Commentaires : Ce que propose le rapport Bergé sur l'avenir de la Hadopi et le piratage des œuvres sur Internet

streaming
P2P
Piratage
Hadopi
droit-dauteur
Tags: #<Tag:0x00007f921811ac18> #<Tag:0x00007f921811aa38> #<Tag:0x00007f921811a8d0> #<Tag:0x00007f921811a768> #<Tag:0x00007f921811a628>

#1

La Hadopi doit changer. C’est l’objectif que martèle depuis des mois la ministre de la Culture et de la Communication, Françoise Nyssen. Elle doit être transformée, car la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet n’est plus tout à fait en mesure de remplir pleinement à sa mission première, à savoir la lutte contre le piratage. Les pratiques des internautes ont évolué. Aurore Bergé. // Source : Jean-Luc Hauser Et cela tombe bien, un….

Par Julien Lausson
Revenir à l’article


#2

Ils ne s’arrêteront jamais pour réfléchir en considérant les citoyens autrement que comme des adversaires.
Du fric pour les riches, des sanctions pour les pauvres.


#3

Bah tiens. Et de continuer avec exactement le même argumentaire pour débilos d’il y a 10 ans (pseudo-manque à gagner -> pertes sèches…) afin de donner un semblant de justification à la création de cette usine à gaz. Et on va pas enterrer Hadopi quand-même, naaan, faut la recycler dans la soupe à interdire le partage décomplexé de la culture : le CSA est tout choisi.


#4

qui reprend à son compte les montants estimés du cabinet EY

Dans cette fumeuse étude cela est présenté de la manière suivante:
1,35 Md€ de manque à gagner pour la SOCIÉTÉ
L’État, l’emploi, les créateurs et ayants droit, les entreprises audiovisuelles, les métiers de la distribution et du marketing

Il manque une catégorie - certainement la plus importante - sans quoi tout ceci ne pourrait exister laquelle ?
Au passage payer pour des études qui ramassent des poncifs établis il y a 10ans…

Le rapport:


#5

J’ai NordVPN, et je les emmerde !
Moi, je télécharge des films car votre loi de MERDE sur la chronologie des médias nous asphyxie.
J’ai Netflix (qui reverse maintenant 2% à la création française comme le veut la loi) et à part les créations Netflix on a rien dessus contrairement aux américains, on paient des deux côtés de l’Atlantique le même prix pour un catalogue réduit à cause de votre loi de MERDE.

Je sais que j’ai fais beaucoup de phrase avec le champ lexical de la MERDE mais là c’est franchement usant de réprimer sans trouver une vraie solution (qui serait un abolissement de cette loi, et de faire un C/C des États-Unis).


#6

L’ennemi du politicien c’est l’électeur. Car c’est lui qui risque de le démettre plus tard de ses fonctions.


#7

Nyssen quand on la regarde, elle a un petit air de "Anéfé! " vous trouvez pas?


#8

Quel perte de temps… la seule solution pour lutter contre le piratage c’est l’amélioration de l’offre légale.

Et, pendant ce temps aucune aide pour les créateurs (français de surcroit) qui en ont vraiment besoin.
Certes c’est pas des milliards d’euros virtuels qu’ils perdent, juste la possibilité de travailler convenablement.


#9

La france qui veut régulé quelque chose qui est pas en france, une idée original mais qui va encore faire un bide.


#10

Elle est là l’offre légale.
Netflix, amazon prime vidéo, ocs, canal play, spotify, deezer, …


#11

Oui, c’est clair que l’offre légale c’est vraiment améliorer, avant je piratais pratiquement tout, aujourd’hui pratiquement plus.

Là où je continue à pirater, c’est parceque l’offre légale n’a pas ce que je cherche (et essaye de me faire croire que ça n’existe pas)
Et souvent on a l’impression dans ces cas-là, de revenir à zéro, après c’est complexe, on ne peut pas tout avoir pour un prix fixe je peux comprendre.
Certes le plus souvent je me résigne et je me tourne vers ce qu’il y a de disponible légalement.

Un autre problème c’est que perso, je n’ai pas envie d’avoir de boite noire connectée chez moi, netflix aurait vraiment à gagner à faire une application sur Raspberry Pi, aujourd’hui c’est beaucoup plus simple de pirater un film que de le regarder légalement dessus et c’est un marché non négligeable de perdu.

Il faudrait aussi détruire le système d’exclusivité, c’est un gros chantier, mais je pense que du moment qu’une plateforme rétribue les créateurs correctement, ça n’a pas de sens de leur empêcher de pouvoir distribuer du contenu.

Là où ça m’énerve, c’est qu’il n’y a aucun mea culpa, pendant les discussions sur HADOPI, ça a été constamment répété, si on avait commencé dès le début à avoir une bonne offre légale, plutôt que ce combat stérile entre consommateurs / créateurs, il y aurait eu considérablement moins de perte.
Et aujourd’hui on en a la preuve.


#12

Chouette, on va bientôt avoir une nouvelle campagne de com’ toute pourrie avec de la musique qui fait peur ! Le piratage tue ! Le piratage donne le cancer !

