Commentaires : Google sommé de négocier avec la presse française pour rémunérer les liens qu'il indexe

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#1

Les doutes initiaux se sont transformés en certitudes. Six mois après avoir annoncé une enquête exploratoire pour ausculter le dispositif imaginé Google pour se conformer à la loi sur les droits voisins de la presse, tout en évitant d’avoir à ouvrir son porte-monnaie pour rémunérer les médias, l’Autorité de la concurrence a rendu ses conclusions, le 9 avril. Et elles sont défavorables pour l’entreprise américaine. L’institution présidée par Isabelle de Silva considère que la façon de procéder de Google à….

Par Julien Lausson
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#2

On parle bien des liens qui renvoient vers des articles où on ne peut lire que la première phrase sans s’abonner hein?

Du coup si on les sortait de google news, ce ne serait pas plus mal à mon sens.


#3

Je ne comprend pas cette façon de faire, le gouvernement et les médias se pointent à une table sans jeton et sans cartes et exigent de toucher un pourcentage sur les mises.
Négocier quoi? Au pire Google ferme Google news en France. Fin de partie.


#4

On ne peut s’empêcher de noter l’absurdité de la situation énoncée par cette causalité : les médias étudiés ont une grande part de leur trafic et de leurs revenus grâce au fait que Google existe et le leur envoie, mais souhaitent tout de même que Google les paie, en plus, pour cela.

Les livreurs Ubereats ont leurs revenus venant de ce qu’Ubereats leur amène et en plus ils demandent à être salariés. C’est absurde ?


#5

Le modèle est différent, le client paie, et le prix est réparti entre Ubereats, le livreur et le restaurant (sans doute pas de façon juste, mais c’est une autre question).

Ici, l’argent vient de deux sources :

  • les abonnements des journaux en ligne, touchés à 100 % par le journal, on peut présumer qu’une partie des gens qui passent par Google news sont abonnés ou s’abonnent suite à la découverte du site,
  • les revenus publicitaires, touchés en partie par le journal et en partie par la régie publicitaire.

À aucun moment Google news ne touche une partie de ces revenus. Pourquoi devraient-ils payer ?

Le seul revenu que Google peut espérer dans cette situation, c’est si le journal fait appel à Google ads comme régie publicitaire, mais dans ce cas, les revenus de Google proviendraient de son service de régie, pourquoi devraient-ils en reverser davantage que leur contrat le prévoit ?


#6

Je pense surtout que l’autorité vient de planter un bon gros coup de couteau dans le dos des sites de presse. Le bon sens voudrait que puisqu’on veut imposer à une entreprise privée, et en plus non française, des règles de gestion qui relève de l’ingérence d’un état sur un point de droit qui est respecté à la lettre (vu que nos législateur sont soumis à des contraintes qui les ont empêché de pondre une loi qui oblige les entreprises à payer sans condition et qui reviendrais à créer une sort de rente féodale), celle-ci décide d’envoyer tout le monde se faire voir et de retirer sans autre forme de procès les contenus des sites concernés, un peu comme en Espagne à la belle époque. N’oublions pas qu’il n’y a pas de publicité sur Google News et donc pas de revenu direct pour l’entreprise. Elle gagne du pognon avec ses régies sur les sites visités. Si on ajoute que de plus en plus de site média passe à l’abonnement, on a le doublé gagnant. Ils sont payé pour pouvoir être vu et donc générer du trafic et en plus nous tise avec leur contenu réservé aux abonnés (payez ma bonne dame pour lire la suite). Donc si on est un minimum logique, la réponse de Google devrait qu’ils ont bien pris en compte la demande l’autorité de concurrence et qu’en conséquence, les sites ne seront plus référencé du tout dans ces services d’agrégation de news et ce sans discrimination entre les sites. Neutre quoi.


#7

94.5% seulement le reste va à l’Etat :slight_smile:

Prenons l’exemple d’un commerçant, personne ne l’oblige à remplir sa vitrine. On concèdera sans problème qu’une vitrine vide, ben ça attire pas beaucoup. Pour remplir sa vitrine comment peut-il faire ?*
Mais l’argument légal m’apparaît plus solide: il y a une loi tout simplement. Qu’ils le veuillent ou non c’est comme ça pour l’instant.

Oué enfin de là à dire que c’est presque à but non lucratif, faut pas abuser ^^


#8

Je n’ai pas dit ça non plus. Mais Google est essentiellement une régie publicitaire. Pourquoi devraient-ils payer pour le trafic qu’ils apportent immanquablement aux sites de presse ?

Parce que c’est la loi, soit. Ils vont se conformer à la loi en fermant Google News si c’est simplement une perte d’argent sans contrepartie, comme ils l’ont fait en Espagne en 2014.

C’est toujours fermé :

https://support.google.com/news/publisher-center/answer/9609687


#9

Si ce trafic existe, c’est grâce aux sites de presse pas à Google. La personne utilise Google pour aller sur le site. Si elle ne voulait pas aller sur le site, elle ne l’utilise pas. Comme tout intermédiaire si celui d’au-dessus ou d’en-dessous manque, on va pas bien loin.

Merci pour le lien car on peut y lire:

“Cette approche n’est pas rentable pour Google Actualités.”

Qu’en penses-tu ?


#10

Si c’était juste une menace avant les négociations, ça pourrait être un argument réel, ou ça pourrait être du bluff pour essayer d’avoir plus de cartes en main.

En Espagne, ils ont montré que c’était plus intéressant pour eux de simplement fermer le service que de payer si ça commence à leur coûter trop cher. Je ne vois pas pourquoi ce serait différent en France.


#11

C’est leur choix. Ils ne veulent pas réduire leur marge, ils décident de fermer. C’est connu des boites US ces derniers temps.


#12

Et où est l’intérêt de la presse française ? Ils ne toucheront pas plus d’argent, et perdront en visibilité. Bravo.


#13

Disons qu’entre gagner 0 ou risquer de gagner plus que 0. Au pire ils resteront à 0.
Chacun sait taper une url dans un navigateur et il n’y a pas qu’un seul agrégateur de news sur le web.
La position s’assouplira surement dans le futur (et encore avec cette crise, tlm va oublier et ça peut être pérennisé ^^).
C’est ça d’être trop gros, toute l’attention est concentrée sur vous :slight_smile: