Commentaires : Droit d'auteur : le gouvernement s'emporte contre Google qui ne veut pas payer la presse pour des liens

médias
Google
Presse
droit-dauteur
Tags: #<Tag:0x00007f92125b5e68> #<Tag:0x00007f92125b5af8> #<Tag:0x00007f92125b53c8> #<Tag:0x00007f92125b4e78>

#1

Les réactions acides se multiplient dans la classe politique française à l’encontre de Google, depuis que l’entreprise américaine a détaillé, le 25 septembre, ses plans pour se conformer à la nouvelle loi sur le droit d’auteur. Il faut dire que le moteur de recherche n’a pas l’intention de rémunérer les éditeurs et les agences de presse, alors même que cette rémunération se trouve au cœur du texte. Concrètement, Google va continuer à référencer les articles de presse, en affichant le….

Par Julien Lausson
Revenir à l’article


#2

“C’est pas bien Google de nous montrer qu’on a foiré notre belle loi”

L’Etat ne croit quand même pas que Google allait se laisser faire et suivre bêtement la loi sans la tourner à son avantage.

Quelque soit le gouvernement et son obédience, il y en a pas un pour rattraper l’autre dans le domaine du numérique :confused:


#3

Une loi sans doute mal ficelée mais qui me parait respectée à la lettre par Google ?

Soit Google ne respecte pas cette loi et alors il y aura sanction lors d’un procès.

Soit GG la respecte et alors les politiques n’ont qu’à se taire.


#4

Google a trouvé un moyen astucieux d’échapper à ce nouveau droit voisin inventé par le législateur et vivement critiqué, en sortant de son service les éléments litigieux.

Pas particulièrement astucieux, c’était le problème à la base. Si les éléments litigieux résument assez l’article pour que les utilisateurs n’aient pas besoin d’aller plus loin, ça fait potentiellement perdre des revenus aux sites de presses. En n’affichant que le titre et le lien des articles les gens vont probablement plus aller sur les sites de presse pour lire l’article qu’avant …
Tout ce qui dérange les politiques c’est que Google ne paie pas la taxe de leurs potes des medias alors qu’ils leur font probablement gagner du traffic …


#5

“Les droits des éditeurs de presse et des agences de presse résultant de l’article L. 218-2 peuvent être cédés ou faire l’objet d’une licence”
Effectivement, le droit de reproduction peut être cédé. S’il ne l’est pas, il doit soit faire l’objet d’une licence soit il est refusé.
Si Google ne veut pas payer, il peut ne pas chercher à obtenir de licence et ne reproduire que les éléments pour lesquels on lui cède les droits.

En fait, sous couvert de droit d’auteur, cette loi était faite pour créer une nouvelle taxation masquée en faveur de la presse, pas pour réparer une injustice.

Le texte (lu sur Legifrance) prévoit que le droit de reproduction en question est prévu pour le cas où la reproduction “se substitue a la publication de presse elle-même ou dispense le lecteur de s’y référer”. Cette loi dit donc permettre la compensation d’un préjudice subit par un organe de presse à cause de la reproduction de ces publications (baisse de visite et baisse de revenus publicitaires ou d’abonnements).
Si l’affichage des résultats de recherche par Google rentrait dans ce cas-là, le fait par Google de ne plus afficher les résultats de la presse, comme il l’a fait en Espagne, aurait dû permettre aux agences de presse d’augmenter leurs visites et leurs revvenus. C’est manifestement l’inverse qui s’est produit.


#6

Et le droit d’auteur des petits ? Nous avons plusieurs artistes, chanteurs, DJ, Humoristes et médias qui volent nos vidéos pour faire des vues sur leurs pages Facebook.

Eux se plaignent du droit d’auteur et du piratage mais le font sans problème.

Il est long de faire valider ses droits et faire supprimer ses vidéos. Normalement, les pages en questions sont bloqués ou supprimés s’ils le font plusieurs fois… mais non ils recommencent sans problèmes.


#7

Cette polémique est savoureuse et pleine d’hypocrisie. Julia Reda l’a résumée de la façon qui convient.

Ils s’imaginaient sans doute pouvoir avoir le beurre et l’argent du beurre. Le référencement par Google est un service qui a une valeur économique. Je suis même certain qu’ils en connaissent le chiffre.


#8

Ils sont tombés sur plus requin qu’eux, forcément ça fait mal.


#9

C’est surtout qu’ils estiment que Google a plus besoin d’eux que l’inverse…

Hors c’est pas le cas. Commercialement, c’est plus la presse qui a besoin de visibilité sur Google (ce qui est a un prix)


#10

Non mais les Français n’ont besoin de personne, tu ne l’as pas encore compris ça :sweat_smile:


#11

en affichant le titre et le lien pour y accéder,

Ca a pas l’air pour le titre:
1° Les actes d’hyperlien
2° L’utilisation de mots isolés ou de très courts extraits d’une publication de presse

Le débat s’engagera surement sur le 2°


#12

Donc en fait, depuis 2012, nos élus n’ont toujours pas compris ?


#13

Cette loi à un corolaire que notre ministre n’a pas envisagé.

Google l’a bien vu, elle va lui permettre de trancher sur la question : “qui à le plus besoin de l’autre”.

Quand à notre ministre, une fois de plus ce gouvernement démontre son incapacité à prévoir, hors prévoir c’est gouverner…


#14

Situation réglable très simplement:

  1. Le gouvernement impose que l’extrait des articles de presse soient facturés/taxés/whatever
  2. En parallèle, le gouvernement propose un crédit d’impôt égal à cette taxe pour les entreprises française dont l’activité est réalisé sur le territoire français, avec une limite à ce crédit d’impôt (lié, par exemple, à un pourcentage du chiffre d’affaire).

Google sera ba.sé immédiatement. Vu que Google France fait le CA d’une grosse pizzeria, il ne pourront pas déduire les coûts d’accès à la presse, qui pourtant est un service très consulté (donc très rémunérateur pour lui, vu que la majorité des pubs sur les sites Web, c’est Google qui jackpotte), sauf à rapatrier leur CA en France, et donc d’y payer des impôts.

Autre action possible des pouvoirs publics: pousser pour que les éditeurs de presse s’unissent pour créer une régie publicitaire indépendante de Google (via du dumping ou autre, la pub, c’est le nerf de la guerre numérique).
Idéalement, pousser pour qu’un concurrent de Google News européen émerge (Qwant ?)

Suite à ça, lorsque la page Google News affichera des résultats qui ressembleront à Google des années 2000 (c’est à dire un titre en bleu et basta), les utilisateurs iront à la concurrence qui, elle payera la taxe mais aura un service correct.

Je serais la presse, j’ajouterais également quelques règles dans mon robots.txt pour interdire googlebot de crawler le site (mais pas les autres, hein!).

C’est un bras de fer numérique qui se joue là, et contrairement à ce que Julia Reda dénonce, c’est l’information qui gagne toujours dans ce cas, et l’info, c’est la presse, pas Google.


#15

C’est la presse qui devrait payer Google pour les liens qu’il donne vers ses articles car c’est Google qui leur fait de la publicité. Les politiques ne comprennent absolument rien au nuumérique et Google aura raison de ne plus montrer de liens vers les articles de presse. Le monde de la presse reviendra vite sur sa décision car, comme dans d’autres pays, les sites de presse vont perdre 30 à 40% de leur audience. Ce sera bien fait. Riester ne comprend rien au numérique c’était lui le rapporteur pour Hadopi, c’est tout dire…


#16

Vous n’avez rien compris et Julia Reda a raison.
Wykaaa (Un internaute de la première heure)


#17

Non c’est l’inverse : gouverner c’est prévoir car prévoir, ce n’est pas que gouverner et il n’y a pas équivalence.


#18

En vrai c’est une relation de symbiose, les deux profitent du travail de l’autre. Il ne devrait pas y avoir de transfert d’argent.


#19

Si la relation était “équitable”, oui, les 2 demandeurs, et profitables de la même façon à peu pret.

Dès que le rapport de force est déséquilibré, bah celui qui le veut absolument paye, celui qui s’en fout, qui est content de la rentrée d’argent + le bénéfice du service


#20

Je ne suis pas d’accord avec vous. Google profite d’une situation de monopole alors que la presse est un monde pluripartite. Donc si Google dit “c’est comme ça”, la presse aura énormément de mal à s’organiser pour empêcher les dérives. C’est l’adage “diviser pour mieux régner”.

C’est justement ce qu’ils ont tenté de faire avec cette loi, utiliser le législateur pour “agir comme une seule entité”. Sauf que Google disant “ok, j’m’en fous, j’suis le plus fort”, il montre ses muscles, non pas au gouvernement (qui finalement ne peut pas agir pour chaque entité), mais à chaque organisme de presse. Il suffit maintenant que quelques un plient pour que les autres soient obligés de plier.

Si tous les organismes ne pliaient pas, je suis sûr que Google finirait par payer, car il ne peut pas se permettre de perdre cette position dominante sur l’aggrégation de presse. Afin, à ce que j’en dis…