Commentaires : Code source d'Admission Post-Bac illisible : Axelle Lemaire répond aux critiques

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#21

A la base le principe qui pourrait servir d'esprit de la loi, c'est que les documents administratifs d'une structure ayant une mission de service public puissent être communiqué aux citoyens.

C'était déjà pas forcement gagné que le code source d'un logiciel soit considéré comme un "documents". Alors la conception logique d'une base de donnée ou autre....

Sur le principe, c'est plus l'algo, la méthode de faire les choix / trie qui a été "libéré".


#22

J’ai déjà donné la source. Commission d’Accès aux Documents Administratifs (le code source d’un logiciel est un ensemble de fichiers informatiques qui contient les instructions devant être exécutées par un micro-processeur). C’est cette même CADA qui a demandé au ministère de fournir les codes sources d’APB.

C’est à la loi à être suffisamment précise et à utiliser les bons termes. Si la loi précise qu’il faut fournir les plans d’un bâtiment, tu fourniras les plans du bâtiment et tu ne fourniras pas le manuel d’entretien de la chaudière, ni l’analyse géologique préalable sur la composition du terrain.

Mais la loi n’entre pas dans ce genre de détail.

Il ne s’agit pas de prétendre et de travestir la réalité. Il s’agit du sens des mots. Si des gens veulent avoir accès à la documentation de conception, ils n’ont qu’à demander la documentation de conception. S’ils souhaitent avoir accès au schéma de base de données, ils n’ont qu’à le demander spécifiquement. Ils ont demandé les codes sources : ils ont eu les codes sources.


#23

Reste à savoir si dans un logiciel de gestion les create table, index, view procedure, function ... ne serait pas quelque part des instructions devant être exécutée par un micro-processeur.


#24

Ca fait pas partie “de l’application” en elle même, mais plutôt de la configuration logicielle tiers (sauf si c’est directement dans l’application, comme les multiples requêtes dans le code source publié)

Sinon, par effet cascade, faudrait aussi fournir le code source de l’OS par exemple, ou même de la base de données ^^


#25

Effectivement. La question se pose.


#26

Effectivement, d’autant plus que l’informatique doit ressembler à des hiéroglyphes pour ceux qui ont fait la loi, ils n’ont donc peut être pas pensé à inclure la documentation technique avec les publications de code source (et c’est d’ailleurs pareil avec les textes de lois pour nous)

(d’ailleurs, je viens de voir que c’est déjà en travaux pour la nouvelle loi)


Du coup, je pense qu’il serait sage de faire un projet open source participatif avec une licence libre (comme GPL) à partir du cahier des charges du ministère en y incluant tous les documents nécessaires à sa compréhension, dont tout le monde parle ici.

Il me semble qu’il y a de nombreux avantages :
-Cela reconnecterait réellement le pouvoir au peuple, donnant donc un vrai sens au mot démocratie.
-Je ne vois pas comment être + ouvert et donc comment mieux mériter la confiance des étudiants.
-Cela permet de régler définitivement le problème de ce vieu logiciel crasseux pour un coût minimal d’argent public.
-Je suis sûr qu’il y a de nombreux parents et étudiants déjà motivés à donner le meilleur d’eux-même en participant directement à l’avenir du pays.
-Cela peut devenir un modèle ou au moins une référence cohérente pour la futur loi pour une République Numérique, surtout si ce projet est porté par Mme Lemaire.
Je ne vois pas de désavantages avec les éléments qui me viennent à l’esprit.


Après, il est possible de mettre la communauté en concurrence avec une ou plusieurs équipes de professionnels, mais je ne crois pas qu’ils puissent faire le poids, puisqu’il y en a très nettement + du coté du peuple.


#27

Ce ne sont ni les ministres, ni les parlementaires qui écrivent des lois techniques sur l’agriculture, l’informatique ou la pêche au cabillaud. Les textes de lois sont préparés, discutés et écrits en amont par des spécialistes du domaine.

D’autre part, les lois ne rentrent quasiment jamais dans les détails technologiques. Elles fixent des grands principes comme par exemple les modalités de communication des documents administratifs ou la mise en place d’une structure chargée de fixer les quotas de pêche des différents types de poisson. Ce sont les décrets d’application, là aussi rédigés par les spécialistes du domaine dans les ministères qui vont décrire comment on applique la loi.


#28

Je comprends mieux, maintenant.

J’espère que les spécialistes ne sont pas ceux que je voyais à 20h quand j’avais encore la télé (ceux la, ils peuvent disent n’importe quoi et on ne s’en rend compte que quand on est du métier…) et qu’ils ne sont pas trop payés par les lobbys, sinon… :weary:
Merci @Bayley , je vois mieux comment la France en est arrivé à être aussi bordélique.


#29

Les fonctionnaires des ministères interviennent rarement à la télévision. Je ne sais pas qui tu as vu.


#30

Ceux qui passent à la télé sont plutot des gars en manque de médiatisation / politique.

Derrière les ministères y'a des gens techniquement très calés... Après, ils sont pas toujours écoutés, ou parfois utilisés à des fins "privées".


#31

Ha oui, c’est le travail des lobbys. Il me semble qu’on a sérieusement commencé à découvrir leurs activités avec l’ouverture des archives des industries du tabac et qu’il y a encore un paquets de truc à découvrir.
[HS]
Dans certains domaines, comme la santé, je me demande même de combien de morts ils sont responsables chaque année par rapport à s’ils n’étaient pas la.
Et particulièrement aujourd’hui, où ils semblent détourner l’étiquetage nutritionnel alimentaire pour quelque chose d’incompréhensible au point que le PDG de l’Inserm a quitté le comité de pilotage de l’étude, où s’accumulent les conflits d’intérêts selon le Monde.

On peut encore retrouver l’idée de base, avant intervention des lobbys ici :
https://www.change.org/p/etiquetage-nutritionnel-alimentaire-les-consommateurs-français-veulent-le-code-5-couleurs
[/HS]


#32

N'importe qui avec un minimum d'expérience dans l'informatique a déjà vu bien pire dans le privé.
Le service public n'est pas systématiquement miraculeusement épargné par le code moche. Mais il y a toujours des gens pour trouver ça cool de dénigrer le public.


#33

Derrière les ministères y'a des gens techniquement très calés..

Je confirme,on m'avait dit tu verras si les informaticiens sont dans la FP c'est qu'ils sont bidons etc. ben j'ai été agréablement surpris.Bon après ils sont un stock aussi ^^


#34

Je te rassure l’indice de confiance étudiant est au beau fixe et je suis très bien placé pour le savoir.

Si tu veux le déroulé de l’histoire complète:

  • La rentrée 2015 bugge; 20 000 étudiants se retrouvent sans affectation sur APB (je rappelle qu’on peut s’inscrire à la fac en se présentant à un service de scolarité en présentiel mais apparemment c’était trop dur de bouger de devant l’ordi).
  • Le ministère pour calmer le jeu modifie l’algo APB et introduit un choix obligatoire d’une filière non-sélective dès la connexion à APB => avec les voeux groupés (tu candidates sur une licence mais tu peux être affecté à 100km… génial) , presque personne se retrouve sans affectation mais d’autres pbs sont apparus.
  • Quelques lycéens déçus de ne pas avoir eu leur voeu 1 sur APB (99% sur que c’était une filière sélective) font une pétition et le buzz monte un peu. De là est partie la demande de code source.
  • Maintenant qu’ils l’ont…

Les étudiants sont contents de pouvoir faire presque tout en ligne. Par contre ils sont beaucoup moins doués avec les services numériques qu’on ne pourrait le penser vu leur génération :stuck_out_tongue: dsl mais c’est la réalité.

et une signification des variables utilisées dans le code

Bon ça va, ils se sont pas trop mal débrouillés sur Pastebin :wink:


#35

C’est une remarque tellement générale qu’elle ne veut rien dire.
Le niveaux de maîtrise des outils numérique est loin d’être uniforme chez les étudiants.
Tu peux trouver de tout


#36

Disons que les étudiants qui s'inscrivent actuellement en ligne ont connu les outils numériques dès leurs enfances, et on peut s'attendre a un peu plus "compréhension" de l'outil de ce coté.

Par exemple à mon époque, outre la procédure de voeux papier dans le lycée où on passait son bac, fallait aussi faire 10 kms pour aller au bureau de poste qui avait le seul minitel du canton en "libre accès", un truc totalement inconnu pour la plupart des gens, qui servait à faire une demande de pré-inscription pour chaque établissement dans les voeux)

La plupart des gens n'ayant jamais utilisé un minitel, les erreurs "utilisateurs" pouvaient être nombreuses.....


#37

Je parle de services pas d'outils. Je parle de se logger correctement avec le bon identifiant et que c'est écrit au dessus de la case ce qu'il faut rentrer. Effectivement ce serait plus un problème d'approche globale que purement informatique (compréhension de ce qu'on lit, de ce qu'on fait, etc.).


#38

Ok, je ne l'avait pas compris comme cela.


#39

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