Commentaires : Attestation de déplacement sur smartphone : comment l’utiliser et où la télécharger

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#41

Ca dépends vraiment des endroits et de la tolérance des forces de l’ordre. Chez moi, dans un rayon de 1,2 km précisément (merci Google Earth) j’ai 2 hard-discounts, 2 supermarchés, 1 hypermarché et 1 supérette. Et lorsque je leur ai posé la question, les flics m’ont clairement déconseillé d’aller à l’autre hypermarché situé à 5 km à vol d’oiseau, même si il y a plus de choix.


#42

Attention, il ne faut pas confondre “première nécessité” et “urgence vitale”. Il est vrai que la “première nécessité” est une notion très flou, mais dans les faits je ne pense pas que le flic a le droit de te verbaliser car tu as été acheté un coca-cola à la supérette si ton attestation est en règle…

Globalement, il y a tout de même un vrai problème avec cette histoire de “courses”, et c’est là dessus que le Gouvernement aurait du taper du poing sur la table, même si j’ai conscience que ça serait difficile de serrer la vis sans toucher aux libertés individuelles. Mais il est paradoxal que l’on interdise aux gens de se promener seul en foret pour des raisons de santé public tout en continuant à les laisser se frôler en supermarchés.


#43

C’est malheureux qu’il faille taper du poing sur la table pour faire appliquer des mesures de bon sens.

Il y a des choses qu’on ne peut pas interdire sous peine de déclencher des émeutes. Par exemple, est-ce que les bureaux de tabac sont un besoin vital ? Mais ce n’est même pas envisageable de les fermer.

Le problème n’est pas qu’il y ait des gens qui se promènent en forêt. Chez moi, il y a eu un couple verbalisé parce qu’ils pique-niquaient tout seul dans un pré. Ils n’ont pas compris pourquoi.
Mais si tu les laisses faire, demain il y a 5000 personnes dans le pré.


#44

Non. Il y aurait juste un autre couple. Ou personne.

C’est quand il y a 5000 personnes qu’il faut verbaliser.


#45

Le probleme, c’est que tu peux pas die “on vous autorise à sortir, si les autres sortent pas”.

Y’a 5 000 personnes, quand justement, 5 000 personnes décident de sortir “seul”, au même endroit, car c’est sympa, par habitude…

Dans un zone rurale du coin, les forces de l’ordre locales ont “autorisé” (ou plutôt toléré sans sanctions) les gens du village à se promener dehors, en foret, dans les chemins communaux, etc. (bien loin de la distance des 1 kms et de la pratique sportive déjà limite)… à la condition qu’ils traversent pas d’autres villages.

Ca peut sembler “sympa” sur la forme, mais sur le fond, c’est particulièrement gênant. Surtout que d’un point de vue pratique, pour ces sorties “cadeaux”, ils sont bien obligés de passer par des lieux de vie d’autres personnes, qu’ils n’auraient pas croisés en respectant la loi.


#46

Sauf que ce n’est pas arrivé. On ne sanctionne pas des gens qui ne prennent aucun risque sous prétexte que d’autres gens, qui ne sont pas là, pourraient en prendre.


#47

Non, mais sérieux, tu crois vraiment à ce que tu dis ?
On est un pays latin, mec, on n’est pas la Corée du Sud.
On est un pays où il y a un distributeur qui file des billets de 20 en trop, il y a 200 personnes qui font la queue !
On est dans un pays où dès qu’on met en place une mesure, la première chose que les gens cherchent, c’est comment contourner la mesure.

Je suis allé dans des pays où pour acheter le journal, tu met ton argent dans une boîte et tu prends le journal. Et personne ne prend 10 journaux sans rien mettre dans la boîte.
Je suis allé dans des pays où quand tu montes dans le bus, tu mets ta monnaie dans un distributeur de ticket et tu tournes la manivelle pour prendre le nombre de tickets que tu souhaites. Et personne ne s’amuse à prendre plus de tickets que ce qu’il a payé.

Ah bon, donc on fait comment ?

Le premier couple s’installe : on ne verbalise pas
Le deuxième s’installe : on ne verbalise pas
Le 3e, le 4e, …
A partir de quand tu verbalises ? Au 10e ? Au 500e ?
Et tu verbalises qui ?
Le 501e ? ou tout le monde y compris les 1ers qui étaient là ?

C’est quoi ce qu’il y a de difficile à comprendre ?

Il y a une règle : “tu restes chez toi” et les seules exceptions, ce sont des raisons impérieuses. Et un pique-nique n’est pas une raison impérieuse.

Si tu n’es pas content de la règle, tu saisis le tribunal administratif en référé ou la cour de cass ou la cour européenne des droits de l’homme en référé et tu leur demandes d’abolir la règle.

Donc oui, on sanctionne des gens parce qu’ils ont délibérément violé la loi. Même quand tu es tout seul en train de rouler la nuit à 3h du matin dans une zone industrielle déserte, tu respectes les feux rouges et les stops.

Je vais donner un exemple (réel) toujours à la campagne : il y a quelques années, je participais à une marche qui réunissait 1000 ou 1500 personnes sur un dimanche. Le mec devant moi voit un pommier, enjambe la pauvre petite barrière et va cueillir une pomme.
Et n’a pas compris parce que je lui ai fait remarqué que c’était du vol : ouahou l’autre c’est pas grave, c’est juste une pomme, le mec il va même pas s’en apercevoir !!!

