Commentaires : Interrogée, la communauté de Wikipédia en français rejette massivement l'écriture inclusive

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#1

La version française de Wikipédia devrait-elle laisser plus de place à l’écriture inclusive ? Et si oui, quelle forme faudrait-il lui donner, puisqu’il existe plusieurs manières de faire ? Ce sont sur ces questions que les bénévoles de l’encyclopédie en ligne étaient invités à se positionner au cours d’une consultation qui s’est ouverte le 1er décembre et achevée le 5 janvier. Il ressort de cette enquête que les internautes contribuant régulièrement aux articles du site (seules les personnes ayant un compte comptabilisant….

Par Julien Lausson
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#2

Bonjour, il est dommage que le sondage n’ait pas pensé à demander aux sondés s’ils étaient hommes ou femmes ou autres, ce qui aurait pu permettre d’avoir une information objective concernant les préférences des hommes et des femmes en matière d’écritures inclusives.


#3

Ca sert à rien. Le féministe devrait pas se résumer à des trucs comme ça. Totalement contre, le texte devient illisible.


#4

A propos d’écriture et bien que ce travers soit de plus en plus répandu, il faudra un jour que la sphère “journalistique” et assimilée s’en rende compte: un objet ou une idée n’ “interrogent” pas. Ne “convoquent” pas, j’en passe et des meilleures. Etes-vous devenu trop paresseux pour utiliser les formules usuelles tellent que “poser un problème” ou “soulever certaines questions”? C’est trop long, ça fait pas assez “écharpe-en-soie et front sourcilleux du Pulitzer en gestation”?


#5

Ca serait bien de se renseigner un minimum sur l’ecriture épicène… Vous seriez surpris (surprise ?).
Parfois ca facilite meme la lecture. KILUCRU!
C’est d’ailleurs comme cela que l’on ecrivait avant que certains estiment que le féminin n’est que de la raclure de bidet.


#6

Comme quoi dans le vrai monde, les vrai(e)s gens, pas les glandu(e)s de Twitter ne font pas la majorité (je fais comment pour celui la ? le mot est déjà feminin - je lui colle des cou;lles entre parenthèses ??- ) bref, dans le vrai monde, les vrais gens ne parlent pas en « non binaire exclusif »… quelle bêtise que cette façon de penser va obliger les gens à l’ouverture la tolérance et au féminisme obligé…


#7

En résumé : “carrez-vous le point milieu où je pense les chouineuses de Twitter”.
Ça me va.

Parlons-en, l’article que vous donnez en lien était édifiant. Échantillon :

Dit dans un contexte de tentative d’explication du fait qu’il y aurait plus d’hommes que de femmes, tout de suite ça calme sévère quand-même. Vous la sentez la connerie sexiste comme quoi les femmes seraient moins douées que les hommes ou y’a rien qui gigote là ?

Ah ben non, ça gigote pas… c’est quand-même moche le sexisme qui s’ignore.


#8

Et on en passe et des meilleures :

Qu’est-ce qu’il faut comprendre ? Que le conflit c’est pas fait pour les femmes ? Qu’il ne faut pas trop les bousculer comparé aux hommes ? Eh ba ! Je connais des manuels de féministes qui vont devoir se mettre à la page dans la douleur…

Là encore, faut-il absolument tapisser les sections de contributions avec des pétales de roses et de la guimauve pour attirer plus de femmes ? Si c’est le cas, ça va sévèrement retourner le cerveaux de quelques-un(e)s…

Mince. Cela veut-il dire que les femmes sont incapables de faire face au rejet et qu’il faudrait donc être doux avec elles (comme les clichés misogynes l’expliquent) pour qu’elles puissent s’exprimer plus librement ?

Aïe aïe aïe… La rhétorique manichéenne des néo-féministes en sueur :dizzy_face:


#9

Oui… mais non. Je ne rejette pas tout en bloc.

Les points que tu soulèves relèvent de caractéristiques féminines (selon moi, elles sont plus portées sur le social et rejettent le conflit). Qu’on m’accuse de faire des généralités, je m’en contre-fous puissamment, car il y a bien-sûr des exceptions, de celles qui, dit-on, confirment les règles.

Pour moi, l’homme et la femme sont différents physiquement ET mentalement, et c’est par l’acceptation de ces différences qu’on avancera sur la question du sexisme, pas en tentant d’en faire des êtres égaux en tous points, car ça c’est primaire et voué à l’échec (un peu comme si on transformait les noirs en blancs comme Michael Jackson pour faire disparaître le racisme anti-noir, c’est ridicule).

En revanche, je ne crois pas en des différences intellectuelles (au pire, trop mineures pour être considérées), et une interface compliquée ne devrait pas poser plus de problèmes à un sexe qu’à un autre, c’est ce que j’ai voulu dire.

Pour revenir sur les différences réelles, je pense qu’elles expliquent en grande partie des phénomènes que les féministes mettent trop facilement, et principalement, sur le dos d’un constructivisme social découlant lui-même d’un machisme sous-jacent. Ils (pardon d’écrire en français pour désigner l’ensemble des féministes précités) n’ont peut-être pas complètement tort dans certains cas isolés ou spécifiques, mais le plus souvent je pense que ce sont de grosses conneries de SJW (ou de chouineuses en mal d’amour), en gros de gens qu’on entendait pas avant car les médias avait des sujets plus important à mettre en avant que des caprices de gamins. Aujourd’hui ces médias sont morts, les réseaux sociaux les ont remplacés et y’a plus aucun filtre à connerie.


