Commentaires : Et si les avions volaient plus bas pour avoir moins d’impact sur le climat ?

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Environnement
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#1

Les mesures pour contrer le changement climatique et ses effets sont parfois de grande ampleur : investir dans de nouveaux modes de production énergétique, par exemple. Mais peut-être qu’elles peuvent être complétées par d’autres mesures à plus petite échelle. Dans un article de recherche publié ce 14 février 2020 au sein d’Environemental Science & Technology, l’ingénieur Mark Stettler suggère qu’une simple modification dans l’altitude des avions permettrait de réduire leur impact sur l’environnement. Les trainées de condensation laissées par les avions….

Par Marcus Dupont-Besnard
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#2

Il est dommage ne pas avoir plus de détail sur les conséquences des traînées en dehors “la rupture de l’équilibre naturel entre les radiations venant du Soleil et la chaleur émise à la surface de la Terre. Ce déséquilibre provoque des changements dans le climat”
Si quelqu’un peu m’éclairer sur ce point se serait super.

Pour l’application, ça risque d’être un poil plus compliqué.

Pour faire simple:
La réglementation Aérienne est fixé dans les grandes lignes au niveau de l’OACI ( dépendant des Nations Unis ) avec 193 signataires. Ensuite des réglementations plus spécifiques sont définies au niveau des continent ou des pays.

Les soucis pour l’application d’une mesure pour l’évitement des traînées:

  • il va falloir faire passer ça au niveau OACI pour une large application ( nations unis, administration lourde, les usa climato-sceptique, toussa ) - mais largement faisable au niveau de la réglementation locale ( Europe dans notre cas )
  • Il va falloir déterminer les altitudes heure par heure à laquelle les traînées sont susceptibles d’apparaître ( les masse d’air bougent et les traînées n’apparaissent pas a une altitude fixe) et donc mobiliser des prévisionnistes météo spécialiste pour ces tâches ( l’armée de l’air le fait déjà pour avoir des avions moins détectables )
  • par conséquence, il va falloir développer et intégrer ces données météo au logiciels qui planifient les routes et altitudes pour les vols commerciaux ( long car touche à l’aérien )

le dernier point que je soulève, c’est que dans certaines zones à fort trafic, le fait de diminuer l’altitude de vol de 2000 pieds va avoir comme effet de réduire aussi l’altitude des avions qui pourraient voler en dessous avec un effet de cascade qui impacterait plus d’un avion.

Mais en dehors de ces considérations, 2000 pieds c’est rien comparé aux 30.000 ou 40.000 pieds d’un vol de croisière ( oui on utilise le pieds pour une hauteur ou une altitude en aéronautique, même en France )


#3

Foutus chemtrails.


#4

Plus simple: limiter l’avion en augmentant les tarifs.
On peut pas louer aux anges Easyjet et s’apitoyer sur le climat.


#5

Ah non. Justement. L’aeronautique au sens large est plus complexe que ça.
Les pilotes de planeurs eux, utilisent souvent des données de hauteur (donc par rapport au sol) et parlent tout le temps en mètres et aussi en kilomètres pour les distances, ils ne parlent pas non plus en noeuds mais en m/s, idem pour leur vitesse verticale. Alors que les pilotes d’avions utilisent des données d’altitude (donc par rapport à la mer) et parlent en pieds , en noeuds et en miles.


#6

Sauf que les avions volent haut pour bouffer moins de carbu justement…


#7

En dehors des planeurs, des ballons, des parachutistes et quelques vieux appareils tous le monde parle en pied : Pilotes de lignes, pilotes loisirs, armées, contrôle aérien pour une raison simple : toute la réglementation aéronautique est en pied et il est stipulé que dans la mesure du possible le pied est l’unité préférentielle.
Pour les vitesses c’est de nœuds, et les distances en miles marin.
Les cartes, les notams, les données météos. Tout est en pied.
Le soucis de tes pilotes planeurs, c’est qu’ils doivent faire des conversions en permanences, c’est une charge de travail supplémentaire et un risque de confusion.

En ce qui concerne la référence altimétrique ( sol , mer , 1013 ) ça dépends surtout du vol. Un mec qui fait des exercices de posés, décollés sur un aérodrome se calera par rapport au sol et un pilote qui fera une navigation ou un trajet utilisera plutôt le niveau de la mer ( les obstacles et les délimitation des zones sont indiqué en altitude par exemple )
Pour les vols en haute altitude ( en règle général au dessus 5000’ ) on passe à autre calage encore.