Commentaires : Contenus haineux : un député veut rajouter la censure des militants pour le droit des animaux

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#1

La loi contre la haine sur Internet sera-t-elle le cheval de Troie d’une censure accrue à l’encontre des associations militantes qui dénoncent, parfois au moyen d’actions spectaculaires, la souffrance animale ? En tout cas, un groupe de députés emmené par Marc Le Fur juge opportun de profiter du texte pour créer une disposition spéciale à destination de l’agriculture et de l’élevage. L’amendement propose de compléter le 1er article de la loi pour obliger les plateformes à retirer en 24 heures les….

Par Julien Lausson
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#2

“Autant d’actes délictueux qui sont pourtant déjà réprimés par la loi.” : Le harcèlement (homos, femmes, étrangers…) est aussi déjà puni par la loi.

Finalement son amendement est tout à fait logique.


#3

Ça n’a rien de logique, c’est tout à fait fallacieux (et je ne suis pourtant plus du côté du boucher que des défenseurs des animaux).
Ces actes délictueux sont à punir au cas-par cas. Pas en “punissant” un groupe. Sinon, on muselle les hétéros pour éviter les actes homophobes, ou les blancs pour éviter les actes xénophobes ?


#4

Marc Le Fur

Il aurait été plus inspiré d’être dans le “camp” adverse.


#5

Je parle de l’amendement (qui se greffe sur cette loi), et non de la loi elle même…


#6

Autant d’actes délictueux qui sont pourtant déjà réprimés par la loi.

L’incitation à la haine est aussi réprimée quelque soit le support. Il n’y aurait pas plus de raisons d’agir sur les contenus haineux que sur les vidéos militantes de x ou y.

On peut pas d’un coté vouloir que les plateformes bannissent les contenus haineux (définition laissée à la discrétion des plateformes et assocs) et de l’autre laisser de la propagande d’actions illégales passer (avec en plus du judiciaire en cours)…
Une fois que la boite est ouverte, faut assumer.
Ca devient d’ailleurs croustillant comme situation :slight_smile:

il risque d’attraper dans ses filets les actions militantes non violentes que mènent des associations comme L214 ou PETA, en s’introduisant au cœur de l’industrie pour en dévoiler le fonctionnement.

et incitant à des actes d’intrusion ou de violence

C’est un “ou”; l’intrusion suffit.


#7

C’est bien ce que je dis…


#8

Si ce député réussissait à faire censurer les informations qui permettent de mettre à jour la cruauté animale, le seule chose qu’il obtiendrait, c’est de pousser vers les actions illégales les militants qui aujourd’hui s’y refusent.

S’il devient interdit de communiquer pour mettre en lumière les pratiques cruelles qui sont soigneusement cachées au grand public, alors il n’y aura plus que les actions illégales et radicales qui permettront de lutter contre un gouvernement devenu fasciste.


#9

Peut-être que ce député détient une grosse ferme ou autres installations pas très dans les clous . Ou comment museler ceux qui mettent leur nez trop près dans leur bizness .


#10

Ou un de ses potes .


#11

ou peut etre qu il en a :marre que des assos financés par des groupes assez abscons des USA fasse des vidéos d actions illégale.

Qu’ils dénoncent ou pas… qu’ils le fassent avec une bonne raison ou non, c’est illégal. Authoriser ça, c est aller à contre courant de notre justice… comme si demain la police entre chez toi illégalement, trouve un truc et dit: je vous l’avez dit, il est coupable.

Donc pas fan de la loi… il faudrait plutot sanctionner bien plus sévèrement ce genre de dégénérés de l214 & co.


#12

Assez marrant de voir Numerama rappeler ce principe de base de justice alors que la rédaction passe son temps à défendre son court-circuitage par les assos féministes.

On ne manque pas de contradiction !


#13

(citation)

La proposition constitue en creux un aveu d’échec de l’Etat, qui signe son incapacité à réguler lui-même les discours haineux tenus en ligne dans le cadre fixé par les législations sur la liberté d’expression, loi de 1881 en tête. Plutôt que de confier cette tâche à des juges qui se prononceraient sur chaque cas en menant l’enquête et en respectant le contradictoire, la puissance publique préfère déléguer le travail aux plateformes numériques.

Les choses se corsent encore davantage quand les députés, chargés de fixer le cadre des contenus pouvant faire l’objet d’une censure, se lancent dans un concours Lépine de loufoqueries.

Un groupe de députés Les Républicains issus de territoires ruraux a ainsi déposé l’amendement pour faire entrer dans l’article premier de la future loi les propos relevant de “l’agribashing”.

L’inénarrable (sic) Meyer Habib, avocat tonitruant de la cause d’Israël dans l’hémicycle, a ainsi déposé plusieurs amendements visant à interdire les propos de haine " notamment à l’égard de l’existence de l’Etat d’Israël ".

Le député macroniste Guillaume Chiche veut interdire les propos discriminant " le statut sérologique des individus "

Pour Jacqueline Dubois, députée LREM de Dordogne, il faudrait également interdire tout propos appelant à la violence ou à la haine basé sur " la langue, la religion, les convictions, les opinions politiques ou toute autre opinion, l’appartenance à une minorité nationale, la fortune…".

Au range des curiosités, les députés du groupe Libertés et territoires ont fait honneur à leur credo en cherchant à condamner les propos visant les origines " territoriale et culturelle. Ex: merde aux Corses’, sales Bretons, crétins des Alpes, bougnoules du 9.3 ".

Doivent également être concernées par la censure " toutes les injures relatives à une caractéristique physique (couleur de cheveux, port de lunette, surpoids…) ", d’après une poignée de députés marcheurs.

Dans la même veine, l’élu MoDem Jean-Pierre Cubertafon veut empêcher tout propos discriminatoire basé sur " l’apparence physique ", et prend pour se justifier l’exemple de la grossophobie*.

(fin de citation)

En distinguant l’origine (laquelle?), l’ethnie, la nation, le sexe, l’orientation sexuelle, l’identité de genre et le handicap, on ouvre évidemment la boîte “et pourquoi pas ceci?”. Ces députés ont raison. Il faut protéger tout le monde. Le contraire serait une injustice.


Commentaires : Délai trop court, absence du juge, définition floue : la loi contre la haine sur Internet alarme
#14

Pour garantir l’intégrité de la République, seules les expressions suivantes seront autorisées :

« La guerre c’est la paix, la liberté c’est l’esclavage, l’ignorance c’est la force. »


#15

La haine est un sentiment et nous en sommes à la fois libres et passifs car on ne choisit pas de hair un mec qui frappe un cochon en le torturant avant de le tuer, par exemple. L’information est utile, le sentiment est ce qu’on en ressent malgré sa volonté, sauf si on est macron ou agriculteur, semble t il, ou si on s’appelle le fur? de quoi a peur Le Fur? Est il eleveur? On peut l’imaginer proche de ce milieu de sadiques . ce n’est pas de la haine, c’est juste un diagnostic de psy.


#16

Encore une loi liberticide dictée par les lobbies destinée à censurer les dénonciations des fautes des entreprises… un pas de plus vers la dictature.