Commentaires : Coucher avec un robot, est-ce tromper ?

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#1

Elle s’appelle Harmony. Elle est blonde aux yeux bleus et porte des sous-vêtements blancs. Pour 7 999 dollars, n’importe qui peut l’acheter, personnaliser ses cheveux mais aussi sa poitrine, son vagin et lui ajouter un piercing au téton ou au nombril. Commercialisée par l’américain Abyss Creations, Harmony n’est pas la seule poupée sexuelle du marché. D’autres entreprises, comme Truecompanion ou Syntheaamatus se sont aussi lancées ces dernières années. Ces poupées, pensées pour le plaisir sexuel, sont dotées d’une intelligence artificielle.….

Par Coralie Lemke
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#2

C’est mieux que de coucher avec un mec.


#3

#4

juste lesbienne et fière de l’être :wink:


#5

Il est pas un peu maigre le garçon ?


#6

Les modèles masculins existent. Peut-être que cette entreprise en particulier n’en fait pas, mais c’est juste une question de temps, les sextoys pour femme existent autant (plus même, je dirais) que les sextoys pour homme. Il n’y a aucune raison que ce ne soit pas le cas pour les robots.

Très discutable au mieux, le problème de l’esclavage, c’est que la possession est un être humain, ce qui n’est pas le cas ici. Qu’il ait forme humaine ne le rend pas davantage humain qu’un PC avec 3 servomoteurs.

Ah, bah, voilà. Du coup je ne comprends pas la remarque de tout à l’heure « ne concerne que les femmes ».


#7

J’ai eu une discussion avec une sexfriend ou elle m’a dit :
" Baiser c’est pas tromper, avoir le sperme d’un autre homme dans la chatte ou ailleurs c’est par tromper… "
Du coup tromper c’est vraiment personnel comme interprétation non ?


#8

Si, évidemment qu’on peut aller à l’encontre du fétichisme, et encore plus à l’encontre de ce fétichisme-là.

Ce débat n’a même pas lieu d’être : Guy Debord avec La Société du spectacle, Jean Baudrillard avec La Société de consommation, Marx avec son concept de fétichisme de la marchandise, et Freud avant lui avec le fétichisme sexuel, ont déjà tranché cette question : ARRÊTEZ DE DONNER À DES PUTAINS D’OBJETS DES CARACTÉRISTIQUES QU’ILS N’ONT PAS.

C’est qu’un putain de bout de silicone qui sert à se décharger, au même titre que celui-là :

… une tête, des bras et des jambes de silicone en plus. Point.

Est-ce que vous vous posez des questions éthiques quand vous fourrez votre teub dans un vagin de poche ? Les sextoys ont-ils fait augmenter les viols ?
Prendre les gens à tel point pour des cons, ça en devient limite indécent. Je rappelle que les violeurs et les harceleurs confondus ne représentent même pas 1% de la population masculine (chiffres des ministères de l’Intérieur et de la Justice), et ce, même quand on tient compte des estimations de viols et d’agressions non-enregistrées. Et on voit en plus que ces chiffres sont en constante diminution malgré la mise sur le marché de sextoys et poupées toujours plus sophistiqués. Mais bon, ça va pas tellement dans le sens de la théorie de la culture du viol alors pourquoi s’emmerder à considérer les faits et les statistiques hein… Mieux vaut essayer de faire rentrer la réalité dans son cadre de pensée plutôt qu’adapter le cadre de pensée à la réalité, n’est-ce pas ?

Ahah Sarkozy, sors de ce corps ! La moralisation du capitalisme, really ? On en est encore là ? Et si on priait très fort plutôt, je suis sûr que ça pourrait fonctionner ! :joy:
Laurence, lève le nez de ton ordinateur et regarde le monde qui t’entoure : le fait même de conférer des propriétés humaines — comme des valeurs ou des sentiments — à des objets inanimés, c’est le propre du capitalisme et de la publicité dont il se sert pour écouler sa camelote. C’est ce phénomène propre au capitalisme qui fait acheter à des ados attardés des iPhones à 1200 boules, non pas parce-que ces gadgets servent à téléphoner, mais parce-qu’en les possédant ils se prennent pour des gens aussi cool et hype que les artistes et autres influenceurs de pacotille qui en font la promo pour Apple.
Le fait même de foutre une tête, des bras, des jambes et une voix pré-enregistrée autour d’un vagin de poche est une stratégie marketing vendue comme une innovation pour fourguer une marchandise que personne n’a demandé et dont l’usage inchangé est déjà sur le marché depuis des décennies. C’est déjà immoral de vendre 12.000 balles une poupée de cire qui parle, que voulez-vous alors rendre « plus éthique » dans cette industrie ?
Tant que vous ne ferez pas le lien entre les rapports sociaux entre les individus et le mode dominant de production des biens et services nécessaires à la perpétuation de ces mêmes individus qui détermine ces rapports sociaux au sein d’une société, vous pourrez continuer vainement la branlette intellectuelle sur l’éthique entourant une poupée-robot de cul.


#9

D’autres spécialistes s’interrogent sur une possible banalisation du viol, étant donné que ces poupées ne concernent que les femmes et qu’elles ne requièrent aucun consentement.

Les real-dolls sont des fleshlight de luxe, rien de plus. Avez-vous demandé à votre vibromasseur s’il consentait à être utilisé ?

Mais beaucoup d’observateurs s’inquiètent des questions éthiques qu’elles soulèvent. « Il est absolument évident que créer une représentation pornographique du corps de la femme, et en faire une machine sexuelle capable de se mouvoir, objective et transforme en produit le corps des femmes. Mais la grande question est : quel en sera réellement l’impact dans une industrie déjà tournée vers cette objectivation ? Nous n’en savons rien » explique la Foundation for responsible robotics

…et l’objectivation du corps masculin ? Regardez le marché des sextoys où l’homme est réduit à son organe sexuel.

« Les femmes deviennent une propriété, comme si elles n’étaient pas pleinement humaines. Avoir un robot sexuel, c’est comme avoir un esclave », déplore Kathleen Richardson, anthropologue et spécialiste de l’éthique robotique à l’université de Montfort dans un article du Guardian.

Avec des propos comme ceux-là je suppose qu’elle a ses pronoms préférés dans son profil Twitter.
Plaisanterie mise à part, ce qui est intéressant avec l’arrivée des real dolls c’est de constater le retour des féministes anti-porno déguisées en chercheuses ou spécialistes de l’éthique robotique, on retrouve d’ailleurs les mêmes arguments.


#10

“Elles peuvent performer plusieurs positions”.

Jargon imbuvable, inutilement dérivé d’un verbe anglais. Pouah !


#11

Tu as essayé, par conséquent !


#12

Ton commentaire m’a tué^^


#15

Je dirais qu’il n’y a pas que la bite et/ou le vagin dans l’acte sexuel au sens large, si on se focalise là-dessus on perd beaucoup. Un baiser et/ou des caresses bien placées sur le corps d’une femme peuvent déclencher un profond plaisir. Il faut être à l’écoute de l’autre et se laisser guider par le corps de l’autre, sentir la ou ça vibre chez l’autre. Je ne vois pas comment simuler toute cette complexité avec un simple bot.


#17

Ah non. Ah non.


#19

Se laisser aller avec la situation actuelle sur le consentement qui est un bourbier ou l’homme devrait savoir mieux que la femme ce qu’elle ressent et qu’elle n’est pas capable de dire du fait de la sidération.
Tu as des video sur youtube qui viennent actuellement sur le fait de faire une video pour valider le consentement avant l’acte.


#20

Cliques sur le nom de l’auteuse, tu comprendras …


#21

tu te rends compte que tu as donc les mêmes goûts que le beauf mâle hétéro de base ?

je vois pas bien la fierté.


#22

Ca doit être dur pour @Many1 de savoir qu’il a les même goûts que moi :>


#23

la modération est completement à la ramasse pour laisser passer les propos de Many 1


#24

Cette logique à toute épreuve… En plus d’être névrosée :slight_smile: