
Ce qui embête, c’est l’arbitraire, c’est à dire les autres éléments du dossier. Quelqu’un en S, qui a 3 de moyenne et qui demande médecine, il sera classé mais en bas. On a une référence d’échelle et le bon sens l’emporte.
Juger une lettre de motivation ou autre, il y a forcément une part de subjectif.


#4

“parce qu’il est inadmissible que seuls des algorithmes orientent les élèves

Ce système a effectivement un énorme défaut: contrairement aux dossiers étudiés par des humains, celui-ci prend les notes “brut de décoffrage” sans tenir compte du niveau du lycée.

Le problème s’est posé pour une amie: elle avait choisie un lycée au niveau très exigeant pour maximiser ses chances d’accéder à des filières électives. A niveau égal, les élèves y ont des notes plus basses qu’ailleurs. Avant Parcours Sup, il était possible de faire valoir que l’élève venait d’un très bon lycée, cela jouait en sa faveur. Maintenant, non seulement, cela n’aide plus, mais pire, l’élève est pénalisé car ses notes sont jugées “moins bonnes” que celles d’élèves venant d’autres établissements car comparées par un robot. Pour lui, 12 égale 12, peu importe le lycée…:expressionless:

Bref, Parcours Sup est un ratage, un système mal fichu qui ne changera rien au fait que l’enseignement supérieur manque de moyens, de places et de profs. On peut faire toutes les sélections à l’entrée que l’on veut, jouer aux chaises musicales, on ne fait que déplacer le problème au final.


#5

Et tu les paies comment les gens chargés d’examiner en quelques semaines les 25 000 candidatures que certaines filières se prennent chaque année ? Ça fait 30 ans (voire 50) que les filières sélectives trient automatiquement les dossiers à l’arrivée.

Ça je peux te garantir que ça joue toujours. Via ParcourSup, les filières ont accès au lycée d’origine et pondèrent leurs algorithmes avec ce genre de paramètre. Et si ça ne jouait pas, les lycées dont tu parles mettraient une note “spéciale ParcourSup” pour ne pas pénaliser leurs élèves.

Ça a remplacé le système APB, qui n’était pas exempt d’aberrations. Au final, on est dans la deuxième campagne PSup et l’essentiel de nos élèves du lycée ont eu quelque chose de proche de ce qu’ils avaient demandé quand ce n’est pas leur premier choix. On ne peut pas en dire autant d’APB…

Ça c’est clair. ParcourSup est un détail dans les problèmes de l’enseignement supérieur.


#6

Et tu les paies comment les gens chargés d’examiner en quelques semaines les 25 000 candidatures que certaines filières se prennent chaque année ? Ça fait 30 ans (voire 50) que les filières sélectives trient automatiquement les dossiers à l’arrivée

Je n’ai pas la prétention de connaître tous les détails, je souligne juste des problèmes rencontrés par les intéressés, et depuis parcours Sup’, cela a empiré.
Quand de très bons élèves se voient refuser partout sauf dans les écoles payantes, c’est qu’il y a quelque chose qui cloche. Peut-être au niveau de la sélection, ou plus prosaïquement au niveau des places disponibles.A se demander comment certains entrent dans ces filières…


#7

Discutable, il n’y a pas moins de places dans le supérieur (il n’y en a pas plus non plus, ce qui en soi est un problème…). APB te faisait un tirage au sort sur le non-sélectif, ce qui laissait sur le carreau de nombreux excellents élèves. ParcourSup permet aux universités de trier un peu, ce qui fait qu’il n’y a plus de non-sélectif en pratique.

Et ça ce n’est pas ParcourSup. On sait depuis longtemps qu’il faudrait augmenter le nombre de places en université pour encaisser le pic de natalité de 1998-2001. Ce qui n’a pas été fait. La mise en place de ParcourSup au même moment est une coïncidence…


#8

Et même quand c’est une personne, y’a un “pré-trie automatique” (réalisé de son coté avant tout analyse du dossier dans l’ensemble): Exemple concret: on fout à la poubelle tous les dossiers qui ne viennent pas d’un bac S, peu importe le reste du dossier.

L’accès aux études supérieures ressemble plus au modèle de l’accès à un travail qu’à un modèle de concours dans la plupart des filières: Être "un “très bon” élève dans sa filière précédente suffit pas, il faut aussi avoir la bonne filière précédentes, le bon “CV”, certains établissements demandent des “recommandations” d’enseignants voir de directeur d’établissement, si c’est des lieux / personne “réputées”, c’est un gros plus, etc…

Certaines filières se font avec accès sur concours propre à l’établissement, et même comme ça, les “très bons” élèves sont pas du tout sur d’y avoir accès: Le concours est accessible à partir du BAC sur le papier et administrativement… mais y’a des tas de BAC+2 voir BAC+3/4/5 s’y inscrivent, et le niveau est adapté au vu de la quantité de demande / profils, donc le “très bon bachelier” il est très loin d’être garantie d’être accepté, même au mérite, car y’a “mieux” qui postulent

Après, on peut regretter que les établissement sont pas plus transparent la dessus, ça éviterait bon nombre de désillusions / problèmes (genre personne qui s’inscrit à un nombre de choix limités / similaires, alors que c’est chances sont nuls, mais il est persuadé qu’il en a, et ne cherche pas autre chose, ou encore sur les choix de filières en amont)


#9

Concret ? Quelle filière ? Quel établissement ? Ou bien l’as-tu « entendu dire » sans autre source ?

Parce que bon, à part des filières très sélectives et scientifiques sans équivoque (pour lesquelles c’est assez raisonnable de ne vouloir que des S), là comme ça je ne vois pas qui aurait ce genre de pratique.

Ça n’est pas nouveau, ça, c’était déjà le cas il y a 30 ans, et probablement avant. D’où la réforme, censée casser cette dynamique (mais qui n’y arrivera certainement pas).

Ça c’est sûr, même si dans la réalité, ce genre de pratique est très connu des chargés d’orientation en lycée, et que certains s’autopersuadent que ça va passer, qu’ils vont défier les statistiques, alors que les conseillers d’orientation, les profs et tous les adultes qu’ils croisent au lycée leur conseillent de ne pas se limiter, de laisser aussi une filière plus modeste qu’ils sont presque sûrs d’obtenir, etc.