Commentaires : Comment Bill Gates est devenu la cible idéale des complots autour du coronavirus

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#1

Bill Gates a créé le coronavirus pour se faire de l’argent avec un vaccin ou pour contrôler l’humanité. C’est ce que disent mi-avril 2020 les théories du complot les plus farfelues, sur le milliardaire créateur de Microsoft, qui a depuis plusieurs années consacré sa vie et sa fortune à la lutte contre les épidémies à l’échelle mondiale. D’après une étude du New York Times basée sur l’outil d’analyse des réseaux sociaux Zignal Labs, Bill Gates a été mentionné 1,2 millions….

Par Julien Cadot
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#2

Bon c’est Gates ou les chinois ? Faudrait savoir quand même…


#3

Voilà un article tout à fait caractéristique du parti pris biaisé de Numérama dans cette crise. Ici, après avoir adopté une attitude ultracritique sur tout ce qui approche de près ou de loin la Chloroquine (et uniquement la Chloroquine, aucune des autres substances administrées en association), Numerama tombe dans l’excès inverse du panégyrique et de l’hagiographie.

Après Raoult le charlatan, voici Bill Gates le Prophète. Pour quel motif? Parce qu’en 2015, au cours d’une conférence, celui-ci avait annoncé que la plus forte menace pour l’humanité n’était plus la guerre atomique, mais les pandémies virales.

Déjà, ce type de prédiction, minorant les risque de guerre nucléaire 25 ans après la fin de ce qui a marqué l’acmé de ce risque, n’est pas d’une absolue originalité.

D’autre part, ce qui non pas “risque” mais a effectivement causéla mort de plus de 10 millions de personnes”, non pas “lors de la prochaine décennie” mais dès l’année 2015, ce n’est pas une pandémie mondiale, mais la malnutrition et la faim dans le monde, dont B. Gates ne dit mot.

Du reste, s’il avait voulu réellement se comporter en prophète, éclairant une humanité myope sur les risques qu’elle s’obstine à mésestimer, il aurait également insisté sur les risques posés par le réchauffement climatique (d’autant qu’un bouclage élégant aurait pu être réalisé avec le thème des pandémies virales, puisque le pergélisol, en se réchauffant, risque de relarguer certains virus auxquel l’humanité n’a plus jamais été exposée depuis des millénaires).

Mais non, il parle de virus, pas de malnutrition, pas de climat. C’est dommage, car la dangerosité effective d’un facteur de risque dépend aussi des efforts auxquels on consent pour le combattre. Or, on constate qu’on accepte d’accomplir, face à un virus, certes contagieux mais pas si létal que ça, des efforts notamment sociaux et financiers dont nous n’avons pas accepté le centième de l’ampleur contre la faim dans le monde ou le réchauffement climatique et ses conséquences.

Au demeurant, concernant le seul risque pandémique, on peut trouver ici et là quelques publications ou interview, à la fois bien plus précises et bien antérieures à la conférence de 2015 donnée par Bill Gates.

Par exemple:

  1. Un rapport de 2003, dans lequel on peut lire:

L’apparition de nouvelles maladies contagieuses rapidement mortelles a été
observée dans les années 1970 avec l’apparition des virus des fièvres hémorragiques, en provenance d’Afrique (Ebola, Lassa). L’émotion suscitée à l’époque, qui avait justifié la réalisation de quelques chambres en dépression, est rapidement retombée et le problème reste négligé.

Il y a toujours un risque considérable d’apparition de nouveaux pathogènes qui,
compte tenu de la fréquence des voyages et de la globalisation, seraient rapidement mutualisés dans le monde entier. Les zones de prédilection, dans lesquelles on peut redouter l’apparition de ces infections, sont les zones très denses en population, en particulier les mégapôles du Tiers Monde en Afrique, en Amérique du Sud et surtout en Asie.

Il y a un danger incontestable de voir apparaître un nouveau virus ou un mutant grippal équivalent à celui de la grippe espagnole transmissible par aérosol, qui se répandrait extrêmement rapidement par les voyages et serait susceptible d’entraîner une épidémie aux conséquences incalculables de plusieurs millions de morts. Les épisodes viraux respiratoires récents ont avortés (Nipah virus, Paramyxovirus equin, nouveaumutant grippal aviaire de Hong Kong). Toutefois, le risque de diffusion mondiale est toujours grand. La préparation à une telle hypothèse doit être renforcée.

Le système de veille aéroportuaire doit être développé. Une infirmerie
permettant l’isolement doit être mise en place dans les aéroports internationaux. Des ambulances spécialisées pour l’isolement et le transport des malades contagieux doivent être équipées dans les grands aéroports internationaux.

Une fois arrivés, les patients suspects doivent être mis en quarantaine ;
l’arsenal législatif du pays ne la permet pas actuellement, pas plus d’ailleurs que pour quelqu’un qui se serait autoinoculé la variole. Elle ne le permet qu’avec l’accord du patient. Ce problème doit faire l’objet d’un profond débat en France pour permettre, quand quelqu’un met en péril la population, de le contraindre à l’isolement et aux soins. Une fois arrivés dans les hôpitaux, la situation doit être planifiée.

En effet, il faut d’abord pouvoir, dans l’ensemble des services d’urgence, reconnaître les malades suspects puis les orienter vers des services dans lesquels on puisse les prendre en charge.

Le port de gants et de masques pour les soignants et les malades présentant
une grave pneumopathie doit se généraliser. Pour pouvoir prendre en charge un malade extrêmement contagieux dans un service, il faut l’isoler, il faut avoir les équipements pour le personnel médical permettant d’éviter la contagion (combinaison, masque)
http://blogs.senat.fr/maladies-emergentes/files/Rapport-Raoult-Bioterrorisme.pdf

  1. Une interview donnée en 2006 par l’auteur du précédent rapport:
    https://www.youtube.com/watch?v=H6JMNG4ZqkI

Etrangement, Numerama n’a jamais écrit nulle part “Oui D. Raoult avait vu juste”, ni n’a jamais évoqué le moindre “prophétisme” dans aucun de ces 2 cas.

A ce sujet, le livre d’Alexandre Adler “Le nouveau rapport de la CIA”, paru en 2009 chez Robert Laffont, et traitant d’un rapport de la CIA datant de 2005 (et dont Bill Gates, en 2015, avait sûrement eu connaissance), mériterait aussi amplement d’être cité.

Pourtant, Bill Gates n’évoque, lui, ni masque, ni geste barrière, ni quarantaine ni rien qui permette dans l’urgence de gérer une pandémie.

Dans sa conférence, Bill Gates évoque le risque épidémique non pas pour traiter ce thème en lui même, mais en guise d’introduction à ce qui concerne le coeur de son intervention: les vaccins et la vaccination (avec éventuellemen le puçage des populations) au sujet desquels sa fondation est grandement impliquée.

Personnellement, je ne suis pas du tout opposés aux vaccins (un peu plus au puçage), vaccins que je remercie de m’avoir probablement épargné par exemple la diphtérie ou la tuberculose (dont un de mes proches est décédé).

A condition bien sûr, que ces vaccins soient de bonne qualité.

Or une polémique existe à ce sujet. Numérama parle ici de complotisme, un peu comme dans un autre contexte on parlerait de “terroristes pedo-nazis”. Il s’agit avant tout pour Numerama de disqualifier par avance tout ce qui pourrait ternir l’auréole de Bill Gates, , en n’évoquant que des théories ridicules (la 5G) sans se donner la peine de regarder plus avant.

J’ai donc essayé de faire un peu de ce travail à la place de Numerama.

“The Hindu” est l’un des jounaux en langue anglaise les plus réputés de l’Inde, et le second en audience après “The Times of India”.

J’y ai lu des choses assez préoccupantes sur la qualité du vaccin (en fait, des 50 vaccins) contre la polio que M. Gates a fait administrer aux enfants de moins de 5 ans en Inde de 2000 à 2017, à l’époque du sommet de l’influence de sa fondation auprès du NAB (National Advisory Board) indien

Ainsi d’un article de la journaliste Bindu Shajan Perappadan ou l’on apprend que selon des médecins chevronnés de 2 hôpitaux réputés de New Delhi, environ 490 000 enfants auraient été atteints de paralysie flasque aigüe (AFP) àprès avoir reçu les 50(!) vaccinations antipolio de M. Gates, et ce avec un haut niveau de correlation, les pics de vaccination correspondant aux pics d’AFP.

