Commentaires : Oubliez Mars : voici pourquoi l'atmosphère de Venus serait bien plus accueillante

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#1

N’en déplaise à Elon Musk, l’humanité a peut-être d’autres options que Mars pour coloniser des planètes. Depuis quelques années, la Nasa planche sur le projet HAVOC — pour « High Altitude Venus Operational Concept » — grâce auquel l’agence spatiale veut en apprendre davantage sur la deuxième planète du système solaire. Si l’on en croit deux spécialistes, la perspective d’envoyer des humains sur cet astre serait même « une idée brillante. » Selon les physiciens Gareth Dorrian, postdoctorant de l’université de Lancaster, et Ian Whittaker, professeur à l’université….

Par Nelly Lesage
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#2

Moui. Dans l’idée de coloniser Vénus, il faudrait surtout trouver une solution pour “atterrir” sur les stations volantes, et en redécoller…

Qui plus est, on ne pourrait pas exploiter le sous-sol vénusien pour en trouver des matériaux, la moindre matière première devra être importée de la Terre. Pour moi, c’est très problématique… Surtout pour une colonisation qui se voudrait autonome :open_mouth:


#3

Personnellement je ne trouve pas une atmosphère composé d’acide sulfurique particulièrement plus attirante que celle de Mars, ni comment s’y balader sans combinaison.
Le seul soucis restant les radiations, problème que l’on peut résoudre par un habitat sous terrain (bon ça ne marche pas pour le voyage, mais c’est pareil pour Vénus donc à tout prendre…)


#4

Un peu comme vivre en dirigeable au dessus d’un volcan. Bof bof.


#5

La faible quantité d’acide sulfurique dans l’atmosphère de Venus, à l’origine de la formation de « nuages denses » est aussi ce qui explique que nous voyons aussi bien la planète depuis la Terre. Or, « cette couche nuageuse hautement réfléchissante » est située entre 45 et 65 kilomètres d’altitude, soit au dessus de l’acide sulfurique qui se trouve 30 kilomètres plus bas. « La conception du dirigeable devait être résistante à l’effet corrosif de cet acide », préviennent les chercheurs.

Je comprend pas cette phrase. L’acide sulfurique en couche nuageuse a 45-65km d’altitude est 30km au dessus de la couche d’acide sulfurique ?


#6

C’est très mal formulé. J’en déduis, puisqu’il faut être entre 50 et 60km d’altitude et que les nuages d’AS sont entre 45 et 65km ils sont piles dans la zone “habitable”, donc il faut une protection. Ceci dit, ce sont des nuages donc ils ne sont pas toujours là.


#7

Rien n’empêche d’extraire les composants dont on a besoin de l’atmosphère (ça se fait déja sur Terre, mais c’est plus coûteux que de miner). On trouve les composants suivants (abondant: H Cl F O C N S, plus rare: He Ne). Avec les premiers, on peut fabriquer des polymères qui peuvent être résistants à l’environnement extrême de la planète (type PEEK, donc la température de fusion est de 345°C, c’est à dire un peu plus que la température en haut de Maat Mons ~300°C, ou Maxwell Montes ~ 250°C)
On peut imaginer fabriquer un “sous marin volant” qui descendrait sur ce volcan éteint, et prélèverait les matériaux lourds nécessaires. Ça pourrait-être une simple “ancre” qui racle le fond munie de godets thermorésistant. Le sol de venus contient beaucoup de métaux intéressant (fer, lithium, plomb, bismut, etc…) Le problème c’est la distance à la station volante et les vents de surface qui atteignent 360km/h.

D’un autre côté, on peut imaginer un anneau qui extrairait l’atmosphère chaude du “sol” et descendrait l’atmosphère froide de l’altitude par effet Venturi (et au passage fournirait une source d’énergie quasi illimité, et une zone “froide”, où travailler). Rien d’insurmontable (en tout cas, dans la limite de la science actuelle), mais technologiquement difficile à réaliser.


#8

euh Venus ? dirigeables ? ouais et quid des tempêtes cataclysmiques qui s’y déroulent à faire passer nos ouragans force 5 pour des pets de mouche ?


#9

Ah, intéressant, merci ! Le problème, c’est que c’est à l’opposé de notre mode de vie actuel, que toutes ces technologies sont très éloignées de celles qu’on utilise aujourd’hui, et qu’il faudrait probablement envoyer quantité de sondes pour vérifier la bonne faisabilité de tout ça…

Enfin, c’est prometteur, mais ça sera probablement plus facile d’aller sur Mars, où on aura un sol à fouler, plutôt que d’essayer de coloniser l’atmosphère de Vénus…

Cela dit, les deux ont leurs intérêts, ne serait-ce pour les retombées technologiques qu’il en résulterait pour la Terre x)

De toutes façons, en ce moment, j’ai l’impression que la priorité est d’abord de retourner sur la Lune pour en faire une base d’exploration avancée…


#10

j’adore ce genre d’article
certes je n’ai ni la pretention d’avoir un doctorat, encore moins la prétention d’etre plus malin que les scientifique qui veulent tenter cette idée

Mais ca me semble etre une mauvais idée…

une fuite du dirigeable et c’est la mort assuré (meme avec une combi)
entre la chaleur, l’acide, le sol inutilisable …

97% de CO2… je pense qu’il serai moins risqué (mais tout aussi difficile) de trouver un moyen d’ajouter des vegetaux (ou autre chose) hyper consomateur de CO2… qui transforme ce CO2 en carbon et Oxygen. Au fur et a mesure que le CO2 diminue descendre dans l’atmosphere (car moins de CO2 = moins d’effet de serre = moins de chaleur)

Et d’envisager d’aller la ba une fois que la temperateur sera plus clemente et qu’on peut exploiter le sol …

Car faire une colonie qui ne peut rien prendre de la planete et depend entierement d’un fret d’ailleurs ca risque d’etre vraiment compliqué… (ok mon idee l’est aussi ^^)


#11

Entre 50 et 60 km de haut, il y a des vents de 400 à 500 km/h.

Ca va être sport, le dirigeable.


#12

ah OK, mais une fois que tu as tout vomi tu es tranquille :stuck_out_tongue_winking_eye:


#13

Je pense qu’il faut capturer un astéroïde, le creuser pour le rendre habitable, et l’équiper d’un système de propulsion, c’est beaucoup moins sexy qu’une belle navette tout en métal, mais je pense que cela pourrait protéger les dingos qui veulent tenter l’aventure


#14

Et prendre soin de la Terre, personne n’y a pensé? Au lieu d’aller terraformer n’importe quoi…

Je crois que ces projets sont surtout destinés aux compagnies minières qui voient venir le manque de matière première sur notre planète. Cela sera nécessaire pour soutenir la croissance de psychopathes que le capitalisme thermo industriel nous impose.

Ciao


#15

Porté par les vents… à 500 km/h à cette altitude. ça risque de compliquer la tâche…


#16

Ça pourrait être une solution sauf que cela nous coûterai une quantité astronomique de carburant chaque fois que l’on souhaite le faire bouger.
Je pense aujourd’hui que le mieux serait sans doute d’entourer le vaisseau (ou la partie habitable de celui-ci) d’un champs magnétique qui déviera les particules ionisée du Soleil. Mais on se heurte encore au problème de la masse, de la taille et surtout de la consommation électrique d’un tel dispositif.


#17

Une super vidéo sur le sujet :wink: :


#18

60°C et 70°C