#10

et c’est même le truc le plus grave pour l’humanité en ce début de siècle… c’est l’inversion du progrès
de l’Humanité par les élites, qui existe depuis 20 000 ans.

on avait le siècle des lumières… les historiens futurs parleront du siècle de la connerie.


#11

froideur des rapports sociaux sur le site, manque de confiance en soi, crainte de voir ses éditions être rejetées, manque de temps, complexité de l’interface et difficulté à être interpellé en tant qu’homme, si le sexe n’est pas connu.

bonjour la liste de clichés de fille…


#12

Et ils verraient que la plupart des femmes ne sont pas favorables à cette écriture soi-disant inclusive, qui n’inclut rien à rien. Aucune autour de moi n’y a vu le moindre avantage, et je parle de personnes réelles, pas juste des internautes sur Wiki.

En tant que femme, ça me gonfle prodigieusement qu’on s’interroge sur l’orthographe ou la grammaire, mais pas sur les vraies attaques contre le droit et la vision des femmes dans notre société, dont j’ai le sentiment - tout personnel, je l’admets - qu’ils reculent ces dernières années. Le scandale “me too”, bien qu’utile, est l’arbre qui cache la forêt.

A part compliquer l’écriture, et montrer le féminin comme une contrainte bien lourde, cela ne sert à rien. Ou alors que quelqu’un m’explique concrètement le lien avec les femmes. Donc je comprends la réaction de la communauté Wikipedia, que je partage tout à fait.

Edit: orthographe!


#13

Et avant de se pencher sur l’écriture inclusive, il ne serait pas plus judicieux de se pencher sur l’orthographe en général. Parce que j’ai l’impression d’un renoncement de l’éducation nationale à apprendre le français correctement à la génération texto/sms. Sans être réac, vieux con ou “c’était mieux avant” c’est quand même effroyable les fautes qu’on peut lire, l’invention de mot ou d’expression qui n’ont jamais existé dans la langue française (j’ai un petit faible pour “comme même”) !


#14

“telles”.
Paille, poutre, œil.


#15

Surtout quand dans un autre article récents, un patron de l’industrie automobile qui dit que les femmes n’arrivent pas à utiliser le cable de recharge parce que trop lourd, bim! article complet là dessus et titre correspondant.

Une certaine inconstance dans la dénonciation du sexisme


#16

je suis pas de cette génération et j’en fait masse des fautes. Et quand je lis les mails de mes boss et collegues plus vieux… a priori c’est pas nouveau les fautes a en saigner des yeux.
Je ne suis donc pas sur que ce soit une histoire de génération.


#17

J’ai jamais trop compris l’engouement de l’écriture inclusive. Les pays ou la langue ne met pas de genre aux mots tel que… bah l’anglais non? sont elles foncièrement différentes de la notre sur le sexisme ?
je suis sans animosité aucune, c’est une vrai question en faite.


#18

On ne peut nier l’inculture généralisé de la génération sortant de l’école.
Des gens qui font des fautes il y en a toujours eu mais pas dans les proportions qu’on connaît aujourd’hui.
Je rappelle qu’avant on enlevait des points au bac pour les fautes d’orthographe, aujourd’hui si on fait ça 90% des lycéens échouent.


#19

Avant, beaucoup n’allaient pas au bac, mais au mieux au BEPC. Celui qui faisaient des études supérieures étaient presque une fierté de la famille.
Il y avait plus d’heures de cours et plus de cours centrée sur les matières “socles” (comme le français), mais un niveau largement moins important sur des tas d’autres matières “pas principale”, et quelques cours “domestiques” (couture et cuisine pour les filles, en gros l’équivalent de la techno actuelle pour les garçons)

Ils étaient pas forcement plus con que ceux qui sortent de l’école actuellement, mais une grosse différence, c’est qu’au niveau “formation”, il y avait les entreprises derrières, qui embauchaient et formaient (travailler à 16 ans étaient courant, et non commencer à 25 ans ou plus comme maintenant)

Si globalement, certaines matières ont le niveau qui ont chutés, d’autre ont clairement augmenté (tout ce qui est biologie, technologie, physique, …), ou pour rester dans les langues, mêmes si les français sont globalement très mauvais dans les langues étrangères, ceux qui sortent de l’école actuel sont malgré tout très devant ceux de y’a plusieurs générations.

Bref, c’est pas aussi simple que “avant ils étaient cultivés”, y’a des compétences différentes au niveau scolaires, pas mieux ou pire, différentes suivant les cas. Par contre, y’a clairement une différence au niveau contexte sociale dans les formations (via la famille et les entreprises)

A titre personnel, la “baisse du niveau de français”, c’est pas chez les gens lambda, mais au niveau professionnel que je la vois: Des communications d’entreprises / administrations officielles, bourrées de fautes, ou de phrases sans sens


#20

Avant quand ?
il y a 100 ans quand il y avait bien plus d’illettrés que maintenant ?
Il y a 50 ans ? Ha ben non c’était pire :

Que tu voies plus de personnes “lambda” (ie dont ce n’est pas la profession) écrire qu’avant implique forcément de voir plus de fautes, mais n’a aucun rapport avec la proportion globale de personnes qui font des fautes.