Ces observations on fait l’objet d’une étude parue le 15 août 2018 dans “International Journal of Environmental Research and Public Health”.

Depuis, il semble d’ailleurs que influence de Bill Gates auprès du NAB ait quelque peu reculé.

De celà Numerama ne nous parle pas. Sur ce sujet, Numerama n’approfondi rien. Numerama préfére, en les assimilants à des hurluberlus, tenter de jetter le discrédit sur l’ensemble de ceux qui s’interrogent sur certaines actions de la fondation Bill Gates, plutôt que de se confronter à certains de leurs arguments lorsqu’ils sont sérieux.

Pour cette seconde partie de mon message, je ne donne donc aucun lien, laissant ce soin, s’il me fait l’honneur de me lire, à Numerama, afin qu’il travaille un peu sur ce sujet.


#4

La plupart de ceu xqui dénoncent bill gates entendent condamner la dérive des mondialistes qui veulent imposerla rfid a toute la population. alors bon admettons que cest du complotisme mais hélas ca semble etre devenu une realité en chine et en corée. Voire meme en france. puisqu’on est déja pisté. Alors complotisme ou pas. Les faits sont la. Et ne dites pas que c’est un discours reactionnaire. Si je prens par exemple nextinpact, un site qui n’est pas d’extreme droite mais aussi la quadrature, ca fait bien longtemps qu’on dénonce la derive totalitaire et cela a l’extreme gauche ! Je pense qu’il ne faut pas etre aussi binaire et ne pas caricaturer ni minimiser ce genre de théorie . Si quelqu’un avait dit ya 1 an qu’on sera tous confiner et que la terre serait arreté de tourner. tous les médias l’auraient pris pour un fou.


#5

Lâchez-nous avec la chloroquine. Dès qu’il est question de la pandémie, les pro-Raoult ressortent la chloroquine dans n’inporte quel sujet. Vous voulez la bouffer, la pilule? Allez-y et ne nous faites plus chier. Ceux qui couinent le plus ne sont même pas des gens qui sont malades ou ont des proches malades: ce sont ceux qui se disent “ah be si j’en plrend, MOI je ne serai pas atteint”. Vous n’en avez rien à battre du bien public, vous voulez juste VOUS avoir accès à la pastille “magique”. Tellement magique d’ailleurs que ses effets secondaires, très graves dans de nombreux cas, sont proches de ceux du Mediator. Mais bon, vous aviez gueulé aussi à l’époque en disant que le Médiator c’était un scandale, que chez Servier étaient des empoisonneurs, etc… et oui, ils savaient et n’avaient rien dit. Aujourd’hui, même avec ce qu’on sait, si on vous sortait que le Mediator empêche le Covid, vous vous précipiteriez pour en prendre.
Gates a dit des choses qui plaisent pas au goliot de la Maison Blanche alors évidemment, il faut lui jeter des tomates.
On verra le bilan américain à la fin… et la note sera salée, largement la faute à ce type qui promène un renard mort sur sa tête et pas un neurone dedans.


#6

#7

Comme seul mon message à ce stade évoque la Chloroquine, je présume que ton post s’adresse à moi.

Je te fais remarquer à ce sujet que la proportion de mots que je consacre à la Chloroquine dans mon message est très inferieur à la proportion homologue que l’on trouve dans le tien, de sorte que si’il y a un obsédé de cette substance (je dis bien “si”), ce n’est pas moi.

Par ailleurs tu remets une pièce dans la machine évoques le Mediator, alors que nous ne sommes pas du tout en présence d’une situation de ce type: Le Mediator n’avait absolument pas été mis en avant pour traiter une situation d’urgence.

