Commentaires : Comment la cryptomonnaie Libra compte surmonter les défauts du Bitcoin et d’Ethereum

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#1

La Libra marque une étape dans l’histoire des cryptomonnaies : jamais auparavant une telle devise n’a été conçue et soutenue, non pas par une, mais par 28 entreprises dont beaucoup de renommée mondiale. Dans un univers regorgeant de fraudes, de bugs et de cyberbraquages, certains pourraient voir dans la Libra la première cryptomonnaie enfin « fréquentable ». Il est vrai que celle-ci se construit autour de la stabilité comme mantra, quitte à sacrifier cette décentralisation qui faisait briller les yeux des militants de….

Par Vic Castro
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#2

“Les développeur⋅euses de la Libra”
outch c’est moche cette écriture inclusive


#3

Facebook via Libra devra montrer patte blanche au régulateur financier américain (et certainement aux régulateurs de chaque pays où la Libra sera autorisée), notamment pour vérifier que la monnaie ne sert pas à des transactions de marchandises réglementées (armes, drogues, trafic d’organes, etc.).
Alors comment concilier l’efficacité, les obligations réglementaires, et dans le même temps laisser à la seule discrétion des entreprises partenaires le soin de “jeter” tout le registre (sauf le dernier bloc) ?
Et de quelle valeur (que les entreprises pourraient trouver en gardant les registres) parlons-nous ? Je croyais que Libra ne se servirait pas des données liées à l’utilisation de la monnaie ?

Le rêve libertarien, enfin à portée de main.

Donc c’est pas totalement open source finalement…

… et un monopole de riches entreprises qu’elles ne lâcheront pas sans y avoir trouve un intérêt au préalable.

Et quid des entreprises d’État (genre Bpifrance) ? Ou encore des entreprises qui, de prime abord n’ont pas de lien avec un État, mais qui seraient dirigées en sous-main par telle ou telle puissance ? Sans compter les objectifs politiques des entreprises elles-mêmes et des “philanthropes” à leur tête ? On parie qu’au premier couac, Libra nous ressortira la vieille sauce des “ingérences étrangères dans sa monnaie” pour couvrir ses propres défauts ?

Très très relatif. D’abord, parce-que la Libra est indexée sur le cours du dollar seul. Certes, c’est encore une monnaie forte, mais son hégémonie mondiale va être de plus en plus discutée, et il suffit d’une importante hausse ou baisse de valeur pour que l’utilisateur hors dollar-zone perde de l’argent (du vrai !). Ensuite, parce-que la Libra s’appuie sur un panier de crypto-devises, et ça n’a pas de sens vu qu’elles sont toutes très instables. Il aurait été plus stable de faire tenir la cryptomonnaie sur un panier de devises réelles (dollar, euro, livre) et 0 crypto-devises plutôt que l’inverse.

D’aucun dirait que « aucune dictature ne peut avoir d’autres buts que sa propre perpétuation, et qu’elle ne peut engendrer que l’esclavage du peuple la tolérant. »

En bref, c’est tout sauf une cryptomonnaie. Elle ne coche aucune case pour être qualifiée de telle. On en revient juste à la mode d’il y a quelques mois à savoir plaquer l’expression “blockchain” sur tout et n’importe quoi, et faire passer un service de transactions et de transferts d’argent simplifiés en une technologie “hyper disruptive de-la-mort-qui-tue” qui n’apporte finalement pas grand chose de plus que ce qui existe déjà.