Commentaires : Le gouvernement consulte les industriels sur la stratégie du cloud dans l’administration

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#1

Début juillet, le gouvernement a exposé sa vision sur l’emploi dans l’administration de l’informatique en nuage, ou cloud computing en anglais. Celle-ci comporte trois niveaux d’exigence, notamment en termes de sécurité et d’hébergement, selon le degré de sensibilité des renseignements, des traitements et des outils qui seront stockés à distance : un cloud externe, un cloud dédié et un cloud interne. Afin d’accompagner les différents ministères, un document de cadrage doit leur être remis bientôt. Celui-ci affirme notamment l’intention de l’État….

Par Julien Lausson
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#2

Il y a un autre risque qui se profile derrière le cloud c’est le SaaS. Un OS ou une application pilotés depuis l’étranger qui peut changer de comportement dans la nuit.


#3

Oui enfin j’ose espérer que l’administration n’envisage pas sérieusement de passer sur un cloud qui ne lui appartiendrait pas…


#4

Cloud ne veut pas dire ouvert à tout vent, absence de contrôle, absence de contrat, …

Cela dépend de ce qu’on entend par “appartenir”. J’espère bien que ce n’est pas l’administration qui mettra elle-même en place le cloud, mais qu’elle fera appel à des sociétés dont c’est le métier. A charge bien entendu de mettre en place les contrats qu’il faut pour s’assurer de la pérennité, de la sécurité, de l’exclusivité, …


#5

Lui appartenir s’entend ici être propriétaire des serveurs physiques, que les intervenants soient des spécialistes travaillant dans la fonction publique ou des consultants privés c’est autre chose.


#6

Il vaut mieux que ce soit en location.
L’état et les administrations locales sont soumis à des règles d’une complexité et d’une lourdeur absolues en matières d’achat. Si donc, tu achètes les serveurs, tu en prends pour 10 ans avant de pouvoir les changer.
Il vaut mieux négocier un contrat d’infogérance avec un prestataire qui lui, s’occupera des montées en puissance, des renouvellements, des mises à jour, …

Il serait bien aussi qu’on commence à arrêter la décentralisation dans ce domaine : chaque ministère s’amuse à gérer ses propres marchés ; chaque région s’amuse à gérer ses propres marchés : chaque département s’amuse à gérer ses propres marchés ; … On paye donc des milliers de fonctionnaires à étudier dans leur coin des problèmes strictement identiques et à mettre en place des solutions similaires mais chaque fois un tout petit peu différentes.


#7

L’administration va refuser Windows 10 ?


#8

C’est bien pour ça qu’il faut que l’Administration (l’Etat si tu veux) aient un service de Cloud qu’elle puisse offrir à ses services qui en ont besoin.

Je disais propriétaire, mais oui on peut imaginer une location, le tout est qu’elle gère (je trouve pas de meilleur terme) les machines et non quelle dépende d’un cloud externe.


#9

SI seulement…


#10

Bien entendu que l’Etat ne doit pas être sur la même infrastructure que Mme Michu et avoir des serveurs dédiés ([HS]entendu hier dans un film : “les données sont stockées dans le cloud, mais également sur un serveur physique”. Comme si l’hébergement dans le cloud se faisait sur des entités immatérielles [/HS]).

Voila par exemple une démarche qui me semble saine de la part de la SNCF :

https://www.lemagit.fr/actualites/252444381/La-SNCF-va-basculer-60-de-ses-applications-dans-les-clouds-dAmazon-AWS-Microsoft-et-IBM


#11

De ce que j’ai compris en lisant vite fait, ils vont passer par des clouds externes le temps de monter le leur… Mouais, c’est un pis aller, mais toujours dangereux dans le cadre d’une administration à mon avis.