Permets moi donc de citer une autre situation par contre qui, curieusement passée sous silence, ressemble par sa structure davantage à celle que vivons actuellement: Il s’agit de l’introduction des trithérapies contre le Sida. A l’époque, un seul médecin se faisait l’avocat de leur utilisation. Tous les autres, malgré l’urgence, considéraient que les données à leur sujet étaient très imparfaites, qu’il fallait d’abord attendre des études plus solides, randomisées avec placebo, etc etc. Il a fallu que les malades du Sida se regroupent en association, en groupe de pression, pour que l’accès aux trithérapies s’élargisse. Dans l’intervalle, beaucoups sont morts alors que peut-être ils n’auraient pu ne pas mourrir.

Ceci étant, mon message qui sembles t’avoir tant urtiqué (mais dont tu n’infirme aucun des arguments) abordait de tout autres sujets. Encore faut-il le lire en entier, ce qui demande un effort, peut-être.


#8

“Je te fais remarquer à ce sujet que la proportion de mots que je consacre à la Chloroquine dans mon message est très inferieur à la proportion homologue que l’on trouve dans le tien, de sorte que si’il y a un obsédé de cette substance (je dis bien “si”), ce n’est pas moi.”
La mauvaise foi a-t-elle des vertus hallucinogènes? Dans un sujet sur Bill Gates, tu balances d’emblée Raoult et la chloroquine. Donc, s’il y a un obsédé du truc ici, c’est bien dtoi, au point de faire un hors-sujet. Par ailleurs, on ne mesure pas la pertinence d’une intervention à la quantité de mots utilisés. Si tu en es à mesurer des longueurs, ce n’est pas bon signe.

“Le Mediator n’avait absolument pas été mis en avant pour traiter une situation d’urgence.”
Ne fais pas celui qui 'a pas compris ou ne sait pas lire. Mauvaise foi, deuxième. La chloroquine a des effets secondaires conséquents nottament sur le plan cardio-vasculaire, comme le Mediator en son temps et là se situe l’analogie, tu le sais très bien. Il n’y a pire sourd que celui qui refuse d’entendre, paraît-il.

Ta comparaison avec la trithérapie est intéressante mais un peu facile: dans le cas que tu cites, la situation était bien plus floue. On ne savait absolument pas ce que la trithérapie pouvait apporter comme lot d’effets secondaires graves, puisque comme tu le fais remarquer, on manquait terriblement de données solides. Vouloir procéder à des tests dans les règles était parfaitement légitime sur un plan scientifique mais difficilement recevable par les malades et leurs familles pour une raison simple: ils opéraient dans l’affectif, le ressenti, l’envie de ne pas mourir. Les médecins eux, je le rappelle, sont tenus non seulement de faire ce qu’ils peuvent pour soigner les malades mais il est aussi primordial pour eux de ne pas provoquer leur mort en leur faisant absorber un truc qui va les envoyer ad patres. Les deux points de vue étaient par nature irréconciliables.
Dans le cas de la chloroquine, on sait très bien quels effets secondaires entrent en ligne de compte dans le cas du traitement antipaludéen. Ces mêmes effets secondaires n’ayant aucune raison de disparaître lors d’une administration pour une autre affection, il est d’autant plus prudent de ne pas foncer tête baissée. Si Raoult avait monté ses groupes correctement et évité de crier “Euréka” avant d’avoir de réelles preuves, il aurait pu faire avancer les choses mais bon, son image d’abord… le même scientifique nous avait clairement dit que “quelques chinois qui meurent” ça lui grattait une éprouvette sans faire déborder l’autre… mais bon passons.
Pour le reste… comment dire. J’écris un peu beaucoup mais toi, tu y vas à fond et on sent bien que le complotisme te permet de te sentir exister en cette période de confinement. Tu ne cites que des articles de presse, comme si la presse avait la science infuse. “C’est dit dans le journal, donc c’est vrai”, pour moi c’est aussi valable que le vieux poncif publicitaire “Vu à la télé!”. D’ailleurs, chose amusante, tu termines, avec un certain toupet, en écrivant que c’est aux autres de faire des recherches. A la limite, on devrait étayer tes arguments (!) à ta place… Donne-nous des données scientifiques exploitables et mieux encore, si tu les comprends, vulgarise-les pour ceux qui auront moins bien compris. D’ici là… tu n’es pas encore près de nous révéler la vérité-qui-est-ailleurs. Aujourd’hui, Bill Gates, demain, Zuckerberg? Oh attends. Non. Pour beindes redresseurs de tort à deux sous, Facebook est primordial. Il leur permet d’avoir l’impression d’exister…


#9

Et surtout, le sida est mortel à 100 %, personne n’en guérissait spontanément !

Ce n’est clairement pas le cas de la pandémie actuelle, où la plupart des malades guérissent spontanément.


#10

Dans un sujet sur Bill Gates, tu balances d’emblée Raoult et la chloroquine

Je ne “balance” pas Raoult. Je cite certains de ses ecrits ou ses dires parce ce qu’ils me semblent au moins aussi “prophétiques” que ceux de Bill Gates.

J’aurais pu aussi bien citer de larges extraits livre de A.Adler, mais c’est vrai, j’ai préfére citer Raoult parce que d’une part je suis taquin, et ensuite parce qu’on est sur Numerama et que la politique éditoriale de Numerama semble être de descendre Raoult, en instruisant systématiquement à charge, ce qui constitue une faute déontologique.

Et pour être tout à fait clair, c’est cette faute là que je dénonce. Si Numerama n’avait eu que des éloges pour Raoult et le traitement qu’il prône, j’aurais symétriquement insisté sur les insuffisances statistiques de son étude, etc.

Ne fais pas celui qui 'a pas compris ou ne sait pas lire. Mauvaise foi, deuxième.

Je persiste: Une des grosses différences avec le Mediator, c’est que celui-ci était prescrit pour un trouble chronique, et non dans une situation d’urgence.

C’est une grosse différence et la raison essentielle pour laquelle on peut relaxer un peu la contrainte d’études préalables statistiquement rigoureuses concernant les traitements que l’on peut essayer d’administrer.

Dans un autre message, j’avais évoqué ces médecins qui, durant la WWII ou la guerre du Vietnam, avaient éfé amenés, en l’absence de plasma, a réaliser des injections intraveineuses à l’aide d’eau de noix de coco. En l’absence de plasma et, faut-il le préciser, de toute étude en double aveugle, randomisée multicentrique contre placebo… Je maintiens que le caractère d’urgence (conjugué en plus à absence de véritable alternative thérapeutique) sont les 2 grosses différences avec le Mediator.

Une autre différence est que le principe actif du Mediator n’était pas tombé dans le domaine public, et qu’il y avait alors pour le le fabricant Servier un gros intérêt financier à le faire prescrire.

La mauvaise foi, elle se loge dans le refus de voir, d’admettre, ces différences, ici essentielles.

Ta comparaison avec la trithérapie est intéressante mais un peu facile: dans le cas que tu cites, la situation était bien plus floue. On ne savait absolument pas ce que la trithérapie pouvait apporter comme lot d’effets secondaires graves, puisque comme tu le fais remarquer, on manquait terriblement de données solides (…) Et surtout, le sida est mortel à 100 %, personne n’en guérissait spontanément !

Le cas des trithérapies est interessant parce qu’il partage avec la situation actuelle deux caractéristiques essentielles: Situation d’urgence, et dans laquelle on ne dispose d’aucune alternative thérapeutique (ce qui, encore une fois, n’était pas le cas du Mediator).

Le reste de ta logique est curieux: Selon toi, on devrait donc d’autant plus facilement prescrire, en situation d’urgence, une thérapie donnée, que celle-ci est mal connue…

C’est en réalité tout le contraire. Dans le cas de substances connues, on peut administrer plus vite hors des indications habituelles car les études de phase 1 ont déjà été faites, et que de longues années de pharmacovigilance ont déjà parlé.

Pour revenir, puisque tu insistes toi-même, au cas de la Chloroquine (ou plutôt du Plaquenil), aucun effet secondaire grave, en particulier cardiovasculaire, n’a été documenté durant les 15 ans où ce médicament est resté en vente libre en France. La Nivaquine, plus “agressive” pourtant, est largement utilisée en Afrique depuis des décénnies sans que l’on y observe des épidémies d’arytrhmie cardiaque. On peut certes se suicider avec des surdoses de Chloroquine, mais aux doses thérapeutiques utilisées, il n’y a guère de risque.

