Commentaires : Munich acte l'abandon de Linux au profit de Windows 10

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#1

La page du logiciel libre à Munich est tournée. Dans un vote survenu à la fin du mois de novembre, le conseil municipal a approuvé le retour de Windows sur les postes informatiques de la ville, en remplacement de Linux. Il faudra toutefois du temps pour remettre le système d’exploitation de Microsoft sur la totalité des postes concernés : il y en a en effet près de 29 000 à réinstaller. Étant donné l’ampleur de la tâche qui attend le service…. Publié sur http://www.numerama.com/tech/309287-munich-acte-labandon-de-linux-au-profit-de-windows-10.html par Julien Lausson


#2

Et les raisons de ce retour en arrière? La nouvelle majorité a la tête de la ville indique quoi comme raison?


#3

C’est bien dommage.
Plus que l’OS en lui même, c’est la dépendance extrême que va subir la ville aux solutions MS qui est regrettable (formats de documents et écosystème).
Windows 10 est un excellent OS, il faut quand même le reconnaitre.


#4

Toujours pareil : politiques.

Ouin, quand on échange des documents avec des administrations encore sous Windows, ça marche pas toujours ouin-ouin-ouin, la preuve que Windows c'est mieux !

Bref, les salades habituelles des gens qui n'ont toujours pas compris ce qu'il faut y mettre pour sortir de cette merde.

The assessment is at odds with a wide-ranging review of the city's IT systems by Accenture last year, which found that most of the problems with IT at the Munich stem not from the use of open-source software, but from inefficiencies in how Munich co-ordinates the efforts of IT teams scattered throughout different departments.

Voilà. Quand on croit aux choses à moitié, c'est baclé, et une seule petite équipe se retrouve à devoir gérer les retours de centaines de petites structures. Surtout, ne payons pas des équipes de développeurs pour en sortir, mieux vaut faire confiance aux sous-doués de la Silicon Valley.

Et votre...

...de merde peut continuer à enfoncer le clou et enculer les standards dans l'allégresse. On connaît la musique, circulez, y'a rien à voir.

Étouffez-vous donc avec.


#5

Je ne penses pas qu'il n'y ait que de la politique.
A mon avis, la cause principale est liée à MS Office, surtout Office 360, Outlook et Sharepoint, qui n'ont pas de concurrents directs "intégrés".
Contrairement à ce que tu insinue, je le regrette vraiment. D'autant qu'au niveau Pro, la suite vient avec Skype for Business, qui est vraiment un outil pourri de chez pourri.
Par contre, c'est vrais que j'apprécie utiliser Windows 10, désolé...


#6

C'est LE coup de force de Microsoft dans le logiciel, avoir compris que la bureautique était le nerf de la guerre logicielle.


#7

Cet OS a des qualités, c’est certain, et c’est un bon Windows comparé aux précédentes édition. On peut aprécier l’utiliser pour diverses raisons, mais de là à le qualifier d’excellent, il ne faut rien avoir connu d’autre.
Il y a quand même des lacunes énormes et intolérables pour une OS vendu à des professionnels dans Windows 10, comme par exemple la gestion catastrophique des mises à jour.


#8

Le gros carnet de chèque de Satia Nedella.


#9

Je n’ai rien insinué, l’ami ! J’ai bien vu que la situation te désolait dans l’ensemble. Tu as dit “excellent OS”, je réponds “OS aliénant et privateur”. Cette comédie ne date pas d’hier…

Hier, justement… j’ai reçu le Bulletin issue 31 de la FSF et il y avait un article sur le sujet. Pendant une heure, j’ai creusé pour tomber sur encore et toujours le même problème : d’un côté, les politiques et les ignares qui y entravent que dalle à tout ce que cela implique, de l’autre, des techos écœurés qui ne parviennent pas à se faire entendre.

Ça me met en pétard parce que les teutons sont de bons voisins. Alors évidemment, quand j’ai vu l’article sur nunu ce matin… 89 millions € pour un recul sur 3 ans… y’a quoi de raisonnable là-dedans ? Il n’y a de toute évidence que quelques postes qui sont concernés par ces problèmes, et s’ils ont tant que ça besoin d’une suite Microshnouf le temps que ça se tasse, les VM, c’est fait pour les chiens ?! C’est que de la branlette bureautique, y’a 0 problèmes à virtualiser tout ça. Comment en conclure autre chose qu’une politique corrompue ? Qu’on me trouve un argument autre que “excellent OS” !


#10

MS a du leur faire de beaux cadeaux aux élus (pour eux et leur famille) pour pouvoir les faire migrer sous W10.


#11

Voici une réflexion pleine de bon sens.

Quelles leçons faut-il tirer de l’échec de LiMux ?

Le directeur de la FSFE pense que l’échec de LiMux est une chose qu’il faut comprendre et dont il faudra tirer des leçons pour les autres migrations qui pourraient se produire dans le futur. Il s’est demandé si tout cela était vraiment la faute de Munich ou si la communauté du logiciel libre avait aussi involontairement contribué à l’échec de LiMux.

Pour lui, il y a des questions auxquelles la communauté devrait réfléchir. Il se demande d’abord si la communauté s’intéresse vraiment au marché des OS de bureaux. Il rappelle en effet que Linux est dominant dans tous les domaines, des superordinateurs à l’embarqué, mais n’a jamais pu percer le domaine du desktop. Il s’indigne également du fait que beaucoup dans la communauté de l’open source utilisent d’autres systèmes d’exploitation comme principal OS de bureau. « Notre OS de bureau est-il mauvais ou est-ce que des applications sont nécessaires, en particulier pour les administrations publiques ? », s’interroge-t-il. Il pense qu’il serait préférable de se concentrer sur les applications plutôt que sur le système d’exploitation. Les administrations publiques ont des applications pour toutes sortes de tâches différentes, et celles-ci doivent fonctionner immédiatement après une migration ; sinon un retour à Windows serait inévitable.

Ou « l’accent est-il trop mis sur les économies de coûts ? », poursuit-il. Les défenseurs du projet LiMux ont en effet promis que Munich économiserait de l’argent. D’après le directeur de la FSFE, c’est sûr qu’à long terme c’est vrai, mais un changement a toujours des coûts. Il estime que si le budget est serré, passer à Linux pour économiser de l’argent peut ne pas être le bon plan.

Il estime aussi nécessaire de s’interroger sur le bénévolat dans les projets open source. La réalité, c’est que les projets libres et open source reposent trop souvent sur des contributions volontaires, et ce serait un sérieux problème. Le patron de la FSFE explique en effet que les migrations vers les logiciels libres sont généralement dirigées par des individus. Ces personnes commencent à apporter du logiciel libre et font beaucoup de travail (gratuitement) pour que tout fonctionne. Mais des problèmes surgissent et il n’y a pas de budget pour poursuivre le projet, alors ils s’épuisent et tout échoue. Il pense donc qu’il serait plus logique d’essayer d’obtenir le budget nécessaire pour les projets de logiciel libre, plutôt que de compter sur le bénévolat.

Source : https://lwn.net/Articles/737818/


#12

Toujours ce vague et indéfini "la communauté".
C'est qui La Communauté du FOSS ? À mon avis elle n'existe pas cette communauté, il y a en réalité une grande variété d'acteurs allant du géant tel que Intel ou RedHat à l'étudiant qui contribue sur son temps libre au logiciel qu'il utilise, chacun ayant ses propres motivations et besoins.

Ça m’étonnerait beaucoup qu'une ville comme Munich repose sur le bénévolat pour faire tourner leurs applications spécifiques, ou alors il y a un problème.
Pour ce qui est de l'OS lui même, entre RedHat, Suse et Canonical, il y a de quoi faire pour les pro.

Ça n'a pas de sens de tout mélanger je pense.


#13

Clairement, oui. Il n’y a que ça qui semble les intéresser, alors que le fond du problème est éthique. Mais quand ils en arrivent à envisager de mettre 90M € pour revenir en arrière, on est en droit de chercher les causes des échecs ailleurs.

L’argument économique est un leurre. Il est d’ailleurs très peu utilisé par les libristes, dont RMS qui a toujours encouragé le business autour des logiciels libres (sans faire une fixette dessus non plus, mais c’est un Américain, après tout).


#14

C’est intéressant. Dans le but d’avoir raison à tout pris, tu fait donc preuve d’une mauvaise fois sans tabou et je suis certain que tu serais capable de même renier la FSF dans le but de prouver que tu as raison.

Tu viens parler d’amalgame et toi même tu le fait. La personne qui s’exprime dans l’article vise principalement tout ce qui n’est pas l’applications métier.

Concrètement, si un projet opensource veut être viable, soit des entreprises payent des dev (employés/freelances) pour bosser sur le projet, soit il doit avoir des subsides pour mettre des dev à plein temps dessus.

Les libriste sont tjr là à nous parler d’éthique. Pourtant, ca ne semble pas leur poser de soucis quant google file de la tune à des projets telle KDE par exemple. L’année où Linus a déclaré que le bureau avec linux c’est mort et enterré, et bien je ne peux que lui donner à 100% raison.

Entre un bureau Gnome où les dev tentent de supprimer le plus de fonctionnalités pour tout remettre entre les mains de bénévoles pour coder ce qu’il manque sous forme d’extensions et un KDE où les dev font de vrai effort mais qui à beaucoup trop de bug fonctionnelle, le choix est vite fait de, soit revenir à windows, soit passer à macos.

La folle époque du libre du début des années 2000 est passée. Linux à raté le coche pour prendre une place sur le bureau. Pour certains c’est très bien ainsi, pour d’autre c’est affligeant.


#15

Ok, linux moins cher.
Pour une ville comme Munich qui à les moyens d'avoir sa propre hotline, peut-être.
Pour d'autres, les frais de support c'est bien plus chez que l'achat d'une licence pour 5 à 6 ans et un support gratuit.

Tu paye le support à chaque fois que tu en as besoin. C'est bien et moins cher lorsque tu n'en a pas besoin ou alors très rarement, ca deviens un gouffre financier si tu en as souvent besoin.


#16

Je viens de dire qu'on s'en fout, justement. Si ça revenait plus cher que le privateur, je ne changerais pas de position pour autant.

Et je ne dis presque jamais "Linux", c'est insultant pour le mouvement libre à partir du moment où l'on ne parle pas que du noyau (c'est à dire dans 99% des cas). C'est peut-être satisfaisant pour Linus Torvalds et toute sa clique d'anarchistes, mais pas pour un libriste patenté.

Ce n'est pas l'avis de la FSF. L'anarchie, c'est sympa, la liberté, c'est mieux (mais évidemment, pas pour tous ceux qui veulent en profiter pour leur propre compte).


#17

On va faire comme si tu n'avais pas écrit cela.

L'article parle des deux :

Encore un terme flou et non défini.
C'est qui exactement "les libristes" ? Les membres de la communautés FOSS ou c'est différents ? Ce sont les adhérants à la FSF ?
Qui est leur dirigeant vu qu'ils parlent tous à l'unisson pour dire la même chose ? Quel est leur rôle dans cette histoire ?

Bonjour la mauvaise foi...


#18

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