Commentaires : Code source d'Admission Post-Bac illisible : Axelle Lemaire répond aux critiques

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#1

La secrétaire d’État au numérique et à l’innovation, Axelle Lemaire, a tenté de tempérer les critiques qui fusent à l’égard du code source d’Admission Post-Bac. Celui-ci a été dévoilé par l’Éducation Nationale, qui forcée de le faire, a transmis le code imprimé sur du papier. Les personnes ayant cherché à décrypter le code — depuis mis en ligne sur GitHub par des volontaires — y ont découvert un document aussi incompréhensible que manifestement incomplet. Le code ne contient en effet pas…. Publié sur http://www.numerama.com/politique/202908-code-source-dadmission-post-bac-axelle-lemaire-repond-aux-critiques.html par Corentin Durand


#2

A la base, c’est la transmission des documents administratifs, dans l’état.

Si les fichiers utilisés sont pas “faciles à comprendre”, mais utilisé comme ça, c’est tout à fait normal de les transmettre comme ça

La structure logique d’un programme ou d’une base de données, c’est différent du code sources, ça fait pas partie “du document”, c’est un document tiers, en amont pour la conception, et en aval pour travailler dessus.


#3

en plus d’erreurs d’orthographes plutôt embarrassantes.

Non, sérieux, Corentin, tu oses te moquer d’erreurs d’orthographeS avec un S final. Tu n’as vraiment peur de rien.


#4

L’orthographe, on s’en fout, on parle de code source, pas d’une circulaire ministérielle ou du journal officiel.
Sur la conclusion de l’article je ne peux qu’être d’accord : envoyer du code source au format papier en 2016, c’est se moquer du monde en général : de ceux qui ont demandé à avoir cet accès comme du contribuable qui paie pour la mesquinerie de l’administration (coût comparé d’un email vs. l’envoi d’une vingtaine de pages papier ?)


#5

Et en tant que ministre elle ne peut rien faire pour que ce code soit rendu lisible à tous ?????

Franchement elle fout quoi ?


#6

Le débat sur la qualité du code est exagere. D'accord c'est très mal écrit mais il est compréhensible et ce qu'il révèle c'est qu'il est incomplet il indique unique une fonction de ranking au sein de formation d'établissement et non sur l'usage qui en est fait au final.
C'est tres incomplet et non suffisant pour traiter la problématique.


#7

On ne peut que lui faire confiance : en partant d’un document inexploitable, on ne peut que faire mieux.

OMFG, tu as tout à fait raison ! :smiley:

Si j'ai bien compris, c'était l'année de chauffe à l'ouverture des codes source des algorithmes des administrations.
(Et franchement c'était courageux de publier un code source comme celui la. Je comprend pourquoi ils ont mis 6 mois à traîner les pieds)

J'espère qu'il feront mieux l'année prochaine pour leur note en indice de confiance étudiant. Et que les élections de 2017 ne soient pas un prétexte pour abandonner les efforts !


#8

Comme quoi transmettre le code source c'est important, là on a un cas flagrant d'incompétence qui jusque là restait caché et qui est mis au grand jour.

Vous imaginez une boite privée qui feraient un truc comme ça ?


#9

La lisibilité du code fait entièrement partie du métier. Pas seulement parce que c’est plus facile à corriger quand c’est lisible, mais tout simplement parce qu’il est important que n’importe qui puisse reprendre ton travail si tu changes de poste demain. C’est particulièrement vrai dans les administrations publiques.

On est en droit d’attendre mieux que ça, pour du code qui va impacter directement la vie de millions de citoyens.


#10

La structure logique d'un programme ou d'une base de données, c'est différent du code sources, ça fait pas partie "du document", c'est un document tiers, en amont pour la conception, et en aval pour travailler dessus.

Pour la loi, je sais pas, mais pour un informaticien, le code source c'est pas juste un code dans un langage donné qui est implémente les fonctionnalité d'un logiciel dont il prétend être le code source.

c'est :
* Les sources (toutes, et on ne passe pas le code à travers une moulinette pour renommer les variables par exemple)
* La documentation
* Tout ce qui est nécessaire à la mise en œuvre (directives de compilation par exemple).

S'ils avaient fait les choses selon les règles, il serait possible à toute personne en ayant les compétence de monter un "admission post bac" chez soit, qui se comporterait exactement comme celui du ministère. Et il aurait les informations nécessaire pour le modifier.


#11

Le code transmis ne répond pas à ce qui est écrit en introduction, il est fait référence au "code source de l'algorithme du portail Admission Post-Bac pour le traitement des candidatures sur les formations non sélectives" hors si vous analyser le code au dela même de sa qualité vous verrez que ce qui est transmis correspond au traitement des candidatures sur UNE formation non sélective.
Il manque la vision d'ensemble et ce qui n'a pas été demandé...