Et puisque tu me reproche de citer une fois un article de presse, je vais à l’appui de cette dernière affirmation citer une autre référence, que voici:

There is no evidence for clinical cardiotoxicity after oral administration of anti-malarial treatment doses (table 4). In detailed pharmacokinetic pharmacodynamic assess ments after intravenous administration, only slight prolongation of the QRS interval (about 12%) was seen with T wavefl attening but no changes in the QT interval. Slight QTc prolongation and T wave fl attening were noted in astudy of three adults who received 100mg oral chloroquine (base) daily.

The largest and most detailed study of the effects of chloroquine on the QT interval was a study comparing chloroquine and a new aminoquinoline compound AQ-13. 4 h after receiving 600 mg chloroquine(base equivalent), adult volunteers had a mean 16 ms (95% CI9–23) prolongation of the Bazett corrected QT interval.
Following the second dose of 600 mg, mean prolongation was 12 ms (18–38). (…)

Il s’agit ici d’un extrait d’un article intitulé “Cardiotoxicity of antimalarial drugs”, un article de référence sur le sujet que ni toi (mais tu es bien sûr pardonnable) ni Numerama (ce qui est plus embarassant) n’a manifestement pris soin de consulter, paru dans Sciences en 2007. Ca te convient comme référence? Ou juges-tu plus crédible les allégations sur ce point de Numerama au seul prétexte qu’elles vont dans ton sens?

Edit: L’article précédent n’est pas paru dans Sciences, mais dans The Lancet.

Le point que tu évoques ensuite, relatif à la létalité du Sida, est par contre totalement exact et constitue en effet une différence avec la situation actuelle.

Mais si le Sida tuait à (pratiquement) 100%, il mettait du temps à tuer (de nombreux mois, voire quelques années), de sorte que certains pouvaient arguer avoir le temps de mener des études statistiques rigoureuses avant de se décider à administrer tel ou tel traitement.
D’autres, soutenant les trithérapies, argumentaient eux que plus on tardait à les administrer, moins ces trithérapies avaient de chance de manifester un effet positif, et qu’il ne fallait donc pas lambiner.

Dans le cas du SARS Cov-2, la maladie est bien moins mortelle, c’est exact, mais lorsqu’elle tue, elle le fait beaucoup plus vite, ce qui renforce la caractéristique “d’urgence” de la situation actuelle.

Tu ne cites que des articles de presse, comme si la presse avait la science infuse

C’est totalement faux, et du reste tu te contredis toi-même, puisque plus haut tu me reproches de trop largement citer un texte de Raoult, lequel texte n’est absolument pas un “article de presse” mais un rapport de mission de près de 400 pages, que l’on peut consulter sur le blog du Sénat et qui devrait encore être disponible sur le site du CNRS si le lien n’était pas mort:

En outre je n’évoque ici qu’un seul article de presse, et je te mets au défi de me dire où j’aurais prétendu qu’il “aurait forcément raison”. Cette allégation, c’est dans ta tête qu’elle germe et s’épanouit, pas dans la mienne.

Dans mon premier post de ce fil, je signale seulement, parce qu’il s’agit d’un point important, l’existence d’un article paru dans l’un des journaux les plus importants de l’Inde, reportant l’avis de médecins de 2 gros hôpitaux de New Delhi selon lesquels l’administration des 50 vaccins de la Fondation Bill Gates à des enfants de moins de 5 ans a été très étroitement corrélée à la survenue de paralysies aigues chez près de 500 000 d’entr’eux…

Je ne prétends nulle part que cette corrélation serait une causalité, ni même que cette corrélation serait certaine mais simplement que cela mérite d’y regarder de plus près, et surtout de ne pas se contenter de l’approche superficielle de Numerama.