Sauf que si chacun des participants à la marche prend chacun une pomme, ben le paysan, il a plus une seule pomme sur ses arbres.

La mentalité “tout pour ma gueule” et rien à foutre des autres.


#48

Je m’en fous des règles. Je regarde l’objectif : ne pas contaminer.
1 couple : pas contaminer.

Il y a eu le même débat autour d’une femme toute seule sur la plage de Nice.
1 personne : pas contaminer.

2 couples, 2 personnes de foyers différents : contaminer.

C’est pourtant simple.


#49

Prendre un peu l’air c’est aussi nécessaire pour la santé mentale. J’ai un pote qui n’a pas mis le pied dehors depuis le 15 mars (soit avant la date officielle du confinement), qui a fait pour trois mois de provisions. Seul dans son appartement de 35 mètres carrés sans voir un chat et jonglant entre chaînes infos et jeux vidéos de zombies, il est désormais persuadé que dehors c’est Chernobyl.


#50

Encore faut t’il que le virus circule dans l’air, dans ces cas là, il ne faut plus non plus te mettre à ton balcon ou dans ton jardin :wink:


#51

Il y a toujours le risque qu’un idiot te postillonne dessus en venant t’emprunter la mayonnaise.


#52

Il n’a pas de fenêtres ?

Les règles sont là pour remplir l’objectif pourtant. Il n’y a pas d’intelligence collective de la société, même si tout le monde avait à cœur l’objectif de non-contamination (ce qui n’est pas le cas, beaucoup ne se sentent pas concernés), on ne pourrait pas s’organiser « naturellement ».

Dans l’exemple du picnic sur le pré, le premier qui arrive se dit « il n’y a personne », le deuxième « je vais me mettre loin du premier », les suivants « je vais me mettre loin de tous ceux qui sont là », et le trente-cinquième « s’il y a de la place pour 34, il y en a pour 35 », la limite entre « pas de risques » et « risque inacceptable de contamination » est trop floue pour être estimée collectivement par la foule, même avec des indications assez claires.

Le premier arrivé ne peut pas prévoir qu’il n’y aura pas 35 autres groupe de picnickers.

Et ça c’est sans compter ceux qui vont se dire « il y a déjà 100 personnes qui picnic ici, pourquoi pas moi, c’est injuste ».


#53

Comment faut-il que je le dise ? Il n’y a pas eu de deuxième.


#54

Et comment le premier pouvait-il le deviner ? Il voit l’avenir ?


#55

Si, il vit dans un semi rez de chaussée qui donne sur une route déjà bien vide en temps normal…

Et en temps normal, il a tendance à avoir toujours les volets fermés. Bref je commence un peu à m’inquiéter, sérieusement…


#56

Avant que ça ne soit décidé officiellement, le but premier du confinement était de réduire un maximum les intéractions sociales, à 4 ou 5 par jour maximum. C’est une fois que ça a été décrété et qu’on a vu l’attestation arrivée que les arguments sanitaires ont fait place à la punition, les “on nous empêche de sortir pour profiter du beau temps”.

Si tout le monde était raisonnable et appliquait à la lettre la distanciation sociale telle qu’elle était prévue au départ sans avoir besoin de se rédiger à chaque fois un “mot pour avoir le droit de sortir”, on vivrait bien mieux la situation. Mais si il n’y avait pas cette “peur du gendarme”, le serions nous ? J’en doute.


#57

Fable.

– Triiiiiit !
– Monsieur, voulez-vous vous arrêter sur le bord de la route.
– Qu’est-ce que j’ai fait ?
– Vous auriez pu passer au feu rouge.
– Mais je n’ai pas encore passé le feu !
– Oui mais vous auriez pu le passer au rouge.
– Mais …
– Ne discutez pas Monsieur, c’est de la prévention. Il vaut mieux prévenir que guérir. Le feu est vert, n’est-ce pas ?
– Oui.
– Il va donc passer au rouge, n’est-ce pas ?
– Heu … oui.
– Donc vous auriez pu passer au rouge et provoquer un accident mortel. Vous êtes bien d’accord ?
– Heu …
– Si vous étiez passé au rouge, auriez-vous pu provoquer un accident mortel. Oui ou non ?
– Je suppose que oui.
– Ah ! Vous avouez. En vertu de quoi, je vous dresse un procès-verbal pour risque de non-respect du code de la route entraînant l’éventualité d’accident mortel. Rassurez-vous, ce n’est que 135 euros.
– Ouf.
– Mais c’est 2000 euros en cas de récidive.
– Donc je ne peux pas passer le feu ?
– C’est cela, vous avez bien compris.


#58

Oui, le policier non plus ne peut pas voir l’avenir, donc pas de verbalisation tant qu’une règle n’est pas brisée.

Ici, c’est le cas, une règle a été brisée. Ils sont verbalisés. Où est le problème ?


#59

On verbalise parce que demain, il pourrait y avoir 500 personnes.


#60

Non, on verbalise parce que c’est interdit aujourd’hui.

Et si tu aimes les analogies avec le code de la route, c’est plutôt celle là qu’il faut considérer :

– Mais Monsieur l’agent, d’accord j’ai grillé le feu rouge, mais il n’y avait personne et je n’ai pas eu d’accident, pourquoi me verbaliser ?