Ça c’est peut-être amélioré mais l’offre illégale reste incomparativement plus riche, simple d’accès et réactive.

Je trouve sur les tracker BitTorrent des films parfois vieux et classiques, ou totalement underground, ou des années 70, 80, 90 qui ont fait de trop faible scores au box office pour mériter leur place dans un catalogue Netflix et Cie.

Et si les-dit films sont dans les offres légales alors c’est éparpillés parmi les prestataires d’offres légales.

Jamais je n’aurais vu certains films ou séries sans le dl “pirate” et les teams de sous-titrages tels open-subtitle.

Entre payer plusieurs abonnements et devoir me connecter à 50 sites si je veux un film et me payer un vpn ou une seedbox et n’avoir besoin que d’un, p’têt deux ou trois tracker (2 en ce qui me concerne + 1 Espagnol récemment pour avoir les épisodes de la série Vis à vis non sortis en France puisque série méconnue, couplés à des srt d’Open-subtitle), hé bien mon choix est vite fait.

J’attends toujours une licence globale. En attendant mon argent que j’aimerais voir donné aux auteurs et acteurs de films va à des entreprises étrangères qui me servent à passer sous les radars.

Le calcul du manque à gagner de l’industrie à cause du piratage à t’il aussi été fait dans l’hypothèse d’une licence globale ? Pour comparer.


#13

Oui…attaquons les citoyens, au lieu de regarder ce que ne paient pas les “majors” en milliards d’impôts, ce qu’ils font aux employés exploités qui s’occupent de leurs affaire, de l’arnaque organisée, et des bénéfices de gros porc qu’ils se mettent dans les poches. Le jour où le peuple en colère pendra cette bande de fils de pute, je sortirai la corde et le pop corn, et je rirais.


#14

Bien entendu. L’offre illégale en armes, en drogue, en filles, est plus riches et plus simple que l’offre légale :joy:

Et tu attendras longtemps car c’est complètement impossible à mettre en oeuvre que ce soit sur le plan technique que sur le plan légal (on en discute si tu veux).
Les seules formes de licences globales possibles, ce sont justement les deezer, netflix et autres et c’est forcément limité en catalogue.

Mixe les deux. L’offre légale (puisque tu tiens à payer les artistes) pour ce qui se trouve dans les catalogues et l’illégal pour les trucs qui ont fait 53 entrées en 1970 lors de leur sortie. De toute façon, tu ne risques rien et tu ne fais du tort à personne (si tu en as envie, envoie une bouteille de bordeaux au réalisateur de ton chef d’oeuvre inconnu, cela lui fera plaisir).

Et puis, ne passe pas ta vie devant la téloche :joy:

Je crois qu’il ne faut pas pendre les grands studios et les grandes maisons de disque pour des crétins. Si la licence globale leur avait permis d’engranger plus de bénéfices, cela ferait des lustres que ce serait en oeuvre.


#15

“Si la licence globale leur avait permis d’engranger plus de bénéfices”

Ca, on en sait rien et on ne le saura jamais. A l’époque les calculs ont été faits sur des chiffres ridicules puisque le marché était balbutiant.

Au delà du lobbying, c’était aussi le fait que cela assimilait l’upload/dowload à de la copie privée et c’était inconcevable en 2005/2006 au niveau mentalité.


#16

Aucun rapport.


#17

“Le piratage représente des pertes économiques de milliards d’euros qui fragilisent les auteurs, les diffuseurs, les producteurs, les distributeurs”.


#18

Ben si. Quelque soit le domaine, l’offre illégale est toujours plus grande que l’offre légale.

@Mehmnoch1
Attention aux variables cachées avant de tirer une conclusion.
Le piratage existait dans les années 2000 et la fréquentation était presque au plus bas.
Il y a peut-être aussi le fait du cinéma 3D et des films de superhéros qui ne donnent leur pleine mesure que sur grand écran.


#19

Exact.

Et ça montre bien une chose: on évolue (ou on doit évoluer), je pense, vers un contenu qui doit s’adapter aux modes de visionage.
Un “Bienvenue chez les chtis” est parfait pour un format soirée film à la maison en famille, tandis qu’un Seigneur des anneaux reste idéal sur grand écran, et il y a de grande chance qu’un pirate qui aurait récupéré les Seigneur des anneau l’ai déjà vu ou ira le voir au ciné.
Pour ce qui est des films “a la maison”, il suffirait d’adapter la chronologie des médias (le sortir simultanément au ciné et en video par exemple).


#20

Et qui choisit entre le film qui va faire des entrées en salle uniquement et le film qui va être diffusé à la maison ?

Sinon, cela existe déjà : Netflix produit des films qui ne passent pas en salle. Et certaines séries sont des exactement comme des films de 10h.

Maintenant, autant je comprends que l’on puisse écouter et ré-écouter de la musique, autant je suis dubitatif sur le fait d’aller voir 2 fois un film à quelques jours d’intervalle. Je vois un film sur ma télé parce qu’il est sorti en même temps qu’en salle et 3 jours après je vais le voir en salle ? Je n’y crois pas.