Et si je ne cite pas pour une fois les références exactes, c’est parce que d’une part je n’y suis pas obligé, ensuite et surtout parce que je n’en ai absolument pas envie. Je ne suis pas rémunéré pour écrire ici, et ce ne devrait de ce fait pas être à moi de ne serait-ce qu’esquisser un travail de fond, a fortiori de le mener jusqu’au bout. Je signale des pistes qui me paraissent avoir un peu de sérieux. A ceux qui veulent creuser d’approfondir davantage.

D’autant que j’ai par bonté donné suffisamment d’indices (le journal, le nom intégral de la journaliste indienne auteur de l’article, le thème de celui-ci, date et précision de la revue scientifique dans laquelle est parue l’étude dont je parle sur ce sujet), autant de points d’accès grâce auxquels toute honnête personne peut retrouver sans peine aucune l’article que j’évoque. Google est l’ami de tout le monde, pas uniquement le mien.

Enfin, il n’y a aucun “complotisme” dans ce que j’écris. Je ne prétends nullement, nulle part, que les Illuminati seraient à la manoeuvre, ou que la 5G fabriquerait des virus. J’essaie juste de pointer quelques unes des insuffisances déontologiques et/ou méthodologiques, voire simplement logiques, de quelques uns des articles que je lis.


#11

A priori, on est deux personnes différentes.

Oui, on pourrait se dire ça effectivement. Mais quand le patient est condamné de toute façon, il est moins nécessaire de prouver l’efficacité d’un traitement. Tout résultat est mieux que 0% avec un placebo.

Par ailleurs, la méthode Raoult n’est pas réservée au malades en situation critique, au contraire, il le dit lui-même, c’est censé être efficace lorsque c’est pris dès l’apparition des premiers symptômes, lorsque les complications sont encore très peu probables.

Ça élimine à mon sens la « situation d’urgence ».


#12

En alertant sur l’incapacité des systèmes de santé mondiaux à faire face à une épidémie comme Ebola à l’échelle planétaire,

ce qui est faux en fait… Ebola a un mecanisme de transmission appelé oro-fécal qu’il est très simple de controler en occident… mais pas en afrique.

le problème c’est les virus respiratoires…


#13

non, le contraire en fait : l’obésité.


#14

et d’où les “bons” résultats… je traite des pas malades… principe fondamental de la méthode raoult.


#15

délire complet… la photo sur le passeport ça date de quand ? c’est anormal ?

Le plus gros et premier pistage du monde c’est ta carte bancaire et ton relevé de compte… TU es bien content d’avoir une CB et une banque… oui c’est pratique.

le 2ème plus gros pistage du monde c’est ton téléphone mobile… TU as voulu en avoir un.

le 3ème plus gros pistage du monde c’est facebook… TU as voulu t’inscrire.

donc déja on voit que les Etats ne sont même pas concernés…


#16

faut se calmer avec le mot “urgence”… c’est urgent le SIDA ? tu meurs en 5 ans et pour pas le choper il suffit de mettre une capote… vachement urgent.

les critiques sur Raoult de la part de Numerama, n’ont été que sur la qualité des études publiées depuis Mars… et factuellement elles sont merdiques.

pas besoin d’en faire une tartine sur la philosophie des sciences…


#17

En quoi c’est du délire complet. puisque tu confirmes mes propos mais la grande difference cest que tu confonds surveillance policière étatique, tracage, pistage avec récolte et enregistrement des données.


#18

l’ébola se transmet par les fluides corporelles. Faudrais déja se renseigner.


#19

rien a voir le sida est dangereux comme le coronavirus pas seulement en raison de sa létalité qui est tres forte quoi que tu penses mais a cause de sa contagion. et dir qu’il suffit de mettre des capotes. La encore cest rien connaitre a la transmission du virus et surtout est rien connaitre au comportement humain. cest comme dire le coronavirus cest pas dangereux il suffit de rester confiner chez soi et ne parler a personne. J’ajoute que tu confonds vih et sida mais bon ca prouve encore que tu nes pas tres renseigné.


#20

Vu que tes commentaires commencent à dépasser allegrement le double en nombre de signes du papier original, tu ferais mieux de te lancer dans l’écriture d’article plutôt que perdre ton temps à commenter ce torchon.