#12

Désolé, le code source ce n'est ni la documentation (c'est d'ailleurs pour ça qu'on fait la différence entre code source et documentation) ni les directives de compilation (c'est d'ailleurs pour ça qu'on fait la différence entre code source et directives de compilation).

Maintenant si les avocats ont demandé la communication du code source et que le tribunal a accordé la communication du code source, le ministère obéit exactement à ce qui lui a été demandé. Ce n'est pas non plus aux techniciens du ministère de prendre l'initiative de communiquer des éléments sans en avoir l'autorisation. C'est aussi le rôle des demandeurs de faire savoir exactement ce qu'ils souhaitent obtenir.

J'ai eu un cas similaire dans le cas d'une liquidation judiciaire : le tribunal a demandé la communication des codes sources d'un logiciel, actif valorisable pouvant être revendu à d'éventuels repreneurs. J'ai prévenu l'administrateur chargé de la liquidation que le logiciel sans les structures de bases de données, ni les documents de conception associés, ni les 15 ans de données accumulées ne valait pas grand chose. Il m'a répondu que mon boulot et le sien étaient d'obéir exactement à ce qu'avait écrit le juge. J'ai donc gravé un DVD comportant strictement ce qui avait été demandé.


#13

A peu près zéro comparé à à peu près zéro.


#14

Un développeur sérieux ça écrit des docs techniques pour que les autres s’y retrouvent.

Donc soit ils n’ont pas de développeurs sérieux, soit ils ne veulent pas qu’on s’y retrouve.


#15

Dans mon boulot, lorsqu'on me demande de fournir les sources d'un projet à un client ou un sous-traitant, si je livre le projet Eclipse brut de décoffrage sans instructions de compilation (avec les prérequis) ni une description sommaire de l'architecture générale du code, on considère que j'ai mal fait mon boulot, pour la bonne raison que c'est inexploitable en l'état, exactement comme si je n'avais rien livré. Et je dois donc recommencer.
C'est le minimum que j'exige d'un ministère public.


#16

Le code source, c’est uniquement le code source…

La docs, explicative, comme les documents post-réalisation, travaux de conception, etc… Ca fait pas partie du code source

Le principe, c’est de rendre “public” l’algo, pas de donner en libre accès l’ensemble des ressources et travaux effectués.

Tout comme la config matériel, réseau, logiciel etc… n’ont rien à voir avec le code source

C’est du “voila comment ça tourne”, pour avoir de la transparence sur le fond, pas pour le faire à la maison ou faire du “libre” exploitable par tout le monde.
.


#17

Tu es dans une relation commerciale avec ton client (et ton patron avec lui). Ici, on est dans une décision judiciaire (ou plutôt administrative parce que c’est un avis de la CADA). Cela n’a rien à voir.

Si un jour ton client est en procès avec ton entreprise et que la justice ordonne à ton entreprise de lui fournir les codes sources, tu verras la gueule de patron si tu lui expliques que tu as fourni des tas de trucs qui ne sont pas demandés.

La Commission d’Accès aux Documents Administratifs a rappelé (avis 20144578 du 8/01/2015) que “le code source d’un logiciel est un ensemble de fichiers informatiques qui contient les instructions devant être exécutées par un micro-processeur”.

Si l’association des lycéens a demandé le code source d’APB, elle a reçu le code source d’APB. S’ils veulent autre chose, il faut qu’ils le demandent. Ce n’est sûrement pas à un informaticien ou un responsable informatique de prendre l’initiative de fournir quelque chose qu’on ne lui a pas demandé de livrer : cela serait même une faute professionnelle.


#18

Oui évidemment dans ce cas il faut abandonner toute logique technique.

Ça me rappelle la cantine du lycée, ou avec des camarades un peu tatillons il fallait toujours bien tout préciser:

"Passe-moi l'eau, avec le pichet et sans élan s'il te plaît."

Sinon on n'obtenait pas du tout le résultat escompté.


#19

Je comprends, mais je ne suis pas complètement convaincu. Je ne peux pas croire que, dans l’esprit de la loi, le fait que le code source du logiciel soit exploitable ou non n’ait aucune importance. Sinon, tout texte de loi où l’on parlerait de fournir un code source se trouverait vidé de son sens. Après tout, je peux obfusquer n’importe quel algorithme et prétendre que j’ai donné les sources comme le tribunal me l’ordonne : si c’est inintelligible et qu’on ne peut rien en déduire, à quoi bon ?

Or, si on considère que l’utilisabilité du code est aussi importante que le code lui-même, le minimum est de le fournir sous une forme compréhensible, à défaut d’être entièrement documenté. Et le code qu’on peut voir ici n’est même pas compréhensible, si au minimum on ne donne pas un sens au nom des variables utilisées…


#20

itz bikauze it iz ritten in inglishe in parte so zere are seveurale ortografes :wink: